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Bethléem : fondamentaux et apologie de la souffrance

Le lundi 2 février 2015

Ce qui s’est passé au tout début n’a pas perduré. Il faut entendre aussi que l’apologie de la souffrance par sr Marie se fait selon un mode particulier.

Dit par sr Marie et donné en polycopié aux sœurs (c’était après la période Chamvres), je reprends tel quel son propos :

  • L’homme n’est plus innocent, c’est-à-dire qu’il n’est plus capable de se laisser consumer par l’amour qu’il reçoit de sa source en tous les actes de sa vie. Alors Dieu se fait bijoutier. Il prévoit de sculpter par la souffrance le cœur endurci de l’homme. Car la souffrance met le cœur dur de l’homme en vulnérabilité, elle le cisèle en des profondeurs de perceptions et de consentements libres, qui risqueraient, sans cette purification, de ne pas s’accomplir, de demeurer blindés, définitivement invulnérables et ignifugés à l’amour.

« Dieu bijoutier prévoit de sculpter par la souffrance »…« des vierges en miniature », ai-je alors songé après toutes mes lectures.

Attention à ne pas minimiser la portée de divers enseignements de la fondatrice. D’une part, le cœur dur de l’homme peut être mis en vulnérabilité par d’autres moyens que la souffrance. Par exemple, par la beauté de la création, la contemplation d’un paysage etc. D’autre part, ce Dieu qui « prévoit de sculpter par la souffrance… » me semble…

Je n’ai pas de terme finalement pour terminer ma phrase. Cela me rappelle juste l’expression d’ « opération chirurgicale » déjà citée, ou encore la réflexion d’Hélène dans son témoignage : Dieu n’est pas sadique !!! On peut douter enfin que la souffrance permette, dans tous les cas, des profondeurs de perception et des consentements libres. N’est-ce pas avoir de la souffrance une vision pour le moins intellectuelle ? En ce sens que, face à la souffrance, il n’existe pas une manière identique d’y répondre corporellement déjà. N’importe quel soignant l’expérimente. La souffrance peut blinder comme elle peut ouvrir à sa vulnérabilité. C’est selon.

Le discours de vérité générale de sr Marie, comme on dit en linguistique, ne fait pas dans la dentelle.

A la la toute fin de sa vie, d’après un témoin de l’époque, sr Marie a demandé à ce qu’on la prenne en photo à l’hôpital, pour montrer aux sœurs qu’elle allait bien. Connaissez-vous des souffrants mourants qui ont eu une telle idée, à un tel moment ? Inspirée par la Vierge ?

Apprenant à connaître ce personnage haut en couleurs, je nourris surtout de la perplexité.

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