Décryptage

Le théologien Nicolas Betticher propose au pape de créer des tribunaux indépendants pour juger des cas d’abus sexuels.

Dans les reproches qui me sont faits régulièrement, un des plus stupides consiste à m’accuser de désobéissance. Avec ce mot à la bouche, les bigotes et dévots pensent clore définitivement la discussion. Même si j’ai les limites inhérentes à la condition humaine, personne ne peut m’attaquer sur le point de l’obéissance et certainement pas mes supérieurs. Et si attaque il y a, elle est nécessairement fondée sur une fausse théologie et sur une spiritualité déviante. C’est pourquoi j’ai pris la peine de tirer du trésor de la Tradition de l’Eglise l’histoire pratiquement inconnue de l’évêque anglais de Lincoln au XIII° siècle, Robert Grosseteste. C’est son histoire que je vais maintenant vous raconter. Prenez la peine de la lire car elle vous édifiera au sens profond du terme, c’est-à-dire qu’elle vous fera grandir spirituellement.

La théologienne Geneviève Medevielle accompagne depuis de nombreuses années des religieuses, dont certaines ont été abusées par des clercs.

Pour le sociologue Olivier Bobineau, la pédophilie des prêtres est favorisée par le statut sacré  que leur confère l’institution ecclésiastique.

Un prêtre, ami de ce site, nous a envoyé un texte formidable écrit par le père Servais Pinckaers, un dominicain belge, sur les notions de pardon et de justice. Combien de victimes d’abus (tant sexuel que psychologique, spirituel et financier), après avoir commencé à se plaindre auprès de l’Eglise, se sont entendues répondre : « Maintenant, il faut que vous pardonniez » (Comprendre : « foutez nous la paix ! »). Comme si le pardon à l’égard du clergé était un dû et n’exigeait pas de justice.

propos recueillis par Jean-Pierre Denis

Confronté à la souffrance d’un proche, l’intellectuel catholique Yves Hamant tente de faire entendre les voix des victimes d’abus de pouvoir au sein des communautés religieuses. Un engagement difficile.

A la fois touchés dans nos fils victimes d’un prêtre pédophile et trahis dans l’amitié que nous avons eue avec le « prédateur » ; à la fois très à l’écoute de toutes les révélations qui éclatent comme les champignons sortent de terre à l’automne, à la fois éblouis par la démonstration rigoureuse faite par le récent film Spotlight, nous avons réfléchi, une fois de plus, avec sérieux aux dommages causés par la pédophilie dans l’Église et aux responsabilités des acteurs

Le père Joseph Comblin (1923-2011) était un prêtre missionnaire belge (naturalisé brésilien) très investi dans l’action sociale. Dans un livre publié à titre posthume en 2012 (« O Espírito Santo e a Tradicao de Jesús »), il analyse avec lucidité l’essor inquiétant de mouvements sectaires au sein de l’institution ecclésiale.

La commémoration de la libération du camp d’Auschwitz a provoqué un certain nombre de cérémonies et d’articles. On ne saurait, en la circonstance, faire l’économie d’une réflexion sur ce qu’est le négationnisme ainsi que sur son expression abâtardie et heureusement affaiblie que nous rencontrons constamment à propos de la dérive sectaire et qui s’appelle le déni de réalité.

Le journal La Croix vient de publier un article de synthèse sur les dérives sectaires au sein de l’Église. Il est solidement documenté et constitue une introduction sérieuse à cette problématique. Il appelle toutefois deux remarques.

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