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Les sœurs de Bethléem : quelle santé de la fondatrice ?

Le jeudi 3 septembre 2015

Cette information sur l’opération lourde vécue par sr Marie permet de mieux saisir le langage utilisé à Bethléem par sr Marie, et repris souvent par la suite.

Deux exemples :

  • « Si je disais oui sans mesure à l’invasion du don de Jésus agonisant, crucifié, ascensionné, sans aucune réserve ? » Notons qu’il est question d’ « invasion ». Le terme frappe. Il fait partie du vocabulaire guerrier : on envahit un pays. Mais aussi du vocabulaire psychologique : quelqu’un peut être envahi par ses émotions ; on parle aussi du vécu d’invasion, de l’ « acte invasif » que constitue une opération chirurgicale, parfois assimilable à une forme de viol ou vécu comme une forme de viol.
  • « C’est le oui de la personne sur la table d’opération, qui laisse le champ libre au chirurgien de transformer ma vie seulement humaine en Sa Vie, dont Jésus me révèle tout dans l’Evangile. »
  • On retrouve ailleurs cette image de la chirurgie : « Père, je me livre à toi, mon chirurgien » pour désigner l’étape du « oui ». Et l’image de l’invasion/pénétration aussi : « Marie pénètre avec audace dans l’Union du Fils au Père. » Cela peut se lire ainsi - toute lecture étant plurielle et se faisant, y compris pour des commentaires bibliques, en recherchant les phrases où les mêmes expressions sont employées- : « Moi-même, sr Marie, je suis dans l’audace et dans la démesure. »
  • Enfin, cette information sur l’opération lourde subie par sr Marie pourrait expliquer la méfiance explicite dans la communauté de Bethléem à l’égard de la médecine occidentale. Ainsi pourrait-on comprendre partiellement le recours dans cette communauté à des formes tout à fait autres de médecine ou de soins, dont il a déjà été question sur ce site et dont certaines comme le chamanisme ont été considérées comme sataniques en 2010 par un évêque.

Quant à la méthode Vittoz, souvent utilisée à Bethléem, elle est recommandée pour des personnes souffrant de troubles d’adaptation à la vie moderne. Entendre par cette expression : qui souffrent de dépression.

Enfin, au moment de la mort de sr Marie, la démesure à laquelle elle a très régulièrement invité apparaît chez celles qui vont prendre son relais : « Pour moi, interroger sœur Marie, vivre sous son regard, c’est vivre sous le regard de la Vierge Marie et de saint Bruno, car elle porte en elle les deux. »

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