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Yves Hamant : « Je ne crois pas que les choses aient beaucoup changé »

Le samedi 11 juin 2016

Un fait ? :)

Je me doutais que ce terme - qui au demeurant peut se rapprocher des dogmes tant décriés car beaucoup - aurait un écho négatif ou poserait question. « Un fait constitue bien souvent un recours ou une preuve que l’on voudrait indiscutable : ’c’est vrai puisque les faits le prouvent’ dit-on volontiers. D’abord pourquoi le fait semble par nature si indiscutable ? » Un fait est une donnée de l’expérience , il se veut objectif dans la mesure où chacun peut le constater. Cependant le fait est-il véritablement indépendant de la manière dont on le raconte, de la manière dont on l’interprète ? Le débat reste ouvert.

Il n’en demeure pas moins que dans le cadre du sujet abordé ci-supra, force est de constater que les Evêques n’ont qu’un très faible devoir d’ingérence et que leur formation ne les préparent pas à affronter des déviances sectaires au sein de leurs diocèses. « Les audits réguliers avec interrogatoires des membres tirés au sort » dans des Communautés controversées, comme évoqués par un intervenant, sont certes souhaitables ’idéalement’ mais, dans la pratique, ils se heurtent à un maillage très puissant et à des couvertures liées à l’Omerta qui remonte jusqu’à Rome. Le Vatican octroie à bon nombre de Communautés une sorte d’impunité pour des déviances de plus ou moins grave échelle.

Il y une grande différence entre les paroles, les intentions et les actes.

Après, lorsque les ’affaires’ sortent du bois et partent au Civil, c’est un tout autre discours ecclésial qui doit être pris avec des pincettes car les enjeux sont alors considérables pour l’image de l’institution écornée. Les faits ne mentent pas mais ils peuvent être instrumentalisés par les Adversaires de l’Eglise comme par certaines victimes d’ailleurs. La prudence est donc de mise. L’analyse dans le temps aussi.

Les points noirs se situent au niveau des tribunaux à la fois ecclésiastiques et civils. Ces premiers sont juges et parties pour beaucoup, ce qui freine considérablement le travail de la justice ainsi que le devoir de transparence et d’objectivité. Quant aux tribunaux civiles, ils sont pour la plupart inféodés au pouvoir des loges franc-maçonniques qui imposent leurs diktats, que ce soit en matière politique, financière ou religieuse. Certains passent à travers les mailles du filet.

Bref, nos évêques n’ont qu’une étroite fenêtre de tir afin de faire respecter le droit et la justice, y compris au sein de leurs diocèses. Grâce à Dieu des instances intra-ecclésiales ou extra-ecclésiales s’organisent mais leur pouvoir reste encore jugulé et combattu. Il n’en demeure pas moins que leur travail est indispensable et doit être encouragé.

La prière est l’arme la plus redoutable pour faire jaillir la Vérité mais elle n’empêche pas de rester pragmatique face au déni de faits incontournables dont l’Eglise attend la prescription avec impatience. Sans réellement écouter les victimes, elle se pose en victime sur la défensive, ce qui est un contresens, voir un contre-témoignage. Même si les affaires internes de l’Eglise n’intéressent d’une frange réduite de la population à l’heure actuelle, elles portent un préjudice grave à l’ensemble du corps mystique, y compris aux fidèles. La politique de l’autruche n’aura qu’un temps, espérons-le !

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