TRAVAILLEUSES MISSIONNAIRES DE « L’EAU VIVE »

Accusée de travail dissimulé, l’association qui gère les travailleuses missionnaires de l’Immaculée s’est vue saisir 950 000 €. Certaines d’entre elles exerçaient dans le restaurant proche de la basilique de Domrémy.

L’association catholique est accusée d’avoir employé des centaines de femmes étrangères - venues d’Afrique ou d’Asie - dans ses restaurants en France en dehors de tout cadre légal. Huit plaintes ont, pour l’heure, été déposées.

« Travailleuses missionnaires », elles servent dans des restaurants de sanctuaires, observant une règle de vie assez éloignée du droit du travail. « Exploitation », accusent certains. « Offrande » librement consentie, répond l’organisation, tandis que les plaintes s’accumulent.

Le Journal Télévisé de France 3 Basse Normandie vient de faire un petit reportage sur l’affaire des Travailleuses Missionnaires. Le replay de cette séquence est disponible en suivant le lien suivant :http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2015/04/27/lisieux-une-communaute-religieuse-accusee-d-esclavagisme-712991.html

Le journal lepaysdauge.fr vient de publier un excellent article sur l’histoire poignante de Myriam [1], membre de la communauté des Travailleuses Missionnaires pendant 10 ans.

France Bleu révèle ce mercredi le témoignage d’une jeune femme victime d’esclavage moderne à Lisieux, dans le Calvados. Elle voulait devenir religieuse et pendant neuf ans, elle a travaillé 18 heures par jour, sans salaire et privée de liberté.

Gravement malade Solange est morte le 21 août 2010 au Centre hospitalier Pierre-Feu, en chambre d’isolement et entravée, après une hospitalisation depuis la veille pour trouble du comportement à l’âge de 36 ans et a été enterrée à Marseille. Émilienne nous dit qu’elle était « dans la blessure profonde de ce qu’elle a vécu » et « qu’elle parlait beaucoup de sa souffrance ». Dossier réalisé par l’AVREF.

Le 31 décembre 1978 naît Anne Ginette SENIE, troisième d’une famille de six enfants. Ses parents sont agriculteurs à FAKENA, petit village du Burkina-Faso. Son papa, très croyant, est catéchiste. Elle y suit ses études primaires, puis passe un concours qui lui permet d’aller au chef-lieu à DEDOUGOU dans un internat tenu par des Sœurs de l’Annonciation. Dossier réalisé par l’AVREF.

Gracia vit présentement en France. Elle y a poursuivi des Études Supérieures qu’elle a financées par son travail et est aujourd’hui diplômée d’un Master II en Droit des Affaires. Elle porte un regard lucide sur cette Communauté. Dossier réalisé par l’AVREF.

Les autorités vaticanes étaient au fait de la situation très préoccupante des Travailleuses Missionnaires, comme le prouvent les deux documents suivants, présentés par l’AVREF dans le terrifiant dossier « Le Livre Noir des Travailleuses et Travailleurs Missionnaires de l’Immaculée ». (Dossier intégral à télécharger sur le site Internet de l’AVREF)

Le père Georges Arnold est une grande figure du christianisme engagé tel qu’il se vivait dans les années 50 en France, particulièrement dans le monde ouvrier. Il a été Supérieur du Prado à Lyon [1]. Dossier réalisé par l’AVREF.

Les 26 et 27 novembre 1981, le journal Le Monde publiait deux articles écrits par le journaliste Alain Woodrow, sur le fonctionnement très controversé de la communauté des Travailleuses Missionnaires. Dossier réalisé par l’AVREF.

Valentine (pseudonyme) est venue de Côte d’Ivoire au Burkina en 1990. Elle est entrée chez les TM en 1995 ; elle avait 17 ans. Elle était à Bobo-Dioulasso jusqu’en 1999 année de son arrivée à Ouagadougou. Dossier réalisé par l’AVREF.

Chantal ZONGO, née dans un petit village proche de Ouagadougou est entrée à l’âge de 12 ans chez les TM. Mais un grave accident de mobylette l’a contrainte à rester à la maison et poursuivre sa scolarité chez ses parents. Elle a obtenu le CP et est retournée à l’âge de 18 ans dans la Communauté, sur place à Ouagadougou, et puis ensuite une année à Bobo-Dioulasso. Dossier réalisé par l’AVREF.

Odile (pseudonyme) est née dans une famille catholique de Ouagadougou. Elle a connu les TM quand elle avait 12 ans. Elle sentait la vocation et à 14 ans est entrée chez les TM, puis officiellement à 16 ans. Elle faisait de petits travaux, moitié à l’EAU VIVE, moitié à la maison. Dossier réalisé par l’AVREF.

Comment, au XXIe siècle, au sein même de l’Eglise Catholique, des pratiques confinant à l’esclavagisme peuvent-elles encore exister ? Le dossier réalisé par l’AVREF sur les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée Conception soulève un certain nombre de questions… Usque ad nauseam.
Dossier réalisé par l’AVREF.

Excellent article paru dans le journal La Provence sur l’affaire honteuse et choquante des Travailleuses Missionnaires : des jeunes filles recrutées dans des pays émergents pour servir de main d’œuvre bon marché dans les restaurants de l’organisation, en France et ailleurs. Sans véritable statut religieux, ces femmes se font ainsi exploiter pendant 10, 20, 30 ans, sans salaire, ni cotisation sociale, ni soin…

« Mon Dieu, comment l’Église a-t-elle pu tolérer de telles choses en son sein ? » Voici la seule question que l’on peut se poser quand on lit le témoignage accablant d’un collectif de Travailleuses Missionnaires de l’Eau Vive, exploitées comme des esclaves jusqu’à épuisement ! (Cf. le Livre noir récemment publié par l’AVREF sur son site internet).

Le journal La Croix publie aujourd’hui un article abasourdissant sur les Travailleuses Missionnaires de « L’eau vive ». Osons le dire : ces filles, privées de toutes formes de discernement, séparées du monde, exploitées jusqu’à l’épuisement… sont victimes d’esclavagisme. Honte à ceux qui ont laissé faire cela !

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