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Dérives sectaires dans la culture ? Questions autour de l’Office Culturel de Cluny

Le jeudi 25 octobre 2018

Les combats de chapelle sont hélas nombreux et ne sont pas l’exclusive de l’institution cléricale romaine. Vous retrouvez ça aussi dans la société civile. Quand Catherine Deneuve et Catherine Millet font une tribune pour déplorer le mouvement Metoo, elles cautionnent en réalité la violence machiste tout en prétendant l’avoir combattue auparavant. Ce qui est une contradiction majeure. Mais qui ne semble même pas les effleurer.

C’est pourquoi il me semble qu’il est très intéressant de réfléchir aux raisons subjectives et objectives de la soumission des femmes au patriarcat, qu’il soit religieux institutionnel ou civil. Ca me paraît un socle réflexif pour pouvoir sortir de telles logiques, et parvenir à faire converger les femmes toutes ensemble même avec des différences, dans une réelle émancipation.

Je n’ai pas du tout l’impression que le christianisme religieux institutionnel ait participé à l’émancipation des individus et encore moins des femmes. Pour moi, c’est exactement le contraire. Je n’entends pas la vocation religieuse offerte aux femmes ne désirant pas se marier comme une émancipation, mais comme une autre forme d’enfermement patriarcal et de dépossession puisqu’il s’agit d’une autre forme de sujetion et de soumission communautaire.

L’institution a combattu les libertés individuelles, collectives, culpabilisé les femmes, les a réduites à d’éternelles mineures, la plupart du temps les a diabolisées et a toujours le fantasme de briser leurs droits et leurs libertés dans le cadre de dictatures. On le voit suffisamment sur le sujet contraception, avortement, divorce. On l’a vu dans le vol et le trafic d’enfants à grande échelle dans différents pays du globe orchestré par l’institution, dans l’exploitation par le travail forcé de tas de femmes et de filles, dans l’internement réclamé et obtenu la plupart du temps, de toute femme ou fille jugée non conforme au modèle féminin admis par le patriarcat. On pourrait aussi parler de la chasse aux sorcières et de la diabolisation de toute femme âgée ou non mariée ou n’ayant pas d’enfant et non religieuse. On pourrait rappeler la diabolisation des femmes via le personnage de Lilith. Les mesures de purification et d’éloignement recommandées et issues du judaïsme. L’obligation de se couvrir et s’humilier de différentes manières pour être jugées dignes religieusement… Les exemples sont très nombreux en matière d’assujettissement et de violences diverses et variées. Donc effectivement, vous et moi divergeons sur ce chapitre. S’il y a eu et qu’il y a encore des exceptions pour quelques congrégations féminines qui ont développé une démarche féministe au fil du temps, ce n’est pas l’esprit dominant au sein du clergé féminin. C’est peut-être quelque chose qui commence à poindre pour différentes raisons et surtout par crainte d’extinction (comme un réflexe de survie), mais ça reste pour le moment extrêmement marginal. Je suis la première à le déplorer.

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