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Dérives sectaires dans la culture ? Questions autour de l’Office Culturel de Cluny

Le samedi 27 octobre 2018

Justement, l’ordre divin n’a strictement rien à voir avec les oppressions faites par les hommes sur les femmes. La notion de chaos n’est pas chaos pour Dieu dans sa réalité à Lui. Et dans la mythologie de la Genèse, Dieu créée homme et femme égaux. La femme n’est pas issue de la côte de l’homme (reprendre l’histoire de Lilith et Adam) mais créée de la même terre que lui. Cette version a été totalement occultée depuis pas mal de temps par le clergé, Eve créée à partir d’une côte d’Adam bien plus connue et évoquée parce que issue du masculin donc entièrement dépendante de lui.

Il est logique qu’en tant que vierge consacrée, vous voyez la maternité de Marie seulement sous l’angle contemplatif, cependant, elle l’a bien vécue physiquement, psychologiquement, affectivement et sexuellement aussi. Ce n’est évidemment pas décrit parce qu’écrit par un homme pour qui ces réalités n’ont pas la même amplitude d’incarnation mais, c’est très intense à tous les niveaux. L’institution exalte la soumission de Marie. C’est essentiellement ça qui l’intéresse avec la dimension maternelle. Ce qu’elle a pu vivre en tant qu’individu féminin, les épreuves, les violences, les difficultés de Marie dans son quotidien, ça n’est pas du tout ce qui intéresse l’institution. Et c’est bien dommage. Parce que si véritablement l’institution majoritairement masculine se penchait sur Marie comme sur un être humain à part entière et non sur un fantasme allégorique et éthéré de femme (qui incarnerait tout à la fois leur mère, l’amante idéale et l’éternelle jeunesse), peut-être que l’institution serait un peu plus ouverte, un peu moins enkystée dans des comportements abusifs à l’encontre des femmes, qu’elles soient ou pas religieuses. Jésus n’a pas du tout l’approche domestique des femmes. C’est bien le seul, d’ailleurs. Mais ne me dites pas que l’institution se cale sur Jésus à l’encontre des religieuses, comme des femmes en général. L’institution nous réduit plutôt à des ventres sur pattes, des domestiques, des défouloirs sexuels parfois, mais rarement clercs, hauts-clercs, moines nous voient comme des êtres humains à part entière, dignes d’intérêt et égaux avec eux. C’est moche, mais c’est la réalité.

La Tradition comme vous dites, elle a plus fait pour faire de Marie un modèle complètement abusif désincarné qui a humilié et culpabilisé et criminalisé des milliards de femmes depuis des siècles qu’émancipé. C’est plutôt un bilan très négatif et empreint de tous les crimes commis au nom de Marie, de Dieu sur des femmes jugées non conformes avec le modèle marial. Donc devant être brûlées, torturées, être violées, devenir domestiques corvéables à merci, devant être privées de nourriture, de ses enfants, d’éducation scolaire, d’accès à la culture, d’accès à une liberté de mouvement, à une dignité basique.

Jésus n’aurait jamais appuyé ces atrocités. Et Il doit être complètement effondré de voir combien de femmes ont été violentées, tuées, humiliées soit disant en son nom et celui de sa mère. Ca donne la chair de poule quand on y réfléchit deux minutes, non ?

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