Mardi 18 février 2014 — Dernier ajout jeudi 27 mars 2014

Saint Pierre met en garde contre les faux docteurs

Voici un extrait édifiant de la deuxième lettre de Saint Pierre (2P 2, 1-9), dans laquelle le chef des apôtres s’en prend ouvertement et sans ambages aux faux prophètes et aux faux docteurs qui induisent le peuple de Dieu dans l’erreur et le péché.

Contre les faux docteurs

Mais il y a eu aussi dans le peuple de faux prophètes, comme il y aura parmi vous de faux enseignants, qui introduiront des options ruineuses et renieront le maître qui les a rachetés. Ils se préparent pour bientôt la ruine.

Beaucoup de gens les suivront dans leur débauche ; à cause d’eux, le chemin de vérité sera outragé, et dans leur cupidité, ils vous exploiteront par des discours fabriqués ; leur condamnation est depuis longtemps à l’œuvre, et leur ruine est en alerte.

Car Dieu n’a pas épargné les anges qui avaient péché, mais il les a livrés aux cavernes infernales des ténèbres, où ils sont réservés pour le jugement. Il n’a pas non plus épargné le vieux monde, mais, quand il a fait venir le déluge sur le monde des impies, il a protégé huit survivants, dont Noé qui proclamait ce qui est juste.

Il a condamné les villes de Sodome et Gomorrhe à la catastrophe en les réduisant en cendres, faisant ainsi un exemple pour les impies de l’avenir, et il a délivré Lot, le juste, accablé par la vie de débauche de ces gens dévoyés : en effet, avec ce qu’il voyait et entendait, ce juste, habitant au milieu d’eux, sentait son âme juste torturée jour après jour par leurs actions contraires aux lois.

Le Seigneur sait donc délivrer de la tentation les hommes religieux, et réserver pour la punition au jour du jugement les injustes, surtout quand ils suivent dans leurs désirs charnels la passion qui les souille, et dédaignent la souveraineté de Dieu.

Trop sûrs d’eux, arrogants, ils ne craignent pas d’outrager les êtres glorieux, alors que les anges, qui leur sont pourtant supérieurs en force et en puissance, ne portent pas contre ceux-ci un jugement outrageant de la part du Seigneur.

Ces gens-là sont comme des bêtes sans raison, que la nature a mises au monde pour être capturées et pourrir ; ils outragent ce qu’ils ignorent, ils pourriront donc avec les animaux ; ils récolteront le malheur comme salaire du malheur qu’ils auront causé. Ils croient trouver leur bonheur dans les plaisirs qu’ils prennent en plein jour, ils ne sont que tache et souillure avec leurs plaisirs et les tromperies qu’ils emploient quand ils s’empiffrent avec vous.

Tous leurs regards, tournés vers les femmes adultères, sont en permanence avides de pécher. Ils séduisent les âmes sans solidité, ils ont le cœur exercé à la cupidité, ce sont des enfants de malédiction.

Abandonnant le droit chemin, ils se sont égarés, ils se sont engagés sur le chemin de Balaam fils de Bosor ; heureux de recevoir le salaire du malheur, celui-ci a pourtant reçu une leçon pour sa transgression : une bête de somme sans voix s’est mise à parler avec une voix humaine et s’est opposée à la folie du prophète.

Ces gens-là sont des sources sans eau, des nuées emportées par la tempête ; l’obscurité des ténèbres leur est réservée. Ils profèrent des énormités pleines de vide, ils séduisent, par leurs passions charnelles et leur débauche, ceux qui viennent tout juste de quitter les gens qui vivent dans l’égarement. Ils leur promettent la liberté, alors qu’eux-mêmes sont esclaves de la pourriture : car l’homme est esclave de ce qui le domine.

Si en effet les hommes ont quitté les souillures du monde pour connaître en vérité notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, et qu’ils s’y retrouvent dominés et enlacés, leur situation finale devient pire que celle du début.

Il aurait mieux valu pour eux ne pas avoir connu le chemin de justice que de l’avoir connu et de s’être détournés du saint commandement qui leur avait été transmis. Il leur arrive ce que dit en vérité le proverbe : Le chien retourne à son vomissement, et : la truie, aussitôt lavée, se vautre dans la boue.