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Les dérives du Père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la communauté St Jean

Le mardi 22 octobre 2019

 😐 Bonjour, voilà ma contribution : je ne connais pas tout le dossier, je ne cherche pas à décrédibiliser les personnes qui ont souffert de quelque chose ou ont ressenti un malaise, je témoigne juste de faits ou d’observations sur l’accusé. Je suis un homme et lorsque j’avais 17 ans je connaissais ce prêtre pour, l’avoir vu et écouté en conférences, pour avoir pris des repas à la même table, pour avoir échangé avec lui dans un groupe, pour avoir été confessé par lui. Je précise de suite que moi aussi je n’étais pas d’accord sur tout ce qu’il disait, qu’en résumé pour faire court : je n’étais pas un disciple aveuglé ou un inconditionnel du père marie-do. Ce que j’ai observé et ce que je peux vous dire (à tous ceux qui ne l’ont jamais approché de leur vie) c’est qu’il était myope comme une taupe, et n’entendait pas très bien non plus, et que je ne suis pas sûr que physiquement ses mains fussent très sensibles en raison de son âge. Quoiqu’il en soit, ses gestes (en confession ou lors d’un échange) étaient toujours très imprégnés, vigoureux, comme pour traduire physiquement ce qu’il disait oralement. Quand il vous disait bonjour, sa poignée de main était franche, quand il vous disait merci alors que vous étiez en train d’échanger une poignée de main, c’est presque s’il la secouait (on dit en anglais check hand), la serrait, voire la rapprochait de lui comme un président devant des journalistes qui amplifient leurs gestes pour insister. C’était sa manière d’allier le geste à la parole. Dans notre société aseptisée, quand on dit bravo / ou je suis fier de toi / ou merci… au maximum on dodeline de la tête, voire on envoie un sms, mais au grand jamais on est tactile. Surtout en ville où la promiscuité invite à la distance pour un périmètre de sécurité affective. Lui, il exprimait physiquement ce qu’il disait. Donc moi aussi j’ai pu observer qu’il rapprochait ma main de son ventre pendant une confession, non pas pour que j’ai un sentiment coquin ou romantique, non pas tout doucement et insidieusement comme une araignée qui tire sa proie, mais : franchement, ou par hasard, maladroitement, sans doute parce qu’avoir les bras tendus à son âge ça doit fatiguer (arthrite) et que quand on se sent en confiance et qu’on a pas l’esprit mal tourné alors on se permet de se reposer les articulations en même temps qu’on tient une main. Comme un père de famille qui a sur ses genoux son enfant sans être pédéraste pour autant (on dit bien "pédéraste" et pas "pédophile" qui signifie ami des enfants, tout comme philatéliste signifie ami des timbres - et non pas quelqu’un qui va faire des attouchements sexuels sur ses timbres… Pourquoi les médias ont galvaudé un mot, je ne sais pas, peut-être pour qu’on abrège pas en "pédé.." et mette les homosexuels dans le même panier tout comme certains associent musulmans et terroristes). Et tout simplement parce qu’encore une fois : empoigner et rapprocher la main de son interlocuteur était sa manière d’exprimer à celui-ci que les paroles de son interlocuteur comptent, que son interlocuteur compte pour lui. Pas dans un sens tordu, mais bien pour donner de la reconnaissance, encourager, transmettre de l’énergie, donner des forces. En bande dessinée on aurait pu inscrire dans la bulle : « Ah ah ah sacré toi, viens qu’on se tape dans le dos et que je te frotte la tête affectueusement mon gaillard, tu peux compter sur moi, viens que je serre dans mes bras mon fils ». Est-ce que c’est plus clair dit de cette manière ? Donc le coup de la main qu’il tient et pose sur ses jambes pendant une confession, c’était pas plus glauque que quand une infirmière dans un cabinet médical vous fait tendre le poing serré vers ses jambes pour la prise de sang alors qu’elle se rapproche pour mettre l’élastique à votre bras. Si vous êtes sensible ou avez l’esprit tordu, vous pensez alors « oh oh, je touche presque ses parties intimes » ou encore « tiens, hé si elle faisait ça parce que je lui plais ? ». Mais si vous n’êtes pas fragile ou hyper émotif ou obsédé ou pervers, vous regarderez seulement …l’aiguille ! Quand à un doigt baladeur, je ne suis même pas sûr qu’il faisait la différence entre sa cuisse et le bord d’une chaise, et clairement il frottait tout le temps ses jambes et genoux comme ceux qui ont les mains moites ou veulent se réchauffer par temps froid ou ont des douleurs aux articulations ou les mains engourdies. Voilà, je crois avoir fait le tour d’une facette de ce personnage d’une autre époque, qui avaient le contact physique naturel et franc, pour traduire une parole ou une sympathie. A bon entendeur, salut !  😎

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