Vendredi 8 mai 2015

Bettencourisme

Qu’y a-t-il de commun entre une poubelle, une tarte tatin, le sado-masochisme et une lapalissade ?

La réponse est simple : tous ces substantifs ont pour origine des patronymes.

Dans le même ordre d’idées un néologisme voit le jour et prend de la consistance : il s’agit du bettencourisme. Allusion claire à l’héritière fortunée du groupe L’Oréal. L’expression voit le jour dans la classe politique et certains milieux affairistes : il s’agit de désigner une méthode de captation d’héritage de vieilles dames veuves et fortunées. La veuve de Carpentras est bien connue des services fiscaux depuis belle lurette. Donc l’idée n’est pas nouvelle. Ce qui la rend intéressante c’est qu’elle est déjà connue et pratiquée d’un certain nombre de communautés religieuses « déjà connues et fichées dans nos services ».

Elles ont acquis des compétences et su perfectionner la méthode. Il faut pour cela qu’un jeune clerc, bien mis de sa personne, rasé de près (L’Oréal fournit l’after-shave) et ayant curé ses ongles réussisse à s’introduire dans le cercle rapproché de la cible désignée.

Ensuite le jeune bettencoureur doit faire montre de toutes les finesses de l’amour bettencourtois pour obtenir les faveurs de la duègne.

Disons le tout de suite : ce n’est pas une affaire de cols bleus, de prêtres-ouvriers, ou compagnons-bâtisseurs aux mains calleuses, ces gagne-petit. C’est une affaire de cols blancs : le col romain soigneusement amidonné du soupirant doit s’approcher au plus près du cache-rides soigneusement repassé de la douairière. Ensuite c’est fusionnel.

C’est là que se trouve le secret de la réussite, la possibilité de décrocher la timbale.

Ils ne sont pas Légion à savoir s’y prendre.

Ottavio Cameroni