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Droit de réponse du prieur des frères de Bethléem

Le vendredi 21 novembre 2014

J’ai passé moi aussi à Bethléem ce que l’on a coutume d’appeler les meilleures années d’une vie. La réponse du Frère Silouane me paraît être dans la droite ligne de ce que j’y ai toujours connu : La défense du « projet de la Sainte Vierge », soit la communauté et son mode de fonctionnement, est un absolu devant lequel s’efface toute autre considération.

A ce que d’autres ont déjà dit, je voudrais juste ajouter ceci : C’est l’ancien prieur des Frères de Bethléem, si bien traité par le Frère Silouane en l’espace de deux lignes, qui l’a accueilli dans la vie monastique.

D’autre part, j’ai tendance à penser que la coïncidence des dates entre le décès de la fondatrice, en 1999, et la fin du long mandat de l’ancien prieur, en 2001, n’est pas anodine. La fondatrice, avait la main sur la communauté des frères, comme sur tout le reste à Bethléem. Il me paraît indéniable que, de son vivant, la communauté des frères n’était qu’un appendice de la communauté des sœurs.

En ce qui concerne le témoignage de Fabio B., voici mon avis : Le texte me paraît très construit et systématique. C’est une réflexion menée à partir d’une expérience personnelle et elle comporte sa part d’interprétation. Par ailleurs, peut-être aurait-on pu faire l’économie de quelques détails un peu secondaires (par exemple et parmi d’autres choses, l’évocation de la préférence, réelle mais malgré tout très relative, accordée aux personnes de belle apparence physique). Et pourtant, il est très frappant que ce témoignage rejoigne fortement l’expérience de beaucoup d’anciens de Bethléem, dont moi. (Et je dois aussi dire que j’aurais été bien incapable de mener à terme un tel travail).

Le Frère Silouane parle quelque part de « vraie » liberté. Redoutable terminologie qui me rappelle de bien mauvais souvenirs : La « vraie » liberté à Bethléem, c’était l’obligation de se taire, de plier devant tout et n’importe quoi, et de se nier soi-même pour entrer dans le nébuleux « projet de la Sainte Vierge ». La vraie liberté a été pour beaucoup la destruction d’une vie. (Mais qu’est-ce que la vie de quelques personnes au regard de la réussite du « projet de la Sainte-Vierge » ?). Je pense qu’il faudrait arriver à confronter valablement ce qui précède à ce que dit Jésus : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même … ».

J’ai tendance à penser que le chemin sur lequel la fondatrice a conduit la communauté, est le même que celui sur lequel elle-même a été engagée, et/ou s’est engagée dans une totale obéissance (…), au prix de beaucoup de tourments (manifestement mal digérés), et peut-être jusqu’à s’y égarer en égarant de bonne foi quelques autres … Ceux qui l’ont entendu raconter ses premiers pas dans la vie monastique et comment s’est faite la fondation de la communauté, comprendront sans doute de quoi je veux parler.

Il y aurait tant à dire ! Alors, je voudrais seulement encore indiquer que je me suis reportée au document intitulé « Une grille d’identification des dérives sectaires à l’intérieur même d’institutions d’Eglise » que l’on trouvera sur le site de l’« Envers du décors » : C’est un document officiel et totalement neutre dans la mesure où il ne se réfère pas particulièrement à Bethléem. Et bien, je suis frappée de constater les extraordinaires coïncidences de ce document avec mon propre vécu à Bethléem, sur 90% des sujets abordés.

Le Frère Silouane semble dire que tout a complètement changé depuis cinq ans … Est-ce bien possible ? … Et pour ceux qui endurent, complètement seuls, les conséquences de ces longs errements, que fera-t-on ? Il est vrai que ce qui compte avant tout, c’est le projet de la Sainte-Vierge …

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