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Comment mieux protéger les lanceurs d’alerte ?

Le vendredi 13 novembre 2015

Bonjour Sérénité

Mon message n’a pour but que vous éclairer sur la réalité de faits présents et passés sur ce domaine des enseignements de l’Eglise autour de la sexualité. Faits et évènements dont vous n’avez peut-être jamais eu connaissance. Ce qui ne serait pas étonnant, l’Eglise institutionnelle ne s’en vante pas et cherche au contraire à dissimuler ce genre d’agissements. Elle est même dans le déni sur une bonne partie de ces pratiques criminelles.

Il n’y a aucune rage dans mon propos, seulement un énoncé de faits réels institutionnels. Par contre, je peux tout à fait comprendre que ces révélations et l’énumération de faits aussi graves, de façon relativement froide, vous glace. C’est en effet glaçant mais bien tristement et dramatiquement réel. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont morts à cause de ces horreurs. Mais aussi sont restés traumatisés à vie, ont développé suite à ces tortures, ces violences, des pathologies dont vous n’avez même pas idée, poussant les plus meurtris parfois au suicide pour certains, certaines.

Je vous pose donc la question de la légitimité d’une animation sur la sexualité et l’amour auprès de jeunes catholiques sur la base des enseignements de l’Eglise, c’est à dire de l’institution, sachant par ailleurs que son action (comme ses enseignements) sur ce sujet précis, est depuis très longtemps et toujours actuellement criminelle, abusive, culpabilisante et violente. Quelle légitimité sur ce sujet peut avoir notre institution cléricale catholique romaine au regard des actes délictueux, criminels qu’elle pose régulièrement depuis des siècles et encore à l’heure où je vous parle ? Pour moi, cela relève du non-sens et de l’ubuesque. Tout autant que de l’irrespect vis à vis des personnes à qui elle prétend s’adresser. Mais peut-être trouvez-vous normal que l’institution cléricale catholique vous dise comment vivre et appréhender la sexualité et l’amour ? Peut-être trouvez-vous normal qu’elle agisse comme elle le fait sur le domaine précis de la sexualité.

Je peux vous dire que même un cours de biologie humaine au collège ou au lycée ne se permet pas ce que l’Eglise catholique fait depuis toujours auprès des jeunes catholiques. Et pour cause…Ce domaine est du registre de l’intime et donc n’a pas à être abordé par les religions. Lorsque ces sujets sont abordés religieusement, nous savons bien toutes et tous qu’ils le sont pour diriger la sexualité des femmes selon le mode patriarcal et dans un objectif purement reproductif et domestique. Que toute autre forme de sexualité et d’amour sont niés, jugés illégitimes voire dangereux. Curieusement, l’inceste et la pédophilie, les viols conjugaux font exception et ne posent aucun problème moral à l’institution cléricale catholique. L’institution se fait même la meilleure avocate des personnes qui commettent ces crimes. Comment est-ce possible ? Et comment pouvoir parler dans un tel contexte de façon légitime de sexualité et d’amour ? On marche sur la tête…

Je précise que je trouve tout aussi illégitimes les institutions protestantes, islamiques, juives, hindouistes, orthodoxes, de s’occuper de la sexualité et de l’amour vis à vis de leurs fidèles. Sachant pertinemment que l’objectif est avant tout une mise sous tutelle des femmes et de leur corps jugé par définition impur, qui donc doit être dirigé, orienté et soumis perpétuellement par les institutions religieuses et les hommes. Qu’on parle de mutilations sexuelles (la femme n’a pas à avoir de plaisir dans le rapport sexuel), de voile (les cheveux sont des outils de séduction dangereux), de mikhvé (bain rituel mensuel de purification des femmes juives, de plus en plus obligatoire), de rasage de tête (la femme doit s’humilier devant Dieu), de sexualité à travers un drap, d’absence de contraception (le seul but de la sexualité pour les religions est la reproduction), de soumission sexuelle totale des femmes aux désirs des hommes, de négation et de diabolisation de l’homosexualité, de rejet du divorce y compris pour faute, de diabolisation de l’avortement (parce que chacun sait que le corps des femmes n’est fait que pour se reproduire à la chaîne et que ses cycles menstruels sont d’une régularité absolue, que la contraception orale ne peut pas entraîner d’accident, et que les hommes bien évidemment n’ont aucune responsabilité dans l’acte sexuel).

Se sont tous ces enseignements cléricaux sur la sexualité, issus de toutes les religions patriarcales du monde contre lesquels je m’insurge. Parce qu’ils sont un déni de nos féminités, un déni de respect de nos corps, de nos esprits, de notre dignité d’hommes et de femmes. Parce qu’ils sont manipulateurs, castrateurs, dominateurs.

Je trouve donc important en tant que catholique croyante et pratiquante de lancer l’alerte vis à vis des conduites particulièrement odieuses des institutions religieuses sur ce sujet précis de la sexualité. Devant la gravité des faits, le nombre exponentiel de victimes, il me semble qu’il est urgent d’agir, au moins de dénoncer et de médiatiser ce qui se passe. Quasiment aucun média catholique en dehors de Golias ne dénonce cela. Cela pourrait faire l’objet d’un chapitre dans ce site. Ca me semble nécessaire. On ne peut pas d’un côté parler de communautés déviantes et ignorer les dérives et les crimes institutionnels.

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