FAMILLE SAINT JEAN / Père Marie-Dominique Philippe

Un religieux de la communauté de Saint-Jean, déjà éclaboussée dans le passé par des scandales, comparaît à partir de jeudi devant les assises de Saône-et-Loire pour des agressions sexuelles commises sur des jeunes filles mineures et un viol sur une majeure.

Un religieux de la communauté des Frères Saint-Jean à Rimont, commune de Fley, canton de Buxy, va être jugé devant la cour d’assises de Saône-et-Loire à Chalon du 21 au 29 mai 2015 pour des faits de viols et agressions sexuelles sur des mineurs mais aussi des adultes.

Nous ne pouvons que confirmer l’article publié le 9 mars 2015 dans la revue Golias dans lequel Christian Terras dénonce les vicissitudes du père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la congrégation des frères de Saint Jean, ainsi que le déni institutionnel de la communauté.

Le 21 novembre 2013, le frère Marie-Dominique Goutierre, de la Communauté Saint Jean, a été jugé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour « absolution du complice », l’une des fautes les plus graves pour un prêtre.

À 93 ans, le père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la communauté de Saint-Jean conteste les accusations de dérives sectaires.

Une sœur de la communauté Saint-Jean vient de mourir dans des conditions tragiques. Golias publie la réaction des responsables : celle du prieur général (n° 1) ; puis celle de la supérieure (n° 2). Ou lorsque la vie humaine n’a pas d’importance, l’essentiel étant d’avoir une sainte au ciel !!!

Aux critiques signées de Me Séguy, aux accusations de soumission inconditionnelle au père fondateur, s’ajoutent plusieurs affaires de mœurs que la communauté tente d’étouffer.

Très attiré par l’idéal spirituel de saint Jean le fils bien aimé, séduit par la règle de vie de la communauté Saint-Jean, je fais un essai d’une semaine pour voir. Je ne suis absolument pas attiré par la personnalité du père Marie-Dominique-Philippe mais j’avais soif de la recherche de la sagesse.

Je vais vous relater une triste situation concernant mon fils. Alors qu’il devait entrer à la faculté de médecine, un professeur du lycée l’a entraîné à mon insu dans la communauté Saint-Jean. Mon calvaire a duré huit ans.

Des personnes qui sortent d’un couvent, d’un séminaire, qui renoncent à leurs vœux, qui choisissent une autre voie, il y en a toujours eu, et ces choix garantissent la liberté d’engagement. Ce qui fait problème dans ces cas chez les Petits Gris, ce sont les séquelles physiques et surtout psychiques, les mêmes que l’on retrouve souvent en sortie de sectes : culpabilisation, dépression, pulsion suicidaire, pertes de repères, état de « paumé » dans le monde…

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