FAMILLE SAINT JEAN / Père Marie-Dominique Philippe

Au terme de son chapitre général, qui s’est achevé vendredi 1er novembre, la communauté Saint-Jean a voté une réforme de ses statuts et acté que son fondateur, le père Marie-Dominique Philippe, ne peut en aucun cas être considéré comme une référence spirituelle. L’accès aux archives des dominicains a permis de découvrir qu’il avait été condamné par Rome en 1957 pour avoir couvert les abus commis par son frère Thomas Philippe.

Dans Le Silence de la Vierge, Marie-Laure Janssens témoigne du long processus d’emprise mentale et d’abus spirituel qu’elle a vécu dans la communauté des sœurs contemplatives de Saint-Jean.

Marie-Laure Janssens est entrée à 23 ans chez les sœurs contemplatives de Saint-Jean, à Saint-Jodard (Loire). Elle est restée onze ans dans la communauté devenant à partir de 2005, selon sa propre expression, un « rouage essentiel du système ». Aujourd’hui mariée et mère de deux enfants, elle livre dans un récit écrit avec le journaliste Mikael Corre, une plongée accablante au cœur des dérives de certaines communautés catholiques et des complaisances ou paralysies épiscopales. « J’ai bel et bien passé onze ans dans une secte. » écrit-elle dès l’introduction.

Dans une lettre stupéfiante que révèle en intégralité Mediapart, le Vatican reconnaît pour la première fois « l’indulgence suspecte » des « petits gris » de Saint-Jean à l’égard de la pédophilie et d’autres actes de violence. La communauté demande « pardon à toutes les victimes et à leurs familles » et promet des réformes.

Accusé d’actes de pédophilie et d’agression sexuelle sur majeur, un ancien religieux de la communauté Saint-Jean, qui a reconnu les faits en 2015, est jugé ce vendredi à Chalon-sur-Saône. Des documents consultés par Mediapart révèlent que des supérieurs de cette fraternité contestée savaient tout du mal-être et des agissements de leur frère, mais n’ont jamais alerté les autorités.

Voici le témoignage terrifiant d’une ancienne oblate de la Communauté Saint Jean qui a été abusée, à partir du jour de ses 18 ans, par son accompagnateur spirituel. Ce dernier se référait à la doctrine de « l’amour d’amitié » du père Marie-Dominique Philippe pour justifier ses abus.

Un diacre de la communauté de Saint-Jean, accusé d’agressions sexuelles et de viols de jeunes filles, a été condamné jeudi à huit années de réclusion criminelle par les assises de Saône-et-Loire, où se trouve le siège historique de cette communauté religieuse déjà éclaboussée par plusieurs scandales. (Lire la suite)

Jean-Dominique Lefèvre, membre de la communauté de Saint-Jean à Rimont, en Saône-et-Loire, comparaît devant les assises. Il est accusé d’agressions sexuelles et de viols. Ses supérieurs ont été appelés à la barre des témoins mardi 26 mai 2015. Voir l’article et la vidéo ici.

A lire dans La Croix, l’article de Bruno Bouvet. Le procès devant la cour d’assise de Saône-et-Loire du frère Jean-Dominique Lefèvre, diacre et religieux de la Communauté Saint-Jean, s’est poursuivi, jeudi 21 mai après-midi, par l’audition des deux premières victimes d’agressions sexuelles.

Le Journal de Saône et Loire a publié ce matin un compte-rendu de la première journée du procès d’assise du frère Jean-Dominique Lefèvre. Ce dernier a reconnu de nombreuses agressions sexuelles, mais pas les viols. Les supérieurs de la communauté savaient, mais ils n’ont rien fait. L’une des victimes s’est suicidée. Pour lire l’article dans le JSL, cliquer ici.

Après des années d’enquête, l’association publie un Livre Noir sur la CSJ, dans lequel apparaissent les différentes pièces du puzzle permettant de mesurer la gravité des déviances qui affectent cette communauté. Nous publions ci-dessous la remarquable introduction d’Aymeri Suarez-Pazos, le Président de l’association. Le reste du dossier est en libre téléchargement sur le site de l’AVREF.

Un religieux de la communauté de Saint-Jean, déjà éclaboussée dans le passé par des scandales, comparaît à partir de jeudi devant les assises de Saône-et-Loire pour des agressions sexuelles commises sur des jeunes filles mineures et un viol sur une majeure.

Un religieux de la communauté des Frères Saint-Jean à Rimont, commune de Fley, canton de Buxy, va être jugé devant la cour d’assises de Saône-et-Loire à Chalon du 21 au 29 mai 2015 pour des faits de viols et agressions sexuelles sur des mineurs mais aussi des adultes.

Nous ne pouvons que confirmer l’article publié le 9 mars 2015 dans la revue Golias dans lequel Christian Terras dénonce les vicissitudes du père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la congrégation des frères de Saint Jean, ainsi que le déni institutionnel de la communauté.

Le 21 novembre 2013, le frère Marie-Dominique Goutierre, de la Communauté Saint Jean, a été jugé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour « absolution du complice », l’une des fautes les plus graves pour un prêtre.

À 93 ans, le père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la communauté de Saint-Jean conteste les accusations de dérives sectaires.

Une sœur de la communauté Saint-Jean vient de mourir dans des conditions tragiques. Golias publie la réaction des responsables : celle du prieur général (n° 1) ; puis celle de la supérieure (n° 2). Ou lorsque la vie humaine n’a pas d’importance, l’essentiel étant d’avoir une sainte au ciel !!!

Aux critiques signées de Me Séguy, aux accusations de soumission inconditionnelle au père fondateur, s’ajoutent plusieurs affaires de mœurs que la communauté tente d’étouffer.

Très attiré par l’idéal spirituel de saint Jean le fils bien aimé, séduit par la règle de vie de la communauté Saint-Jean, je fais un essai d’une semaine pour voir. Je ne suis absolument pas attiré par la personnalité du père Marie-Dominique-Philippe mais j’avais soif de la recherche de la sagesse.

Je vais vous relater une triste situation concernant mon fils. Alors qu’il devait entrer à la faculté de médecine, un professeur du lycée l’a entraîné à mon insu dans la communauté Saint-Jean. Mon calvaire a duré huit ans.

Des personnes qui sortent d’un couvent, d’un séminaire, qui renoncent à leurs vœux, qui choisissent une autre voie, il y en a toujours eu, et ces choix garantissent la liberté d’engagement. Ce qui fait problème dans ces cas chez les Petits Gris, ce sont les séquelles physiques et surtout psychiques, les mêmes que l’on retrouve souvent en sortie de sectes : culpabilisation, dépression, pulsion suicidaire, pertes de repères, état de « paumé » dans le monde…

Ce n’est que récemment que Mgr Séguy, évêque d’Autun, chargé par l’Église d’exercer sa vigilance sur cette communauté de droit diocésain, a reconnu l’existence de dysfonctionnements dans la communauté Saint-Jean.

Mgr Gilson, ancien évêque du Mans et de Sens-Auxerre, pasteur qui a fait montre de beaucoup d’ouverture durant son activité pastorale, manque à l’évidence de clairvoyance sur les « Petits gris ». Il n’est pas le seul d’ailleurs.

Au moment où les frères et sœurs de Saint-Jean fêtent le trentième anniversaire de leur création (1975-2005), des familles, essentiellement des parents, continuent de crier au secours, mais leurs appels, entendus un instant, se sont perdus dans un religieux silence. Ce sont des parents, mais aussi des anciens ou anciennes des communautés Saint-Jean que Golias a rencontrés au cours d’une grande enquête sur cette « famille » religieuse.

Une mère de famille qui a assisté à l’impact de la spiritualité apocalyptique de Saint Jean sur son fils témoigne. Un témoignage corroboré par un autre ancien religieux. Comment de telles choses sont possibles dans l’Eglise Catholique ? Que font les évêques ? Que fait le Vatican ?

Un médecin psychiatre proche à l’époque de la communauté Saint-Jean, aveuglé dans un premier temps par ce qui s’y passait, s’est progressivement rendu compte des dégâts causés. Document.

Depuis trente ans, la congrégation Saint-Jean fondée par le père Marie-Dominique s’est beaucoup développée. Elle ne jouit pas encore du statut favorisé de droit pontifical mais a déjà largement pignon sur rue à Rome et ailleurs. En même temps, des problèmes sont apparus qui, par leur importance et par la gravité des enjeux humains (et des souffrances : vie déchirées, troubles psychiques, internement psychiatrique, suicides), demandent un travail commun et lucide de discernement. Analyse de la « littérature » diffusée à longueur de journée au sein des communautés Saint-Jean.

C’est le journal Golias qui nous donne la primeur de cette triste révélation, que beaucoup d’entre nous espéraient sans plus trop y croire. Le fondateur de l’une des congrégations les plus foisonnantes de l’Eglise en France… était un « autre Maciel » !

La communauté Saint-Jean est une congrégation religieuse catholique, à la fois monastique et apostolique [1] , fondée en 1975 à Fribourg (Suisse) et reconnue par le Vatican. Repères.

Comme tout frère, l’oblat garde strictement et soigneusement le secret sur les affaires de la Communauté. Extrait de la règle de vie des oblats réguliers de la communauté des frères de Saint-Jean. La « Famille Saint-Jean » fête cette année le centenaire de son fondateur vénéré, le Père Marie Dominique, né le 8 septembre 1912 et décédé en 2006.

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