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Bethléem : retour aux fondamentaux

Le samedi 21 février 2015

À l’image de la confusion qui semble régner à Bethléem : cahiers de transparence interchangeables, car personnes interchangeables ? C’est pas joli, joli !

Et pour reprendre l’image du fœtus utilisée par Roselyne, pour désigner le niveau de régression que vous aviez atteint, cela m’a rappelé que, dans l’approche de Bethléem, il vous fallait absolument « disparaître ». La transparence, c’est l’absence de couleur. On se fond mieux dans le paysage quand on est devenu un fœtus transparent. Manque de pot, c’est totalement contraire à la croissance et à l’incarnation.

Si un artiste devait traduire cette réalité-là de Bethléem telle que décrite, ne dessinerait-il pas un cimetière de fœtus transparents, les uns à côté des autres, tenant des cahiers transparents aussi, avec des lettres transparentes aussi, car identiques ? Enfin bref, une forme de néant gluant.

Car, en vous lisant tous, je me dis que c’est l’ossature qui manque vraiment. Il faut du solide pour sortir de la liquéfaction : celle des identités, celle des fugues, celle des assortiments spirituels, celle des isolements, qui ne sont pas de la solitude, et qui réduisent en bouillie. La liquéfaction du temps aussi avec ces professions perpétuelles annoncées qui n’ont pas lieu et ces noviciats sans noviciat, ces confessions à vitesse accélérée, ce Ciel avant le Ciel qui réduit le temps terrestre à ce qu’il n’a pas vocation d’être, ces anges qui n’en sont pas encore. Liquéfaction aussi de l’espace avec ses limites humaines ordinaires, quand il peut devenir exigible de sortir par n’importe quel niveau de neige et de froid sans aucune précaution. Liquéfaction de la distance également, quand la prieure peut être entendue de tous les monastères et que, du jour au lendemain, une va quitter l’un pour l’autre, comme si de rien n’était. Voire quitter tout court sans annonce de son départ.

Et liquéfaction de l’Amour qui, à force d’être déclaré absolu, a perdu les contours que nous lui connaissons, pour devenir une sorte de matrice visqueuse qui ferait même oublier

  • que nous avons des limites,
  • que le Jésus de chair et d’os qui meurt ce n’est pas exactement nous, car il l’a accepté pour nous,
  • que l’Assomption ce n’est pas exactement la Vierge « entrinitisée »,
  • que Marie, enfin, n’est définitivement pas un fœtus transparent, sans odeur ni couleur ni parole,
  • que des vierges miniaturisées, au nom d’une humilité qui, elle, peut s’entendre, alors qu’il n’y a pourtant qu’une seule Marie, cela tient dans un mouchoir de poche et qu’on peut alors les trimballer comme on veut, ce que des « manipulateurs/trices manipulés/ées » savent Tb expliquer.

@Guy, merci, évidemment, pour votre travail. Les évêques ne sont ni mieux ni pire que d’autres. Donc si nous pouvons lire ce que nous lisons, ne le peuvent-ils pas aussi ?

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