Dimanche 7 décembre 2014 — Dernier ajout dimanche 1er février 2015

Communauté de Bethléem : le dialogue est-il possible ?

Afin de faciliter les échanges, je replace ici deux commentaires qui étaient un peu perdus au milieu du forum : Le premier est du frère Silouane (actuel prieur de Bethléem), le second du frère Longin. Les deux critiquent la politique de ce site et l’objectivité des témoignages des anciens membres. Addendum : j’ai changé la configuration du forum. Les messages apparaissent maintenant par ordre chronologique… mais de bas en haut. Désolé, je ne peux pas faire mieux.

Frère Silouane, le 6 décembre 2014 à 20:07

Dans son message à frère Longin du 4 décembre, Fabio B. réhabilite entièrement l’ancien prieur pour crédibiliser son document de 50 pages et accuser les sœurs d’une main mise sur les frères et démontrer que Bethléem est en plein dans les dérives sectaires.

  • Je dois démentir ces affirmations et redire que malheureusement l’ancien prieur a fait dévier la communauté des frères dans un idéal humain coupé de l’Évangile et qu’il s’est ingéré dans le gouvernement des sœurs.
  • La période qui a suivi, à partir de 2001, a été difficile pour les frères, après le monarchisme quasi absolu de l’ancien prieur, et par le fait que les relations entre frères et dans le Christ étaient devenues quasi inexistantes à cause de ce contrôle qui avait stérilisé les relations. Je regrette beaucoup de devoir dire tout cela, mais je dois rétablir la vérité.
  • Il n’est pas possible de parler de tout cela (ni du texte de Fabio B. avec toutes ses accusations, ni de répondre aux différents intervenants) sur la “place publique” d’internet, on ne peut discuter ainsi, de plus dans l’anonymat de beaucoup qui se cachent sous des pseudonymes, mais que l’on reconnaît bien en général. La relation de personne à personne est faussée. Les faits discutés sont souvent déformés, tordus, mal interprétés et manquent de références solides. Souvent ce n’est pas un débat, mais un étalage de convictions acharnées. En conséquence, ceci sera ma dernière prise de parole sur ce site, et quelques soient les réactions qui pourront suivre ce message, je ne compte plus intervenir sur internet.
  • Pour ceux qui veulent sincèrement avoir des réponses aux questions soulevées par le texte de Fabio B. sur la Communauté de Bethléem, frères et sœurs, je renouvelle la proposition faite à la fin de ma première réponse. Vous pouvez écrire à l’adresse suivante :
Frère Silouane - complément de réponse
Currière-en-Chartreuse
38380 Saint Laurent du Pont.
  • Je me permets aussi de rappeler que la Conférence des Évêques de France a récemment créé un bureau spécial dédié à la question des dérives sectaires, auquel tous ceux qui pensent avoir été victimes de tels agissements peuvent s’adresser. Il est toujours possible également de s’adresser à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a déjà traité les dossiers de Fabio B. et de l’ancien prieur et qu’il est difficile de soupçonner de corruption, quoi qu’on puisse en dire sur ce site.
  • Faire la vérité ne peut pas se faire dans l’anonymat – les masques doivent tomber –, mais dans une rencontre de personne à personne, à visage découvert sous le regard du Christ, avec des faits objectifs. Car il ne s’agit pas de défendre des thèses ou des opinions, mais de faire la vérité à partir de faits réels. C’est pourquoi une confrontation devra avoir lieu et nous allons bien en trouver la modalité. La meilleure ne serait-elle pas celle de l’Évangile : « Si ton frère a quelque chose contre toi, va d’abord te réconcilier avec ton frère… » « S’il ne t’écoute pas, prends avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins… » (Mt 5, 23 et 18, 16)
  • Mon souhait dans tout cela est que le Christ grandisse en nous tous, Lui qui est la Vérité et dont nous voulons être les disciples en nous détachant de ce qui Lui est contraire.

Frère Longin, le 7 décembre 2014 à 07:55 :

Pourquoi répond-elle par un Droit de réponse hargneux et irréfléchi, où toute son argumentation consiste à hurler à la calomnie et au mensonge, sans donner aucune réponse de fond ?

Pourquoi ce forum est infesté de personnes (des sbires ?), alcoolisés ou pas, qui passent leur temps à pester sur les victimes et sur le site, voire à les menacer ?

vos réactions démesurées n’aident pas à la crédibilité des témoignages, d’autant que vous faites partie des auteurs. j’ai beau relire le Droit de réponse, vous pouvez ne pas être d’accord avec, mais je ne vois pas en quoi il est plus "hargneux" que les témoignages donnés ?

"infesté de personnes" ??? retiré Maurizio et Sigride (je crois), je ne vois pas de sbires alcoolisés. à moins que je sois compté dedans puisque j’ai osé douter de l’objectivité des témoigngages ?

il y a trois écueils dans ce forum :

  • le coté "place publique". (j’en ai déjà parlé)
  • l’anonymat pour la plupart des témoignages (même si je la comprends), cela nuit à ce qu’on en prenne compte avec confiance.
  • le style des témoignages (j’en ai aussi déjà parlé) subjectifs, flous, sans noms, (il a fallu que j’intervienne pour avoir ne serait-ce que quelques dates). et tout est mélangé. on critique sr Marie sur le fait qu’elle fait appel aux techniques Vittoz ou Jeanine Guindon et ensuite, on la critique de ne pas continuer … ou l’on parle du régime alimentaire particulier de la soeur, de ses accès d’humeur, et dans le même temps des questions de fisc.

un peu de méthode, de tri et de précision, un peu moins de jugements de valeur sur les personnes permettraient une prise en compte plus sérieuse des témoignages.

si les auteurs de ce site sont sérieux et de bonnes intentions, qu’ils rencontrent les témoignant(e)s, et qu’il y ait alors la publication de témoignages dont on connait les sources, et présentés de manière les plus efficace et objective possibles. et que le travail ne s’arrete pas là.

mais peut-être je suis aveuglé par Béthléem et que mon message vous parait encore trop hargneux …

Vos réactions

  • debout 24 septembre 2015 07:52

    « Debout vous êtes à »côté de la plaque" Pour l’erreur sur le pseudo vous avez raison. Cependant je dis de nouveau que cette définition du Robert est le portrait vivant de ce que vous montrez de vous même dans votre intervention. Manifestement, je le répète : l’hôpital se fout de la charité !

  • Alexandrius 23 septembre 2015 21:34

    Je confirme que j’ai posté sous le pseudo alexandrius et non alexandre. @debout vous êtes à coté de la plaque

  • alexandre 23 septembre 2015 09:18

    attention la personne qui écrit sous le nom d’alexandrius n’est pas la même qui écrit d’alexandre. attention à la trollisation pour les modérateurs, j’ai l’impression que cela recommence un peu…

  • debout 22 septembre 2015 22:38

    Alexandre : la définition du petit Robert que vous donnez nous fait le portrait vivant de ce que vous êtes, de votre esprit sectaire. L’hôpital se fout de la charité.

  • Alexandrius 22 septembre 2015 08:54

    je réagit aux derniers post de cette personne qui se définit comme une « ancienne de Bethleem ». mais dont la tournure de phrase et la propension à haranguer les intervenants de ce forum me rappelle un certain troll au service de la communauté à tendance sectaire. En prenant la définition du petit robert, les petits soldats de l’organisation sectaire sont définis comme « animés d’un fanatisme exalté reposant sur des opinions étroites et rigides pratiquant une intolérance agressive ». Le parfait exemple des derniers post de cet hurluberlu. Mais on peut comprendre des réactions de ce genre tant l’emprise totalitaire est à l’œuvre chez les adeptes annihilant chez eux toute capacité à réfléchir. Je terminerai par l’adage : « Faire taire est le désir de toute puissance sectaire »

  • 22 septembre 2015 01:06

    alexandre Allez dans un monastère de Bethléem et vous aurez toutes les réponses que vous voudrez….Voulez-vous connaître quelque chose ? Allez à la source

  • 21 septembre 2015 23:49

    Curieusement dans l’histoire de l’Église il y eu toujours des grosses persécutions… C’est à quoi ce blog m’a fait penser… Ces personnes voulant détruire Bethléem….

  • 21 septembre 2015 23:45

    Oui, je crois qu’il y a beaucoup de choses écrites sur ce blog que partent du subjectif de celui qui les écrit. Il m’est vraiment trop difficile de croire que certaines personnes soient dans le réalisme avec certaines critiques… Pardonnez-moi, mais sur ce blog on retrouve beaucoup d’état victimal, mais ça, ce n’est pas proprement la réalité, ce sont les choses d’un point de vue, en ce cas du point de vue de quelqu’un qui a des blessures. Trop souvent les blessures nos font voir les choses "déformées".

    Voulez-vos des exemples ? C’est un peu fatigant d’y me plonger, mais… bon, en voici quelques uns :

    "Une différence significative de Bethléem avec les Chartreux est à remarquer. Ceux-ci ne cachent pas (le Père Prieur de la Chartreuse le confirme) que les débuts sont difficiles et qu’il faut des années de labeur dans la patience pour que l’horizon se dégage peu à peu : “la vie pauvre et solitaire, austère au début, facile en cours de route, devient à la fin céleste”, dit Guigues Ier." (27 août 2015 14:56, par Kathleen) = À Bethléem on n’a jamais fait telle chose,… où êtes vous allée trouver tel discours ? On n’a jamais présenté un chemin facile…

    "La scène de la distribuition des gamelles est manipulée car il manque des élements du repas, les fruits du lendemain, les pochettes et le ramassage des gamelles du jour d’avant." (en parlant do documentaire Un Amour absolu - je ne cite que ceci, pourtant cela ne veut pas dire que je crois que le reste soit vrai ou objectif !!) = Si vous n’étiez là vous n’avez pas à inventer ça……..!!! Qu’en savez-vous ? Franchement ! C’est assez ridicule : en cette scène du documentaire on voit une petite soeur distribuer des portoirs, et pourquoi pas ? Bethléem n’est pas si carré que vous ! Il y a tant de raisons pour en faire ainsi ! Mercredi et Vendredi= jeune, donc peut-être pas besoin de reprendre des choses ou de donner des fruits ; on voit la soeur faire la distribution hors du cloître de clôture, donc tout simplement il peut arriver que de manière habituelle ce soit chacune de ces soeurs qui remet son portoir quelque part ; c’est normal qu’il y ait des jours où on distribuit les pochettes, d’autres pas ; très possiblement ce qu’on voit ce n’est que la deuxième partie des distributions (on distribuit tout le reste d’abord et on ne laisse que le chaud, le portoir pour après) ; etc……..

    Pardonnez-moi insister, mais vraiment on parle comme si on y était, comme si on savait tout,… mais qui pensez vous que vous êtes ?! Je découvre beaucoup de méchanceté ici… pas à Bethléem

  • alexandre 18 septembre 2015 18:12

    vous êtes une sœur ou un frère de Bethléem ? on vous laisse avoir accès à internet ? : pour dire que les personnes qui témoignent ici disent des choses mensongères, il faut contre argumenter … Pourquoi feraient-elles cela ? passez des heures à faire un témoignage faux… à quoi cela rimerait ? il n’y a ni gloire ni argent en jeu : expliquez vous plus avant sinon l’on ne peut pas bien comprendre votre positionnement : ici nous sommes entre adultes, il faut donc se positionner en adulte et argumenter , tout simplement….

  • Communauté de Bethléem 18 septembre 2015 02:16

    Veuillez me pardonner, mais… il faut être aveugle pour croire à tout ce qu’on « témoignage » ici ! Vous qui êtes dans l’haine et contre Bethléem, vous pensez dire la vérité ? Où êtes vous ? Connaissez vous les cœurs ? Savez-vous ce qu’il se passe en chaque personne ? Vous jugez tellement à partir de vous mêmes, de ce que vous portez en vous, que vous êtes incapables de voir la vérité… Vous affirmez tellement de fois que les soeurs font ceci ou cela, mais comment pouvez vous le dire si vous n’êtes pas là ? Ce serait fatigant relire tout le blablabla de ce blog pour vos montrer tant de mensonges qu’on dit par là… Vous jugez certaines coutumes, vous les critiquez, mais vous le faites à partir de vous-mêmes, dans un point de vue distorcée par des souffrances ; vraiment encore là, si je n’avais plus rien à faire, j’en trouverai beaucoup d’exemples ; ces coutumes ont la vie et l’amour là dedans pour qui est mis à leur école. Pardonnez-moi mon petit mot, je serai que c’est un peu stupid essayer de vous dire que vous êtes aveuglés, mais bon,… Je n’entre pas en détails sur moi-même, mais je vous promets que je sais de ce que je parle. Je prie. Je rends grâce pour toutes les merveilles de l’amour de Dieu.

  • 3 janvier 2015 14:57

    Chère Camille j’aime beaucoup vos interventions sur ce site. Étant une ancienne moniale qui me laisse présentement transpercer par tout ce qui ce dit sur les deux sites, j’ai besoin de lire aussi des remarques mettant en relief le côté humain des personnes responsables de Bethleem. Cela me rassure et m’aide à continuer ma recherche de vérité, à trier le très bon du très mauvais que j’y ai reçu. À ne pas mélanger l’amour que je porte aux personnes que j’ai connu à Bethleem et les douloureuses prises de consciences, faites à leurs écarts, du fait que j’ai laissé cette emprise malsaine mener ma vie bien au-delà, voir des années apres ma sortie. C’est franchement humiliant mais à la fois libérateur. Plus j’en parle à ma famille et amis et plus je suis libérée et je suis comprise et aimée. Ma maman lorsque je l’ai mise au courant qu’il y avait toutes ces discussions sur Bethleem, prenait leur défense parce qu’elle y a toujours été reçu comme une reine. Mais je lui ai raconté verbalement mon témoignage et elle tout de suite compris. Un jour peut-être aurais-je le courage d ´écrire tout mon témoignage ? C’est tellement douloureux d’en écrire la dernière partie pour moi-même que j’ai peine à croire que l’on ai pu me faire vivre ce que peut-être d’autres on vécu de très particulier à Bethleem.C’est d’autant plus douloureux parce que j’aime les personnes de Bethleem et je n’arrive pas à accepter ce qu’elles et eux m’ont fait subir, c’est inacceptable.

  • Camille 21 décembre 2014 22:09

    Bonjour à tous, Voici pourquoi il me semble que le dialogue est difficile aujourd’hui entre les inconditionnels de Bethléem et les critiques du systèmes. Nous avons tous en commun d’avoir à un moment de notre vie été attiré par cette promesse d’un exaltant chemin de Sainteté que nous proposait cette communauté. Ensuite, les moines et moniales encore dans la communauté sont plongés quotidiennement dans ce bain là. Et peu à peu, les souvenirs qui pouvaient les rattacher au monde se sont estompés et ont été romancés. Alors, quand nous réagissons et critiquons ce système, ce ne peut-être qu’insupportable à lire. C’est comme si on regardait un couple amoureux et qu’on décrivait leurs faits et gestes sans les remettre dans leur contexte. Toute coutume à Bethléem a bien du avoir eu un fondement un jour. Mais ce qui rend absurde la chose, c’est qu’on a généralisé une façon de faire à tout. Alors qu’il s’agissait souvent d’une bonne intention de départ.

    Je reste persuadée encore et malgré tous les témoignages, que Sr Isabelle fait de son mieux. A ma connaissance, Sr Isabelle a peu ou pas de formation à l’accompagnement, à l’animation de groupe, à la psychologie. Sinon, elle ne ferait pas autant d’erreurs de jugement. On l’a probablement nommée car elle était celle qui, à l’époque incarnait la parfaite moniale dans l’esprit de ce qu’avait voulu Sr Marie. Mais, avait-elle le tempérament pour prendre la tête d’une communauté pareille, récemment endeuillée par la mort de la Fondatrice ? Était-ce raisonnable de la prolonger pendant 15 ans dans ce rôle ? Son manque de formation à l’accompagnement et l’animation des personnes lui donne peu de recul et de discernement. Elle a du inventer en tâtonnant. Ensuite, les prieures choisies sont souvent de bonnes moniales, parfois avec de la poigne. Mais, elles sont le prolongement du système, et pareille, pas assez formées à l’accompagnement.

    Celles et ceux qui critiquent le système sont partis du système et peuvent maintenant le regarder d’un œil nouveau et avec le recul. Quand elles ont raconté ce qu’elles avaient vécu, des spécialistes ont pu les aider à décoder leur malaise. Celles qui en sont encore prisonnières, ne peuvent avoir le recul nécessaire pour en faire la critique, même si elles sont responsables. Elle font de leur mieux pour survivre. Bien souvent, elles sont culpabilisées de ne pas savoir s’adapter à ce chemin de sainteté radical proposé. Et je comprends que les quelques soeurs nous lisant soient terrifiées qu’on puisse critiquer des choses qui ont encore du sens pour elles. C’est une description distanciée d’un système qui fait abstraction des intentions et de l’esprit dans lequel ces habitudes se sont installées.

    Une autre raison qui me fait dire que le dialogue me semble difficile, c’est que ce type d’organisation attire des idéalistes issus de familles en proie à ce genre de pratique de la Sainteté pratiquées au sein même de leurs familles de sang. Je déjeunais le mois dernier avec une famille dont la soeur est encore à Bethléem. Ils me disaient ne pas comprendre cette cabale. Et franchement, je voyais bien que, tout ce que je lui disais, ne pouvait les convaincre. Le cahier à la Vierge transmis à la prieure ne les faisait pas bondir. Le prêtre étant chargé de ne pas faire d’homélie et ne donner que l’absolution, leur semblait très spécifique aux Chartreux et ils ne voyaient même pas les conséquences et les dérives que ça pouvait engendrer. Enfin, sous prétexte que les ex ont été égratignées par le système, les responsables qui les écoutent ont comme filtre : cette personne exagère parce qu’elle est trop blessée pour être objective. Et c’est un cercle vicieux.

    Contrairement à certaines communautés où les bourreaux sont bien identifiés, à Bethléem, c’est la vision ecclésiale de Dieu et le manque de formation psychologique et de management qui fait défaut. Dans les vieux ordres, le risque est moindre parce que l’histoire et l’expérience ont installé des gardes-fous. Dans ce type de communauté, l’innovation donne des ailes, mais aussi des choses non ajustées.

    Au bout de combien de dépressions et de suicide Rome s’intéressera au cas de Bethléem ? Camille

    PS Pour répondre à Fr Longin : Personnellement, pour avoir eu moult détails de ce qui se passait chez Jeannine Guindon par des participants civiles en même temps que les sœurs, je pense que cette femme faisait du bien aux sœurs. Et si Jeannine Guindon a été écartée, je pense tout simplement que c’est parce qu’il y en avait trop qui ressortaient après un passage chez elle ou qui ruaient dans les brancards. Et que Sr Marie ne gérait plus… Je ne suis pas certaine qu’elle ait un jour reconnu que ces sœurs avaient retrouvé leur liberté.

  • Mowgli et le serpent 9 décembre 2014 15:04, par jean peplus

    « Faire en sorte que jamais tu ne quitte la jungle »

    Dit le serpent à Mowgli. Le parallèle est vite fait avec Bethléem. C’est ce que raconte Hélène dans son témoignage. On fait tout pour l’empécher de partir mais d’une manière reptilienne si l’on peut dire.

  • Pascale 9 décembre 2014 12:15

    A propos de Mowgli, et pour se détendre et rire un peu :

    https://www.youtube.com/watch?v=2gf...

  • Communauté de Bethléem et Chartreux 8 décembre 2014 23:28, par Renato

    Il me semble évident que des ex-moines ou moniales sont passés à la Chartreuse de Sélignac tenue par des amis dans l’ancien prieur général de la Chartreuse. Donc, oui, ils sont au courant. Et il n’est pas dit qu’ils ne soient pas déjà à l’œuvre.

  • alexandre 8 décembre 2014 23:15

    Sur le site des Chartreux, on trouve l’adresse de la communauté de Bethléem pour « faire des retraites en solitude »

    http://www.chartreux.org/fr/retraites.php

    Les chartreux ne se baladent pas sur le net bien sûr, quelqu’un sait-il s’ils ont connaissances de ces témoignages ? et si non, quelqu’un peut-il leur envoyer par courrier…

    Parce que je les vois mal parler le même langage « les injonctions de la Vierge et compagnie… » Ils ont bien pu être eux aussi mystifiés….

    Il est évident que quand ils sauront, ils ne recommanderont pas Bethléem… je ne les crois pas capables de protéger des dérives sectaires si graves…

  • Maria 8 décembre 2014 23:09

    Le dialogue est-il possible ?

    Cette question me poursuis. Oui le dialogue est possible. Mais cela exige qu’on accepte écouter l’autre et jusqu’à présent d’une part et d’autre on ne s’est pas trop écouté. Il a été la première explosion et nous nous sommes emportés par le passionel de l’affaire. Les uns parce qu’on vu leur famille monastique qu’ils aiment dénoncée de façon inimaginable et se sont sentis profondément offensés. Les autres se sont sentis ayant enfin force pour exprimer un peu de leur souffrence et désarroi ne pouvant plus supporter être tus après les premières paroles.

    Que pouvons-nous faire pour dialoguer ? Une part et l’autre doivent céder un peu de façon à qu’on puisse s’approcher, un premier petit pas.

    La Communauté de Béthléem accepterai dialoguer avec des représentants des victimes anonymes ? Car les victimes ont droit à l’anonymat. Je crois cela difficile. Pour accepter des victimes il faut avouer qu’on a faillit envers elles, péché, et jusqu’à présent les responsables de Béthléem n’ont fait que nier.

    On pourrait aussi essayer du côté du Bureau spécial dédié aux victimes des communautées aux dérives sectaires. Rassembler non seulement les différents témoignages mais préciser en un seul texte tout ce qui touche à la dérive sectaire à partir de ce qui caracterise une secte. Un texte claire et précis. On pourrait faire aussi l’envoyer à Rome au Pape François en lui parlant que les essais faits à la Congrégation des Réligieux ont échoué à cause des jeux d’influences qu’y existent (en racontant les exemples de corruption).

    Mais surtout il faudrait que les parents, frères et soeurs, uncles, tantes, amis des frères et soeurs de Béthléem demandent à Rome qu’un visiteur apostolique viennent visiter les monastères puisque personne peut y aller voir ce qui reélement se passe. (Acompagné d’un psycologue.) Ils sont les seuls à pouvoir l’obtenir car s’ils sont amis de Béthléem ils n’ont rien à craindre et verront leur certitude de l’innoncence confirmée.

    Et les autres ? Est-ce que les parents et amis des frères et soeurs qui sont au monastère ne veulent pas savoir si c’est vrai ou pas ce que Fabio et les autres ont témoigné ? Dorment-ils en paix sachant que leurs enfants et amis peuvent être victimes de manipulations, tout en gardant bonne apparence et le sourire aux lèvres ? Imaginent ces parents que dépend de leur intêret et souci la délivrance de leurs enfants et leur bonheur ? S’ils les aiment ils le feront.

    Peut-être c’est cela qu’il faut faire : Un appel aux parents et amis de tous les frères et soeurs de Béthléem, ceux qui sont là et ceux qui sont sortis, pourque Rome clarifie la chose.

    L’union fait la force, non ?

    Maria

  • alexandre 8 décembre 2014 20:50

    Ce qui me semble aussi assourdissant, c’est le silence des évêques qui sont nécessairement au courant de ces témoignages.

    Tout se passe comme s’ils laissaient les victimes se battre seules contre la communauté pour essayer de faire cesser ces dérives sectaires insupportables et inadmissibles.

    Au niveau spirituel, c’est d’une hérésie gravissime… chaque témoignage s’en fait l’écho… et pour ce qui est des dégâts humains n’en parlons pas…

    Et pourtant, aucun évêque n’est intervenu ici pour faire comprendre qu’il avait lu tout cela et qu’il allait vraiment prendre ses responsabilités….

    Comme si cela ne les concernaient pas…. cela devient hyper grave… Il faut que cela sorte dans le canard enchainé pour qu’ils réagissent ? parce qu’apparemment les témoignages des victimes n’ont absolument pas l’air de les émouvoir…

    Il y a non assistance à personne en danger comme l’a dit quelqu’un sur ce forum : je le dis et je le répète :

    PRENEZ vos responsabilités Messieurs les Evêques et VITE !! sinon je pense que vous serez vite débordés par la « société civile » qui sera bien obligée de faire le boulot à votre place….

    Les droits de l’Homme (humain) ça existe ! et l’on ne tolère plus que dans l’Eglise, ils soient si gravement bafoués avec votre bénédiction …

  • 7 décembre 2014 21:23

    Les témoignages sont sérieux. Ils ont été relus par plusieurs et transmis. Sur le site, et pas seulement.

    Je m’étonne beaucoup que frère Silouane, qui connaît de l’intérieur la réalité, puisse mettre en cause les faits évoqués.

    Les catéchèses ou « homélies » de prieures sont plus problématiques encore que les témoignages sur ce site.

    S’il a été proposé aux sœurs comme aux frères une « obéissance sanglante » par la prieure générale, c’est à dire d’avoir « la tête coupée » pour pouvoir mettre à la place « la tête de Jésus », je comprends que cette exigence monastique de dépersonnalisation puisse avoir des effets délétères. Je comprends également la loi du silence imposée par Bethléem car n’importe quel croyant sera choqué par une telle proposition au pays des Droits de l’Homme.

    Je cherche à plaisanter un peu, mais c’est insupportable.

    Tout ce système se fonderait sur un « projet de la Vierge » et même sur des « injonctions » de celle-ci. Je reprends directement le vocabulaire de catéchèses. « Injonctions de la Vierge » ? Depuis quand, et que font les responsables de Bethléem de la libre adhésion, condition même de la foi du baptisé ?

    Il faut comprendre qu’en toile de fond, -je cite une « homélie »-, l’idée est la suivante : la fin de vie de Jean Baptiste -avec sa tête coupée- serait le modèle de la vie monastique.

    Les exemples de déviances dans les homélies peuvent être multipliés. Il n’y a pas lieu d’être surpris que des sœurs soient « en crise » et que les frères ou sœurs partis aient eu besoin ou aient besoin de temps pour se remettre.

    Tout doit être ordonné à la Vierge, c’est à dire à la prieure, par qui tout passe.

    Cumul de pouvoirs et mandats chez la prieure et abus dans l’instrumentalisation de la Vierge ?

    Les témoignages ne peuvent se comprendre qu’en ayant connaissance du « totalitarisme » de Bethléem, terme également employé par la prieure générale dans une homélie.

    Au service de quel Dieu peut bien être ce totalitarisme ? J’ai cherché et je n’ai pas encore trouvé.

    Il est certain, en revanche, que ce qui se passe à Bethléem ne mérite pas seulement un regard sous l’angle du Droit Canon mais aussi sous l’angle de la loi française et de la déclaration des Droits de l’Homme qui rappelle la liberté de conscience.

    Quand une femme, voyant les précipices près de son monastère, fait savoir qu’elle se jetterait bien dedans, parce qu’elle étouffe et ne voit pas d’autre issue, suffit-il de lui proposer du changement, ou n’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur les déviances du système dont cette femme comme d’autres est le symptôme ?

    Il est trop simple, comme le fait le prieur, de renvoyer à la congrégation pour la doctrine de la foi.

    Jamais il n’aurait été nécessaire de mettre sur la place « publique » les témoignages présents sur ce site, si les responsables de Bethléem, les évêques et autres répondants de cette communauté n’avaient pas ensemble mis les cartes sur table, au lieu de continuer à bâtir, sur des mensonges et des tromperies, un château de cartes monstrueux, en ce sens qu’il est dans la constante manipulation.

  • alexandre 7 décembre 2014 20:06

    Des lieux pour parler ne tête à tête dites-vous frère Longin pour les victimes qui témoignent ?

    la communauté de Bethléem les a « exfiltré » sans que les autres sœurs ou frères le sachent et les laissent , tels quel(elles) sans sécu , sans cotisations retraites, sans aide au reclassement, sans argent, sans toit….. : et vous voudriez que ce soit d’autres personnes qui les aident ? que la société, les psy, les aides sociales les prennent en charge ? Et puis quoi encore ? C’est à la société civile de réparer les dégâts sectaires de certaines communauté de l’Eglise ? Et pourquoi s’il vous plait ?

    Non, je regrette c’est à la communauté de se remettre en question, de présenter ses excuses, de mettre les moyens financiers et autres pour réparer les erreurs si graves commises sur les personnes qui ont témoigné.

    Il ne suffit pas d’être « ému aux entrailles » il faut AGIR et c’est à la communauté en premier lieu d’agir …. j’espère bien que vous allez pas me dire le contraire car là cela serait fort de café….

    Et surtout, essayer de stopper de manière urgente, à l’intérieur, ces dérives, qui permettent que des personnes sortent dans cet état et raconte de si graves faits….

    Nous attendons des actes vraiment, les discours c’est bien mais à un moment cela ne suffit plus….

  • Xavier Léger 7 décembre 2014 16:54

    Frère Silouane, allez jusqu’au bout de la citation, s’il vous plait :

    « S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain. En vérité je vous le dis : Tout ce que vous lierez sur la terre, sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. » Mt 18, 17-18

    Vous voyez, nous ne faisons rien d’autre que d’obéir à l’Évangile.

  • jean peplus 7 décembre 2014 16:52

    Je reprend la communication vu que le forum est maintenant modéré et que les sbires de la communauté sont muselés (jusqu’a quand ?).

    fr Silouane dit :

    "Il est toujours possible également de s’adresser à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a déjà traité les dossiers de Fabio B. et de l’ancien prieur et qu’il est difficile de soupçonner de corruption, quoi qu’on puisse en dire sur ce site."

    Que disait le Pape François il y a tout juste un an ? Je le cite :

    "Dans la curie romaine, il y a de saintes personnes, c’est vrai, il y a des saints. Mais il y a aussi un courant de corruption. Il y a cela aussi, c’est la vérité…"

    C’est bien lui qui a prononcé ces mots, au cours de l’audience privée accordée aux responsables de la Confédération latino-américaine et des Caraïbes des religieux et religieuses. Et de même au cours d’une de ces homélies matinales le cardinal Bergoglio a dénoncé le 18 mai 2013 trois maux qui minent l’Eglise et le Vatican : la « désinformation », la « diffamation » et la « calomnie » Au cours de l’audience avec les représentants du Clar, le pape François a reconnu l’existence de la corruption au sein de la Curie Romaine. Lorsque début 2011, Mgr Carlo Maria Viganò, secrétaire du gouvernorat depuis 2009, avait dénoncé la corruption rampante au Vatican en citant des dérives de certains prélats et fonctionnaires, il avait été écarté et envoyé à la nonciature de Washington.

    Mais si le pape argentin se montre bavard sur les sujets sensibles - en rupture avec la culture du secret enracinée au Vatican - pour l’instant, pas de trace de réformes concrètes. « Il va falloir voir ce qu’on peut faire » dit-il simplement.

  • Maria 7 décembre 2014 16:50

    Frère Silouane il est bon de vous voir là à nouveau.

    Avez-vous compris que l’objectif c’était de rendre publique une situation qui a été tenue cachée et que certains silences ont permit qu’elle en demeure ?

    Le message de Fabio était adressé surtout aux parents et amis des frères et soeurs afin de les éveiller à des situations graves dans la communauté de Béthléem. Il me semble que vous vous êtes compliqué la vie quand vous avez essayé de tenir le torrent des faits qui vous avaient échapaient de la main.

    Aurait été si simple de résoudre votre problème. Je donne un exemple :

    « Soeur Marie disait : Bethléem c’est la seule et véritable Église. » Et vous n’aviez qu’à dire : « Ceci c’est faux ! »

    « Soeur Myriah s’est suicidé au monastère. » Et vous n’aviez qu’à dire : « Ceci c’est faux ! »

    « Des soeurs sont venues vivre avec les frères dans leurs monastères. » Et vous n’aviez qu’à dire : « Ceci c’est faux ! »

    « Soeur Isabelle a une villa à elle seule près de Jéricho. » Et vous n’aviez qu’à dire : « Ceci c’est faux ! »

    « Les grandes sommes qui vont d’ici là. » Et vous n’aviez qu’à dire : « Ceci c’est faux ! »

    « Des soeurs sans aucune préparation qui deviennent »anjes« des autres. » Et vous n’aviez qu’à dire : « Ceci c’est faux ! »

    « Le viol dans La confession à la Vierge. » Et vous n’aviez qu’à dire : « Ceci c’est faux ! »

    « La formation au sacerdoce des frères est presque inexistante. » Et vous n’aviez qu’à dire : « Ceci c’est faux ! »

    Et ainsi de suite, point par point

    Aurait été si simple Frère Silouane. Mais cette simplicité des vrais vous ne pouvez pas l’assumer car vous n’auriez qu’à dire : "Ceci c’est vrai !

    Alors vous voyez que vous aussi vous êtes pris par un système qui ne vous permet plus de reconnaître la vérité des faits connus et témoignés par d’autres.

    Lâché tout ce monde de mensonge et apparence. Venez à la simplicité des enfants qui reconnaissent leur impuissance et demandent de l’aide.


    Par rapport à votre dernier message avec ses exigences me il paraîtt plutôt comme une évidence de votre incapacité au dialogue ouvert et transparent.

    Vous dites : « Il est difficile de soupçonner de corruption dans la Congrégation des Réligieux. » Oui, bien dificille, et plus encore, bien triste, mais cela ne demeure pas moins vrai vous savez. Où il y a des hommes il y a du péché.

    Pour finir je vous demande pardon car j’ai était une de ceux qui ont soupçonné que vos paroles étaient écrites par soeur Isabelle. Cependant vous vême vous vous rendez compte que vos êtes devenu bien semblale à elle en vos expressions. Et quand vous êtes venu défendre soeur Isabelle, tel un chevalier épée à la main défendre l’honneur de la dame outragée, cela m’a touché.

    Bon retour à votre solitude et puisque c’est votre dernier message on se trouvera au ciel. Et priez pour moi, moi priant pour vous aussi.

    Maria

  • Frère Longin 7 décembre 2014 16:42

    pour terminer dans la clarification, je tiens à ré-écrire ce qui l’était déjà dans le témoignage d’Hélène.

    Xavier Leger dit :

    Ce qui est important, à vos yeux, c’est de « sauver les apparences » (i.e. ne jamais médiatiser les affaires.)

    vous voyez, c’est là où j’ai du mal avec ce forum … dès qu’on écrit quelque chose, c’est mal interpréter …

    en aucun cas, je cherche à sauver les apparences. je souhaite que ces personnes puissent trouver d’autres lieux que ce forum pour être entendues et accompagnées… de vives voix. si nous doutons des institutions ecclésiales, je ne vois pas à quel saint se vouer … je pense simplement que la médiatisation telle quelle n’aide en rien leur cause.

    pour ce qui est de ma : compassion pour les victimes … je ne sais pas trop ce que cela veut dire. - - - j’ai déjà été ému jusqu’au entrailles par le récit de personnes rencontrées, mais ce n’est pas cela qui les a aidés.

    par contre, de les avoir écoutées, accompagnées, oui …. …. mais en tête à tête. et non d’une manière anonyme où l’on ne distingue ni le vrai, ni le faux.

  • Xavier Léger 7 décembre 2014 16:39

    Bonjour frère Longin,

    nous avons été obligés de mettre un filtre à cause de quelques excités (Maurizio, Sigride, Fouad, Odile…) qui non seulement empêchaient les discussions, mais semaient l’intrigue, insultaient les auteurs de ce site ainsi que les membres du forum, et commençaient même à faire des menaces. Si vous ne voyez pas leurs commentaires, c’est parce que j’ai retiré les plus odieux.

    Pour répondre à vos questions, que dire ?… C’est toujours difficile d’argumenter face à quelqu’un qui voit blanche la couleur noire. Si vous dîtes que la réponse du frère Silouane n’est pas plus hargneuse que les témoignages, mon Dieu, je ne vois pas vraiment ce qu’on peut faire pour vous. Les témoignages sont factuels, cohérents, et la plupart des retours que nous recevons, au contraire, soulignent leur mesure. La réponse du frère Silouane, par contre, en a choqué plus d’un : toute son argumentation, comme le faisait remarquer un internaute, consiste à dire « même pas vrai » et à accuser les témoins de médisance, de mensonges et de calomnies. Sans nullement répondre aux accusations.

    Quand des victimes, osant braver leurs peurs et leurs inhibitions, comprennent qu’il y a un drame qui les oblige à accomplir un devoir de conscience douloureux, parce qu’il y a des vies humaines en jeu, et parce qu’au final, étouffer les choses n’est jamais un bon calcul et finit toujours par faire un effet boomerang désastreux sur l’Eglise… recevoir pour seule réponse de la part de la communauté : « vous mentez ! », c’est à la fois triste, pathétique et violent.

    Ce qui me trouble, dans vos messages, c’est que je n’y vois pas la moindre trace de compassion pour les victimes. Ce qui est important, à vos yeux, c’est de « sauver les apparences » (i.e. ne jamais médiatiser les affaires.) On en revient, hélas, toujours à ce même comportement compulsif : « pas en place publique » ! Ce qui dans les fait, se traduit toujours par l’étouffement du scandale. Le démon se frotte les mains : ouf ! il va pouvoir continuer !

    Hélas, ce genre de raisonnements s’est toujours révélé désastreux.

    Voici ce que j’écrivais dans la conclusion de mon Mémoire de fin d’études :

    Un homme rentre tard, le soir, de son travail. Il est fatigué, pressé d’arriver chez lui, alors il appuie sur l’accélérateur et roule trop vite sur cette petite route de campagne mal éclairée. Soudain, son téléphone annonce l’arrivée d’un texto. Mécaniquement, il lit le message et quitte la route des yeux un instant. Il n’a pas vu cet enfant en vélo sur le bord du chemin, et soudain, c’est l’accident. L’enfant et sa bicyclette sont projetés dans le fossé. Que doit faire l’automobiliste ? Le bon sens et la morale voudrait qu’il descende immédiatement de sa voiture et qu’il coure pour porter secours à l’enfant blessé. Hélas, il est arrivé que, confrontés ce genre de situation, certains automobilistes aient préféré prendre la fuite.

    Comment une telle chose est-elle possible ? Ils ont pris peur et se sont-ils dit : « Que va-t-on penser de moi si on sait que j’ai renversé cet enfant ? On va me mettre en prison, ma vie est foutue… ». Or, c’est précisément cette seconde action, plus que la première, qui est impardonnable. La première est un accident, la seconde est un crime.

    Le problème des dérives sectaires nous confronte à une situation similaire. Aucune religion (mais on pourrait aussi dire : aucune société, aucune entreprise, aucun Etat..) n’est à l’abri du phénomène détestable des dérives sectaires. L’alternative se présente donc ainsi : soit on s’enferme dans le déni et on prétend que les soi-disant victimes sont des gens aigris et grognons qui râlent parce qu’ils ont mal vécu leur échec (et donc que le problème vient d’eux) ; soit on se met à l’écoute de leurs témoignages pour faire une relecture critique des pratiques de leurs précédentes communautés. « Un groupe, explique le père Trouslard, qu’il soit religieux ou non, qui porte gravement atteinte aux Droits de l’Homme, (…) est une secte. Aucune Eglise, aucune religion ne peut prétendre être à l’abri des lois. Toute infraction, tout délit ou crime doit être jugé et condamné. »

    L’attitude d’hostilité à l’égard des mouvements anti-sectes préconisée par Introvigne est non seulement immorale, elle traduit surtout un grave manque de discernement, car c’est précisément en réagissant hargneusement contre ses contradicteurs qu’un mouvement religieux donne du crédit aux accusations qui sont portées contre lui. La meilleure façon de perdre toute crédibilité dans le débat publique, c’est de suivre les conseils paranoïaques de Massimo Introvigne. Dans une guerre, il est important de ne pas se tromper de camp. Et parfois, il faut condamner les mauvais conseillers.

    C’est précisément en luttant contre toute forme d’injustice et d’atteintes aux personnes, que les religions suscitent l’intérêt et l’admiration de la communauté internationale. Mais si, croyant devoir se défendre contre des attaques injustifiées, elles se mettent à dénoncer les organismes qui luttent contre les atteintes aux personnes, elles ne peuvent que susciter la consternation : comment se fait-il que telle religion cautionne l’escroquerie, le mensonge et parfois même les pratiques criminelles de telle communauté ?

  • jean peplus 7 décembre 2014 16:35

    Dans la réponse de fr Silouane, il y a une 2 constante. d’une part le déni qui permet en quelque sorte d’amortir le choc des accusations et d’autre part la charge contre l’ancien prieur général.

    Charger son prédécésseur pour se dédouaner d’un lourd héritage me met mal à l’aise, surtout dans le milieu de la vie monastique. On est plus habitué à retrouver ce genre de basses manœuvre dans les arènes politique ou sur les plateaux télé entre politiciens prêts à tout pour descendre son rival.. Dans le contexte d’une vie monastique, cela manque quelque peu de noblesse.

    D’autant plus qu’il y a de l’incompréhension, tout les témoignages convergent en disant que l’ancien prieur a toujours été enscensé par sr Marie devant tout le monde et qu’il était comparé à un saint. Ou est la vérité dans tout cela ?