OFFICE CULTUREL DE CLUNY / Olivier Fenoy

Très bien implanté localement et reconnu par les collectivités pour ses activités culturelles, l’Office Culturel de Cluny est accusé de dérives sectaires par d’anciens membres, et de non-respect du droit du travail, tandis que son fondateur est accusé d’agressions sexuelles.

Le fondateur de l’OCC, Olivier Fenoy, s’est désisté mercredi 7 février, devant le tribunal de police de Lyon, de la plainte pour diffamation qu’il avait déposée contre une ancienne membre de sa communauté qui l’accusait d’ « abus de nature sexuelle et de manipulation » sur de jeunes hommes. Vingt ans après les faits présumés, cinq anciens membres ont témoigné pour la première fois.

L’Office culturel de Cluny, propriétaire du Château de Machy depuis 1993, a été condamné à verser 1 million d’euros de dommages et intérêts à 21 plaignants, qui n’avaient perçu aucun salaire pour leurs activités au sein de l’association.

L’Office culturel de Cluny ainsi que l’association Patrimoine et Développement ont été condamnés à verser des dommages et intérêts d’environ 1 million d’euros à 21 anciens membres permanents de cette association artistique et culturelle d’inspiration catholique, fondée par le comédien Olivier Fenoy, « en réparation du préjudice résultant de la perte de chance de percevoir une retraite ».

Un jeune comédien Olivier Fenoy fonde à Paris, en 1963 le Centre Culturel de Cluny dans un café du quartier latin « le petit Cluny ». Ce nom Cluny qui, au départ, n’a rien à voir avec la grande abbaye bénédictine du même nom, servira ensuite d’oriflamme symbolique de la « mission » de l’OCC : restaurer la chrétienté par l’art et la beauté.

Nous sommes 21 personnes qui, après des années de travail au sein de l’Office Culturel de Cluny, ont engagé un procès aux Prud’hommes de Paris, un premier groupe de 10 personnes en 2010 et un second groupe de 11 personnes en 2013. Le premier groupe a gagné le 4 juillet 2014 ; le second groupe a gagné en mai 2015 en première instance. La Cour des Prud’hommes a assorti ce second jugement d’une exécution provisoire portant sur la totalité des sommes demandées. Ce collectif est né pour informer et soutenir les personnes qui auraient subi les mêmes préjudices.