BEATITUDES / Frère Ephraïm (Gérard Croissant)

Fondé dans les années 70, ce groupe compte, en France, des milliers de fidèles. Les associations de lutte contre les sectes dénoncent certaines pratiques. Son fondateur, frère Ephraïm, a été révoqué par l’Église en 2007 pour avoir entretenu des relations sexuelles avec des religieuses. Un reportage de Sophie Bonnet.

Témoignage de Marianne, une mère de famille, qui revient sur ses années douloureuses au sein de la communauté des Béatitudes.

Un fondateur charismatique et délirant, des religieuses victimes d’abus sexuels, des accusations de dérives sectaires : c’est le visage ignoré des Béatitudes, une communauté religieuse française bientôt consacrée par le Vatican. Par Emmanuel Lalande et Sophie Bonnet

Il se passe des choses étranges dans cette « communauté nouvelle », l’une des plus importantes du monde catholique. Plusieurs de ses membres dénoncent des manipulations mentales, des abus de pouvoir, voire une entreprise de racket. Son fondateur a disparu. La justice est saisie, et l’Eglise bien embarrassée. Enquête de Marie Lemonnier pour Le Nouvel Observateur - JEUDI 29 Mars 2007

Voici des extraits d’un documentaire interne réalisé dans les années 90 par et sur la communauté des Béatitudes, qui permet de saisir un peu l’ambiance « euphorique » de ce groupe. Derrière le monde de bisounours, où tout le monde chante et danse, on découvrira quelques années plus tard par de nombreux témoignages que la communauté fonctionnait comme une secte, avec toutes sortes d’abus psychologiques et sexuels.

Affaires de moeurs, dossiers aux prud’hommes, défaillance de gouvernance : la communauté des Béatitudes, en pleine restructuration, accepte de lever le voile sur ces scandales. Une émission de KTO, diffusée le 3 février 2012, avec Mgr Robert Le Gall (archevêque de Toulouse), frère Henry Donneaud (commissaire pontifical de la communauté des Béatitudes) et sœur Anna-Katharina Pollmeyer (assistante générale de la communauté des Béatitudes). Droit de réponse donné au groupe de Bonnecombe, et à son courageux prêtre, le père Jean-Baptiste Tison.