Lundi 23 septembre 2013

Mgr Mansour Labaky, jugé coupable

Le 19 juin 2013, la Congrégation pour la doctrine de la Foi a pris un décret concernant le P. Mansour Labaky, du clergé de l’Archiéparchie de Beyrouth des Maronites. Le P. Labaky est interdit de toute célébration et intervention publique.


Archevêché de Paris - Officialité provinciale
70, rue Falguière - 75015 PARIS
Paris, le 11 septembre 2013

A la demande la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, j’ai l’honneur de vous communiquer la décision définitive rendue par la Congrégation concernant le Père Mansour Labaky.
Le décret conclusif du procès pénal administratif (can. 1486 CCEO) a établi que le Père Mansour Labaky était coupable des délits dont il était accusé. et lui a imposé des peines expiatoires à perpétuité. Le père labaky a présente un recours contre ledit décret à la Session Ordinaire (Feria IV) de la Congrégation, selon l’article 27 du motu proprio « Sacramentorum sanctitatis tutela ».
La session ordinaire du 19 juin 2013 a décidé du rejeter ce recours et, en même temps, a confirmé le décret du 23 avril 2012. Par conséquent, les peines infligées doivent atteindre le Père Labaky à compter du 19 juin 2013, étant exclu tout recours ultérieur.
Les peines imposées au Père lobaky sont la vie de prière et pénitence prévue par le can. 1426 CCEO. la privation de son office ecclésiastique, la défense de célébrer les Mystéres coram populo, de quelconque forme de direction spirituelle, de prendre part à tout genre d’activité publique ou dans les médias (conférences, interviews radio ou télévisées, déclarations sur internet, célébrations liturgiques, etc.) et d’avoir des contacts avec les victimes.
Restant à votre disposition pour de plus amples infomations, je vous prie de croire, Madame, en mes sentiments distingués.

Mgr Augustin ROMERO




ARCHEVECHE DE PARIS
OFFICIALITE DE PREMIERE INSTANCE

Madame,

Suite au signalement effectué par plusieurs personnes à l’encontre de l’abbé Manour Labaky, prêtre maronite, une enquête préalable a été ouverte par l’Ordinaire des Orientaux de France et confiée au Tribunal Ecclésiastique de Paris le 21 septembre 2011. Le résultat de l’enquête a été transmis à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à Rome, le 16 décembre 2011. Il est complété par un nouvel élément le 13 mars 2012. Le prévenu a été entendu par la Congrégation les 14 et 30 mars 2012.
Par décret du 23 avril 2012, les autres faits étant prescrits, le prévenu a été reconnu coupable de deux chefs d’accusation :

  • Le délit contra sextum à l’encontre de trois mineures ;
  • Le crime de sollicitation à l’occasion de la confession à l’égard d’une victime.
    En conséquence, tenant compte de l’age de l’accusé, les peines suivantes sont infligées :
  • Une vie de prière et de pénitence dans une communauté religieuse ou dans un autre lieu retiré à déterminer par l’évêque éparchial en accord avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, où tout contact avec des mineurs sera écarté ;
  • Privation de tous les offices ecclésiastiques exercés actuellement ;
  • Interdiction de célébrer les sacrements coram populo, c’est-à-dire en public, pouvant simplement célébrer l’eucharistie dans la communauté ou le lieu retiré où il sera confiné, et perte des facultés pour confesser toute personne, sauf en danger de mort ;
  • Interdiction d’assurer toute direction spirituelle, de participer à des manifestations publiques ou médiatiques (conférences, apparitions à la télévision, célébrations…) ainsi qu’interdiction de prendre contact avec les média ou ayec les victimes. Conformément à l’art. 27 du motu proprio « Sacramentorum sanctitatis tutela », le coupable pourra interjeter un recours contre cette décision auprès de la Session Ordinaire (ou Feria IV) de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans un délai péremptoire de soixante jours utiles à partir de la notification du présent décret.
    En cas de violation des peines susmentionnées, le coupable encourt l’excommunication mineure (cann. 1406 §1 et 1431 §1 CCEO) le temps nécessaire à l’application de ces peines.
    Restant à votre disposition pour de plus amples informations, je vous prie de croire, Madame, en mes sentiments distingués.
    Mgr Augustin ROMERO, Official de Paris