Vendredi 26 avril 2013

La Légion du Christ et le Regnum Christi : une perspective de parents

Voici le témoignage poignant de Peter Kingsland, un père de famille, dont la fille unique a été happée il y a une vingtaine d’années par le Regnum Christi. Epouvanté par le fonctionnement sectaire de ce groupe et par la gestion déplorable du dossier Maciel par les autorités de l’Eglise, Peter a décidé de témoigner lors du Congrès annuel de l’ICSA de 2012, à Montréal.

par Peter Kingsland

Avertissement

Le texte qui suit reflète fidèlement mes opinions, lesquelles sont fondées sur plus de 20 ans de recherche, comme père d’une femme consacrée dans le Regnum Christi et comme co-éditeur du site Internet de l’association ReGAIN depuis deux ans. En raison des règles de secret absolu, il est difficile d’obtenir des informations vérifiables par les moyens habituels. Il m’a fallu des années pour arriver à confirmer toutes ces informations.

Introduction

Je ressens le besoin de vous parler franchement et sans détour, comme si je parlais avec un ami.

J’ai travaillé avec Paul Lennon durant les deux dernières années comme co-éditeur du site regainnetwork.org. Mon combat personnel contre cette communauté ressemble à un cauchemar sans fin de souffrance, de faux espoirs, de déceptions, de frustration et de colère.

La structure diabolique dans laquelle ma fille s’est faite embarquer appartient – et de façon tout à fait légitime - à ma propre Église catholique, ce qui rend ma douleur doublement plus pénible. Le site internet du Vatican décrit le fondateur de cette congrégation comme un escroc charismatique sans sentiment religieux authentique. Des preuves irréfutables indiquent que le premier objectif du père Marcial Maciel, quand il a fondé la congrégation, était d’assouvir ses pulsions sexuelles, ainsi que sa soif de pouvoir et d’argent. Il a échappé à la censure de l’Église grâce à des mensonges, à un trafic d’influence, à des cadeaux et des pots-de-vin. C’est ainsi qu’il a pu gagner la protection de quelques membres importants de la hiérarchie catholique. La Légion du Christ et son mouvement associé, le Regnum Christi, sont des entreprises très rentables et dont les bénéfices extraordinaires sont ceux d’une congrégation religieuse de prêtres et d’un mouvement d’Église.

En 1992, notre fille « Rose » (ce n’est pas son vrai nom), âgée de 26 ans à l’époque, était à la croisée des chemins. Elle venait d’obtenir une maîtrise en théologie, était très pieuse et se sentait appelée à la vie religieuse. Elle avait un bon travail. Son employeur avait détecté des qualités en elle et lui avait proposé de lui offrir une formation en management. Elle se rendait tous les dimanches à la messe, et se sentait prête à consacrer toute sa vie pour servir Dieu dans l’Église catholique qu’elle aimait énormément. C’est alors que Rose a été recrutée dans le Regnum Christi. Elle a découvert une communauté d’autres jeunes femmes, qui, comme elle, étaient ferventes et idéalistes, et qui vivaient un peu comme des religieuses contemplatives dans une communauté isolée et secrète.

Ces jeunes femmes semblaient heureuses et généreuses, et Rose a senti qu’elle avait trouvé l’endroit idéal pour servir Dieu. A cette époque, c’était une bonne personne, et elle l’est restée, non pas grâce à son engagement dans le Regnum Christi (où le mensonge est endémique), mais malgré celui-ci. Bien que la théologie de la Légion soit authentiquement catholique, la structure et la méthodologie de ce groupe sont profondément nocives pour ses propres membres. Malgré des apparences extérieures de profonde piété, la finalité sous-jacente de ses activités est comparable à celle de certaines sectes. Je ne vais pas m’attarder sur toutes les caractéristiques sectaires ni sur les techniques de manipulation mentale, qui ont déjà été traitées en détail dans des articles de l’ICSA, ainsi que sur différents sites internet.

La Légion et le Regnum Christi utilisent des tactiques de recrutement très agressives. Ils détournent le désir naturel des gens de servir le royaume de Dieu, pour servir en réalité le royaume de Maciel. Rose idolâtrait son fondateur comme un saint vivant, et se référait à lui sous le terme très respectueux de « Nuestro Padre » (Notre Père). J’étais très mal à l’aise avec cette dévotion excessive. Lorsque j’ai découvert toutes les turpitudes du père Maciel, je me suis révolté de l’entendre continuer à parler de lui comme d’un modèle.

Rose nous avait parlé d’un programme de formation de cinq ans. Mais seulement cinq mois plus tard, à notre grande surprise, elle nous a annoncé qu’elle avait déjà fait son engagement. Je pense qu’on l’ait manipulé pour l’obliger à renoncer à toute forme de détermination personnelle, à ses droits fondamentaux d’être humain, à ses revenus financiers et à sa sexualité. Lors de sa cérémonie de consécration, elle a fait des promesses solennelles de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. À l’époque, nous nous sommes étonnés que l’Église autorise des délais aussi courts de discernement, et nous avons été blessés de ne pas avoir été ni prévenus, ni invités à cette cérémonie. Plus tard, nous avons appris que, lors de cette cérémonie, elle avait également fait des promesses secrètes lui interdisant de critiquer ses supérieurs, en particulier le fondateur, et lui interdisant également de chercher à gravir les échelons. Elle n’était pas consciente de toutes les contraintes associées à son engagement, lesquelles ne lui seraient révélées qu’après avoir été prise au piège, et au goutte à goutte.

Étant donné que le Regnum Christi est un mouvement laïc, et pas un ordre religieux, les femmes consacrées ne bénéficient d’aucune protection canonique. Rose est une personne laïque sans contrat. Cette situation est une nouvelle forme d’esclavage.

État de vie consacrée (mariée à Jésus) ou simple vie communautaire ?

J’ai été scandalisé quand j’ai découvert, quelques années plus tard, que le genre de consécration du Regnum Christi, qui avait tant compté pour notre fille, ne bénéficiait en fait d’aucune reconnaissance officielle de la part l’Église. Pour dire les choses crûment, contrairement à l’un des plus « anciens sacramentaux » de l’Église, à savoir « la consécration d’une vierge, dans laquelle le protagoniste est Dieu lui-même » et où la jeune femme peut choisir librement la spiritualité approuvée par l’Eglise, son engagement n’était qu’une imposture cruelle destinée à mystifier les gens, à les exploiter, et à dégager le groupe de toutes responsabilités à l’égard des membres… lorsque ces derniers ne sont plus rentables.

Les bons fruits viennent des personnes, et pas du fondateur, de la structure ou de la méthodologie

Le Regnum Christi s’attribue le mérite de la qualité de ses membres et du bon travail qu’ils effectuent. Mais quand on considère les immenses ressources de l’organisation, les bonnes intentions des membres et leur vie de prière si exigeante, il doit bien y avoir quelques bons fruits. Personne ne le contestera. La question que je pose, cependant, c’est de savoir si ces fruits peuvent vraiment être attribués à la structure de la Légion. Ses activités, comme les écoles, les séminaires et les programmes pour enfants, utilisent des ressources qui pourraient produire de vrais bons fruits si elles étaient utilisées par des groupes aux intentions droites.

Toutes les activités de la Légion sont conçues d’abord pour faire du profit. Le profit est la principale motivation. (Rappelons que le fondateur était « dépourvu de sentiment religieux authentique ».) Dans les écoles de la Légion, les frais de scolarité sont très élevés, et les coûts sont réduits au minimum. Des campagnes de publicité extrêmement virulentes, basées sur des bons fruits illusoires, permettent d’entretenir les dons. Une grande partie du processus de réforme a simplement consisté à démontrer qu’en dépit des mauvaises intentions du fondateur, l’organisation possédait un charisme unique venant de Dieu. Mais après soixante-dix années d’existence, la Légion a encore du mal à définir clairement en quoi consiste ce charisme. Le père Maciel était considéré comme le modèle du parfait légionnaire. Quand il est tombé en disgrâce, il n’y avait plus aucun exemple de sainteté pour le remplacer.

Les bons fruits n’effacent pas les mauvais fruits

Certains partisans de la Légion suggèrent que les bons fruits de la Légion l’emporteraient sur les mauvais fruits. Cette position n’est pas fondée théologiquement. Je suis effondré quand j’entends certaines personnes prétendre que les mauvais fruits, tels que les abus sexuels, émotionnels et spirituels, doivent être « tolérés » à cause des bonnes œuvres de la communauté religieuse.

Mauvais fruits : Le fondateur en a-t-il le monopole ?

Je continue d’attendre, sans doute en vain, que les responsables de la congrégation manifestent un désir sincère d’en finir avec la méthodologie toxique et mensongère du fondateur. C’est Maciel qui a choisi et formé les responsables actuels de la congrégation. Un ancien membre bien connu du Regnum Christi disait récemment que les vrais fruits de l’organisation, c’était : « des familles ruinées, des jeunes détruits, une foi trahie ». L’ancien prêtre légionnaire, le père Thomas Berg, dans un article publié en juin 2012 sur le site Internet de la revue First Things, affirmait que les chefs de la Légion « continuaient de suivre et de promouvoir une culture de dissimulation et de manque de transparence. » Plusieurs autres articles ont confirmé cette triste conclusion.

Les mauvais fruits qui m’ont affectés, ainsi que les membres de ma famille

Je ne vais mentionner que quelques-uns de ces mauvais fruits. Il s’agit entre autres choses de la situation difficile des femmes consacrées, de leur séparation absolue de leurs familles, de la honte pour l’Église, de la décrédibilisation de la hiérarchie catholique, et des effets du phénomène d’emprise.

La situation difficile des femmes consacrées

Plusieurs centaines de femmes consacrées, y compris quelques membres éminents du Regnum Christi, ont quitté l’organisation au cours des trois dernières années. Certaines ont rédigé des rapports au sujet de leurs souffrances, en particulier des maladies chroniques, des dépressions et un profond sentiment d’insécurité. Bien sûr, j’imagine que ces difficultés peuvent s’appliquer à ma fille. Cela m’a permis de comprendre combien il est difficile de quitter le groupe et de trouver un autre lieu pour vivre et se réadapter à la réalité. Cela doit être un véritable traumatisme pour la plupart de ces femmes, comme cela le serait certainement pour Rose. Compte tenu de son environnement actuel, sur-contrôlé, aurait-elle seulement la possibilité de faire un vrai discernement ? Penser à cela me fait terriblement souffrir. Les femmes consacrées qui quittent n’ont strictement plus rien, pas un sous, et contrairement aux prêtres légionnaires, elles perdent leur état consacré immédiatement. Celles qui quittent portent-elles les stigmates qu’on trouve généralement chez les anciens membres de sectes ? J’en suis convaincu.

Séparation absolue de la famille / le verre à moitié plein

Lors du congrès de l’ICSA de 2008, j’ai appris que tant que l’un des membres de votre famille se trouve dans une secte, et que vous avez renoncé à procéder à une opération d’exfiltration, il ne reste plus qu’à faire face à la situation avec réalisme. Cela nous laissait devant deux alternatives : Ou bien nous résoudre à abandonner toute relation avec Rose, ou bien entretenir une relation partielle.

Nous avons opté pour le verre à moitié plein, conscient que tout ce que nous pourrions intenter risquait d’aggraver la situation. Par exemple, Rose ne vient à la maison qu’une fois par an, pour deux jours seulement, à nos frais, généralement épuisée par le décalage horaire. Nous sommes limités à un appel par mois, à heure fixe. Et puis, elle doit toujours demander la permission à ses supérieurs avant de pouvoir nous parler.

Comme la plupart des parents, je ne veux pas d’un verre vide ; et je ne peux pas dire que je sois satisfait d’un verre à moitié plein, d’une relation si fragmentaire avec ma fille unique.

Honte pour l’Eglise et décrédibilisation de la hiérarchie catholique

Le père Richard Gill, un éminent ancien prêtre légionnaire, a offert ses réflexions sur l’avenir de la Légion et sur l’importance du fondateur à cet égard. Il a déclaré ce qui suit dans un article publié en 2011 sous le titre : « La Légion du Christ peut-elle être rénovée ? » : « Il n’est pas exagéré de dire que Marcial Maciel a été, de loin, le personnage le plus méprisable de l’Église catholique au vingtième siècle et qu’il a fait plus de tort à la réputation de celle-ci et à sa mission d’évangélisation que n’importe quel autre dirigeant de l’Église pris individuellement. »

J’ai espéré et prié pendant des années pour que l’Eglise reconnaisse toute la vérité et agisse en conséquence. J’ai fait ce que j’ai pu, pensant naïvement que si seulement l’Église savait, elle interviendrait certainement. Nos amis catholiques se froissaient dès nous évoquions la possibilité de dérives sectaires au sein de l’Eglise. Je suis allé voir autant de prêtres et de membres de la hiérarchie que j’ai pu. Un haut dignitaire de l’Eglise m’a un jour expliqué que la Légion n’était pas mauvaise, mais simplement un peu démodé. D’autres n’ont même pas voulu nous écouter.

J’ai ensuite pris plusieurs mois pour rédiger une lettre au Vatican, que j’ai envoyé sans grand espoir. À ma grande surprise, j’ai reçu la réponse d’un cardinal, trois mois plus tard. Il m’a simplement affirmé qu’il avait pris acte de mon courrier, et ajouté que les autorités compétentes étaient en train d’étudier le problème. J’ai découvert plus tard que ce cardinal était l’un des plus fervent supporter du père Maciel.

J’ai fait une seconde tentative, en écrivant cette fois-ci à d’autres membres de la hiérarchie, sans le mettre en copie. Mais ils lui ont transmis ma lettre. Les premiers mots de sa deuxième réponse m’ont glacé le sang : « Cher monsieur, vous avez jugé nécessaire d’approcher le Saint-Siège… ». Il a fini sa lettre en m’expliquant que la décision libre de suivre le Christ dans un Institut de Vie Consacrée suppose de couper certains liens et un certain nombre de limitations, acceptées avec enthousiasme par les personnes qui sont appelées par Dieu pour participer à la mission rédemptrice du Christ, même si leurs décisions ne sont pas comprises par le monde.

C’est ainsi qu’il mis un terme à toutes mes tentatives, qu’il a manifesté sa toute-puissance et qu’il m’a remis en place.

Ensuite, quand j’ai découvert que le père Maciel avait des alliés très puissants dans les arcanes du Vatican, corrompus par des cadeaux et des pots-de-vin, j’en ai eu des douleurs à l’estomac et je me suis senti profondément découragé. J’ai perdu tout le respect que j’avais toujours eu à l’égard des pasteurs de l’Eglise.

Lorsque le Vatican a enfin décidé de mettre en œuvre un processus de réforme, j’étais fou de joie et impatient. Deux ans plus tard, il n’y a eu pour le moment que quelques changements cosmétiques. Les anciens dirigeants légionnaires sont toujours en place ; et à l’exception de quelques mesures symboliques, ils n’ont manifesté aucun changement d’attitude. Rien n’a été arrêté : ni le recrutement agressif, ni les ordinations, ni les consécrations de nouveaux membres. La présence du commissaire du Vatican a redonné hélas un certain crédit à la structure nocive de la congrégation. Je pense que cela met à jour l’incompétence du Vatican, ainsi qu’une certaine forme, hélas, de complicité. À ce jour, la gestion du dossier de la Légion et de son fondateur a été catastrophique.

A l’échelle mondiale, la Légion et le Regnum Christi sont devenus une terrible source d’embarras pour l’Eglise catholique et pour le défunt Pape Jean Paul II. De nouveaux scandales impliquant les dirigeants actuels de la congrégation continuent d’éclater, les uns après les autres, et ces derniers se justifient à chaque fois avec des explications pitoyables.

Effets de l’emprise sectaire

Récemment, un groupe d’anciennes pré-candidates a créé un blog (www.49weeks.blogspot.com) pour témoigner de leurs mauvaises expériences dans les écoles tenues par des femmes consacrées. Elles déclarent sur ce site la chose suivante : « Beaucoup d’entre nous ont subi des dommages mentaux, émotionnels et spirituels réels pendant nos années dans ces écoles. Si nous partageons aujourd’hui nos témoignages, c’est pour mettre en garde les parents des véritables dangers qu’encourent leurs filles qui sont confiées à cette mauvaise institution. »

En Juin 2012, une quinzaine de femmes avaient déjà partagé leurs histoires déchirantes, souffrant de la culpabilité et la peur, et essayant de vivre selon des règles para-militaires. Certaines évoquent leur souffrance à ne même pas avoir le droit d’avoir des amitiés particulières. L’une d’entre elles explique que cela générait des sentiments d’immense solitude. Elle ajoute qu’elles n’étaient pas autorisées à parler entre elles de leurs doutes, de leurs souffrances, ou même de leur bien-être physique, spirituel et émotionnel. Elles n’avaient le droit de parler qu’à leur directrice spirituelle « qui avait le contrôle absolu » sur elles.

Conclusion

Cela me dérange chaque fois que j’entends l’habituel refrain légionnaire : « Le père Maciel était mauvais, mais nous sommes bons. » Malgré quelques bonnes œuvres réalisés par certains membres, je crois que la structure et la méthodologie de la Légion n’existent d’abord que pour se servir elle-même.

Je suis préoccupé pour tous ces gens qui, comme Rose, ont été exploités et blessés à l’intérieur d’un mouvement d’Eglise nocif, après avoir donné tout ce qu’ils avaient dans la vie, croyant sincèrement servir Dieu d’une manière spéciale. Je suis épouvanté de voir que des groupes catholiques sont capables de manipuler des personnes pieuses pour les rendre totalement dépendantes, et que des groupes osent ensuite disposer de ces individus comme bon leur semble. Je suis outré que la hiérarchie de l’Eglise Catholique ait permis au royaume de Maciel de continuer son business habituel, sans tenir compte des préjudices commis sur les membres, et sans prendre les mesures d’urgence pour porter assistance à ceux qui restent emprisonnés.

Les jeunes femmes que j’ai évoquée plus haut se sont proposées d’offrir leur soutien pour tous les prêtres légionnaires et les membres consacrés du Regnum Christi qui voudraient quitter, mais qui n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins. Elles proposent également de les aider à trouver du travail, à mettre des mots sur ce qu’ils ont vécu et même de prier pour eux.

Pourquoi l’Eglise Catholique n’a-t-elle pas reconnu ce besoin urgent et n’utilise-t-elle pas les ressources de la Légion, ou les siens propres, pour offrir un soutien moral et financier, des conseils, des soins pour les cas les plus urgents ? Peut-être que l’Eglise et les dirigeants de la Légion devraient s’inspirer de l’exemple de ces jeunes femmes, dont la proposition est un exemple d’esprit chrétien authentique.

Addendum

Au moment où se déroulait le congrès de l’ICSA, en juillet 2012, 77 anciennes élèves d’écoles tenues par la Légion envoyaient une lettre au Vatican pour dénoncer les manipulations, les mensonges et le mépris dont elles avaient été victimes de la part de leurs éducatrices, à l’école de Rhode Island. Ces jeunes femmes demandaient au Vatican de faire fermer l’école. Leurs voix s’unissent aux nôtres qui pensent que la Légion et le Regnum Christi devraient être fermés une bonne fois pour toute par la Légion.

Peter Kingsland est un ingénieur à la retraite. Il vit à Surrey, en Colombie-Britannique. Bien que Peter ne soit pas un expert en psychologie ou sur les sectes, il s’est beaucoup intéressé à des groupes sectaires et à leurs fondateurs depuis que sa fille a rejoint les femmes consacrées du Regnum Christi. En collaboration avec Paul Lennon, Peter est co-directeur de ReGAIN, un site Web qui se propose de soutenir les personnes touchées ou affectées par les Légionnaires du Christ et le mouvement Regnum Christi. Il a écrit plusieurs articles basés sur son expérience. Peter reste un catholique pratiquant actif. Il a contribué à la rédaction d’un chapitre de l’un des derniers livres de Paul Lennon sur la Légion et Regnum Christi : « Père Marcial Maciel, pédophile, psychopathe et fondateur de la Légion du Christ, de R.J. Neuhaus à Benoît XVI ».