Mission commune d’information au Sénat

Jeudi 7 février 2019

À l’automne 2018, le Sénat a créé une mission commune d’information sur les politiques publiques de prévention, de détection, d’organisation des signalements et de répression des infractions sexuelles susceptibles d’être commises par des personnes en contact avec des mineurs dans le cadre de l’exercice de leur métier ou de leurs fonctions. Mercredi 6 février 2019, le Sénat a reçu Isabelle de Gaulmyn, Catherine Bonnet, Soeur Véronique Margron, le Père Stéphane Joulain et le père Pierre Vignon.

Pour visionner la vidéo de cette séance, suivez ce lien.

Vos réactions

  • Vik 10 mars 2019 17:42

    Le cardinal est jugé alors que c’est un saint homme, il prend la place du coupable. Tout comme son Maitre.

  • anne thoraval 8 février 2019 21:56

    Merci du lien vidéo : je n’arrivais pas à le trouver sur Public Sénat. Cela apporte un peu de réconfort d’entendre des réflexions réalistes et lucides, bien loin de la dénégation ou de l’angélisme habituels.

    Cependant pour l’Eglise la question de l’abus spirituel sur les jeunes adultes se pose et il ne faudrait pas que la question de la pédo-criminalité en masque le caractère dramatique.

    Je viens de lire La tyrannie du silence, de Claire Maximova et entre les viols subis et l’aberration des réactions des divers responsables religieux, on se demande ce qui est le plus glaçant.

    • Mission commune d’information au Sénat 10 février 2019 15:02, par sabine sauret

      Merci au Sénat et aux invités pour l’émission du 6 février. Ayant écrit avec ma co auteur sur la question du secret et de la pédocriminalité dans l’Eglise (Le Déni, enquête sur ’l’Eglise et l’égalité des sexes), je suis très heureuse que la question soit abordé au niveau institutionnel français. la notion de distorsion comme légitimation des divers actes délictueux commis dans l’Eglise (à commencer par l ’infériorisation, la discrimination et la diabolisation des femmes, toutes notions inscrite dans ce fameux droit Canon) nous a paru structurer le fonctionnement catholique.

      D’où notre titre , Le Déni défini par Stéphane Joulain comme une distorsion légitimante pour les pédocriminels. A mon sens, il y a une continuité avec les violences symboliques ( que je viens de nommer)faites au femmes dans le contexte du fonctionnement général de l’Eglise. Ce que le Sénat a cherché à clarifier du point de vue de la laïcité en 2016. Jamais l’institution ne parle de son droit, elle ne parle que par récits récurrents et mythifiants, une des source de l’emprise dont vos invités ont parlé.

      Merci, je vais regarder les autres auditions et espère que les clarifications du droit espérées et proposées aboutiront grâce à vous.