FAMILLE SAINT JEAN / Père Marie-Dominique Philippe

Dans Le Silence de la Vierge, Marie-Laure Janssens témoigne du long processus d’emprise mentale et d’abus spirituel qu’elle a vécu dans la communauté des sœurs contemplatives de Saint-Jean.

Marie-Laure Janssens est entrée à 23 ans chez les sœurs contemplatives de Saint-Jean, à Saint-Jodard (Loire). Elle est restée onze ans dans la communauté devenant à partir de 2005, selon sa propre expression, un « rouage essentiel du système ». Aujourd’hui mariée et mère de deux enfants, elle livre dans un récit écrit avec le journaliste Mikael Corre, une plongée accablante au cœur des dérives de certaines communautés catholiques et des complaisances ou paralysies épiscopales. « J’ai bel et bien passé onze ans dans une secte. » écrit-elle dès l’introduction.

Dans une lettre stupéfiante que révèle en intégralité Mediapart, le Vatican reconnaît pour la première fois « l’indulgence suspecte » des « petits gris » de Saint-Jean à l’égard de la pédophilie et d’autres actes de violence. La communauté demande « pardon à toutes les victimes et à leurs familles » et promet des réformes.

Accusé d’actes de pédophilie et d’agression sexuelle sur majeur, un ancien religieux de la communauté Saint-Jean, qui a reconnu les faits en 2015, est jugé ce vendredi à Chalon-sur-Saône. Des documents consultés par Mediapart révèlent que des supérieurs de cette fraternité contestée savaient tout du mal-être et des agissements de leur frère, mais n’ont jamais alerté les autorités.

Voici le témoignage terrifiant d’une ancienne oblate de la Communauté Saint Jean qui a été abusée, à partir du jour de ses 18 ans, par son accompagnateur spirituel. Ce dernier se référait à la doctrine de « l’amour d’amitié » du père Marie-Dominique Philippe pour justifier ses abus.

Un diacre de la communauté de Saint-Jean, accusé d’agressions sexuelles et de viols de jeunes filles, a été condamné jeudi à huit années de réclusion criminelle par les assises de Saône-et-Loire, où se trouve le siège historique de cette communauté religieuse déjà éclaboussée par plusieurs scandales. (Lire la suite)

Jean-Dominique Lefèvre, membre de la communauté de Saint-Jean à Rimont, en Saône-et-Loire, comparaît devant les assises. Il est accusé d’agressions sexuelles et de viols. Ses supérieurs ont été appelés à la barre des témoins mardi 26 mai 2015. Voir l’article et la vidéo ici.

A lire dans La Croix, l’article de Bruno Bouvet. Le procès devant la cour d’assise de Saône-et-Loire du frère Jean-Dominique Lefèvre, diacre et religieux de la Communauté Saint-Jean, s’est poursuivi, jeudi 21 mai après-midi, par l’audition des deux premières victimes d’agressions sexuelles.

Le Journal de Saône et Loire a publié ce matin un compte-rendu de la première journée du procès d’assise du frère Jean-Dominique Lefèvre. Ce dernier a reconnu de nombreuses agressions sexuelles, mais pas les viols. Les supérieurs de la communauté savaient, mais ils n’ont rien fait. L’une des victimes s’est suicidée. Pour lire l’article dans le JSL, cliquer ici.

Après des années d’enquête, l’association publie un Livre Noir sur la CSJ, dans lequel apparaissent les différentes pièces du puzzle permettant de mesurer la gravité des déviances qui affectent cette communauté. Nous publions ci-dessous la remarquable introduction d’Aymeri Suarez-Pazos, le Président de l’association. Le reste du dossier est en libre téléchargement sur le site de l’AVREF.

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