Décryptage

Le père Joseph Comblin (1923-2011) était un prêtre missionnaire belge (naturalisé brésilien) très investi dans l’action sociale. Dans un livre publié à titre posthume en 2012 (« O Espírito Santo e a Tradicao de Jesús »), il analyse avec lucidité l’essor inquiétant de mouvements sectaires au sein de l’institution ecclésiale.

La commémoration de la libération du camp d’Auschwitz a provoqué un certain nombre de cérémonies et d’articles. On ne saurait, en la circonstance, faire l’économie d’une réflexion sur ce qu’est le négationnisme ainsi que sur son expression abâtardie et heureusement affaiblie que nous rencontrons constamment à propos de la dérive sectaire et qui s’appelle le déni de réalité.

Le journal La Croix vient de publier un article de synthèse sur les dérives sectaires au sein de l’Église. Il est solidement documenté et constitue une introduction sérieuse à cette problématique. Il appelle toutefois deux remarques.

L’une des choses les plus troublantes dans l’appréhension du phénomène sectaire, c’est la raison du silence des anciens adeptes. L’ICSA a mené une enquête auprès d’anciens adeptes afin de mieux comprendre les mécanismes de ce phénomène complexe, et d’une terrible perversité.

Quelle valeur donner aux témoignages des anciens adeptes de communautés sectaires ? C’est sur la réponse à cette question épineuse que se joue en dernière instance la valeur des études sur le sectarisme. Le sociologue canadien Stephen Kent, après avoir étudié ce phénomène pendant plus de 30 ans, a voulu répondre à cette question lors du congrès de la FECRIS de 2011, à Varsovie.

L’Église du Christ n’est pas une entreprise qui serait plus ou moins livrée aux aléas du marché mondial. Elle a sa source permanente dans le cœur de Dieu, dans le mystère pascal du Christ et dans la force de l’Esprit Saint qui est toujours le Maître de l’impossible.

Le service « Pastorale Dérives Sectaires » de la Conférence des Évêques de France, dirigée par sœur Chantal-Marie Sorlin, a récemment établi un document permettant d’évaluer les déviances sectaires dans une communauté religieuse, à travers un certain nombre de critères. Nous nous réjouissons de ce précieux document, qui est un immense pas en avant dans la cause que nous défendons.

Il y a quelques jours, une internaute (qui écrit sous le nom de « Marie-Pierre » et de « Colère ») a publié une série de commentaires assez désobligeants à l’égard du travail d’information et de prévention que nous réalisons sur ce site internet. En dernière instance, son argumentation pourrait se résumer à : « L’Église ne peut pas se tromper, donc toutes vos allégations ne sont que des calomnies. » Une telle présomption pourrait presque faire rire si celle-ci n’avait pas été la raison principale de tant d’erreurs commises au cours des dernières décennies…

L’action que l’Eglise exerce sur les hommes, et particulièrement sur les fidèles, serait-elle assimilable quant à la méthode à celle qu’exerce un Etat totalitaire sur ses sujets ? N’y aurait-il entre elles qu’une différence essentielle, celle des fins poursuivies ? La question est d’importance.

Le père Arnaud de Rolland, s.j., supérieur du centre de Manrèse, à Clamart, nous initie aux règles de discernement spirituel élaborées par le grand Ignace de Loyola, fondateur de l’ordre des jésuites.

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