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Nous pardonnerons quand justice aura été rendue (mais on en est encore loin…)

Le samedi 10 février 2018

J’adhère totalement au contenu de cet article. Le respect de la justice, la réparation de l’offense, la sanction ne sont pas contradictoires avec le pardon. Les victimes ont besoin avant que l’on évoque le pardon que leur préjudice soit reconnu. Le pardon est un chemin, et il est trés préjudiciable de parler aux victimes tout de suite de pardon. J’avoue que c’est pour cela que j’ai été à plusieurs reprises, très choquée en entendant des éveques et m^me notre pape François parler de l’exigence du pardon pour un chrétien, aux victimes des attentats terroristes . Ils venaient de perdre un membre de leur famille ou d’avoir leur propre vie totalement dévastée par un traumatisme ou un handicap lourd. Parler d’emblée de pardon à ce moment là est une violence supplémentaire qu’on inflige aux victimes. Je n’ai pas entendu ce type de propos à concernant les abus sexuels mais lorsque c’est le cas,ils sont à mon sens tout aussi scandaleux. Car ils induisent ainsi un processus de déni de la souffrance et du besoin de réparation. Je me pose cependant aujourd’hui des questions sur la manière dont nous abordons les abus sexuels. Ce texte parle de pardon et de miséricordequi sont des notions proches mais ne soulignent pas la m^me réalité. On peut ne pas parler tout de suite de pardon tout en ayant une attitude, un regard miséricordieux sur le coupable. Cet article parle de « toucher le cœur de l’autre » pour qu’il change ,peu à peu. La plupart du temps nous considérons les coupables d’abus comme des personnes incapables de changer, dont toute parole de regret est d’emblée considérée comme celle d’un manipulateur . Bref, l’abuseur est de suite, à travers ces représentations, considéré comme un monstre, totalement inaccessible à la conversion. Dans ce cas là comment se montrer miséricordieux envers lui ? Ce qui me gène d’autre part, c’est la maniere dont les affaires d’abus dans l’Eglise sont médiatisées. Là encore, je ne parle pas d’un manque de pardon mais bien d’un manque de miséricorde.Au cours de l’été 2016, un dominicain s’est suicidé dans l’indifférence générale. Il avait été accusé de viol sur un enfant et son nom avait été cité dans la presse( dont la presse catholique). Quelle parole de misericorde a t’on entendu de la part de l’Eglise ? J’ai juste lu un article laconique de « La Croix » ( l’un des journaux qui avait cité son nom auparavant dans ses articles) en ajoutant timidement que le plaignant « aurait retiré sa plainte… » Par rapport au père PEYROUS:Il a reconnu sa culpabilité, il a été sanctionné. Mais fallait il pour autant le mettre au pilori médiatique ? Faut il mettre ses fautes sur la place publique ? D’autant plus que nous ne savons pas de quoi il s’agit exactement dont nous pouvons imaginé que cet homme a commis le pire alors qu’il s’agit peut être d’un geste déplacé( m^me si un geste déplacé est condamnable et source de traumatisme.) Si on pense que cette médiatisation est justifiée alors il faudra mettre sur la place publique tous nos péchés sexuels comme l’infidélité conjugale le visionnage de sites pornos etc…..

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