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Moi aussi je suis partie…

Le jeudi 29 janvier 2015
  • « Dès que j’ai demandé à sortir de Bethléem, on m’a proposé d’être suivie par un neuropsy. pendant deux ans et cela m’a fait le plus grand bien. J’ai redémarré une vie laïque sans aucun problème et Bethleem m’y a aidé ».

Moi, j’ai eu de grosses difficultés pour reprendre une vie laïque et j’ai dû en faire mon affaire. Le monastère ne m’a pas aidée. Je ne me suis pas certaine qu’il aurait pu le faire d’ailleurs : Les temps sont difficiles et il est certain que les sœurs ne sont pas en situation de s’en rendre compte. Je n’ai eu que de pieuses et vertueuses paroles, totalement décalées de ma réalité quotidienne, voire offensantes (mais c’était involontaire, je crois).

Moi aussi, on m’a adressée à un neuro-psychiatre mais je n’ai pas poursuivi ces conversations parfois surréalistes au regard de la lutte quotidienne que je devais mener pour ma survie … C’était au moins démoralisant ; Et puis, je n’avais pas vraiment le temps, ni l’énergie, ni les moyens …

  • « Je tiens à signaler que plusieurs fois j’ai fait un courrier aux sœurs du conseil sur des dérives en paroles entendues ici ou là particulièrement antisémite d’un niveau tel que je n’ai pas pu me taire et souffrir en silence. Je sais que ma lettre a été lue ».

Cela ne m’étonne pas. Du temps de Sœur Marie, l’antisémitisme de type traditionnel et préconciliaire était à peu près général dans la communauté. L’insensibilité aux évènements de la deuxième guerre mondiale, semblait totale et sans complexe. J’ai même entendu Sœur Marie parler de « païen de juif ».

Il est possible et même probable qu’avec le temps et l’arrivée des nouvelles générations, disons plus « ventilées », ce travers se soit un peu dissipé … Mais les anciennes n’étant pas toutes mortes, on comprend qu’il ait pu y avoir quelques fausses notes. Pour ma part, je ne crois pas que j’aurais pu faire des remarques à ce sujet lorsque j’étais en communauté. J’aurais été considérée avec suspicion.

J’ai cependant cru comprendre que, depuis quelques temps, on était devenu très attentif voire admiratif des juifs à Bethléem, prenant ainsi le contrepied de l’état d’esprit en vigueur du temps de Sœur Marie. Des remarques sur ce point ne pouvaient donc qu’être très bienvenues.

  • « Plusieurs fois des choses m’ont choquée à Bethleem, je ne m’en suis jamais tue et ai toujours été entendue ».

Quelle chance de n’avoir pas été traitée comme un jeune enfant … !

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