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« Les abus sexuels de prêtres sur des religieuses naissent d’une relation au départ spirituelle »

Le dimanche 10 février 2019

C’est un problème pour elle. Parce que c’est elle qui doit vivre avec ce traumatisme. Si ce dernier est toujours actif parce qu’elle ne l’a pas traité, ni soigné au plan psy, c’est un vrai de vrai problème. C’est la perpétuation de l’emprise de son agresseur à un autre niveau sur elle. Et c’est précisément ce dont elle doit sortir. Certes, elle peut commencer à le faire par le témoignage, la démarche judiciaire, mais le principal problème à traiter, c’est la persistance du traumatisme même longtemps après les faits si ce n’est pas traité au plan thérapeutique psy. Même si l’agresseur meurt ou est jugé au plan pénal, ça ne changera rien véritablement si elle ne travaille pas cela au plan psy.

Le problème d’un clergé qui nie les droits humains fondamentaux, notamment ceux des femmes dans une hiérarchie cléricale qui ne considère que les droits des seuls représentants masculins, dépasse le seul cadre de l’ordre religieux du carmel, comme le cadre clérical. C’est le même problème qu’on retrouve à tous les niveaux de la société. Dans tous les domaines d’activité où le pouvoir est détenu majoritairement par les hommes. C’est très facile de l’observer chaque jour.

Tant que les femmes seront considérées comme objets sexuels ou boniches des hommes, clercs ou non clercs, et que les femmes ne se révolteront pas, mais accepteront plus ou moins cette situation comme si c’était normal, ces abus, ces crimes continueront.

Que veulent réellement les religieuses ? Considérer que les clercs sont tout-puissants et peuvent les abuser, les violenter à leur guise en toute impunité ou bien sont-elles en capacité de se mobiliser et entre elles et avec les autres femmes pour refuser définitivement ces crimes et travailler toutes ensemble avec l’ensemble des autres femmes pour que plus un homme ne puisse agir de cette façon, peu importe où dans le monde et dans quel milieu social ou professionnel ou familial ? C’est là la question. Et ça dépasse le témoignage de Claire Maximova. Qui certes est courageux et remarquable mais qui ne pourra rien changer si l’ensemble des religieuses ne se mobilisent pas contre les religieux et clercs masculins, contre l’institution en tant que pouvoir masculin niant les droits des femmes, d’un point de vue juridique, judiciaire, citoyen aussi.

Des témoignages isolés ne changent pas une institution corrompue et criminelle. Il faut un collectif organisé qui fait pression juridique, judiciaire et citoyenne. C’est la seule façon de sortir de ces crimes à répétition et de contraindre l’institution à se réformer et à assumer simplement ses responsabilités criminelles. Car elle ne le fera jamais d’elle-même. L’institution aime ces crimes, aime ses clercs criminels, les chouchoute, continue de les absoudre pour tous leurs crimes. Elle les protège et les cultive ces crimes comme des privilèges depuis toujours. Elle n’a aucun intérêt à ce que la situation change.

Si Claire et d’autres femmes religieuses ou simples croyantes abusées, violées veulent que les choses changent, il leur faudra s’engager aux côtés des féministes et des femmes qui luttent contre les violences sexuelles, pour les droits des femmes.

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