Vendredi 26 avril 2013 — Dernier ajout dimanche 25 septembre 2016

« Le phénomène des sectes - un défi pastoral » (Le document romain)

Le texte qui suit, plus connu sous le terme de « document romain », est un rapport de l’Église catholique, publié en mai 1986, sur la présence et l’activité des sectes et des nouveaux mouvements religieux.

Secrétariat pour l’unité des chrétiens
Secrétariat pour les non-croyants
Conseil pontifical pour la culture


LE PHÉNOMÈNE DES SECTES OU NOUVEAUX MOUVEMENTS RELIGIEUX :
UNFI PASTORAL
("Le Document romain")


Rapport intérimaire, rendu public le 3 mai 1986, basé sur les réponses (environ 75) et la documentation reçues au 30 octobre 1985 des conférences épiscopales ou nationales.


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AVANT-PROPOS


En réponse à un souci exprimé par les conférences épiscopales à travers le monde, une étude sur la présence et l’activité des « sectes », « nouveaux mouvements religieux », « cultes »… a été entreprise par le Secrétariat pour l’unité des chrétiens, le Secrétariat pour les non-croyants et le Conseil pontifical pour la culture. Ces dicastères avec la Secrétairerie d’État, étaient depuis un certain temps préoccupés à ce sujet.

Dans un premier temps, un questionnaire a été envoyé en février 1984 aux conférences épiscopales et aux organismes similaires par le Secrétariat pour l’unité des chrétiens au nom de ces quatre dicastères, dans le but de réunir des informations et des indications sérieuses pour une action pastorale et des lignes de recherche ultérieures. Actuellement (octobre 1985), beaucoup de réponses ont été reçues des conférences épiscopales de tous les continents aussi bien que des organismes épiscopaux régionaux. Certaines réponses incluaient une information détaillée de la part de diocèses particuliers et étaient accompagnées d’exemplaires de lettres pastorales, de brochures, d’articles et d’études.

Il est, clairement, impossible de résumer la vaste documentation reçue, et qui nécessiterait d’être constamment remise à jour comme une base pour une réponse pastorale constructive au défi représenté par les sectes, les « nouveaux mouvements religieux » et les « cultes ». Le présent rapport peut seulement essayer de donner une première image générale, et il est basé sur les réponses et la documentation reçues.

Ce rapport est divisé comme suit :

  1. Introduction
  2. Raisons de l’extension de ces mouvements et groupes
  3. Défi des sectes et approches pastorales
  4. Conclusion
  5. Invitation du Synode extraordinaire de 1985
  6. Questions pour des études et des recherches ultérieures
  7. Bibliographie
  8. Appendice.


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1. INTRODUCTION


1.1 Que sont les sectes ? Que veut-on dire par « culte » ? En traitant ce sujet, il est important de réaliser qu’il existe une difficulté en ce qui concerne les concepts, les définitions, et la terminologie. Les termes « secte » et « culte » sont quelque peu dépréciateurs et semblent impliquer un jugement de valeur assez négatif. On peut préférer des termes plus neutres comme « nouveaux mouvements religieux », « nouveaux groupes religieux ». La question de la définition de ces « nouveaux mouvements » ou « groupes » distincts des Églises et communautés ecclésiales ou des « mouvements légitimes à l’intérieur d’une Église » est une question difficile. Il est utile tout d’abord de distinguer les sectes qui sont d’origine chrétienne, de celles qui proviennent d’autres religions ou d’un certain humanisme. La question devient souvent plus délicate lorsqu’il s’agit de distinguer ces sectes d’origine chrétienne, des Églises, des communautés ecclésiales ou des mouvements légitimes à l’intérieur des Églises. Cette dernière distinction est cependant très importante.

En effet, un esprit sectaire, c’est-à-dire une attitude d’intolérance jointe à un prosélytisme agressif, n’est pas nécessairement le fait d’une « secte » et, en tout cas, ne suffit pas pour la caractériser. On peut rencontrer cet esprit dans des groupes de fidèles appartenant à des Églises ou des communautés ecclésiales. Ces groupes chrétiens à esprit sectaire peuvent évoluer grâce à un approfondissement de leur formation et à des contacts avec les autres chrétiens. Ils peuvent ainsi progresser vers une attitude plus « ecclésiale ».

Le critère de distinction entre sectes d’origine chrétienne et Églises et communautés ecclésiales pourrait peut-être être cherché dans la source de l’enseignement de ces groupes. Par exemple, ceux qui ajoutent à la Bible d’autres « livres révélés », d’autres « messages prophétiques » ou qui retranchent de la Bible certains de ses livres protocanoniques ou en altèrent radicalement le contenu.

Une réponse au questionnaire aborde la description des sectes de la manière suivante :

« Pour des raisons pratiques, un « culte », ou une secte, est quelquefois défini comme « tout groupe religieux ayant une vision du monde distinctive propre dérivant, mais non identique, des enseignements d’une des principales religions du monde ». Nous considérons ici des groupes particuliers qui sont vus habituellement comme une menace pour la liberté des gens et pour la société en général ; ces cultes et sectes sont aussi décrits comme possédant un certain nombre de comportements distinctifs qui leur sont communs. Ils sont le plus souvent autoritaires dans leur structure ; ils utilisent un certain lavage de cerveau et un contrôle mental ; ils entretiennent une contrainte collective et inspirent des sentiments de culpabilité et de peur, etc. Le travail de base sur ces aspects caractéristiques a été publié par un Américain, Dave Breese, Know the Marks of Cults (Victor Books, Wheaton Ill., 1975). »

1.2 Quoi qu’il en soit de la difficulté de ce discernement entre sectes d’origine chrétienne et Églises, communautés ecclésiales ou mouvements chrétiens, les réponses au questionnaire révèlent une grande imprécision dans la terminologie. Derrière cette imprécision il y a souvent une connaissance insuffisante des autres Églises et communautés ecclésiales. Il en résulte parfois une tendance à appeler secte toutes les communautés chrétiennes qui ne sont pas en pleine communion avec l’Église catholique. Enfin, certains appellent sectes des groupes adeptes d’autres grandes religions (hindouisme, bouddhisme…), mais peu répandues dans leur pays.

Au-delà de ces imprécisions de discernement et donc de terminologie, presque toutes les Églises locales voient l’émergence et la rapide prolifération de toutes sortes de nouveaux mouvements religieux ou pseudo-religieux, groupes ou expériences. Le phénomène est considéré par presque tous ceux qui ont répondu au questionnaire comme un sujet sérieux, par certains comme un sujet alarmant ; ce n’est que dans un très petit nombre de pays que ce problème ne semble pas se poser (spécialement dans les pays à prédominance islamique).

1.3 Le phénomène se développe rapidement, dans beaucoup d’endroits avec un certain succès. Ceci pose des problèmes pastoraux. Le problème pastoral le plus immédiat est souvent de savoir comment s’occuper d’un membre d’une famille catholique qui a été enrôlé dans une secte. Le prêtre de la paroisse ou le travailleur pastoral local ou le conseiller doivent habituellement et avant tout traiter avec les parents et les amis d’une telle personne. Souvent la personne elle-même ne peut pas être approchée directement soit dans le but de lui prodiguer quelque conseil, soit d’aider un ex-membre à réintégrer la société ou l’Église. Cela requiert compétence et expérience psychologiques.

1.4 Les groupes les plus affectés : le groupe le plus vulnérable et qui semble le plus affecté est spécialement celui des jeunes. Plus ils sont « sans attaches », chômeurs, non actifs dans la vie paroissiale ou le travail paroissial volontaire, venant d’un milieu familial instable ou appartenant à des minorités ethniques, vivant dans des endroits plutôt éloignés de l’influence de l’Église, etc., plus ils semblent être une cible désignée au prosélytisme des nouveaux mouvements et groupes. Cependant, il n’y a pas que les « cibles » qui soient manifestement vulnérables. Certaines sectes semblent trouver leurs adeptes parmi les adultes. D’autres prospèrent dans les familles à haut niveau de vie économique et culturel. Dans ce contexte on doit faire mention des campus universitaires qui semblent souvent être un terrain favorable pour la multiplication des sectes ou pour leurs efforts de recrutement. Des relations difficiles avec le clergé ou une situation matrimoniale irrégulière peuvent également conduire à une rupture avec l’Église et au passage à un nouveau groupe.

Très peu de personnes semblent rejoindre une secte pour des raisons malhonnêtes. Le plus grand reproche que l’on peut faire aux sectes est peut-être que souvent elles abusent des bonnes intentions et des désirs de personnes insatisfaites. En fait, elles réussissent habituellement mieux à où la société ou l’Église n’ont pas réussi à répondre à ces intentions ou à ces désirs.

1.5 Les raisons de leur succès relatif parmi les catholiques sont évidemment multiples et peuvent être repérées à différents niveaux. Tout d’abord, il y a les besoins et les aspirations que l’on pense ne pas pouvoir satisfaire dans son Église. Il y a ensuite les techniques de recrutement et de formation des sectes. Il peut y avoir aussi des raisons étrangères à l’appartenance à l’Église ou aux nouveaux groupes : intérêts économiques, intérêts ou pressions politiques, simple curiosité, etc.

Une évaluation de ces raisons ne peut être faite que de l’intérieur du contexte très particulier dans lequel elles émergent. Cependant, les résultats d’une évaluation générale (et c’est ce à quoi tend ce rapport) peuvent manifester et de fait manifestent une gamme de raisons « particulières » qui pratiquement se révèlent être tout à fait universelles. L’interdépendance croissante dans le monde contemporain peut être une des causes de cette « universalité ». Le phénomène semble être symptomatique des structures dépersonnalisantes de la société d’aujourd’hui – sécrétées en Occident et amplement exportées dans le reste du monde – qui créent de multiples situations de crise aussi bien au niveau individuel que social. Ces situations de crise révèlent des besoins variés, des aspirations et des questions qui, chacun, appellent des réponses concrètes et appropriées. Les sectes prétendent avoir et donner des réponses. Elles le font à la fois au niveau affectif et au niveau intellectuel, en répondant souvent aux besoins affectifs d’une manière telle qu’elles obnubilent les facultés intellectuelles.

Ces besoins et ces aspirations de base peuvent être décrits comme autant d’expressions de la recherche humaine d’intégralité et d’harmonie, de participation et de réalisation à tous les niveaux de l’existence et de l’expérience humaine : autant de tentatives pour rejoindre la quête humaine de la vérité et de la signification, la recherche de ces valeurs constitutives qui à certaines époques de l’histoire (collective aussi bien qu’individuelle) semblent être occultées, détruites, ou perdues, pour des personnes qui sont bouleversées par un rapide changement, un stress accentué, la peur, etc.

1.6 Les réponses au questionnaire montrent que le phénomène est à voir non pas tellement comme une menace pour l’Église (bien que beaucoup de correspondants voient le prosélytisme assez agressif des sectes comme un problème majeur), mais plus comme un défi pastoral. Quelques correspondants font aussi voir que – tout en préservant toujours notre propre intégrité et notre propre honnêteté – nous devons nous rappeler que chaque groupe religieux a le droit de professer sa propre foi et de vivre en accord avec sa propre conscience ; qu’en traitant individuellement avec les groupes, nous avons le devoir de procéder selon les principes du dialogue religieux qui ont été formulés par le deuxième Concile du Vatican et les documents de l’Église qui l’ont suivi ; qu’il est impératif de rappeler le respect dû à chaque personne ; que notre attitude envers les croyants sincères doit être de compréhension et d’ouverture, et non de condamnation.

Les réponses au questionnaire montrent un immense besoin d’information et d’éducation.


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2. RAISONS DE L’EXTENSION DE CES MOUVEMENTS ET GROUPES


Des situations de crise ou de vulnérabilité générale peuvent révéler et/ou produire des besoins et des aspirations qui deviennent des motivations de base pour se tourner vers les sectes. Ils apparaissent aussi bien au niveau intellectuel qu’au niveau affectif, et présentent des caractères communs, c’est-à-dire qu’ils sont centrés sur le « soi-même » dans la relation aux « autres » (social), au passé, au présent, au futur (culturel, existentiel) et au transcendantal (religieux). Ces niveaux et ces dimensions sont en corrélation. Ces besoins et ces aspirations peuvent être groupés sous neuf rubriques principales. Dans les cas individuels, pourtant, ils peuvent se recouvrir assez souvent. Pour chaque groupe d’"aspirations", nous indiquons ce que les sectes semblent offrir. Mais, bien que les principales raisons de succès doivent être appréhendées de ce point de vue, il faut aussi prendre en considération les pratiques de recrutement et les techniques d’endoctrinement de nombreuses sectes (voir ci-dessous 2.2).

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2.1 Besoins et aspirations : ce que les sectes semblent offrir

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2.1.1 - La recherche de l’appartenance (sens de la communauté)

La structure de beaucoup de communautés a été détruite ; les modes de vie traditionnels ont été disloqués ; les foyers sont désunis ; les gens se sentent déracinés et seuls. D’où un besoin d’appartenance.

Termes utilisés dans les réponses : appartenance, amour, communauté, communication, chaleur, rapport, soin, support, amitié, affection, fraternité, aide, solidarité, rencontre, dialogue, consolation, acceptation, compréhension, partage, proximité, mutualité, rassemblement (togetherness), réconciliation, tolérance, racines, sécurité, refuge, protection, sécurité, abri, foyer.

Les sectes semblent offrir : chaleur humaine, attention et soutien dans des petites communautés soudées ; partage d’un but et de fraternité ; attention aux individus ; protection et sécurité, spécialement dans les situations de crise ; re-socialisation d’individus marginalisés (par exemple, les divorcés) ; un groupe qui souvent pense pour l’individu.

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2.1.2 - La recherche de réponses

Dans les situations complexes et confuses il y a naturellement une quête de réponses et de solutions.

Les sectes semblent offrir : des réponses simples et toutes faites à des questions et des situations compliquées ; des versions simplifiées et partielles des vérités et valeurs traditionnelles ; une théologie pragmatique, une théologie à succès, une théologie syncrétiste proposée comme « nouvelle révélation » ; une « nouvelle vérité » pour des gens qui connaissent souvent peu la « vieille » vérité ; des directives bien tranchées ; un appel à une supériorité morale ; des preuves d’éléments « surnaturels » : glossolalie, transes, médium, prophéties, possession, etc.

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2.1.3 La recherche d’intégralité (holism)

Beaucoup de gens semblent ne plus s’accorder avec eux-mêmes, avec les autres, avec leur culture et leur environnement. Ils font l’expérience de la rupture. Ils ont été blessés par leurs parents ou leurs professeurs, par l’église ou la société. Ils se sentent exclus. Ils veulent une vision religieuse qui puisse harmoniser tout et tous ; un culte qui laisse place au corps et à l’âme, à la participation, la spontanéité et la créativité. Ils veulent être guéris, également corporellement (les correspondants africains insistent particulièrement sur ce point).

Termes utilisés dans les réponses : guérison, intégralité, intégration, intégrité, harmonie, paix, réconciliation, spontanéité, créativité, participation.

Les sectes semblent offrir : une expérience religieuse satisfaisante ; mettent l’accent sur le salut, sur la conversion ; un lieu pour des sensations et des émotions, pour la spontanéité (par exemple, dans les célébrations liturgiques) ; la guérison physique et spirituelle ; une aide dans les problèmes de la drogue ou de l’alcool ; un certain rapport avec la vie.

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2.1.4 - La recherche de l’identité culturelle

Cet aspect est très étroitement lié avec le précédent. Dans beaucoup de pays du tiers monde, la société se trouve elle-même grandement dissociée des valeurs culturelles et sociales (et religieuses) traditionnelles ; il en va de même des croyants.

Les principaux termes employés dans les réponses sont : inculturation/incarnation, aliénation, modernisation.

Les sectes semblent offrir : beaucoup de place à l’héritage religioso-culturel traditionnel, à la spontanéité, à la participation, un style de prière et de prédication étroitement lié aux traits et aux aspirations des gens.

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2.1.5 - Le besoin d’être reconnu, d’être spécial

Les gens ont besoin de sortir de l’anonymat, de se construire une identité, de sentir qu’ils sont particuliers, d’une façon ou d’une autre, et non pas seulement un numéro ou un membre sans visage dans la foule. Les grandes paroisses ou congrégations, les rapports administratifs et le cléricalisme, laissent peu de place pour approcher chaque personne individuellement et dans sa situation personnelle.

Termes utilisés dans les réponses : estime de soi, affirmation, chances, « rapports avec », participation.

Les sectes semblent offrir : un certains souci pour l’individu ; des chances égales de ministère et de direction, de participation, d’expression ; une possibilité de développer son propre potentiel ; la chance d’appartenir à un groupe d’élite.

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2.1.6 - La quête de la transcendance

Ceci exprime un besoin spirituel très profond, une motivation inspirée à chercher quelque chose derrière l’évidence, l’immédiat, le familier, le contrôlable, le matériel ; pour trouver une réponse aux questions ultimes de la vie ; quelque chose qui puisse changer sa vie d’une manière significative. Cela révèle un sens du mystère, du mystérieux ; une préoccupation pour ce « qui-doit-venir » ; un intérêt pour le messianisme et le prophétisme. Souvent les gens concernés ne sont pas conscients de ce que l’Église peut offrir, ou sont apparemment rebutés par ce qu’ils pensent être une insistance unilatérale sur les question morales ou par les aspects institutionnels de l’Église. Une réponse parle de « chercheurs privés » : « La recherche suggère qu’une surprenante et large proportion de gens admettent, si on les questionne, avoir eu une sorte d’expérience religieuse ou spirituelle, disant que cela a changé leurs vies d’une manière assez significative, et ajoutent de manière plus pertinente qu’ils n’ont jamais parlé à quiconque de cette expérience… Beaucoup de jeunes disent qu’ils ont eu peur que l’on se moque d’eux ou qu’on les trouve bizarres s’ils abordaient le sujet de cette expérience spirituelle ou religieuse et qu’ils avaient fréquemment connu des difficultés à en discuter avec des professeurs ou des prêtres, et qu’ils s’étaient retrouvés seuls pour répondre à leurs questions les plus ultimes et les plus importantes. »

Les termes utilisés dans les réponses : transcendance, sacré, mystère mystique, méditation, célébration, adoration, vérité, foi, spiritualité, sens, but, valeurs, symboles, prière, liberté, réveil, conviction.

Les sectes semblent offrir : la Bible et une éducation biblique ; un sens du salut ; les dons de l’Esprit ; méditation ; accomplissement spirituel. Certains groupes offrent non seulement la possibilité d’exprimer et d’approfondir les questions ultimes dans un contexte social « abrité », mais aussi un langage et des concepts pour le faire, ainsi qu’un ensemble de réponses claires et relativement non ambiguës.

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2.1.7- Le besoin d’une direction

Il peut y avoir un manque de soutien parental dans les familles des « chercheurs », ou un manque de direction, de patience, d’engagement personnel de la part des responsables de l’Église ou des éducateurs.

Les termes utilisés dans les réponses : direction, dévotion, engagement, affirmation, commandement, gourou.

Les sectes semblent offrir : direction et orientation de la part de chefs charismatiques. La personne du maître, du chef, du gourou joue un rôle important pour lier les disciples. Parfois, il n’y a pas seulement soumission, mais une dévotion presque hystérique à un chef spirituel influent (messie, prophète, gourou).

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2.1.8 - Le besoin de vision

Le monde d’aujourd’hui est un monde interdépendant d’hostilité et de conflit, de violence et de peur de la destruction. Les gens se sentent inquiets au sujet du futur ; souvent désespérés, sans aide, et sans pouvoir. Ils cherchent des signes d’espoir, une manière d’en sortir. Certains ont le désir, quelquefois vague, de rendre le monde meilleur.

Les termes utilisés : vision, réveil, engagement, nouveauté, un nouvel ordre, une sortie, des alternatives, buts, espoir.

Les sectes semblent offrir : une « nouvelle vision » de soi, de l’humanité, de l’histoire, du cosmos. Elles promettent le commencement d’un nouvel âge, d’une nouvelle ère.

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2.1.9 - Le besoin de participation et d’engagement

Cet aspect est étroitement lié au précédent. Beaucoup de « chercheurs » (seekers) ne ressentent pas seulement le besoin d’une vision de la société mondiale actuelle et du futur ; ils veulent aussi participer aux prises de décision, aux prévisions, aux réalisations.

Les principaux termes utilisés sont : participation, témoignage actif, construction, élite, engagement social.

Les sectes semblent offrir : une mission concrète pour un monde meilleur, un appel à un don total, une participation à un plus grand nombre de niveaux.

En résumé, on peut dire que les sectes semblent vivre par ce qu’elles croient, avec une conviction, une dévotion et un engagement puissants (et souvent magnétiques). Elles vont à la rencontre des gens, là où ils sont, de façon chaleureuse, personnelle et discrète, sortant l’individu de l’anonymat, promouvant la participation, la spontanéité, la responsabilité, l’engagement…, le suivant de manière intense par de multiples contacts, des visites à domiciles, un soutien et une direction continue. Elles les aident à réinterpréter leur propre expérience, à réaffirmer leurs propres valeurs, et à affronter les questions essentielles au sein d’un système conglobant. Elles font habituellement un usage convaincant de la parole : prédication, littérature, mass médias (pour les groupes chrétiens, forte insistance sur la Bible) ; et souvent aussi ministère de guérison. En un mot, elles se présentent elles-mêmes comme la seule réponse, la « bonne nouvelle » dans un monde chaotique.

Pourtant, si tout ceci compte beaucoup dans le succès des sectes, d’autres raisons existent aussi, comme par exemple les techniques de recrutement et de formation et les procédures d’endoctrinement, souvent utilisées par certaines sectes.

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2.2 Techniques de recrutement et de formation, procédures d’endoctrinement

Certaines techniques de recrutement et de formation (training) et certaines procédures d’endoctrinement, pratiquées par un grand nombre de sectes et de « cultes », et qui sont souvent très sophistiquées, comptent pour une bonne part dans leur succès. La plupart du temps, les sectes attirent, par ces moyens, des gens qui premièrement, ne savent pas que cette approche est souvent mise en scène et, deuxièmement, sont inconscients de la nature de la machination qui va les faire se convertir et des méthodes de formation (manipulation sociale et psychologique) auxquelles ils vont être soumis. Les sectes imposent souvent leurs propres normes de pensée, de sentiment et de conduite, contrairement à l’approche de l’Église qui implique un consentement capable et responsable.

Les jeunes ainsi que les gens âgés sont, en fin de compte, les proies les plus faciles pour ces techniques et ces méthodes qui sont souvent une combinaison d’affection et de déception (cf le love-bombing, le « test de personnalité » ou l’abdication). Ces techniques procèdent à partir d’une approche positive, mais tendent progressivement à une sorte de contrôle de l’esprit en utilisant des techniques abusives de modification du comportement.

Il faut énumérer les éléments suivants :

  • processus subtil d’introduction du converti et découverte progressive de ses véritables interlocuteurs ;
  • techniques de domination : love-bombing, offre d’"un repas gratuit dans un centre international pour amis", technique du flirting-fishing (prostitution comme méthode de recrutement) ; réponses toutes faites, amitiés ; on force quelquefois la décision des recrues ;
  • flatterie ; distribution d’argent, de médicaments ; exigence d’un abandon inconditionnel au fondateur, au leader ; isolement : contrôle du processus rationnel de pensée, élimination de toute information ou influence extérieure (famille, amis, journaux, magazines, télévision, radio, traitement médical, etc.) qui pourrait briser la fascination et le processus d’assimilation des sentiments, des attitudes et des modèles de comportement ; détournement des recrues de leur vie passée, insistance sur les comportements passés déviants comme l’usage de la drogue, les méfaits sexuels ; moquerie au sujet des troubles psychiques, du manque de relations sociales, etc. ;
  • méthodes d’altération de la conscience conduisant à des perturbations de la connaissance ("bombardement intellectuel") ; utilisation de clichés empêchant la réflexion ; systèmes logiques clos ; limitation de la pensée réflexive ; maintien des recrues dans un état d’occupation continue, en ne les laissant jamais seules ; exhortation et formation continuelles dans le but d’arriver à un état d’exaltation spirituelle, de conscience émoussée, de soumission automatique aux directives ; écraser la résistance et la négativité ; répondre à la peur d’une manière qui souvent crée même plus de peur ; forte concentration sur le leader ; certains groupes peuvent même diminuer le rôle du Christ en faveur du fondateur (dans le cas de « sectes chrétiennes »).


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3. DÉFI DES SECTES ET APPROCHES PASTORALES


Une destruction des structures sociales traditionnelles, des modèles culturels, et des ensembles traditionnels de valeurs – causée par l’industrialisation, l’urbanisation, les migrations, le développement rapide des systèmes de communication, des systèmes technocratiques entièrement rationnels, etc. – laisse beaucoup d’individus désorientés, déracinés, insécurisés et, par conséquent, vulnérables. C’est de ces situations que naît naturellement la recherche d’une solution et souvent la plus simple apparaît la meilleure. Avec aussi la tentation de l’accepter comme la seule et définitive réponse possible.

En analysant les réponses, il est possible de dresser une liste de quelques symptômes de la pathologie de nombreuses sociétés modernes et dont beaucoup de gens souffrent. Ils se sentent inquiets à leur propre sujet (crise d’identité), au sujet de l’avenir (chômage, menace d’une guerre nucléaire). Ils s’interrogent sur la nature de la vérité et sur la façon de la trouver, sur l’incertitude et la faiblesse politique, sur la domination économique et idéologique, sur le sens de la vie, sur ce qu’ils sont et ce que sont les autres, sur les événements, les situations, les choses et sur l’au-delà.

Ils souffrent d’une perte de direction, d’un manque d’orientation, de participation dans la prise des décisions, de réponses réelles à leurs questions réelles. Ils font l’expérience de la peur à cause des différentes formes de violence, de conflit, d’hostilité : peur d’un désastre écologique, d’un holocauste et d’une guerre nucléaires ; des conflits sociaux, de la manipulation.

Ils se sentent frustrés, déracinés, sans foyer, sans protection ; sans ressource et sans espoir et par conséquent sans motivation, seuls à la maison, à l’école, au travail, à l’université, dans la ville ; perdus dans l’anonymat, l’isolement, la marginalisation, l’aliénation, c’est-à-dire qu’ils n’ont aucune appartenance, qu’ils se sentent incompris, trahis, opprimés, déçus, aliénés, sans importance, pas écoutés, rejetés, pas pris au sérieux.

La société technologique, les militaires, le monde des affaires, le travail, l’exploitation, les systèmes d’éducation, les lois et les pratiques de l’Église, les politiques gouvernementales les ont déçus.

Ils ont pu apprendre à vouloir se considérer comme des personnes qui « agissent » consciencieusement et non pas comme des pions sans valeur ou comme des opportunistes à la recherche d’eux-mêmes, mais souvent ils ne savent pas que faire ou comment le faire.

Ils sont désorientés à différentes périodes intermédiaires (entre l’école et l’université, entre l’école et le travail, entre le mariage et le divorce, entre la campagne et la ville).

Ils deviennent vides, indifférents, agressifs ; ou ils peuvent devenir des « chercheurs » (seekers).

En résumé, on peut dire que tous ces symptômes représentent de nombreuses formes d’aliénation (de soi, des autres, de ses propres racines, de sa culture, etc.). ON pourrait aussi dire que les besoins et les aspirations exprimés dans les réponses au questionnaire sont autant de formes d’une recherche de « présence » (à soi-même, aux autres, à Dieu). Ceux qui se sentent perdus veulent être trouvés. En d’autres termes, il y a un vide qui demande à grands cris à être comblé et qui est effectivement le contexte dans lequel nous pouvons comprendre non seulement les critiques envers l’Église contenues dans de nombreuses réponses, mais, avant tout, les soucis pastoraux et les approches proposées. Les réponses au questionnaire soulignent fortement un bon nombre de déficiences ou d’inadaptations dans la vie présente de l’Église qui peuvent faciliter le succès des sectes. Cependant, sans y insister davantage, nous allons mettre principalement l’accent sur les approches pastorales positives qui sont suggérées ou réclamées. Si celles-ci sont suivies d’effet, le défi des sectes pourrait se révéler comme ayant été un stimulant utile pour un renouveau spirituel et ecclésial.

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3.1 Le sens de la communauté

Presque toutes les réponses appellent à repenser (au moins dans de nombreuses situations locales) le « système de communauté paroissiale » traditionnel ; une recherche de modèles de communautés qui seraient plus fraternelles, plus « à l’échelle humaine », plus adaptées à la situation de la vie des gens, plus de « communautés ecclésiales de base » : des communautés soucieuses d’une foi vivante, d’amour (chaleur, acceptation, compréhension, réconciliation, fraternité), et d’espérance, des communautés qui célèbrent ; des communautés qui prient ; des communautés missionnaires : tournées vers l’extérieur et qui rendent témoignage ; des communautés ouvertes qui soutiennent les gens qui ont des problèmes particuliers : les divorcés et les « remariés », les marginaux.

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3.2 Formation et formation continue

Les réponses mettent fortement l’accent sur le besoin d’évangélisation, de catéchèse, d’éducation et de formation continue dans la foi – sur le plan biblique, théologique, œcuménique – des fidèles, au niveau des communautés locales, du clergé et de ceux qui sont concernés par la formation. (Une des réponses plaide en faveur de « cours de réflexion » pour les professeurs, les responsables de mouvements de jeunes, le clergé et les religieux.) Ce processus continu devrait porter à la fois sur l’information, comprenant l’information sur notre propre tradition catholique (croyances, pratiques, spiritualité, méditation, contemplation, etc.), sur les autres traditions, sur les nouveaux groupes religieux, etc., et sur la formation : direction dans la foi personnelle et communautaire, approfondissement du sens du Transcendant, de l’eschatologie, de l’engagement religieux, de l’esprit communautaire, etc. L’Église ne doit pas seulement être un signe d’espérance pour les gens, mais doit aussi leur donner les raisons de cette espérance ; elle doit aider à poser des questions autant qu’à y répondre. La place centrale de la Sainte Écriture est extrêmement importante dans ce processus. Il faut par ailleurs employer plus et mieux les moyens de communication sociale.

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3.3 Approche personnelle et approche intégrale

Il faut aider les gens à se rendre compte qu’ils sont uniques, aimés par un Dieu personnel, avec une histoire qui leur est propre et qui va de la naissance à la résurrection en passant par la mort. La « vieille vérité » doit continuellement devenir pour eux une « nouvelle vérité » grâce à un sens sincère de renouveau, mais avec des critères et un cadre de pensée qui ne seront pas ébranlés par chaque « nouveauté » qu’ils rencontrent. Une attention spéciale doit être portée à la dimension de l’expérience, c’est-à-dire à la découverte personnelle du Christ par la prière et une vie engagée (par exemple, les mouvements charismatiques et les mouvements de « re-naissance »). De nombreux chrétiens vivent comme s’ils n’étaient jamais nés ! Une attention particulière doit aussi être accordée au ministère de guérison par les prières, la réconciliation, à la fraternité et à l’attention aux autres. Notre souci pastoral ne doit pas être unidimensionnel ; il doit s’étendre non seulement aux dimensions spirituelles, mais aussi aux dimensions physiques, psychologiques, sociales, culturelles, économiques et politiques.

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3.4 Identité culturelle

Le problème de l’inculturation est un problème fondamental. Les réponses provenant d’Afrique, et qui se révèlent étrangères aux formes occidentales de culte et de ministère, souvent insignifiantes pour l’environnement culturel et les conditions de vie, y insistent beaucoup. Dans une de ces réponse, on peut lire :

« Les Africains veulent être chrétiens. Nous leur avons donné des facilités, mais pas de maison à eux… Ils veulent un christianisme plus simple, intégré aux divers aspects de la vie quotidienne, aux souffrances, aux joies, au travail, aux aspirations, aux craintes et aux besoins de l’Africain… Les jeunes reconnaissent dans les »Églises indépendantes" une véritable veine de la tradition africaine pour le religieux."

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3.5 Prière et culte

Certaines réponses suggèrent de revoir les modèles classiques de la liturgie du samedi soir/dimanche matin, qui demeurent souvent étrangers à la situation de la vie quotidienne. La Parole de Dieu doit être redécouverte comme un élément important pour l’édification de la communauté. La « réception » doit recevoir autant d’attention que la « conversation ». Une place doit être laissée à la créativité joyeuse, pour croire à l’inspiration chrétienne et à la capacité d’"invention", ainsi que pour un sens plus grand des célébrations communautaires. Ici encore l’inculturation s’impose (avec le respect dû à la nature de la liturgie et ce que requiert l’universalité).

Beaucoup de ceux qui y ont répondu insistent sur la dimension biblique de la prédication ; sur le besoin de parler le langage des gens ; sur le besoin d’une préparation soignée de la prédication et de la liturgie (autant que possible faite en équipe, incluant la participation de laïcs). La prédication ne doit pas être théorique, intellectuelle et moralisante, mais présuppose le témoignage de vie du prédicateur. La prédication, le culte et la prière de la communauté ne devraient pas être nécessairement confinés aux endroits traditionnels de culte.

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3.6 Participation et direction (leadership)

La plupart de ceux qui ont répondu sont conscients de la diminution constante du nombre des ministres ordonnés et des religieux. Ceci appelle une promotion renforcée des ministères diversifiés et une formation continuelle de responsables laïcs. Une plus grande attention pourrait, peut-être, être accordée au rôle que peuvent jouer dans une approche des sectes – ou au moins de ceux qui sont attirés par les sectes – des laïcs qui, à l’intérieur de l’Église et en collaboration avec ses pasteurs, exercent une véritable direction, à la fois spirituelle et pastorale. Les prêtres ne doivent pas être considérés principalement comme des administrateurs, des employés de bureau ou des juges, mais plutôt comme des frères, des guides, des consolateurs, des hommes de prière. Il y a trop souvent une distance qui doit être comblée entre les fidèles et l’évêque, et même entre l’évêque et ses prêtres. Le ministère de l’évêque et du prêtre est un ministère d’unité et de communion qui doit devenir visible pour les fidèles.


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4. CONCLUSION


En conclusion, quelle doit être notre attitude, notre approche des sectes ? Manifestement, il n’est pas possible de donner une réponse simple. Les sectes elles-mêmes sont trop diverses, les situations – religieuses, culturelles, sociales – trop différentes. La réponse ne sera pas la même si nous considérons les sectes en relation avec les « sans-Église », les non-baptisés, les non-croyants, ou si nous prenons en considération leur impact sur les chrétiens baptisés, et spécialement sur les catholiques ou sur leurs adeptes provenant de l’Église catholique. Ceux qui ont répondu au questionnaire sont naturellement concernés en premier lieu par ce dernier groupe.

Il est également entendu que nous ne pouvons pas être naïvement iréniques. Nous avons suffisamment analysé l’action des sectes pour voir que les attitudes et les méthodes de certaines d’entre elles peuvent détruire la personnalité, désorganiser les familles et la société, et que leurs doctrines sont très éloignées de l’enseignement du Christ et de son Église. Dans certains pays nous pouvons suspecter – ou même savoir – que, à travers les sectes, ce sont des forces idéologiques et des intérêts économico-politiques totalement étrangers à un souci sincère de l’humanité qui sont à l’œuvre et qui utilisent « l’humain » pour des desseins inhumains.

Il est nécessaire d’informer les fidèles, en particulier les jeunes, de les mettre en garde, et même d’engager des aides professionnelles pour conseiller et assurer une protection légale, etc. Parfois nous pourrions avoir à reconnaître, et même à encourager, des mesures radicales de l’État agissant dans sa propre sphère.

Nous pouvons savoir, également, par expérience qu’il n’existe généralement peu ou pas de possibilité de dialogue avec les sectes, que non seulement elles sont elles-mêmes fermées au dialogue, mais qu’elles peuvent être en plus un sérieux obstacle à l’éducation œcuménique partout où elles sont actives.

Néanmoins, si nous voulons être fidèles à ce que nous croyons et à nos principes : respect de la personne humaine, respect de la liberté religieuse, foi dans l’action de l’Esprit œuvrant selon des principes insondables pour l’accomplissement du dessein d’amour de Dieu sur toute l’humanité, sur chaque individu, homme, femme ou enfant, nous ne pouvons pas être simplement satisfaits en condamnant et en combattant les sectes, en les voyant mises hors la loi ou expulsées, et les individus « déprogrammés » contre leur gré. Le « défi » des sectes ou des nouveaux mouvements religieux doit stimuler notre propre renouveau en faveur d’une plus grande efficacité pastorale.

Ce « défi » doit aussi développer en nous et dans nos communautés l’esprit du Christ à leur égard, en essayant de comprendre « le point où ils sont » et, lorsque c’est possible, de les rejoindre dans l’amour du Christ.

Nous devons tendre à ces buts, confiants dans la vérité enseignée par le Christ, avec amour pour tous les hommes et toutes les femmes. Nous ne devons pas permettre que les préoccupations à cause des sectes diminuent notre zèle pour l’œcuménisme véritable parmi tous les chrétiens.


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5. INVITATION DU SYNODE EXTRAORDINAIRE DE 1985


5.1 Le Synode extraordinaire de 1985 appelé à célébrer, à vérifier et à promouvoir le deuxième Concile du Vatican a donné un certain nombre d’orientations concernant le renouveau de l’Église aujourd’hui. Ces orientations qui prennent en compte les nécessités générales de l’Église sont également une réponse aux besoins et aux aspirations que certaines personnes recherchent chez les sectes (3.1). Elles soulignent les défis pastoraux et la nécessité d’un projet pastoral d’ensemble.

5.2 Le rapport final du Synode relève que la situation mondiale est en train de changer et que les signes des temps doivent être continuellement analysés (II D,7). Le retour au sacré est reconnu et de même le fait que certaines personnes cherchent à satisfaire leur besoin du sacré à travers les sectes (II A,1). L’Église est souvent simplement perçue comme une institution, peut-être parce qu’elle donne trop d’importance aux structures et ne pense pas assez à conduire les gens vers Dieu dans le Christ.

5.3 Comme solution globale aux problèmes actuels, l’invitation du Synode est de comprendre intégralement le Concile et de l’assimiler plus profondément afin de le mettre en pratique. L’Église doit être comprise et vécue comme mystère (II A ; cf. 3.1.6) et comme communion (II B ; cf. 4.1, 4.6). L’Église doit s’engager elle-même à devenir plus pleinement le signe et l’instrument de la communion avec Dieu, et de la communion et de la réconciliation parmi les hommes (Q A,2 ; cf. 4.1, 3.1.6). Tous les chrétiens sont appelés à la sainteté, c’est-à-dire à la conversion du cœur et à la participation à la vie trinitaire de Dieu (II A,4 ; cf. 3.1.1, 3.1.5). La communauté chrétienne a besoin de gens qui vivent une sainteté réaliste et universelle. L’Église étant une communion, elle doit rendre tangible la participation et la coresponsabilité à tous les niveaux (II C,6 ; cf. 4.6, 3.1.9). Les chrétiens doivent accepter toutes les valeurs humaines authentiques (II D,3) aussi bien que les valeurs spécifiquement religieuses (II D,5), afin de réaliser une inculturation qui est « la transformation intime des valeurs culturelles authentiques par leur intégration au christianisme et dans les différentes cultures humaines » )II D,4 ; cf. 3.7.4, 4.4). « L’Église catholique ne refuse rien de ce qui est vrai et saint dans les religions non chrétiennes… Les catholiques doivent reconnaître, préserver et faire progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en elles (II D,5). L’Église doit dénoncer de façon prophétique toute forme de pauvreté et d’oppression, et défendre et promouvoir partout les droits fondamentaux et inaliénables de la personne humaine (II D,6 ; cf. 3.2). »

5.4 Le Synode donne quelques orientations pratiques. Il insiste sur la formation spirituelle (II A,5 ; cf. 3.1.7, 4.2), sur l’engagement pour une évangélisation et une catéchèse intégrales et systématiques devant être accompagnées d’un témoignage qui les traduise dans la vie (II, Ba, 2 ; cf. 3.1.8, 3.1.3), précisément parce que la mission salvifique de l’Église est intégrale (II D,6 ; cf. 4.3), assurant une participation intérieure et spirituelle à la liturgie (II D,6 ; cf. 3.1.9, 4.5), encourageant le dialogue spirituel et théologique parmi les chrétiens (II C,7), et le dialogue « qui peut ouvrir et communiquer l’intériorité », encourageant différentes formes de spiritualité comme la vie consacrée, les mouvement spirituels, la dévotion populaire (II A,4 ; cf. 3.1.7), en accordant plus d’importance à la Parole de Dieu (II Ba,1) et en faisant en sorte que l’Évangile atteigne le peuple de Dieu par le témoignage qui lui est rendu (II Ba,2).


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6. QUESTIONS POUR DES ÉTUDES ET DES RECHERCHES ULTÉRIEURES


N.B. Là où c’est possible, les études et les recherches pourraient être entreprises en collaboration œcuménique.

6.1 Études théologiques :

a) Les différents types de sectes à la lumière de Lumen Gentium 16, Unitatis Redintegratio et Nostra Aetate.

b) Le contenu « religieux » des sectes « ésotériques » et à potentiel humain.

c) Le mysticisme chrétien en relation à la recherche d’expérience religieuse dans les sectes.

d) L’utilisation de la Bible dans les sectes.

6.2 Études interdisciplinaires (historiques, sociologiques, théologiques, anthropologiques) :

a) Les sectes et les premières communautés chrétiennes.

b) Le ministère de guérison dans l’Église primitive et dans les sectes.

c) Le rôle des personnages prophétiques et charismatiques (durant leur vie et après leur mort).

d) Les sectes et la « religiosité populaire ».

6.3 Études psychologiques et pastorales (c’est dans ce domaine que le plus de travail semble déjà avoir été fait) :

a) Techniques de recrutement et leurs effets.

b) Effets consécutifs à l’appartenance à une secte et « dé-programmation ».

c) Besoins religieux et expériences des adolescents et des jeunes adultes, et leur interaction avec le développement sexuel, en relation aux sectes.

d) Modèles d’autorité dans les sectes, en relation au manque et au besoin d’autorité dans la société contemporaine.

e) La possibilité ou l’impossibilité du « dialogue » avec les sectes.

6.4 Les sectes et la famille :

a) La réaction dans la famille vis-à-vis de l’appartenance d’un enfant ou d’un autre membre de la famille à une secte.

b) Destruction ou statut irrégulier de la famille en relation à l’attraction des sectes.

c) Appartenance aux sectes et solidité de la famille ; pression de la famille sur des enfants membres de sectes.

d) Modèles familiaux et morale conjugale dans les sectes.

6.5 Les femmes dans les sectes :

a) Possibilité d’expression personnelle et de responsabilité (cf. Sectes fondées par des femmes).

b) Position inférieure des femmes dans différents types de sectes : groupes fondamentalistes chrétiens, sectes orientales, sectes africaines, etc.

6.6 Acculturation et inculturation des sectes, et leur évolution dans différents contextes culturels et religieux : dans les cultures traditionnelles chrétiennes, dans les cultures récemment évangélisées, dans les sociétés totalement sécularisées ou celles qui connaissent un processus rapide de sécularisation (avec ses différents impacts sur les cultures occidentales et « non occidentales »). Les migrations et les sectes.

6.7 Une étude comparative historique et sociologique des mouvements de jeunes en Europe avant la Seconde Guerre mondiale et l’appartenance des jeunes aux sectes et cultes contemporains.

6.8 La liberté religieuse en relation aux sectes : aspects éthiques, légaux, et théologiques. Les effets de l’action gouvernementale et des autres pressions sociales. Interaction entre les facteurs politiques, économiques et religieux.

6.9 L’image des sectes dans l’opinion publique et les effets de l’opinion publique sur les sectes.


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7. BIBLIOGRAPHIE


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(Cette bibliographie n’est pas exhaustive et ne présente pas une sélection complète ; elle ne donne que certains ouvrages plus représentatifs.)


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8. APPENDICE


Le questionnaire

  1. Veuillez indiquer dans quelle mesure et comment se pose le problème des sectes en votre pays ou région. Indiquer par exemple : les types de sectes (d’origine chrétienne ou autre…), l’importance numérique de leurs adhérents ; quel attrait elles exercent sur les catholiques ?
  2. Quels sont les principaux problèmes pastoraux posés par ce phénomène ? Quels groupes de catholiques sont les plus touchés ? Les jeunes ? Les familles ?
  3. Quelle action l’Église de votre pays ou de votre région a-t-elle pu entreprendre face à ce problème ? Procédant, par exemple, à un inventaire des sectes, à des recherches, à l’Élaboration d’un directoire, d’un plan d’action pastorale…
  4. Quelles sont les causes apparentes du succès des sectes auprès des catholiques en voter pays ou région ? (Conditions socioculturelles ou politiques particulières, besoins religieux ou psychologiques non satisfaits ?…)
  5. Quelle est l’attitude évangélique qu’il convient d’adopter face à ce phénomène ?
  6. Veuillez indiquer les principaux documents ou livres publiés (par des catholiques ou encore par des membres des autres Églises ou communautés ecclésiales qui ont aussi à affronter ce problème), sur la question des sectes dans votre pays ou région.
  7. Quelles sont les personnes plus particulièrement compétentes qui pourraient participer, par la suite, à un approfondissement de cette consultation* ?

* Les réponses à la question 7 fournissent beaucoup de noms de personnes compétentes et d’instituts spécialisés qui se révéleraient utiles dans des stades ultérieurs du travail à entreprendre vis-à-vis des sectes. Il a semblé prématuré de faire un choix quelconque parmi eux dans ce rapport de synthèse.

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