Mercredi 10 juin 2015

Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique

Une visite canonique mandatée par Rome vient de commencer dans la famille monastique de Bethléem. Article de Céline Hoyeau à lire sur le site Internet du journal La Croix. On en parle aussi sur France Inter (aller directement à 8h35)

Voir en ligne : http://www.la-croix.com/Religion/Ac…

Vos réactions

    • une nouvelle prieure générale à Bethleem 4 mars 2017 15:53, par gilbert

      C’est le dicastère pontificale qui a élu soeur Emanuelle en attendant le nouveaux chapitre générale. Il a également nommé Assistants apostoliques deux des visiteurs : le Père Jean Quris, prêtre du diocèse d’Angers et délégué épiscopal pour la vie consacrée, et Mère Geneviève Barrière, mère abbesse émérite de Jouarre. Le rôle des Assistants donnés par Rome consiste à se tenir aux côtés de la prieure générale et du conseil permanent pour veiller à la mise en œuvre des recommandations émises par le Dicastère et au renouvellement des Constitutions, en vue d’un futur chapitre général qui pourra voter ces Constitutions et élire une prieure générale.

      Des points d’amélioration ont été déjà communiqués par Rome, sur lesquels la communauté est bien résolue de travailler en toute vérité avec les Assistants et la Congrégation des Religieux.

  • 24 novembre 2015 10:06

    Voici d’autres news. On ne peut pas faire plus officiel que le site de la corref.

  • 21 novembre 2015 15:28
  • 9 novembre 2015 12:37

    Sœur Marie essayait aussi de convertir André, ce qu’il supportait patiemment et sans broncher … C’était plaisant à voir. Je crois que l’amitié entre eux était réelle, malgré ou avec les autres composantes qui étaient également réelles. Sœur Marie avait beaucoup de complexités (et je parle par euphémisme), elle avait aussi, à sa façon, un sens de l’amitié.

    Pour le reste, il est certainement très important à notre époque de s’occuper de dialogue interreligieux, de l’amitié entre les peuples et les religions. Mais pourquoi se réclamer de Saint-Bruno si l’on veut s’en occuper de cette façon ? …

    Sœur Marie aimait ce qui brille. Elle s’y laissait prendre facilement et de bonne foi. Elle savait aussi faire marche arrière quand elle s’en apercevait, toujours assez tardivement.

  • interrogatif 6 novembre 2015 08:59

    Lors de la messe chrismale, à Notre Dame de Paris,les soeurs de Bethléem,prieure générale ou prieure locale ne se déplacent pas. Une laïque les représente parmi les représentantes des autres ordres monastiques, Cela m’a toujours interrogé. Sans doute parce qu’elles sont de la famille de St Bruno ? Or je m’étonne que la prieure générale se déplace en mairie de Paris pour recevoir un prix ou trophée .

    Expliquez-moi cette différence entre une liturgie ecclésiale et réception civile ? entre un marquage de solitude et une participation mondaine ?

    Y-a-t-il un enjeu autre que le témoignage ? par exemple un profit financier ?

    Le peuple de croyants à Paris ne vaut-il pas telle ou telle association ?

    Je suis interrogatif <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

  • 5 novembre 2015 10:48
  • 5 novembre 2015 10:46
    • La vérité est que Soeur Marie avait besoin d’André CHOURAQUI pour mener à bien la fondation de Terre Sainte. Mais les mises en garde et critiques acerbes (et plus que cela …) à son égard étaient incessantes dès qu’il avait le dos tourné. Quant à la traduction de la Bible … Nous n’y avions d’ailleurs pas accès !

      • Je confirme : la bible traduite par André Chouraqui étant considérée comme inexacte, on ne peut la lire.

        (Cela dit, on ne lit pas d’avantage la TOB pour cette même raison)

      • Mais les mises en garde et critiques acerbes (et plus que cela …) à son égard étaient incessantes dès qu’il avait le dos tourné" Prouvez le

        • La question n’est pas celle de la lecture ou non lecture de la Bible de Chouraqui à Bethléem.

          Pour des juifs qui ont vécu ce qu’ils ont vécu, il est évident que, s’ils avaient été avertis de l’enfermement vécu par des soeurs dans des monastères de Bethléem, avec l’éloignement vis à vis de leurs familles, ils ne seraient pas aussi prompts à donner un prix du judaïsme à sa prieure générale.

          D’où l’importance d’alerter aussi les instances juives.

          On a vu déjà combien pour les soeurs mariales, rattachées un temps à la communauté st Jean, le rapprochement de sa responsable avec le judaïsme avait masqué aussi des pratiques avérées de violence psychologique et d’emprise spirituelle.

          • Donc pour résumer votre pensée : chaque fois que les soeurs sont appréciées c’est parce qu’on ne les connait pas assez selon vous…… Tous ceux qui les apprécient se font berner et ils ont besoin de votre éclairage pour sortir de l’illusion Pourtant André Chouraqui rencontrait souvent les petites soeurs et se rendait dans leur monastère comme d’autres habitants des environs de qui elles ont su se faire proches. Mais là vous me direz que ces personnes n’ont pas tout vu ou quelles ont été manipulées par ces moniales qui cachent si bien leur jeu……. Donc heureusement que vous etes là pour apporter votre lumière à tous ces gens qui se trompent ! Quant à l’allusion aux soeurs mariales ce n’est parce que la supérieure a voulu se rapprocher du judaisme a montré des problèmes de comportement que tous ceux qui sont dans cette démarche sont dans les mêmes égarements. D’autre part comment se dire chrétien aujourd’hui sans vouloir se faire proche de nos soeurs et frères juifs, nous ne sommes rien sans eux.

            • Il faudrait développer longuement.

              C’était pour dire que, pour nos amis juifs, dénigrer les familles des soeurs, comme fait à Bethléem, c’est pour le moins choquant. La famille, ça ne se renie pas, même si elle est tordue.

              « Aucun juif ne peut pleinement servir l’Eternel sinon dans le cadre de la famille. C’est par elle que l’homme juif se rattache à son histoire, rend hommage à la Création du monde en s’associant à D. pour créer et donner la vie aux générations qui continueront à vivre la grande aventure du peuple juif. Former une famille, c’est un peu reconstruire le Temple de Jérusalem. Lorsqu’une famille se rassemble autour d’une table pour parler de Thora, le père, comme un prêtre, dirige un autel. Et c’est par la mère qui veille à la cohésion et la force profonde du foyer, que l’identité juive se transmet. » Itshaq Chouraqui

              Sans frères et soeurs juifs, nous ne sommes pas grand chose : c’est aussi mon avis, inutile de chercher de l’opposition là où il n’y en a pas.

              Mais alors raison de plus pour qu’une communauté religieuse ne les trompe pas sur ce qu’elle fait de l’humain.

              Il n’y a pas de rejet dans le judaïsme de ses « plis d’identité », des émotions, de l’intelligence et du discernement. Quant à « utiliser comme arme qu’on suppose le problème résolu », comme y invitent les prieures, ce n’est pas franchement dans la tradition juive. Et puis, quand une prieure dit que « Dieu peut demander n’importe quoi à Abraham comme sacrifier son fils Isaac », pour justifier qu’il faut « être étranger à soi même » ou « se désister de soi même », cette prieure oublie de rappeler ensuite que Dieu a finalement empêché Abraham de le faire !!!

              Comme si Dieu pouvait être étranger à l’humain ?

              On peut, certes, parler de famille monastique. Mais par analogie seulement ! Et quand, dans cette famille-là, une prieure peut dire qu’il faut haïr sa femme, haïr ses enfants et haïr ses frères, c’est à dire « ce qui est humain en moi »pour basculer dans la pensée de Marie, car c’est cela le charisme de Bethléem« , je doute fortement que nos amis juifs puissent se sentir pleinement à l’aise dans une telle »famille". Mais qui, parmi eux, juifs africains ou d’autres cultures, a entendu ce type d’enseignement fait aux soeurs de Bethléem ?

              Eclairez-moi donc un peu plus car je n’ai pas la prétention d’ « apporter ma lumière à tous ces gens qui se trompent. » Il y a des éléments qui me semblent pour le moins bizarres, c’est tout.

              • Dans le judaïsme on est capable de remettre en question ses frères , ses soeurs, ses cousins, on n’est pas complice du mensonge, on est capable d’esprit critique , on ne les soutient pas aveuglément si l’on est pas d’accord avec eux. Cela n’empêche pas que les liens soient très forts, et qu’on ne se « laisse pas tomber » dans les coups durs malgré parfois de fortes dissensions. De nombreux membres de ma famille sont juifs, je le sais donc d’expérience et cela me permet de m’inscrire en faux dans ce que vous dites. Quant à votre question"Eclairez-moi donc un peu plus car je n’ai pas la prétention d’ « apporter ma lumière à tous ces gens qui se trompent. »"la réponse est dans mon post précédent. Désolée, mais, si vous ne la comprenez pas il ne m’est pas possible de l’expliciter davantage. La citation de Chouraqui que vous évoquez renvoie surtout à celle des liens du « sang » et non à la notion de famille spirituelle que représente peut être pour lui les petites soeurs de Bethléem, on pourrait d’ailleurs parler plutôt d’amitié.

              • Je confirme, pour m’être beaucoup approché du judaïsme, qu’il y a dans le judaïsme une forte dimension d’incarnation, et que cette dimension est paradoxalement absente du christianisme que j’ai vécu (et subi) à Bethléem, non pas en passant à l’accueil mais en étant membre de la communauté.

                Les témoignages en ce sens abondent sur ce site. Que ceux qui ont des yeux pour lire …

  • aline 28 octobre 2015 06:27

    Pour le chocapic, qui pour moi représente des céréales pour les enfants que l’on donne au petit déjeuner, je peux dire que moi-même, je devais aller chaque matin à 10h à la porte de ma prieure pour recevoir deux carrés de chocolat noir qu’elle avait dans sa réserve en cellule. Le but était de me donner du magnésium par le chocolat, après mes nuits blanches, ( environ 3 par semaine). en revanche, pas de médicament proposé pour ma dépression, mais seulement la consolation affective de deux carrés de chocolat pour que je ne vienne plus mendier de sieste l’après-midi. Le bras droit de la prieure générale sœur V, en septembre 2003, rajoutait au chocolat plusieurs tasses de thé vert comme stimulant pour soigner ma dépression qui s’aggravait de plus en plus et elle me répétait : « tu n’auras pas d’anti-dépresseur ». Le thé vert est extraordinaire pour reconnecter ton cerveau embrouillé. Voilà. Aline

    • Aline

      Vous savez, le chocolat noir et le thé vert sont de puissants stimulants qui empêchent le sommeil. Le sommeil fait partie des besoins essentiels pour se maintenir en vie au même titre que de se nourrir, se vêtir et de se loger.

      Si une sœur responsable décide de placer une de ses sœurs dans l’extrême état de vulnérabilité de la vie en solitude de l’ermitage, il faut qu’elle s’engage à s’occuper de façon responsable de sa sœur. Il faut qu’elle fasse confiance aussi en sa sœur qu’elle place en ermitage.

      Quand on manque considérablement de sommeil, le meilleur moyen d’y remédier est de retrouver où récupérer ce sommeil. Point à la ligne, il n’y a rien à inventer. Si l’on manque de sommeil comme vous en avez manqué il ne faut pas se surprendre que vous ayez fait une dépression : c’est l’inévitable conséquence du manque de sommeil à court ou moyen terme. En plus lorsqu’on est exposé à long terme à l’insomnie, cela a des répercussions cardiaques et même jusqu’à l’espérance de vie. C’est prouvé depuis des centaines d’années…

      Je pense, pour avoir vécu dans plusieurs communautés, et plus longtemps dans celle de Bethleem, que la vie de solitude en ermitage est celle qui dépose dans une vulnérabilité extrême. Bien sûr cela ne veut pas dire vie de princesse, mais vie de vulnérabilité et cela suppose une vigilance assidue et incarnée de la part des responsables envers leur sœur en solitude.

      Est-ce que c’est péché de récupérer son sommeil perdu ? Cela est vital ! Il faut savoir discerner entre les troubles que peuvent donner l’insomnie et la lassitude qui rend somnolent sans que cela soit dangereux pour la vie…

      Bref, j’aimerais bien savoir comment les chartreux introduisent leurs frères en solitude et comment ils s’en occupent par la suite…

    • Je compatis à ce que vous avez pu endurer Aline. Avoir des insomnie quand on est au desert est très éprouvant et j’espère que vous avez pu retrouvé une vie normale sans séquelle. D’autant plus éprouvant lorsque pour tout remède on se voit administrer des exitants !! Dingue cette histoire surtout lorsque l’ont sait que le thé est interdit aux frêres et soeurs. Mais on n’est pas à une contradiction près à Bethleem helas. La vérité du jour n’est pas celle du lendemain… selon les bons vouloirs de la sainte Vierge. C’est comme cela qu’on est souvent déboussolé… ou plutôt déménagé en language Bethleemique et qu’à la fin on perd la raison. A vouloir trop écouter la sainte Vierge pour tout et n’importe quoi on en vient à prendre des décisions irrationnelles. On n’est plus dans le réel.

  • Les sœurs de Bethléem sous le coup des chocapic 25 octobre 2015 00:35, par sigmund

    pour completer le post précédent qui parle de la souffrance à Bethléem, je voudrai dire ceci : on n’hésite pas à Bethleem à donner des chocapic de synthèse pour traiter les nombreux symptomes de dépression chez les frêres et soeurs. C’est même très répandu ici, la vie monastique rime avec trouble psychiatrique. Normal ce n’est que le résultat de toute ces déviances. Je pense à cette personne aussi qui est entrée en suivant déjà un traitement. On aurait pu penser que cela aurait été un frein à une vie de solitude et d’enfouissement. Pourtant elle a été accepté (on touche ici au probléme du discernement à Bethleem qui est pour le moins qu’on puisse dire très bancal, mais je ne doute pas qu’avec toute les critiques qui ont été faites depuis 1 ans, un effort a été fait pour rectifier le tir).

    Quand l’infirmière en chef lui a dit de ne pas s’en faire car avec le chocapic elle était stabilisé et que cela lui permettrait de vivre sa vie monastique… Ou va t-on ?? Que d’amateurisme et d’irresponsabilité à ce niveau là !

    • Les sœurs de Bethléem sous le coup des chocapic 25 octobre 2015 08:06, par Xavier Léger

      Bizarre cette histoire de Chocapic… Quelqu’un peut confirmer ça ?

      Le modérateur, un peu perplexe

      • Je pense que Signmund prend une image, plutôt drôle d’ailleurs, en parlant de chocapic… Car pas de chocapic, bien sûr : « c’est pas régime » ! :-)

        Par contre, Sigmund, si vous pensez que les choses pourraient avoir changé depuis 1 an, un premier indice sera d’aller faire un tour sur leur propre page de communication « sans décor ». Si vous y décelez une once de changement, revenez nous le dire ! ;-)

      • Ce que dit Sigmund est vrai… d’ailleurs dans l’article parue sur La Croix, Jeanne dit avoir cotoyé beaucoup de soeurs sous antidépresseurs.

        • Les sœurs de Bethléem sous le coup des chocapic 25 octobre 2015 23:06, par agapé

          Où est le problème ? Ce qui serait plus grave c’est que les personnes ne prennent plus leur traitement comme si la vie religieuse pouvait se substituer au moyens humains permettant d’aller mieux ou moins mal. Là serait la désincarnation que vous semblez tellement reprocher à cette communauté.

          • Les sœurs de Bethléem sous le coup des chocapic 26 octobre 2015 08:35, par Amandine

            Comme quoi donner sa vie à Dieu n’est pas le remède miracle contre la dépression. Le mal du siècle est aussi entré dans les monastères. C’est un comble.

            • Les sœurs de Bethléem sous le coup des chocapic 26 octobre 2015 18:38, par agapé

              Les personnes qui entrent dans un monastère ne sont pas de purs esprits ils peuvent entrer avec les blessures de leur histoire, le Christ n’attire pas que les gens équilibrés à la vie religieuse et heureusement. D’ailleurs Bethléem n’est pas une exception j’ai plusieurs amis entrés dans des ordres religieux dits « classiques » qui ont du à un moment donné de leur parcours de formation avoir recours à des antidépresseurs.

              • « le Christ n’attire pas que les gens équilibrés à la vie religieuse et heureusement. D’ailleurs Bethléem n’est pas une exception j’ai plusieurs amis entrés dans des ordres religieux dits « classiques » qui ont du à un moment donné de leur parcours de formation avoir recours à des antidépresseurs. »

                Mais on ne peut pas comparer Bethleem à des ordres religieux dits « classique ». On parle ici d’une vocation à la solitude qui est à l’opposé d’une vie religieuse apostolique ou cenobitique. Bethleem est un ordre érémitique au même titre que les chartreux. Du moins il s’affiche comme tel. On sait très bien qu’un déséquilibre léger, qui dans le monde peut passer inaperçu, trouve dans la solitude une caisse de résonnance empêchant de vivre une vie monastique normale. D’ailleurs chez les chartreux une visite médicale est obligatoire avant le noviciat et avant de faire profession. Une vie de solitude demande avant tout une psychologie équilibrée et une bonne charpente pour pouvoir traverser les épreuves inévitables qui se présenteront au moine. On joue avec le feu en acceptant des gens peu equilibrés à Bethleem. Qu’il puisse y avoir de la casse n’est guère étonnant…

              • Qu’on le veuille ou non, ceci est très troublant.

      • « Bizarre cette histoire de Chocapic… Quelqu’un peut confirmer ça ? Le modérateur, un peu perplexe  »

        Mon Xavier, assez pathétique cette maniere de vouloir relancer votre forum de peine à jouir en perte de vitesse….. sans avoir l’air d’y toucher. Bien joué !!!

        A croire la lectrice de botin dans les toilettes, Bethleem est une annexe de st Anne.. hahaha… l’hopital qui se fout de la charité !!

      • J’ai personnellement connu une sœur qui était en cellule avec un traitement psychiatrique. Pour moi, il était évident que sa vocation de grande solitude venait du fait qu’en raison de son état de santé, elle ne supportait plus rien ni personne. Cela se terminait régulièrement par une explosion et un séjour à l’hôpital. A son retour, elle retournait en cellule comme si de rien n’était. Sœur Marie pensait sincèrement que cette situation pourrait s’arranger en intensifiant la vie de prière en cellule. Après de nombreuses années, la sœur a fini par partir. Je crois qu’elle a trouvé son équilibre dans un lieu de vie commune, ouvert sur le monde extérieur.

        La plupart des sœurs n’ont pas de difficulté de cette nature lors de leur entrée en communauté. D’ailleurs, le plus grand nombre n’a pas de problème de santé à l’arrivée. Mais cela change assez vite. On dit et répète sans cesse que « notre vie fragilise ». La proportion des régimes alimentaires particuliers a pu être, à certains moments, accablante pour la cuisine. Sœur Marie a eu conscience du problème et a essayé de réagir mais en vain, c’était incontrôlable.

        Pour ce qui est de la santé mentale proprement dite, j’en ai vu un certain nombre perdre pied pour de bon. C’était considéré comme « normal », voire intéressant, car causé par l’effort spirituel. Cela s’arrangerait en intensifiant la vie de prière et en restant en cellule. La plupart ne s’en sont pas remises. Certaines sont toujours au monastère (quand elles n’y sont pas mortes) et, lorsqu’on a vu ces choses-là très concrètement, de près et sur une durée, c’est très troublant.

        Cependant, je ne crois pas que l’on puisse dire que toutes les sœurs, ou la majorité des sœurs, soient sous psychotrope, et je pense pour ma part que les personnes qui font la visite canonique ont la compétence nécessaire pour tirer tout cela au clair.

    • Vous savez, un trouble psychologique peut très bien être contrôlé par médication, c’est comme si on admettait quelqu’un de diabétique qui serait bien contrôlé par sa médication.

      La difficulté serait plutôt de s’inquiéter sérieusement au sujet de la personne qui prend une médication : à Bethleem « toute la vie de la moniale doit se laisser transformer et guider par quelqu’un d’autre … » C’est assuré qu’après un certain temps les responsables vont décider de modifier le traitement pour cette personne. Elles vont essayer de chercher mieux ou tout simplement autre chose. C’est le fonctionnement de Bethleem qui est comme ça. Est-ce de l’orgueil, une manière pour avoir main mise sur la personne, toutes les moniales passent par ces étapes malades ou non malades. C’est assuré que la moniale sera traitée d’une manière qu’elle ne connaît pas, c’est le but de pouvoir remettre tout son être dans les mains de son starezt qui doit en venir à tout choisir pour elle.

      Je suis sûre que les anciennes reconnaîtrons cette manière d’agir, toute la règle de vie (le livre) a pour but cela. On y a toutes été confronté.

    • @Zigmund , vous pensez vraiment que Bethleem accepte des personnes ayant des troubles psychiatrique ? Allons… un peu de bon sens ! et allez vite reprendre vos chocapic vous semblez faire une rechute. Comme repère de peine à jouir, y a vraiment pas mieux que ce blog !

      • @ Z,

        Vous voici donc de retour dans ce repère de peines à jouir ! Seriez-vous donc de nouveau en peine vous-même de ce côté-là ?

        Cela vous créé quelques troubles visuels ou de compréhension, puisque nulle part, il est fait mention de problèmes « psychiatriques »…

        Donc, pour répondre à votre interrogation-négative, la réponse est affirmative : Bethléem « jouit » de tout le monde et avec tout le monde ; pour parler avec toute votre finesse et élégance.

        La raison est toute simple : il n’y a pas de discernement à Bethléem, puisqu’il n’y a pas de charisme.

        Des personnes qui entrent avec des troubles psychologiques, oui, il y en a. Dans sa grande largesse Bethléem est ouvert à tout le monde… même à ceux qui n’ont pas de « vocation » à une vie consacrée, qu’elle soit apostolique ou contemplative (normale, prudente, sage et équilibrée).

        A cela, il faut quand même rajouter que beaucoup rentrent sans ces troubles psychologiques. Mais ils se manifesteront par la suite, non pas quand un membre jouit d’une exposition en vitrine et/ou de déplacements tous azimuts et hors clôture etc, mais quand il est mis en stricte solitude ; cette solitude qui rendrait dingue le plus équilibré d’entre nous !

        Quant au traitement (quand il y en a un), c’est la poudre de perlimpinpin et les charlatans qui vont avec. Ou bien, une médication revue et corrigée au gré de « ce que veut la Sainte Vierge ».

        De A à… Z, c’est un discernement exemplaire !

  • Edouard 30 septembre 2015 00:32

    Bethleem peut dire un grand merci à ce blog et à tout ces anciens frêres et soeurs qui ont ici témoignés de leurs douleurs et souffrances durant ces années de vie monastique. C’est un grand service qu’ils leur ont rendu. Durant toutes ces années Bethleem a refusé tout contrôle extérieur, c’est comme cela que tout les excés ont finit par arriver. Comme disait Pascal « à trop vouloir faire l’ange on finit par faire la bête. A force de vouloir être divine, Bethleem a simplement oublié d’être humaine. La visite apostolique n’aurait pas eu lieu sans les témoignages paru sur ce blog. Sr Isabelle l’ initié contrainte et forcée. Ce blog est une chance pour Bethleem de se refaire une jeunesse.

    • « Sr Isabelle l’ initié contrainte et forcée » …. Vous jugez ce que vous ne savez pas….

      • Pas du tout ! Au mieux, il manque un « a » : « l’a initié »

        Cette remarque grammaticale mise à part, il s’agit d’un jugement d’existence car le réel est bien celui-là, réel qui n’a pas grand-chose à voir avec le discours officiel de Bethléem (droit de réponse, courrier aux parents, etc.).

        Oui, ce commentaire entier laissé par Edouard résume parfaitement la situation.

        Finalement, quel autre propos pourrait tenir Bethléem, afin de rassurer le spectateur extérieur et béat qui, lui, ne connaît pas tout justement, ou seulement une parcelle de vérité noyautée et manipulée dans un magma de mensonges ?

        Des « attaques » envers de saintes femmes, venant de personnes malveillantes et frustrées parce qu’ animées d’une volonté de destruction, propre a l’esprit du monde actuel ?… pfffff !

        De grâce et pour l’amour de Dieu qui n’est qu’Amour et Vérité, Bethléem, quand revêtiras-tu l’humilité pour cesser de tordre le cou à l’évangile ?

        • « Des « attaques » envers de saintes femmes, venant de personnes malveillantes et frustrées parce qu’ animées d’une volonté de destruction, propre a l’esprit du monde actuel ? »

          D’ailleurs dans la réponse de Bethleem revient à maintes reprises le terme « diffamation ». La diffamation étant une infraction pénale Bethleem doit saisir la justice ne serait ce que pour laver son honneur et rétablir la vérité. Si le témoignage de Fabio Barbero est un tissu de mensonge c’est gagné d’avance.

      • « Sr Isabelle l’ initié contrainte et forcée » …. Vous jugez ce que vous ne savez pas….

        … parce que vous vous jugez en connaissance de cause ?

        Je rappelle que nul ne sait ce qui se passe dans une communauté à part ceux qui y vivent. Les impressions d’amis, de familiers, de parents, etc. sont trompeuses : quand une communauté part à la dérive, elle essaie de préserver sa façade par tous les moyens. Et le travail de cette communauté est justement de se servir de ces amis, familiers, parents, et on peut voir qu’avec Bethleem cela va même très loin puisque cela touche tout un relationnel au niveau de la sphere médiatique, pour véhiculer l’image d’une communauté saine et cacher les sérieux dysfonctionnements : l’absence d’un discernement digne de ce nom, le culte du secret, la défiance envers ce qui est extérieur à la congrégation, l’illusion d’appartenir à une élite, l’emprise sur les consciences, la culpabilisation, une christologie défectueuse, l’ingérence de la supérieure générale dans la congrégation masculine, son mode de vie fastueux en désaccord avec ses engagements religieux, etc.

        • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique 17 octobre 2015 13:16, par Chélidoine

          Chère Nicole,

          Cela me fait plaisir que vous appréciez à ce point ma prose. En effet, pour exprimer le fond de votre pensée vous m’avez fait l’honneur d’emprunter des phrases entières d’un article de mon blog. :)

          Si le procédé me fait sourire, je tiens à éviter toute méprise ultérieure. Nicole et Chélidoine (Au risque de se perdre) sont deux personnes distinctes.

          Bonne journée !

  • Kathleen 27 août 2015 14:56

    Chers amis,

    N’ayant pas pu réagir sur-le-champ, je tiens quand même à apporter ma part à la réflexion commune. Je le fais en forme de réponse à des personnes concernées dans l’article, même si je suis consciente que la plupart d’entre elles ne le liront jamais.

    En ce qui concerne les sœurs rencontrées aux Montsvoirons, j’ai été frappée dans leurs réponses par la fréquence du verbe "sentir"… cela ferait sourire quiconque est un peu investi dans la vie spirituelle.

    Les frères et sœurs qui ont quitté la communauté après 10, 15, 20, 25, 30, 35 ans (et ils sont nombreux), tous, ils "sentaient" durant une période plus ou moins longue… et menaient souvent une vie apparemment fidèle aux principes de Bethléem. Certains étaient même les responsables, ce que veut dire qu’ils ont fait leurs preuves… Donc, il semble qu’il ne suffit pas 6 - 8 ans (et même plus) de vie au monastère pour juger de la "réussite" d’une vocation et a fortiori une vocation contemplative. Un enfant content sous son édredon n’est pas nécessairement la garantie qu’il deviendra un adulte capable de faire face aux défis de la vie (y compris la vie intérieure).

    La vie est longue et pleine d’épreuves” disait Thérèse d’Avila. Quant à cette sœur ancienne qui a dit à Jeanne que si elle avait son âge, elle sortirait (j’en ai connu, moi aussi…), on peut se demander pourquoi elle n’est pas sortie quand elle avait cet âge-là ?!

    C’est pourquoi, pour comprendre le cas très complexe de Bethléem, il est nécessaire d’avoir une expérience profonde de la vie religieuse et des phénomènes sectaires, surtout celui de l’emprise psychologique et mentale. Ce qui est souvent incompréhensible pour les gens qui vivent dans le monde (y compris certains prêtres), l’est, en revanche pour des religieux qui ne s’arrêtent pas aux apparences.

    Si les jeunes sœurs (avant 40 ans) paraissent être heureuses - ce n’est ni étonnant, ni suspect, sauf qu’il est trop tôt pour en juger… “Il ne faut pas vous presser de conclure, disait Dom A. Guillerand. Le vrai travail de l’âme est souterrain ; ce qu’on en voit ne révèle pas toujours la réalité profonde. Parfois, une période de crise où tout semble perdu prépare un progrès ; d’autres fois un mouvement extérieur consolant marque un état de stagnation… et même un recul…

    Une différence significative de Bethléem avec les Chartreux est à remarquer. Ceux-ci ne cachent pas (le Père Prieur de la Chartreuse le confirme) que les débuts sont difficiles et qu’il faut des années de labeur dans la patience pour que l’horizon se dégage peu à peu : “la vie pauvre et solitaire, austère au début, facile en cours de route, devient à la fin céleste”, dit Guigues Ier.

    A Bethléem, souvent, c’est le contraire qui se produit ! Céleste au début, supportable en cours de route, devient à la fin infernale… Mystère !

    A Marie-Caroline, ex sœur et mère de famille qui dit qu’en 12 ans, elle ne s’est jamais sentie être manipulée :

    Madame,

    Sentir c’est une chose, les faits réels à répétition en sont une autre. Tout l’art de la manipulation consiste à ce que la personne ne s’en rende pas compte (ce sont de telles "vocations" que Bethléem se nourrit. Les autres, dès qu’on les repère, ne sont pas encouragées (euphémisme) à y entrer ou rester, n’étant pas assez "enfant").

    Je voudrais vous poser quelques questions :

    • Dire à la sœur que si elle ne peut pas s’ouvrir au confesseur : "c’est pour toi, c’est pour ta paix intérieure" cela s’appelle comment ?
    • Et à celle qui ne remet pas (librement !) à la prieure le cahier de transparence : "ma pauvre petite sœur, tu n’as rien compris. Tu ne deviendras jamais un diamant de la Vierge" cela s’appelle comment ?
    • Distribuer (massivement) les prétendus messages de la Vierge "pour confirmer dans la vocation" (je n’ai jamais entendu le contraire) cela s’appelle comment ?

    C’est pourtant courant à Bethléem…

    Mais peut-être réellement de telles choses ne vous sont jamais arrivées ?! Alors comment se fait-il qu’il vous ait fallu 12 (!) ans pour découvrir que vous n’étiez pas appelée à être une moniale de solitude à l’ombre d’un cloître, mais une mère de famille au milieu du monde ?! Car normalement un discernement aussi primordial aurait dû être fait au début de votre présence au monastère (si pas avant). D’autant plus qu’en solitude on se rend compte assez vite, si on est fait pour une telle vie. Et que pendant 12 ans même votre confesseur n’ait rien remarqué d’anormal (alors que cela devait être le cas) : vous avez fait la profession et peut-être même perpétuelle, vu le nombre d’années…

    Étrange ! Ou comme on dit à Bethléem : "C’est un très grand mystère !"

    A sœur Anne-Bruna, "mère et staretz" de Montsvoirons

    Je ne vous connais pas personnellement, mais vos propos font penser à une très jeune personne, au plus adolescente…

    Car vouloir demander pardon à la cantonade, « à toutes les anciennes » pour une faute qu’on ne voit même pas, c’est généreux mais tout au moins absurde…

    Ou, si vous dites que vous ne lisez pas le courrier des sœurs, alors pourquoi doit-il être remis ouvert ?

    C’est dommage que vous n’ayez pas compris que ce que nous dénonçons ce ne sont pas les méfaits de sœur Anne-Bruna, de sœur X ou frère Y, mais les méfaits du système qui détruit les personnes (y compris les dirigeants). On ne les trouvera pas sous le lit d’un ermitage lors de la "journée portes ouvertes" ni à l’accueil. Fabio l’a bien signifié dans son témoignage (ce qui prouve que vous ne l’avez même pas lu…)

    Que Bethléem ait beaucoup changé ces dernières années, nous ne le mettons pas en doute, bien au contraire. Un bon nombre de personnes sont parties justement pour cette raison-là… (car la stabilité est un des principaux attributs de la vie monastique, indispensable à la vie spirituelle, surtout en solitude). Mais le système (décrit si bien par Fabio) est-il changé en quoi ? Les vieilles outres peuvent-elles contenir le vin nouveau ?

    Vous avez raison de dire que dans chaque famille il y a des erreurs. Mais pas la perversion (comme le dit le Pape François : “pécheurs, mais pas corrompus”). Je veux dire que je ne crois pas que l’Eglise vous dise autre chose que vos dirigeants ne sachent depuis longtemps, à savoir :

    • Que le discernement véritable d’une vocation ne peut avoir lieu quand le charisme est "insaisissable", c’est-à-dire non défini (je me demande de plus en plus : comment est-il possible que nous sommes entrées dans la même communauté avec des aspirations aussi différentes, voire opposées ?!)
    • Qu’à force de picorer dans toutes les traditions, au gré de ses envies, on ne se réfère vraiment à aucune…
    • Que la confusion du for interne et for externe, surtout quand elle est érigée en règle, est un abus de pouvoir qui, à la longue, amène à la surdépendance psychologique, à la dépersonnalisation et au "coma de la conscience" (parfois irréparable).
    • Que vouloir se substituer à la liberté des personnes en les privant (ou les rendant incapables) de décider (élections, admissions, etc.) est un abus de pouvoir par infantilisation.
    • Que les normes du Code de Droit Canon sont l’expression de la sagesse, acquise par l’Église pendant de longs siècles pour protéger les plus vulnérables… se croire être plus sage en les contournant systématiquement, expose à des calamités, des injustices dont celles-ci étaient destinées à nous préserver…
    • Etc. etc. etc.

    La difficulté consisterait non pas à découvrir quelque chose de nouveau et à le mettre en pratique, mais tout d’abord à DESCENDRE DU PIÉDESTAL. Quand on y a poussé les racines ne se nourrissant que de louanges, ça va être douloureux… La manière dont Bethléem reçoit les remises en cause (même cet article, pourtant si équilibré, dont l’auteure ne s’érige nullement en arbitre) et la campagne de crétineries qui s’en suit en est la preuve… A ne pas oublier que c’est aussi une marque de l’enfantillage de tout rejeter ou tout prendre - à ne pas savoir faire le tri : "tout ça ce sont des mensonges !"

    En effet, personne ne peut nous dire la vérité si on ne veut pas l’entendre.

    PAIX A TOUS

    • Une soeur de ma generation de (non)formation a fait sa profession perpetuelle aprés 15 ans !!! L´argumentation suivante est comme lancer des jugements insultantes (concernant les aptitudes physiques !!).

      [tiré de la site « sansdecor »

      Complément de réponse au texte diffusé par Fabio Barbero Rédigé par Frère Silouane

      Les étapes de la formation

      Les jeunes actuellement ont souvent du mal à s’engager et beaucoup, qui ont vraiment la vocation, ont besoin d’un temps assez long pour réapprendre à vivre les réalités humaines les plus simples : se nourrir, travailler, prier, dormir, poser les gestes de la vie quotidienne.

      Le jeune est plus severe que jamais … Il faut donner « de la matiere » pour ETUDIER la sagesse de se nourrir. Quelle mauvais blage ! Quelle moquerie en face de celles / de ceux qui entrent au coulpes avec des migraines aprés un jour de jêune… !

      Bethléem … Je ne veux plus avoir des nouvelles de ta language remplis des mensonges !

      • Oui, Blandina, ce passage est complètement loufoque : les jeunes, parce qu’ils ou elles sont jeunes ne savent pas s’habiller, se nourrir, faire des gestes de la vie quotidienne , travailler : mais avant Bethléem ces jeunes étaient où ? des enfants sauvages élevés par des loups que Bethléem est chargé d’éduquer ? cela fait partie de la folie de la déviance… les gens qui arrivent chez nous, nous devons tout leur réapprendre !!… au secours, vite que les visiteurs canoniques mettent fin à ces folies et sortent les personnes de cet enfermement psychologique et physique.. cette folie n’a que trop durée…

        • Effectivement… pour cautionner des durées anormalement longues et contraire au droit canon avant la profession on est prêt a sortir des ânerie de la sorte. A croire que les jeunes sortent de la couveuse pour rentrer directement à Bethleem. Quand frère Silouane dit que l’on réapprend aux jeunes à bien se nourrir et dormir et a poser les gestes de la vie quotidienne, il faut savoir que malheureusement la nourriture est très souvent carencé provenant du rebut des grandes surface, occasionnant ainsi divers troubles de santé et qu’il y a beaucoup de troubles du sommeil et les somnifères sont largement utilisés avec des effets secondaires bien entendu. Ceux qui sont le mieux constitué résistent mais les plus faibles s’affaiblissent rapidement.

        • de mon temps, en 1994 j’ai eu droit à un enseignement audio sur la manière de se laver et notamment sur la toilette intime, savon, température de l’eau, … avec un onglet spécial sur comment faire sa toilette pendant les rêgles ; il fallait aussi soit disant surtout bien se couvrir pour ne pas prendre froid dixit soeur Marie … « oui maman ! » j’ai envie de répondre maintenant tellement cela me semble absurde et déplacé, mais en 1994 je n’avais pas réagit et je me prends encore quelques fois à penser que je dois faire attention à ne pas prendre froid !!!!!!! véritable infantilisation et lavage de cerveau

          • Soeur Marie n’avait plus de règles depuis une opération lourde subie dans sa jeunesse (elle n’avait pas trente ans). Peut-être bien que cela aussi faisait partie de son sac de noeuds psychologiques …

            • Les sœurs de Bethléem : quelle santé de la fondatrice ? 3 septembre 2015 11:00, par Dominique

              Cette information sur l’opération lourde vécue par sr Marie permet de mieux saisir le langage utilisé à Bethléem par sr Marie, et repris souvent par la suite.

              Deux exemples :

              • « Si je disais oui sans mesure à l’invasion du don de Jésus agonisant, crucifié, ascensionné, sans aucune réserve ? » Notons qu’il est question d’ « invasion ». Le terme frappe. Il fait partie du vocabulaire guerrier : on envahit un pays. Mais aussi du vocabulaire psychologique : quelqu’un peut être envahi par ses émotions ; on parle aussi du vécu d’invasion, de l’ « acte invasif » que constitue une opération chirurgicale, parfois assimilable à une forme de viol ou vécu comme une forme de viol.
              • « C’est le oui de la personne sur la table d’opération, qui laisse le champ libre au chirurgien de transformer ma vie seulement humaine en Sa Vie, dont Jésus me révèle tout dans l’Evangile. »
              • On retrouve ailleurs cette image de la chirurgie : « Père, je me livre à toi, mon chirurgien » pour désigner l’étape du « oui ». Et l’image de l’invasion/pénétration aussi : « Marie pénètre avec audace dans l’Union du Fils au Père. » Cela peut se lire ainsi - toute lecture étant plurielle et se faisant, y compris pour des commentaires bibliques, en recherchant les phrases où les mêmes expressions sont employées- : « Moi-même, sr Marie, je suis dans l’audace et dans la démesure. »
              • Enfin, cette information sur l’opération lourde subie par sr Marie pourrait expliquer la méfiance explicite dans la communauté de Bethléem à l’égard de la médecine occidentale. Ainsi pourrait-on comprendre partiellement le recours dans cette communauté à des formes tout à fait autres de médecine ou de soins, dont il a déjà été question sur ce site et dont certaines comme le chamanisme ont été considérées comme sataniques en 2010 par un évêque.

              Quant à la méthode Vittoz, souvent utilisée à Bethléem, elle est recommandée pour des personnes souffrant de troubles d’adaptation à la vie moderne. Entendre par cette expression : qui souffrent de dépression.

              Enfin, au moment de la mort de sr Marie, la démesure à laquelle elle a très régulièrement invité apparaît chez celles qui vont prendre son relais : « Pour moi, interroger sœur Marie, vivre sous son regard, c’est vivre sous le regard de la Vierge Marie et de saint Bruno, car elle porte en elle les deux. »

    • Bonjour,

      « En ce qui concerne les sœurs rencontrées aux Montsvoirons, j’ai été frappée dans leurs réponses par la fréquence du verbe »sentir« … cela ferait sourire quiconque est un peu investi dans la vie spirituelle »

      Sans m’exprimer sur le reste de l’intervention, je souhaitais juste citer ce commentaire de Benoit XVI sur Saint Bernard, évoqué par le Cardinal Sarah (« Dieu ou rien »- Fayard, p 210.), pour tous ceux qui « investis dans la vie spirituelle » sont prêts à sourire à nouveau … « Saint Bernard de Clairvaux dit que Dieu, dans sa révélation et dans l’histoire du salut, a donné à nos sens la possibilité de voir, de toucher, de goûter la saveur et la beauté de la Parole de Dieu. Dieu est entré dans le monde de nos sens et nos sens en sont remplis.Ainsi la »confessio« doit nous pénétrer profondément et »personare« . Autrement dit, elle doit accorder, harmoniser notre être total avec la mélodie de la Parole de Dieu. » Accorder, harmoniser notre être total…sens compris, remplis de Lui ! Dieu Merci !

    • Ici on retrouve beaucoup de manques de confiance, même envers l’Église, il y en a qui ne croit même pas à la visite canonique… !

      « En effet, personne ne peut nous dire la vérité si on ne veut pas l’entendre. » Là on a raison, mais vous devriez être prêts à écouter vous-mêmes déjà…

      Ce blog veut être telleent faux ! C’est difficile prendre au sérieux les accusations ici faites. Vous me faites penser à un petit épisode réel :

      Un journaliste demande à Mère Teresa : « À votre avis, que faudrait-il changer dans l’Église ?

      • Vous et moi, cher monsieur ! »

      Pensez-y !

  • Lia 16 août 2015 18:48

    Est-ce que je me trompe ou le dernier message d’@Kathleen a-t-il bien été supprimé ? (Il s’agissait d’un commentaire un peu approfondi de l’article paru dans le Journal « La Croix »).

    • Mon commentaire est parti, à ma demande, pour mieux revenir dans quelques jours…

      • En 2105, comment peut-on livrer de jeunes être adorables et sans défense à la plus totalitaire des alienations spirituelles existant dans ce monde ? que fait la justice ? Pourquoi les monastères ne sont-ils pas réquisitionnés par la gendarmerie et ses dirigeants envoyés en prison ? Combien de victimes encore et encore ? combien de suicides étouffés ? Heureusement il existe une justice divine et elle ne va pas tarder à frapper comme la foudre.

        • Je suis une ancienne novice, qui a refusé à devenir « une miniature de la Vierge Marie » et qui a posé la question si les fréres sont aussi obligées à devenir « des miniatures de la Vierge Marie ». Ma soeur responsable n´a pas repondu à cette question. Fabio Barbero m´a donné la reponse a travers de son temoignage.

          Moi, je vois une trés grande injustice concernant les frères de Bethléem : Il n´y avait pas une visitation canonique chez les frères en même temps !!! Pourquoi ? Par rapport de la validité du sacerdoce des fréres-prêtres le Vatican est resté trés tranquille depuis 2009 ( = le moment oú Fabio Barbero et l´ancien Prieure General ont transmises leurs dossiers. Odile Dupont-Caillard (Soeur Marie) a eu déjá en 1946 !! la chance de vivre dans le couvent dominicaines (Tourelles / Montpelliers) qui était une maison remarquable du point de vue des études. Le Vatican n´a pas eu l´interest de verifier si les fréres-prêtres ont parcouru les études. Donc, il n´y (peut-être) une seule sacerdoce valable dans la communauté.

          Est-ce que les médias catholiques ont transmis dans les pays où il y a une fondation de la communautè de Bethléem la nouvelle d´une visitation canonique ? Sûrement pas !! Les conceils episcopals n´ont pas besoin de mauvais pub sur la vie religieuse. On (était) EST ??? encore et encore si fier de la fecondité de Bethléem.

  • Barbara 19 juin 2015 18:25

    Bonjour !

    Je ne retrouve pas un certain post où il était question des « cas » à Bethléem. Peu importe : Je voudrais seulement livrer ici quelques réflexions qui me sont venues à partir de ce post.

    • Des « cas » à Bethléem, j’en ai vu beaucoup. Je crois que dans des communautés plus classiques, ces personnes auraient été rapidement orientées dans une autre direction. Mais à Bethléem, on essayait toujours ? et souvent longtemps.

    Générosité et volonté d’optimisme, certainement. Cela venait, je crois, des origines de la communauté : Volonté d’être ouverts à tous, comme la crèche qui a reçu les bergers, les mages et tous ceux qui passaient.

    Situation paradoxale aussi, du moment que l’on voulait s’engager toujours plus dans une voie monastique toujours plus austère, et explicitement reconnue (non sans fierté et complaisance) comme élitiste.

    Confusion des genres enfin, supposée résoudre le paradoxe : Ce parti-pris assez désespéré de penser que tout peut se régler par la prière et, mieux encore, par la prière en solitude et en cellule …

    • Dans le post que je ne retrouve pas, il était aussi question de « … l’architecture des monastères qui se ressemblent au détail près … ». Cela, beaucoup de personnes me l’ont fait observer. Cela interroge souvent et beaucoup. Mais il en a toujours été ainsi. C’était la « patte » de Sœur Marie et c’était sans discussion, presque un dogme.
    • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique 19 juillet 2015 18:27, par frere jean guy

      Beaucoup de communautés religieuses ont des problèmes actuellement !mais certaines se font oubliées malgré les scandales ,les suicides , les gitons ,le mépris des frères et je sais de quoi je parle :j’ai été prieur et économe général .Les frères sont des handicapés mentaux en grandes majorités et on leurs prends les AAH pour les redistribuer à un petit groupe .On déclare des frères en France pour qu’ils aient l’AAH mais ils résident en Belgique .mais personne dans l’Eglise ne veut voir cela .Cette congrégation est pseudo bénédictine et sous le vocable de Notre Dame d’Espérance .

  • Chem 19 juin 2015 11:12

    Dans cet article de La Croix je voudrai relever un mensonge de sr Anne-Bruna. Elle dit :

    et quant à lire leur courrier, je ne l’ai jamais fait, je n’en ai d’ailleurs pas le temps

    Quand j’étais au monastère mon courrier arrivait bien ouvert et la rêgle était que je le remette aussi ouvert. Mais peut-être sr Anne-Bruno faisait un défaut d’obeissance à la rêgle dans ce cas elle dirait vrai.

    Jeanne dit avoir côtoyé beaucoup de sœurs vivant sous antidépresseurs

    Cela je confirme, j’en ai connu une qui était tombé dans une telle dépression qu’on lui a donné un traitement de mûle, elle était devenu comme un zombie.

  • Tatiana 11 juin 2015 00:01

    La Croix, France Inter… ça commence à envoyer du lourd.

    Le choix du noviciat au monts voirons pour la visite apostolique… quelle blague. Les soeurs là bas sont toutes jeunes dans la ferveur du début de la vie monastique. Alors oui on est heureuse et souriante… On sait bien que les problèmes n’apparaissent qu’au fil des années sous le joug de l’emprise sectaire. Les soeurs à problèmes ont été envoyé au chili dans un bunker au 3e sous sol.

    • A Bethléem, on a toujours mis en avant les jeunes sœurs, qui ont pour elle les apparences, et aussi la méconnaissance à peu près totale de ce dont elles parlent (parfois beaucoup, beaucoup trop ?), avec beaucoup d’aplomb.

      Cette manière de procéder est très ancienne dans la communauté. Elle peut « marcher » avec certains ; De fait, elle a marché.

      Elle ne marchera peut-être pas avec les personnes mandatées pour la visite, qui semblent être à l’autre bout du parcours.

    • Tous ces témoignages à charge ne paraissent pas très convaincants, on aimerait plus de mesure dans leur expression, voire des interrogations, sauf à ce que le débat charitable ne soit pas l’objectif avéré… Ce d’autant plus que mon expérience sporadique -mais ancienne et récurrente depuis plus de 30 ans- de la communauté dans différents monastères, est loin de me laisser l’impression si marquée que vous propagez. Laissez au moins place à la charité dans vos rubriques : avec humilité et bienveillance, que recommanderiez-vous précisément à cette communauté grâce à laquelle, qui peut le nier, tant se sont approchés de Jésus, pour mieux accomplir sa vocation contemplative ?

      • Vingt ans de vie monastique — et pas d’expérience sporadique — dont neuf ans dans une dérive sectaire me permettent de considérer comme authentiques les témoignages que j’ai lus ici.

        Si la congrégation veut s’en sortir, il faudra élaguer les constitutions pour leur rendre un nombre raisonnable de pages , supprimer le cahier de la Vierge, organiser de vraies élections, permettre aux sœurs de se confesser librement et respecter le code de droit canonique. Organiser des séances de formation continue où les formateurs seraient des religieux, des contemplatifs non membres de la congrégations pourraient aider l’institut à se réorienter dans la bonne direction.

      • « On aimerait plus de mesure dans leur expression, voire des interrogations »

        Je crois que les personnes qui s’expriment ici n’interrogent pas parce qu’elles disent ce qu’elles ont vécu. Il est vrai qu’elles le disent souvent sans mesure parce qu’il y a derrière beaucoup de colère et d’exaspération : Ce sont des personnes qui un jour ou l’autre se sont senties trahies.

        Peut-être le « débat charitable » n’est-il pas exactement l’objectif, en effet. Il s’agirait peut-être plutôt d’arriver à se faire entendre. Je pense qu’il y a eu ici un phénomène « cocotte-minute », assez fréquent lorsqu’on laisse pourrir les situations.

        « Communauté grâce à laquelle, qui peut le nier, tant se sont approchés de Jésus »

        Personne ne le nie : L’importance et la qualité de l’accueil remonte aux origines de la communauté. C’est même par ce biais que beaucoup y sont entrées pour mener une vie « contemplative » aux contours mal définis et sans cesse en mouvement, qui s’est avérée être un véritable piège pour un certain nombre. Les désordres subis, largement et assez violemment exposés ici, touchent l’âme et sont difficilement perceptibles par les visiteurs.

        Et je crois avoir compris que, sur ce site, la charité s’efforcerait plutôt en direction de ceux qui peinent à se faire entendre, qui sont, il est vrai, souvent en proie à des bouillonnements de nature et de qualité mélangées, et qui sont habituellement tenus pour seuls responsables, voire coupables, de leur situation. Sans doute n’était-il pas assez bien pour une si belle communauté …

        • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique

          Ce titre laisse entendre qu’il y aura une sanction. Le vatican n’est pas dupe… On a beau collectionner les témoignages sirupeux après appel à témoin, on ne peut pas masquer la réalité : de graves défiances sectaires sous couvert d’une famille conduite par le priorat de la vierge et d’un projet divin qui nous « précède ».

          • Ceux sont la supérieur générale elle-même qui a demandé une visite canonique pour mettre fin à toutes les attaques reçues.

            A tous les bloggeurs de ce site, cette communauté monastique est loin d’être sectaire. Ce n’est pas parce qu’il y a eu des dérives à ses débuts, comme dans toute communauté religieuse et de laics, que la communauté toute entière est sectaire. Le discernement des novices est pris très au sérieux et les postulantes sont parfaitement libres. C’est un appel radical où la règle est adaptée à la personnalité de chacune. Je connais bien les moniales, ma petite soeur y faisant parti. C’est honteux et ridicule d’attaquer à ce point la communauté toute entière. Non ce n’est pas une secte. Ma soeur y vit depuis 6 ans, et de plus en plus épanouie, libre intérieurement, pleinement femme, joyeuse. Elles se mettent à l’école de la Vierge Marie qui prient le rosaire en continue et médite la Parole de Dieu dans son cœur. Ceux sont des contemplatives, elles se forment sur les écritures et les encycliques, elles sont continuellement en adoration devant le Saint-Sacrement, vivent leur artisanat monastique dans l’humilité et l’amour tout offert pour le monde comme Marie à Nazareth. Leur menus sont concocté par des diététicienne pour un respect du corps, elles pratiquent la méthode Vitoz et la caligraphie pour être bien incarnées, elles sont bien accompagnées. Ma soeur va très bien ! Et à chaque fois que je vais en retraite au monastère, je suis bien accueillie et c’est un lieu de paix. A tous les blogeurs sur ce site, les témoignages des anciens sont subjectifs, non objectif. L’Eglise elle-même est faite de pêcheurs. Le Vatican lui-même. Est-ce pour autant que c’est une secte ? Non. C’est limite démoniaque les attaques des uns et des autres.

            • Marie, sur le site que vous référencez, et sur lequel il est impossible de laisser un commentaire (ça en dit long sur l’esprit de dialogue) la supérieure générale admet contrevenir au code de droit canonique au moins sur deux points, non pas de manière exceptionnelle mais habituelle.

              Pour vous donner un ordre de comparaison, c’est comme si vous justifiez le fait de brûler ordinairement des feux rouges ou de vous garer habituellement là où c’est interdit.

              Aucun ordre ancien ne prend ce genre de liberté vis à vis d’un texte de loi de l’Église catholique.

              Question discernement, un témoignage sur ce site nous présente une jeune femme qui a interrompu ses études alors qu’elle était près d’en atteindre le terme pour rentrer dans cette congrégation. Ce n’est pas seulement de l’imprudence ou de l’inconscience. C’est présumer de sa persévérance. On est dès lors en droit de mettre en doute la qualité de ce discernement.

              C’est votre sœur qui est entrée dans cette congrégation, pas vous. Tant que vous n’aurez pas vécu vous-même en tant que religieuse, et non en tant que retraitante, dans cette congrégation, vous ne pouvez pas vous faire une idée exacte de la vie qu’on y mène.

              Quand une communauté, une famille religieuse va à la dérive, elle fait tout ce qu’il faut pour préserver sa façade. Et ses membres, même s’ils y sont malheureux, feront tout ce qu’il faut pour faire croire le contraire. C’est le propre d’une dérive sectaire et c’est ce que j’ai vécu personnellement, au sein d’une communauté qui connaissait de telles dérives. Le beau sourire de votre sœur et son air épanoui ne sont pas des garantie probantes que tout se passe comme cela se devrait au sein de cette congrégation.

              Les premières critiques que j’ai entendues vis à vis de cette congrégation étaient le fait de religieuses contemplatives d’autres ordres qui assumaient des fonctions impliquant de grandes responsabilités.

              Les témoignages que je lis ici rejoignent mon propre vécu au sein d’une autre famille religieuse et c’est la raison pour lesquels je les estime dignes de foi.

              Enfin, pour la forme, ce qui a mis un terme à la dérive sectaire de la communauté dans laquelle je me trouvais, c’est une visite apostolique faite à la demande même de celle qui régnait en despote sur la communauté. Elle était tellement aveugle sur ses propres torts qu’elle a cru que le Saint-Siège allait avaliser tous ses travers. La conclusion de la visite lui a demandé de quitter la communauté pour en rejoindre une autre du même ordre, elle a préféré se faire séculariser.

              • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique 27 juillet 2015 14:50, par miséricorde

                j’ai moi même arrêté mes études pour entrer dans une congrégation religieuse, j’avais 21 ans. On ne traitera jamais la congrégation dans laquelle je suis entrée de « sectaire ». Pourquoi ? parce que ce n’est pas une communauté nouvelle, elle ne fait pas partie des « cibles », elle est labélisée « ignatienne » On aura raison de ne pas la traiter de « sectaire » car ce n’est pas le cas. Il y a eu un discernement. Les personnes qui ont décidé se sont engagées, ont prié, elles ont pris comme moi des risques car le départ d’une communauté est déchirant aussi bien pour ceux qui partent que pour ceux qui restent. Pourquoi ne peut on pas imaginer le même respect des personnes , chez ces sœurs de Bethléem que vous stigmatisez tellement. « ce n’est pas vous qui êtes dans cette congrégation c’est votre sœur » j’ai envie de vous dire « vous non plus » . Vous vous êtes entrée dans une autre communauté. Peut être faites vous un transfert de ce que vous avez vécu sur ce que vous imaginez de la vie des autres ?. D’autre part , Marie parle de sa sœur, elle la connait peut être mieux que vous et ne se contente peut être pas de voir son sourire pour la sentir « épanouie » Vous reprochez au blog « sans décor » de na pas permettre de droit de réponse sur leur blog. N’oubliez pas que c’est ’l’envers du décor " qui a commencé à lancer des accusations. N’ont ils pas le droit de se ménager un droit de réponse en se protégeant des attaques que vous pourriez y faire.?

                • Miséricorde Bonjour,

                  Relisez tout simplement les dizaines de témoignages mis en ligne ici et revenez-nous dire si vous trouvez que les personnes qui témoignent n’ont pas été victimes d’une communauté sectaire…

                  Ce sont d’abord des témoignages (qui tous convergent et tous semblent vérifier avec des personnes qui ont fait le leur chacun de leur côté ) : c’est accablant…

                  En espérant que ce système qui broie les individus sera vite démantelé pour que toutes et tous reprennent une vraie liberté de penser et d’agir…

                  Quelqu’un a-t-il des nouvelles de la visite canonique ?

                  • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique 27 juillet 2015 17:22, par miséricorde

                    Alexandre, bonjour, "Ce sont d’abord des témoignages qui tous convergent…. Le problème est que vous tenez comme crédibles seulement ceux qui « convergent » dans votre direction. Il y en a d’autres qui vous ont été envoyés ici qui sont systématiquement rejetés………parce que divergents des premiers. Cela s’appelle du parti pris

                    • Les témoignages qui prennent la défense de la congrégation ont été publiés. Vous aussi, vous pouvez librement vous exprimez sur cette plateforme.

                      Personne n’a jamais déduit qu’interrompre ses études pour entrer dans une congrégation ou un ordre contemplatif est la preuve d’une dérive sectaire. Il s’agit d’un manque de prudence et cela soulève la question du discernement, parce qu’ainsi, on présume de la persévérance du candidat.

                      Cela n’est pas tout à fait comparable à l’entrée dans une congrégation apostolique (je ne connais pas de congrégation contemplative ignatienne) parce que les congrégations apostoliques assurent la formation professionnelles de leur membre. C’est rarement le cas dans les branches contemplatives.

                      Si on ne peut que pointer le manque de prudence dans le fait d’accepter des personnes chez qui l’interruption des études compromettrait la réinsertion en cas de non persévérance, on est en droit de soupçonner des dérives là où on trouve normal de déroger au code de droit canonique.

                      Le transfert, en psychologie, concerne des relations interpersonnelles. On ne peut pas faire un transfert sur des récits de vécus.

                      Ayant fait l’expérience, après ce séjour dans cette communauté déviante, d’une communauté appartenant au même ordre qui, elle, fonctionnait correctement, je suis en mesure de faire la part des choses entre des témoignages relatant des abus et des témoignages de personnes qui n’étaient pas à leur place dans la vie religieuse.

                      • « Je suis en mesure de faire la part des choses entre des témoignages relatant des abus et des témoignages de personnes qui n’étaient pas à leur place dans la vie religieuse ».

                        Des personnes qui n’étaient pas à leur place dans la vie religieuse, je crois qu’il y en a eu beaucoup. Et je crois que ce n’est rien de dire qu’on ne leur a pas rendu service en les gardant sans fin au monastère, sans véritable discernement (en était-on capable ?), dans une espèce de vie végétative où l’on semblait attendre sans fin on ne sait quoi, ou dans une situation toujours plus confuse, pleine de révoltes et de découragements.

                        Tout cela alourdissait terriblement la vie commune.

                        Je pense qu’à la clé, il y avait la confusion souvent évoquée entre le psychologique et le spirituel. Je pense qu’à la clé, il y avait aussi cette idée qu’à force d’explications et de discours théoriques sur la vocation monastique et la vocation (toujours en devenir …) de Bethléem, on allait susciter cette vocation.

                        Et on ne saura jamais qui et combien ont perdu leur premier appel dans cet incessant charivari. Peut-être que les intéressées elles-mêmes ne le sauront jamais. D’autres ont tenu et sont toujours là. Et c’est ainsi.

                      • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique 28 juillet 2015 13:00, par miséricorde

                        les congrégations apostoliques assurent la formation des personnes" sauf si elles quittent la communauté avant d’avoir suivi cette formation. Comment pouvez vous parler de manque de prudence alors que vous n’étiez pas dans la situation, vous n’avez pas tous « les tenants et aboutissants » ?

                        • Pour avoir longtemps vécu dans la communauté de Bethléem, je peux dire que le manque de prudence dont parle @luciole était bien réel, et constant.

                          Toute jeune fille qui passait au monastère était une vocation en puissance. La grande majorité de celles qui s’approchaient pour mieux voir, faisaient l’objet de fortes recommandations (peut-être sincères mais systématiques, et déjà abondamment décrites sur ce forum : « Ne pas faire attendre le Seigneur », etc …).

                          Il fallait surtout éviter que la jeune fille s’éloigne, même momentanément pour terminer quelque chose, de crainte qu’elle ne revienne pas. En interne, on évoquait le « Roi Hérode » que les mages ont rencontré sur le chemin de Bethléem …

                    • Donc, miséricorde, vous pensez sérieusement que les dizaines de personnes qui témoignent ici (les témoignages de sans décor ont été fait parce que ceux-ci existaient, pas l’inverse) sont des affabulateurs et des menteurs ?

                      Dans quel but autant tant de personnes pourraient-elles inventer (cela ne s’invente pas ce qu’elles racontent, malheureusement….) et mentir ?

                      si vous aviez une explication ….

                      Les personnes encore sous emprise vont défendre absolument le système qui broie leur liberté, c’est un fait connu dans toutes les emprises (sectaire ou autre) peut-être pourriez-vous étudier le phénomène : cf http://www.lenversdudecor.org/Comment-identifier-une-derive-sectaire.html

                      Nous ne sommes pas là dans l’ordre de l’accusation « ou la »défense« mais bien dans »personnes démolies« et »personnes sous emprises" c’est bien plus grave que de dire vous avez tort et j’ai raison, là il s’agit de la VIE des personnes : c’est gravissime

                      allez Miséricorde, étudiez sérieusement la question et revenez avec un discours plus argumenté que « c’est pas vrai ! »

                      • Merci pour ces remarques, Alexandre car vous soulevez la question très importante des témoignages. La question n’est peut être pas tant de savoir si la personne ment ou affabule( quoique que cela puisse se produire mais pas pour la majorité des cas je vous l’accorde). Le témoignage porte plus sur l’interprétation des évènements. Il y a une part de subjectivité autant pour le narrateur que pour celui qui reçoit le témoignage. La subjectivité n’est ni bonne ni mauvaise. Elle est de fait. Je me rends compte qu’un certain nombre de témoignages sont toujours reçus ici avec la même et la seule interprétation« les personnes sont dans le déni »Il n’est pas possible d’imaginer une seule seconde que les personnes puissent dire vrai. L’investigation constitue une partie importante de mon activité professionnelle. Il m’arrive aussi de me dire : pourquoi ces personnes mentiraient t’elles ?, elles ont toutes la même version d’un même évènement, et puis en comparant avec d’autres faits, par le jeu des confrontations on s’aperçoit que la réalité est encore autre( ce qui ne met pas forcément en question la sincérité des personnes mais leur interprétation dans leur manière de grossir tel fait de diminuer tel autre……) C’est pour cela qu’en matière judiciaires les témoignages sont un élément de l’enquête , ils sont très importants mais toujours à manier avec une extrême précaution. Il ne faut surtout pas en privilégier certains et en renvoyer certains au nom d’une théorie( celle du déni ici). Je ne dis pas que le déni n’est pas possible mais c’est la seule grille de lecture que vous utilisez. Ce n’est pas parce que le déni est un symptôme des personnes sous emprise que tous ceux qui ont des témoignages contraires à celle « des victimes » sont dans le déni.

                  • Ce qui m’accable dans ce blog ce n’est pas Bethléem, ce sont les personnes qui écrivent ici tant de sa subjectivité contre Bethléem, … en son pur état victimal ! c’est dégoutant

                    • Jésus est-il dégoûté ?

                      La souffrance est, de fait, une réalité éminemment subjective …

                      Il y a, fort heureusement, actuellement dans l’Eglise des personnes et des services non dégoûtés, qui se préoccupent d’écouter cette souffrance et d’y apporter une réponse personnalisée.

                      Les mêmes, ou d’autres, savent aussi discerner les causes et se préoccuper d’y remédier utilement. Merci au eux tous.

                • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique 27 juillet 2015 16:48, par ça ne s’arrêtera jamais

                  « N’oubliez pas que c’est ’l’envers du décor » qui a commencé à lancer des accusations. "

                  Ben, oui, quoi, c’est de votre faute, aussi : c’est quoi cette manie de vouloir défendre les victimes ?

                  Non mais sans blague ! Si on ne peut même plus escroquer tranquillement les gens dans l’Eglise Catholique !

                • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique 28 juillet 2015 13:55, par Xavier Léger

                  Je me permets d’intervenir dans cette discussion pour apporter mon grain de sel.

                  D’abord, j’aimerais rappeler que le phénomène des dérives sectaires est particulièrement difficile à saisir, non seulement parce qu’il relève de manipulations, mais également parce qu’il est produit par plusieurs facteurs. Pris isolément, chaque facteur pourra sembler anodin… mais quand tous les facteurs arrivent ensemble, le résultat est terrible. Il est ainsi possible que des communautés saines recrutent des jeunes non diplômées, pour une raison ou pour une autre, sans que cela conduise à affirmer que cette communauté est sectaire. Ce point n’est qu’un facteur, parmi d’autres.

                  D’autre part, le cas du recrutement des jeunes gens est souvent symptomatique de l’état de santé morale d’une communauté. En discutant avec différents religieux, et avec des anciens de différentes communautés nouvelles, on note qu’il y a plusieurs cas de figures :

                  • La communauté invite un candidat à finir ses études et à obtenir un diplôme professionnel (parfois, en lui permettant de vivre dans la communauté ; parfois en exigeant qu’il reste « dans le monde »). Parfois la communauté exige même que le candidat ait une petite expérience professionnelle.
                  • La communauté accepte un candidat qui n’a pas fini ses études, car ce dernier a fait un sérieux discernement et engage pleinement sa propre liberté. (Elle accepte, sans l’encourager… et va éventuellement mettre à l’épreuve ce candidat).
                  • La communauté fait de la promotion vocationnelle, des campagnes de recrutement… et encourage ses éventuels candidats à tout lâcher au plus vite pour rejoindre la communauté.

                  Seule la dernière attitude me semble résolument mauvaise, irresponsable et irrespectueuse des candidats.

                  En effet, une communauté qui fait pression sur un jeune pour l’inviter à abandonner des études en cours, a toutes les chances d’être dysfonctionnelle : car agissant ainsi, elle privilégie SON propre bien à celui de ses membres (elle oublie que ses propres membres sont des être humains, dont on doit respecter le discernement et la liberté).

                  • … « agissant ainsi, elle privilégie SON propre bien à celui de ses membres (elle oublie que ses propres membres sont des être humains, dont on doit respecter le discernement et la liberté). »

                    Je crois que, dans le cas Bethléem, on pensait agir aussi dans le bien des personnes.

                    C’était le bien de la communauté de recruter, et c’était un bien tout court de tout faire pour le développement de la communauté. Mais c’était aussi forcément le bien des personnes d’entrer à Bethléem : Il y avait une absolutisation de la communauté.

                    • Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique 7 août 2015 00:05, par ancienne novice

                      @Barbara « Toute jeune fille qui passait au monastère était une vocation en puissance. La grande majorité de celles qui s’approchaient pour mieux voir, faisaient l’objet de fortes recommandations (peut-être sincères mais systématiques, et déjà abondamment décrites sur ce forum : « Ne pas faire attendre le Seigneur », etc …). »

                      En étant une ancienne soeur (sans prémieres vouex) de Bethléem je peux témoignager qu´on n´hésite pas de tout à mentier aux voyageuses (= retraitantes pendant le mois de recrutement) concernant de sujets graves. L´ange qui m´a accompagner m´assurer que je pourrais visiter ma mére trés agés (je suis la seule fille, ma mére faible de santé, sans foi) avant mon pris d´habit. Moi j´ai pas de tout demander cette exception ! Mais… elle (representant cette ordre austere + nouveau erigé pontificallement) se montrée a travers de cette "respect dans un cas affective exceptionnel) dans une lumiére assez trompeuse. 9 mois aprés … les grandes degats : Sincérement j´ai parlé la premiére fois a mon accompagnatrice depuis mon entrée en clotûre de cette « promesse de misericorde ». Finalement on m´a fait semblant que cette soeur a agit trés autonome pendant le mois evangelique etc. etc. etc. et - pour « soigner » ma confiance brisée qu´on me dit la verité la prieure aux MontsVoirons m´a proposé un vol pour chercher ma maman pour l´inviter a mon pris d´habit. Je vous assure j´étais a mon époque parmis 12 filles qui ont pris l´habit la seule oú personne a venu pour mon prise d´habit dans un monstére a l´étranger - sauf mon vieux papa et peut-être j´etais a partir de cette petite Episode déjà sur la liste de personnes qui sont difficile a « satisfair » dans leur « recherche de la vérité » au Bethléem. A la veille de mon pris d´habit mon ange ma parlé du « démon du pris d´habit ». C´est la maniére de « calmer » aprés le devoilement de la perifde machinerie du recrutement de Bethléem.

                      Sans les témoignages et dossiers de mes ex-frères et soeurs personne que trancher les multiples noeuds des évenements shoquants en clotûre.

                      Moi j´étais toujours reconnu par toutes le monde comme une personne qui est trés courageuse. Pourquoi donc Bethléem m´a envahi déjà pendant le mois evangelique mon droit de dire mon « Au revoir » a ma mère si il n´y a pas un retour ? Pourquoi Sr Marie a dit ? « Si ta mère t´aime elle va venir pour ton pris d´habit !!! »

                      • je suis ancien bethleem. pourquoi les victimes sont gelés ? vatican, bethleem pourquoi ? pendant les années j’ai crevé avec sourire des supérieur. vivre dans un chantier de cabane 5 m2 pendant des annés… pas de temps pour le prières. Travail comme une esclave jusquà la limite. j’ai cuis des gateaux, mon responsable a tout jeté vers la poubelle et recomencé encore une fois parceque le gout n’est pas bon. j’ai pleuré et humilié. chez bethleem les recrus de la bonne famille sont bien traité avec un bel hermitage et du beau travail. On m’a mise dans la corvé tous le temps. Une fois j’ai pris des douleur partout j’ai tellement crié la douleur enfin mon responsable m’a envoyé au docteur avec mon chien de garde soeur qui a tout ecouté et ne ma pas quité de la semelle. encore l’humiliation et colere. Pourquoi ca arrive ca chez bethleem ? je suis sorti casse c’est long pour la reconstruction ! merci pour ce temoignage.

                        • Vous êtes arrivé à sortir de là comment finalement ?

                          • Vous êtes arrivé à sortir de là comment finalement ?

                            Il ne faut pas croire qu’à Bethleem on garde les gens de force. Bien au contraire quand on a affaire à un « cas », en l’occurence cette ancienne semble avoir bien souffert, on s’empresse de « bien » s’en débarrasser. En cela je suis d’accord avec les défenseurs de la communauté : ce n’est pas une secte, voyez… les gens sont libres de partir !

                            Mais dans quel état ?

                        • Je ne sais pas si cela correspond à votre expérience mais j’ai dû bien des fois refaire le repas de Soeur Marie : Ce qu’on lui préparait, n’était jamais assez bon, même les gâteaux dont elle se nourrissait presque exclusivement à certaines périodes …

                          Il ne faut pas se sentir humiliée pour cela : Une grande partie des « maladies » de Soeur Marie n’existait que dans sa tête, et ses manies et phobies alimentaires étaient nombreuses et variables. A mon avis, cela tenait à son mode de vie un peu « hors de sens ».

                          En plus, il y avait les soeurs qui l’entouraient plus spécialement, et qui exprimaient leur dévotion à son égard en multipliant les exigences …

                          Ce n’est rien de plus. Et c’est passé maintenant.

                          • ooups… le témoignage de Kathleen a sauté ? il semblait pointer des choses importantes pourtant…

                          • Une fondatrice qui est dependante des « reponses » de sa pendule et une communauté qui ose la demarche vers Rome pour faire beatifier cette fondatrice en question ---- cela rend Bethléem pour le monde catholique et le monde secularisé absolument ridicule. (Et en plus la même blamage pour l´ancien guide spirituel de Soeur Marie, le Père M.-D. Philippe, pour qui on n´a pa pu obtenir l´ouverture du proces de béatification.

                            Je ne sais plus si ca me fait pleurer ou rire du fond de mon cœur (transpercé pendant mon temps de de-formation á Bethléem)…

                            • « Au lieu d’éprouver et de discerner si le Seigneur appelle vraiment le postulant à la vie monastique, écrit Fabio Barbero, c’est l’inverse qui se produit : on le manipule pour qu’il reste. »

                              C’est de l’ordre du simple bon sens : à quoi bon engager quelqu’un dans une vocation qui ne serait pas la sienne, qui le rendrait malheureux toute sa vie et qui serait en décalage avec la vocation de toute la communauté ?

                              Quand Fr Silouane dit cela, il oublie de mentionner que la plupart des jeunes qui rentrent après le mois évangélique, ne restent pour un grand nombre justement, que quelque temps dans la communauté. quelques années qui se comptent sur le doigt d’une main voir deux. Il y a bien un turn-over important à Bethléem. Il faut des petites mains pour faire vivre le monastère. Qu’il y ait des vrais vocations nul ne le conteste mais il y a aussi la politique du recrutement à l’aveugle. On jette le filets dans l’espoir de prendre des gros poissons, pour le reste les petites sardines souriantes et travailleuses serviront à maintenir l’illusion d’une communauté florissante

                              • @turpin Il y a une grande sagesse dans la compte « Cendrillon ». Les deux belles-soeurs de Cendrillon le savent bien qu´elles n´ont pas « la vocation » pour se marrier avec le prince mais il sont prêt pour l´automutilisation. Mon temps á Bethléem se servi de beaucoup myths autour du phénomene de la « noce mystic ».

                                Mais il y a partout l´instrumentalisation, des personnes mais aussi même du Seigneur au Saint Sacrament. J´étais absolument surprise de lire dans la témoignage d´Hélène la passage suivante…

                                temoignage d´Hélène En arrivant à Bethléem, me rendant compte que chacune avait le Saint Sacrement dans sa cellule, j’ai moi-même voulu L’avoir pour être semblable à mes sœurs, mais aussi pour me rassurer qu’un sain (ou saint ?) discernement existait quant à une telle demande. Ma Prieure m’a dit que seule, sœur Isabelle, était la gardienne du Saint Sacrement pour Bethléem. Il me fallait donc en faire la demande auprès d’elle par écrit. Ce que je fis.

                                Son acceptation immédiate quant à une telle demande m’a alors profondément troublée : quelle facilité ! Où était le discernement alors qu’elle ne me connaissait pas ? Comment pouvait-elle juger de la maturité ou de l’irresponsabilité de mon cœur ? Et puis dans le monastère où j’étais nous vivions en caravane. Des caravanes dignement aménagées, mais qui n’empêche pas le réel incarné : 6m² sont aussi vite rangés qu’en désordre, avec un seau hygiénique à moins d’un mètre du tabernacle !

                                Alors au bout de quelques jours, après examen de conscience dans la solitude de ma cellule, la fin ne justifiant pas les moyens, j’ai demandé le retrait du Saint Sacrement auprès de ma Prieure. Cette demande m’a été refusée et ce, pendant 7 ans : « C’est notre charisme. Nous l’avons reçu directement de l’Église. Donne tes pensées à la Vierge, tu es dans l’erreur ; nous sommes trop petits pour vivre sans le Seigneur en solitude. Il faut que tu Le gardes ! »

                                A ce sujet, le pire fut pour moi la retraite de cinq jours d’action de grâce de la profession : il s’agit d’une adoration perpétuelle devant le Saint Sacrement. Ainsi, on dort dans son petit oratoire, tabernacle ouvert. On consomme Tagliatelle et Tiramisu, dans son oratoire, tabernacle ouvert ! Tous les repas y passent. Et pour permettre à la jeune « mariée » de ne pas quitter son Époux pendant ces cinq jours, une autre petite sœur lui apporte, jusque dans son oratoire, un beau petit plateau enluciolé et fleuri, décorant ses repas quotidiens.

                                Ces 5 jours de retraite d’actions de grâce me furent un véritable martyre pour ma conscience : soit je fermais le tabernacle et prenais mes repas à part, mais dans ces cas-là j’étais dans la désobéissance par rapport au « mandat » de Bethléem sur moi. Soit, je prenais mes repas, comme si je jouais à la dînette, devant le Seigneur. Mais c’était ma conscience théologale qui en était grandement perturbée. Et je me demandais : « est-il possible que Benoît XVI soit au courant de cette pratique ? Est-il possible que réellement, il soit d’accord avec ça ? Seigneur, j’ai tellement l’impression de te manquer de respect. Jamais, quand j’étais dans le monde, il ne me serait arrivée de rentrer dans une église en avalant un pic-nique déjeuner, sous prétexte d’être encore plus proche de Toi ».

                                Merci d´avoir aussi beaucoup de compassion avec Jésus-Crucifié qui a la deuxiéme place - après la Vierge Marie- au Bethléem.

                                J´ai entendu souvent dans l´église l´axiom que les communautés nouvelles avec beaucoup d´adoration eucharistiques ont aussi beaucoup des vocations (qui restent).

                                Le Saint Sacrament recu en Éremitage était selon mon propre expérience dans le meme sens TROP. L´acte de foi chez les Chatreux est plus saine - prier en solitude sans le Saint Sacrament.

                                La presence de Jésus dans les soeurs malades était déjá « un surcroît » de presence de Dieu. Pourquoi il-y-a-t´il 75 tabernacles avec le Saint Sacraments aux MontsVoirons ?

            • Merci Marie ! La vérité sera le vainqueur ! D’un seul cœur avec vous, on est en famille !