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Communauté de Bethléem : les révélations accablantes d’un ancien supérieur

Le vendredi 19 juin 2015

Petite analyse trouvée sur le web de la célèbre série culte « le prisonnier » datant de 1967. Toute analogie avec avec des faits ayants cours sur ce forum serait tout a fait fortuite…

Pour une raison inconnue, un agent, interprété par Patrick McGoohan, démissionne des services secrets britanniques. De retour dans son appartement, à Londres, alors qu’il fait sa valise, un jet de gaz à travers la serrure le plonge dans l’inconscience. A son réveil il se retrouve dans un ravissant petit village au style architectural bigarré et à l’ambiance de villégiature.

Il s’aperçoit rapidement qu’il est dans un endroit des plus étranges ; il est impossible de passer des appels téléphoniques vers l’extérieur, les taxis n’assurent que la desserte locale, les cartes de l’endroit ne portent aucune indication géographique… Un personnage étrange, le Numéro 2,semble commander le Village et lui dira bientôt que son maître, le mystérieux N°1, veut connaître les raisons de sa démission, qu’il restera ici le temps qu’il faudra, et qu’il est le « N°6 ». Mais le Prisonnier n’est pas un numéro, il est un Homme Libre !

Ce petit village fleuri et bariolé aurait tout d’un coin de paradis si ses habitants n’étaient pas des numéros dont les moindres faits et gestes sont épiés par des caméras de surveillance. Refusant toute intégration, toute soumission, le N°6 n’aura de cesse de chercher à s’échapper, luttant pour cela contre une communauté étouffante et entièrement sous la coupe du tout puissant et omniprésent pouvoir des dirigeants du Village.

L’individu (ou plutôt le « mouton ») est contraint au conformisme : contraint de sourire en même temps que les autres, d’écouter les niaiseries de la radio qu’il est impossible d’éteindre (« Good morning all, it’s another beautiful day… »), d’applaudir et rire au signal convenu (comme dans les sitcom TV). Le Village a donc un régime totalitaire ? Non, et c’est là toute l’horreur.

Tout comme les habitants de Brave New World (Le Meilleur des mondes) ou, dans une moindre mesure, les ouvriers de Metropolis, chacun est soumis, chacun est heureux de vivre dans cette joie artificielle, mécanique, aseptisée, où la vie ne se valorise plus par ses tourments et ses joies, puisque la lutte est annihilée et que le bonheur est forcé, chacun étant fondu dans une masse homogène, chacun n’étant plus qu’un numéro… Même le chef du Village, le N°2, ne semble être qu’un fantoche devant son supérieur, le N°1, qui reste invisible. Le N°2, d’ailleurs, n’est pas le même d’un épisode à l’autre, car ce n’est pas lui, l’ennemi. L’ennemi ce n’est pas un homme, c’est la société elle même : l’Administration, la technocratie, la paperasserie, comme dirait Harry Tuttle dans Brazil. Le N°6 va se rebeller, et le clamera violemment : « I will not be pushed, filed, stamped, indexed, briefed, debriefed or numbered. My life is my own… » Outre celui de partir, dès le premier épisode, il réclamera le droit de s’isoler, de s’exprimer, surtout d’avoir un comportement personnel et d’être un individualiste.

le premier épisode campe parfaitement tous les protagonistes : le Prisonnier rebelle et opiniâtre, la grosse boule blanche du Rover, les N°2 sadiques et serviles, le superviseur, le maître d’hôtel et surtout… le Village. Celui-ci est omnipotent et contrôle tout depuis les souterrains par caméra, microphones, ordinateurs… Le N°6 en fera l’amère expérience, et se retrouvera à la case départ pour avoir sous-estimé les capacités de manipulation des dirigeants du Village. La grille qui se referme sur son visage à la fin de l’épisode fait froid dans le dos.

On trouve dans ce Village des Allemands, des Russes, des Anglais, des Français… Tous sont là pour des raisons différentes.

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