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Abus sexuels au Chili : le pape reconnaît avoir commis « de graves erreurs »

Le jeudi 26 avril 2018

Merci Louise. Merci pour votre soutien. J’essaie d’informer au travers de ce que je découvre au fil du temps. Bien sûr, j’ai conscience que ces infos peuvent heurter certaines personnes. Dans la mesure où ces personnes sont restées dans une vision très idéale de l’institution et ne voient la foi qu’au travers du clergé.

A partir de là, c’est très compliqué pour elles d’accepter que la réalité cléricale ne corresponde pas à leurs attentes mais se situe au contraire, dans un cynisme et dans une manipulation très proche de ce que ces personnes ont connu dans le cadre communautaire dérivant et sectaire.

La démarche la plus simple est d’entrer en déni, de refuser toute critique institutionnelle, cléricale. De considérer ces infos comme fausses.

Une autre est d’aller se renseigner, de vérifier et de voir que malheureusement, l’institution a accumulé crimes, mensonges, abus et ne peut donc pas condamner ce type de pratique dérivante dans les groupes communautaires, d’autant moins si les communautés dérivantes sectaires reversent une partie de leurs bénéfices directement au Vatican ou à l’épiscopat.

Une autre démarche consiste non seulement à se renseigner mais va permettre de prendre conscience que le changement si changement il doit y avoir, ne pourra jamais venir de l’institution, mais seulement des croyants eux-mêmes dans la mesure où ils savent tout cela et peuvent constituer un groupe pouvant exprimer sa désapprobation, sa critique et demande de réparation judiciaire vis à vis des parjures au message christique mais aussi vis à vis des victimes et des abus, crimes commis. . Une autre démarche encore fait réaliser qu’il faut informer de tout cela d’autres croyants. Parce que c’est important que rien ne soit caché et parce que c’est souvent sur l’ignorance, la méconnaissance, la naïveté que se fondent et se perpétuent les plus gros abus. Et qu’il est temps que ces abus soient enfin punis au plan pénal, et si possible qu’ils cessent.

Le clergé s’est toujours arrangé pour cacher ses alliances avec le fascisme, pour réécrire l’histoire des couvents-prisons, colonies pénitentiaires. L’institution a toujours nié son implication dans des malversations financières, mafieuses, dans des meurtres, des crimes sexuels, dans certaines dictatures, dans la protection et l’aide à des criminels contre l’humanité.

Il faut donc aux croyants aller à la chasse aux infos sur tous ces sujets. Jamais je ne me serais intéressée à tout cela ni n’aurais découvert autant d’informations sans le meurtre de mon père et son adhésion à l’Opus Dei. Si avant son décès, je connaissais quelques petites choses sur le sujet, j’ai vraiment découvert l’essentiel après sa mort. Et j’allais de surprises en sidérations, en consternations comprenant les impacts destructeurs de ces orientations politiques, sociales sur des populations pauvres, des croyants de conditions modestes, des personnes en difficulté.

J’ai donc rapidement compris qu’il n’y avait pas d’appuis ni de soutien à attendre de la part de l’institution cléricale. Que malheureusement, ma famille et moi étions seuls avec notre avocat face à une communauté dérivante sectaire soutenue par l’institution et la supplantant presque dans certains domaines.

Cette situation oblige donc à grandir. A voir la réalité en face, même si elle fait mal. Et essayer de comprendre comment l’institution cléricale en est arrivée à cette violence et pourquoi.

Il faut peut-être des circonstances particulières pour rentrer dans ce type de démarche…En tout cas, ça permet de comprendre pourquoi les groupes dérivants sectaires ne sont pas inquiétés plus que ça, pourquoi leurs activités sont davantage soutenues que mises à l’index. Pourquoi les ultraconservateurs bloquent toute évolution, changement depuis toujours. Cela permet d’aborder l’institution cléricale non sous l’aspect habituel et idéal qu’elle souhaite présenter, mettre en avant, mais sous un éclairage historique, politique, sociologique, économique et donc stratégique.

Un aspect que la plupart du temps, théologiens, vaticanistes n’abordent jamais, mais que les sociologues, historiens, politologues, anthropologues abordent et décrivent, archives et documents historiques à l’appui.

Je viens de lire une excellente recension de l’historien Jean-Paul Scot sur la loi de séparation églises et état de 1905 en France. Ca donne un tout autre éclairage sur le sujet de la laïcité à la française, que ce que je pouvais en connaître auparavant. J’aurais aimé aborder cela dans mon parcours scolaire car c’est à la base de la paix et de la cohésion sociale et républicaine par delà les croyances et religions différentes. Ca aurait été très éducatif. Malheureusement, cette question avait été peu abordée à mon époque de jeunesse et je ne pense pas qu’elle le soit plus aujourd’hui en cours d’histoire ni au collège ni au lycée, d’après les collègues profs d’histoire que je connais et avec qui je discute régulièrement. Alors que c’est pourtant un élément phare et unique de notre système démocratique.

Je vous passe le lien car il est très très bien fait :

https://journals.openedition.org/chrhc/702

Bonne fin de journée et encore merci. Au plaisir de vous lire ici ou sur Golias.

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