Mercredi 1er novembre 2017 — Dernier ajout mercredi 8 novembre 2017

Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions

Ancien recteur des sanctuaires de Paray-le-Monial, spécialiste en histoire de la spiritualité et en théologie spirituelle, postulateur de la cause en béatification de Marthe Robin, le père Bernard Peyrous, prêtre de la communauté de l’Emmanuel, 70 ans, a été démis de ses fonctions.

Un communiqué publié sur le site de l’Emmanuel, lundi 30 octobre, indique que « le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, en lien avec les responsables de la Communauté de l’Emmanuel, a pris des mesures conservatoires » à son égard « à la suite de gestes gravement inappropriés de sa part vis-à-vis d’une femme majeure ».

Suite de l’article sur le site de La Croix

Vos réactions

  • Marie helene EMINE 10 février 2018 22:43

    Eglantine.. nous sommes tous toutes appelés à être saints..je n ai pas parlé de la sainteté des prêtres !ils sont comme vous et,moi..en chemin..tant bien que mal..Ne sachant rien de la victime du pere Peyrous..je ne peux rien en dire..D ailleurs je ne peux rien dire ni de l agresseur ni de l agressée..car je ne sais pas ! Je ne defends pas plus le clergé que les autres..je constate que personne n echappe au combat spiritueĺ..et dans le combat spirituel..il y a nous aussi.. Que la justice fasse ce qu elle doit faire..mais pour l instant,rien n est communiqué,du moins à ma connaissance ! Donc..

  • L M 10 février 2018 20:27

    Ad nauseam tous ces commentaires si soucieux de l ’image de ces« pauvres prêtres injustement trainés dans la boue- victimes de leur propre » sainteté« ». En gros,même si l’exemplarité, les mœurs ne font pas partie de leurs qualités , ça ne fait rien. Continuons quand même à assurer leur ’immunité absolue, et justifier le verrouillage de toute critique, de toute instruction pour que tous ces vivants exemples de sainteté ne soient jamais déférés devant un tribunal.

  • radenne 10 février 2018 17:42

    CACTUS : Ras le bol de tous ces commentaires pleurnichards sur les « pauvres victimes »…..Victime une femme adulte au 21e siècle !!!!! on se croirait au pays des bisounours !!

  • eglantine 10 février 2018 11:10

    Le commentaire de Marie Hélène me laisse complètement sans voix : la victime du Père Peyrous n’est même pas évoquée… Comme si elle n’était pas important, négligeable, sans aucune importance… Son traumatisme, son préjudice, sa souffrance et sa douleur, ne semblent absolument pas entrer en ligne de compte !! Seule compte la « sainteté » de ce prêtre apparemment qui n’est pas écornée par ses gestes destructeurs et malfaisants qui nie l’autre et son consentement.(ce n’est pas lui c’est Satan, c’est le combat spirituel, le pauvre qu’est-ce qu’il subit !!) Attitude révélatrice de nombre de « chrétiens » pour qui seuls les « clercs » comptent et, s’ils ont fait des victimes, elles n’ont qu’à se débrouiller elles-mêmes et surtout ne pas remettre en question ces « surhommes » que sont les prêtres qui seront défendus quoiqu’ils fassent ou disent.

  • Marie-Helene EMINE 9 février 2018 22:23

    Bonjour.. Le combat spirituel fait rage partout,n epargne ni le vatican,ni vous ni moi.. mais on peut penser sans se tromper que si Satan s excite,Le St Esprit agit avec puissance..beaucoup plus fort que l esprit des ténèbres..Peut etre serait il utile de demander les uns pour les autres,un regard éclairé ? Personellement l enquête concernant le pere Peyrous,ne m interesse guère.Il a une conscience,une communauté,une Eglise qui s occupe de lui..c est un prêtre priant,plein de Dieu..mais,il reste un homme avec de faiblesses d homme..il est là aussi,le combat spirituel.pour ma part,je préfère regarder au Cœur de Dieu,que sous le tapis et implorer le Père de Miséricorde pour tous et chacun..« un pauvre crie,le Seigneur entend »

  • Niaoulia 28 janvier 2018 17:45

    L’Eglise a très rapidement réglée le cas du Père Peyrous. C’est bien, mais tres étonnant cette precipitation quand on connait les grosses affaires et la face démoniaque du vatican !…On voit qu’elle peine à sanctionner les mécanismes des :-) hautes, très hautes « autorités »de l’Église de Rome touchée de plein fouet par Satan ! . . Elle ressemblerait plus à la Babylone des temps modernes qu’à la Sainte Mère L’Église. .. A en croire un journaliste spécialiste de Rome. Gianluigi Nuzzi. « Le péché originel » Alors si elle fait le travail, qu elle le fasse jusqu’au bout et qu’elle arrêté de prendre ses ouailles pour des enfants. j’attends le complément d’enquête concernant le Père Peyrous pour savoir qu’elles sont les responsabilités de chacun dans cette affaire privée qui daterait d ailleurs de 5 ans en arriere…que la victime ne porterait pas plainte…Au profit de qui ? De quoi ?…On est en droit de se poser certaines questions laissées sous le tapis. Où il y a de l’homme disait Montesquieu, il y a de l’hommerie.

  • Marie-Helene EMINE 20 décembre 2017 22:47

    Pas si facile que cela ,Françoise ! Vous ne savez pas du tout si j ai été victime ou pas !! Dans la foi et l esperance,JE CROIS « je sais EN QUI J AI MIS MA FOI »..que rien n est irrecuperable.. rien et personne.. ni la victime,ni les bourreaux..Je connais tres bien l ouvrage dont vous me parlez et qui est tres interessant,instructif etc.et les traumas,je connais.les reactions post traumatiques aussi.Certes le travail de reconstruction est onéreux à tous les niveaux pour ceux qui dans leur malheur ont la chance de pouvoir y avoir recours.. ne parlons pas de ceux qui ne peuvent pas !! J ai un immense respect et je crois une certaine empathie pour ces victimes.. d une autre manière j en ai aussi pour les bourreaux.. je ne me donne pas le droit de juger les personnes.« Qui es tu pour juger ton frere ? ».. mais j ai le droit de condamner des actes,c est evident.. le mal reste le mal : « ce qui est mal à tes yeux,je l ai fait ». Je vous rejoins completement : Dieu seul pardonne….et pour que l homme victime puisse pardonner,il et necessaire qu il recoive cette grâce de pardon.. la grâce du desir de pardonner.. ça existe.. je connais des parents dont les enfants ont été torturés,tués avec une cruauté indescriptible qui ont demandé cette grâce du pardon et l ont reçu.. j ai connu aussi 3 femmes qui avaient subies des agressions sexuelles innommables et qui ont pu pardonner.. ça ne c est pas fait en 15 jours,ni en 1 an.. Et beaucoup d autres situations de violence intolerable où le pardon a pu etre donné..un pardon interieur.. Je crois que si le pardon est un passage « obligé » pour e reconstruire.. pas au sens moral du mot stricto sensu..je ne me souviens plus du pourcentage exact,mais je sais que × % des tumeurs,viennent sont provoquées notamment par des non pardons ( que ce soient des impossibilités ,des refus conscients et inconscients). mais le pourcentage est enorme.. autant qu il peut etre quantifié.. c est normal.. le cumul de rancune,depression,dépreciation de soi ( et c est peu de le dire),automutilation,desir de vengeance,culpabilité terrible,emprise etc,bloquent les fonctions vitales et sur le plan spirituel bloquent le fleuve de la grâce.. un mega caillot dans l aorte.. un mega caillou dans le cœur profond..Le par don,donner,plus ! ouvre,permet de respirer un peu mieux au sens propre et figuré…. ça ne dispense pas d un lourd et laborieux travail,qui en effet peut durer toute une vie.. et c est alors,au moins pour ceux qui croit en LA PAROLE DE DIEU VIVANTE ET AGISSANTE que L Evangile des BEATITUDES prend son sens : heureux ceux qui pleurent,ils seront consolés.. heureux les misericordieux,les persecutés pour la justice.. c est dans la foi.. humainement parlant c est inadmissible ! Que l institution eglise ne manque pas de failles.. nous sommes d accord.. mais elle n a pas que des failles,loin de là.. il y a beaucoup de positif.. beaucoup.. il est juste de le voir aussi.. Je ne suis peut etre pas assez au courrant,pas assez informée,mais en quoi l Eglise se trouve t elle superieure à la société civile ?c est peut etre une faiblesse d un sur moi mal,placé ?ça ne me saute pas au yeux..je la trouve asez consciente de ses faiblesses,voire de ses crimes.. il me semble que la papauté a souvent demandé pardon ?non ?

    Oui jesus a demandé à son Pere de pardonner à ses bourreaux.. mais on ne peut separer les personnes de la Trinité même si elles st 3 personnes en une seule nature.. « le Pere et moi,ne faisons qu un ».. « qui,me voit ,voit,le Pére » etc Pour ma part,je connais un certains nombres de ctés déviantes et j en ai connues certaines de prés. Il y en a tjrs eu etnil y en aura tjrs.. l homme n est jamais a l abri d etre assoiffé de pouvoir.. et c est pour cela qu il fait des « guetteurs pour la maison d Israel », une vie de priere et sacramentelle forte..Quand on communie,on porte en soi,jesus ( de maniere sacramentelle,comme Marie le portait.. on est tabernacle,c est une grâce et une énormes responsabilité.. Le sacrement de reconciliation nous lave par le sang de Jesus,et ouvre les écluses..c est vrai que mon langagexest kto..mais je suis kto et tres amie des protestants. Françoise,je partage ce que je crois.. je respecte la position des autres.Je peux vous assurer que la FOI n est pas si simple que cela.. il n y a pas de foi sans doute,même.. si elle est une certitude.. Bon Noel a tous et chacun..Qui que nous soyons lEmmanuel est là : Dieu avec nous pour toujours.. Je realise que nous echangeons,sur le « terrain imparti au p Peyrouse »..et que tout cela n a pas de rapport avec lui.. Il est un prêtre de Jesus Xst,qui a peut etre failli sur un point,du moins c est ce qui est dit.. que L Emmanuel lui donne la force necessaire,et bien sûr a la personne offensée aussi.. le P.Peyrous reste un pretre de jesus xst ardent ,au delà de ses betises qui ont sans doute fait du,mal à quelqu un.Il a fait enormement de bien à beaucoup.

    F L J

  • Françoise 19 décembre 2017 11:39

    Marie-Hélène

    C’est tellement facile d’écrire ce que vous écrivez quand il n’y a pas de vécu personnel face à des crimes …Vous êtes dans la théorie, j’ai le regret de vous le dire…Face à des crimes subis, je vous assure, on relève d’un tout autre registre donc d’une toute autre approche. On peut tout à fait se reconstruire sans pardonner au(x) criminel(s). Ce n’est pas une obligation, loin de là. Car il y a des actes irréparables et impardonnables. La première démarche, est de se respecter soi. De retrouver une intégrité personnelle, bafouée et détruite la plupart du temps par le ou les criminels. C’est un énorme travail qui absorbe toute l’énergie des victimes. Et toute aussi dévorante, l’action de sortir de l’emprise du criminel, absorbe énormément. Car très souvent, il y a une emprise du criminel sur les victimes qui dure dans le temps, peu importe que le criminel ait été puni au pénal ou pas, peu importe qu’il soit vivant ou mort. Pour comprendre cette emprise, il faut un gros travail d’introspection et d’analyse thérapeutique avec un professionnel assermenté et une réparation du stress post traumatique qui peut durer toute une vie s’il n’est pas traité et entraîner de graves conséquences sur la santé physique, psychique et affective. Et ce n’est surtout pas facile à faire ce genre de démarche thérapeutique. Parce que cela oblige à entrer en critique avec ses propres références, son passé personnel hors des crimes dont on a été victime. Et cela oblige à se replonger dans l’horreur vécue et à en décrypter rationnellement les ressorts et les fonctionnements. Il faut un énorme courage et une énorme volonté pour parvenir à faire ce travail jusqu’au bout. Et ce travail dépend beaucoup de la capacité des victimes à pouvoir affronter ce qui leur est arrivé. Certaines ne le pourront jamais. Ou seulement superficiellement. Vous avez plein de mécanismes de défense, de déni qui se mettent en place face à l’intolérable et qui sont autant de bombes à retardement et à fragmentation. Lisez le travail de Muriel Salmona sur la mémoire traumatique, vous comprendrez mieux alors de quoi il s’agit. Et par la même occasion, vous comprendrez à quel point hors du crime commis, les dégâts post crimes qu’endossent les victimes constituent une double voire une tripe peine. Et que c’est un parcours du combattant quotidien pour pouvoir traiter les conséquences ne serait-ce que partiellement.

    La grosse différence entre l’Eglise cléricale institutionnelle et le reste des institutions ou groupes criminels, c’est que l’Eglise cléricale se prétend depuis toujours au-dessus des lois et au dessus moralement et socialement de tout le monde. La portée criminelle est donc décuplée. Et elle l’est d’autant plus quand on découvre que cette institution a monté en 1947 des centres de traitement pour prêtres pédophiles aux US d’abord, à Jemez Springs au Nouveau Mexique, puis dans pas mal de pays européens dont la France, et que délibérément, le Vatican a choisi, contre l’avis du fondateur de ces centres, le père Gerald Fitzgerald, de recaser les prêtres pédophiles et pratiquer la politique de déplacement de ces prêtres en cas de problèmes.

    Cette politique décidée tant au niveau du St Office (qui a changé de nom depuis) que des papes eux-mêmes est totalement criminelle et elle est perpétuée encore aujourd’hui depuis cette époque. Cette politique continue dans chaque épiscopat. Si les victimes ne se mobilisent pas, ne se groupent pas pour taper du poing sur la table, cette politique continue.

    Parce que l’Eglise a choisi délibérément ses clercs pédophiles et a abandonné les enfants à ces criminels. Comme elle a choisi et choisit encore de valider des communautés dérivantes sectaires qui abusent, violentent, esclavagisent des croyants, contre les croyants eux-mêmes. Dans l’abjection, je crois qu’on atteint des sommets.

    Aujourd’hui la fameuse commission pontificale pour la protection des mineurs est rendue incapable de pouvoir agir pour protéger les enfants. C’est une coquille vide. Les anciennes victimes nommées par le pape au sein de cette commission démissionnent, écœurées. Parce qu’elles voient que tout est fait pour créer non une commission active, mais une officine de façade pour faire croire que, sans que rien ne change réellement. Pour que d’autres prêtres pédophiles puissent continuer à faire de nouvelles petites victimes. Et ça c’est insupportable. Vous imaginez à quel point encore une fois la dignité et l’intégrité des victimes sont bafouées ?

    Aujourd’hui les procès canoniques sensés punir prêtres, évêques pédophiles ou ayant protégé des prêtres pédophiles, patinent, s’enlisent. Sur ce dossier précisément, trop peu de choses avancent. Et des situations intolérables persistent. Quand elles aboutissent, c’est parce que des états reconnaissent leur part de responsabilité dans les crimes de l’Eglise, que les victimes et les avocats des victimes font un énorme de travail de pression. Mais ça ne concerne que très peu de pays alors que pour ce qui concerne la politique pénitentiaire jeunesse, tous les pays européens ont été concernés par les mêmes abus, les mêmes crimes, les mêmes procédures en laissant sans contrôle des congrégations religieuses s’occuper de ces questions. Il fallut attendre en France le milieu des années 60 pour changer la politique. Et le milieu voire la fin des années 70 en Suisse et la fin des années 90 en Irlande.

    Comparativement, hors l’Eglise, la société monte de plus en plus au créneau pour réclamer justice face aux crimes pédophiles, face à l’inceste, face à la réduction en esclavage, face aux génocides. Qu’ils soient le fait d’institutions publiques, d’états, de monde du spectacle, de ressortissants politiques, de grosses entreprises, banques, comme de crimes intrafamiliaux. La société civile se bat pour cela au plan législatif, au plan de l’aide et de l’accompagnement, de la reconnaissance des victimes et même pour le suivi des criminels.

    Comparativement l’Eglise campe sur ses positions et la fameuse tolérance zéro est surtout un slogan publicitaire pour une réalité plus que sordide. Si vous avez suivi le reportage de Cash Investigation, il est particulièrement précis sur la question. Et si l’on considère l’affaire de l’institut Provolo, toute récente, impliquant le pape lui-même dans la dissimulation des crimes tant en Argentine qu’en Italie, on atteint des niveaux extravagants de complicité criminelle.

    Comment en est-on arrivé à un tel degré d’horreur ? Comment pouvoir se taire et pardonner face à des petits enfants mutilés sexuellement et détruits psychologiquement, affectivement à jamais par des religieux, des prêtres obsédés par la domination et l’écrasement des plus faibles ? Ces prêtres, ces religieux et mêmes religieuses qui commettent ces atrocités sans nom savent pourtant bien ce qu’ils, elles font. Elles n’ignorent pas les cris de douleur, les hémorragies, la terreur, la violence subies par les enfants de par leurs agissements. Pire, ces criminels choisissent leurs victimes en fonction de leur isolement, de leur faiblesse, de leur handicap. Ce qui rajoute encore un étage dans l’abjection. Et on retrouve ce ciblage aussi chez les victimes majeures de communautés dérivantes et sectaires avec des criminels abuseurs ou violeurs. Comment une institution se réclamant de Jésus peut être complice active de telles horreurs et s’arranger pour que ces crimes se propagent et restent impunis ? Il y a quelque chose qui m’échappe, voyez-vous dans de tels procédés. Où est la cohérence avec les valeurs christiques si mises en avant ?

    Face à tant d’horreur, il n’y a pas de pardon humain possible. On peut seulement essayer de comprendre ce qui a mené ces criminels à commettre de telles atrocités mais pas pour autant leur pardonner.

    Le pardon, c’est Dieu qui peut seul le leur donner, pas les victimes. Les victimes doivent pouvoir obtenir assistance, justice et réparation pour les crimes subis, à proportion de leur gravité et des conséquences que ces crimes ont fait de dégâts sur les victimes.

    Jésus sur la croix ne pardonne d’ailleurs pas lui-même, il demande à son Père de pardonner. Ce qui est logique dans sa situation. Pardonner lui-même reviendrait à considérer le crime commis contre lui comme normal et juste. Ce qui reviendrait à nier sa propre intégrité, sa propre personne.

    Face aux crimes contre l’humanité, comme l’inceste, la pédophilie, l’extermination génocidaire, la réduction en esclavage, le meurtre ciblé comme le meurtre de masse, on ne peut pas pardonner. Dieu seul peut le faire. Ce n’est pas aux victimes de se prononcer sur la question. Ce n’est pas l’objet.

  • Marie-Helene EMINE 13 décembre 2017 16:53

    « Muet comme un agneau qu on menait a l’ abattoir.. TACEBAT ».. Il s agit de JESUS,me direz vous.. et vous aurez raison !IL S EST LAISSÉ CRUCIFIÉ POUR LE SALUT DU MONDE,NOTRE SALUT Á CHACUN.. L IMMENSE LIBERTÉ DE L ACCEPTATION AMOUREUSE DU XST’se vit dans le SiLence.. et un cri« Père,pourquoi m as tu abandonné » ?Vous comme moi,et tout chretien est appelé à être configuré au xst Crucifié.. et ressuscié avec Lui.. Marie.. au pieds de la CROIX :« stabat MATER »..« Par où est passé le MAITRE,le disciple passe ».. non par masochisme mais par AMOUR..« AIMER,C EST TOUT DONNER ET SE DONNER SOIME ».. C est l exemple que nous donnes ste LUCIE,aujourd hui.. « suivre la MAITRE partout où Il va.. c est notre vocation de chrétien..A chacun de demander le discernement de la VOLONTÉ DE DIEU..SUR SA VIE,SES REACTIONS,SES ACTES,SES PAROLES,SES SILENCES hic et nunc.. et quand nous ne savons pas,nous hésitons,essayons de lire dans l évènement qui est Parole de DIEU..et si nous avons de la chance,et de la persévérance pour le demander,un » abba« peut nous aider à y voir plus clair.. il n a rien à nos imposer,mais partage ce que lui souffle le St Esprit,avec le recul necessaire.. il ne s agit pas de » gourou« qui exerce une emprise malfaisante,nocive,mais de ces » pères spi« comme on les nomme aujourd hui qui aime assez le MAITRE, pour aimer et respecter la brebis.. c est Raphael qui marche à côté de Tobie pour lui faciliter le voyage..sans pour autant l obliger à tourner à gauche ou à droite.. car s il en est ainsi,fuyons dans les prés où le » BERGER NOUSNE VERS DES EAUX TRANQUILLES,MÊME SI NOUS PASSONS UN RAVIN DE TÉNÈBRES" PS 22..

    Faut il pour autant,nous taire quand le mensonge,la perversité manipulent une situation ?non.. precisant que face au mal qui fait rage,il y a plusieurs attitudes possibles puisqu il y a plusieurs demeures dans la MAISON DURE..le silence intercesseur des priants dont c est la vocation.. et la prise de parole pour denoncer,« juger » ( avec la justice humaine qui a toute sa valeur),punir ce qui est à punir avec les moyens de la terre qui nous sont offerts sans faire d angélisme facile.. la victime doit etre entendue,défendue,réhabilité etc.. plus la victime est fragile,vulnérable,plus c est indispensable.. A chacun d entre nous de savoir oú il se situe.. dans le camps des orateurs,le camps des silencieux.. Ce qui me paraitrait impensable,inhumain,donc pas du tout divin.. l indifference :« je m en lave les mains » comme PONCE PILATE.. cela ne me concerne pas’ « .. et si nous sommes concernés dans le mal comme dans le bien,c est la communion des saints.. » qu as tu fait de ton frère ?".. L Eglise est t elle plus coupable de silence face à des crimes réels que d autres institutions ( education nationale !,familles !) ETC.. je n en suis pas certaine.. c est sans doute plus lent !c est vrai que « la machine institutionnele », n est pas trés facile à bouger !.. c et vrai aussi que le clergé est trés ciblé et que les prêtres pedophiles ( grâce à Dieu,c est un grande minorité !) Font d autant plus scandale qu on attend d eux une conduite irretrochable.. c est normal puisquenle sacerdoce leur est confeŕré.. Il y a aussi que dans un monde bien déchristianisé,les medias ne loupent pas les chretiens,à fortiori les prêtres.. certes,il y a des criminels.. ce serait faux d en faire une généralité.. Si,le scandale criminel,doit etre puni,denoncé par qui est chargé de le faire.. le pardon est un commandement  Pas 7 fois mais 77 fois 7,fois ».. Pardonnes nous nos offenses comme nous p….. à ceux qui nous ont …« C est vraiment la grâce des grâces à demander ».. nous ne pouvons pardonner,mais nous pouvons avoir le désir que Dieu pardonne en nous.. et si la victime ne peut,le demander,nous pouvons le demander pour elle. Nous devons.. et en restant trés terre à terre,aucune,personne bléssée,ne peut se reconstruire sans le pardon..Marie qui défait les noeuds mériterait d etre mieux connue et invoquée.. « ce qui esi impossible à l homme est possible à Dieu » « tais toi » pas toujours..loin de là ! « pardonne ».. oui..sans aucun doute.. tu ne peux pardonner.. demandes d en avoir le desir.. tu ne le peux.. dans la communions des saints,nous pouvons et voulons le demander pour toi.. Le pardon est un tres long voyage.. Dans biens des cas,les sciences humaines,des soins aideront petit à petit.. et là oui,la victime doit parler à qui de droit. Marie,Reine des apôtres,Mére de L EGLISE,prie pour nous.. prends sous ton virginal MANTEAU, les victimes et les assassins.. Donne nous de ne pas être des « * langues de bois », et la chasteté de garder notre juste place.. Gloire au Pére,gloire au Fils,gloire au St Esprit.. Trinité sainte,GLOIRE A TOI.

    N

  • Françoise 10 décembre 2017 14:28

    Le tais-toi et pardonne, c’est toujours, face à l’abject, au crime organisé, au crime de masse, au crime contre l’humanité, ce que répondent les principaux mis en cause. Je trouve le procédé particulièrement pervers ,mais aussi manquant cruellement d’humanité ainsi que de renouvellement et de créativité. C’en est devenu un mantra dans notre religion, répété par le clergé criminel autant que par des laïcs criminels… L’antisémitisme, la barbarie meurtrière de masse liée à la xénophobie et au racisme, au sexisme, l’abus de faiblesse, le crime sexuel, la réduction en esclavage, la corruption, le meurtre ne font pas partie des faits qui appellent au silence et au pardon ; simplement parce que ce serait cautionner un système d’écrasement de l’humanité dans son intégrité physique, morale, psychique et accepter un système de discrimination contre lequel chaque jour, des enfants, des hommes, des femmes, des vieillards, luttent. Et pas pour eux-mêmes uniquement, mais simplement pour préserver sur notre petite planète bleue l’idée même d’humanité au sens humaniste du terme. Chaque geste, même le plus banal, le plus insignifiant compte.

    Derrière chaque petit « non, ce n’est pas normal, ce n’est pas acceptable », il n’y a pas l’ego. Mais au contraire, cette fine fleur de l’âme humaine qui a conscience de la valeur existentielle et de l’indissociable socle qui fonde l’intégrité, donc aussi la liberté de pouvoir se vivre dignement avec les autres : corps, esprit et âme. A partir du moment où ces trois entités sont dissociées, disloquées, objectivées dans l’humain et qu’en plus ceux qui ont commis ces crimes demandent à leurs victimes le pardon et de se taire, on se trouve face à la négation de l’intégrité humaine, de la dignité humaine. C’est un sommet de perversion et d’inversion des valeurs. Il s’agit, quand se sont des autorités religieuses qui se comportent aussi violemment, d’une haute trahison d’avec les croyances et les valeurs défendues. Concernant la pédophilie cléricale, on parle même aujourd’hui d’inceste spirituel. Et c’est un terme bien choisi qui va aussi, sachant les conséquences traumatiques que cela donne sur les victimes, de crime contre l’humanité.

    Jésus fut à son époque ultra radical quand il disait qu’il valait mieux que l’on attache une meule autour du cou de ces abuseurs et criminels et qu’on les précipite à la mer. Il n’est absolument pas tendre pour ce genre de crime. Alors pourquoi ces mêmes criminels demandent-ils aux victimes de se taire et de pardonner ? Comment peuvent-ils encore demander une telle chose après avoir détruit le socle d’intégrité et d’unité de millions de personnes, et tout cela soit disant au nom de Dieu ?

    Il n’y a ni pardon ni silence face à ces atrocités. Mais au contraire nécessité de parole, pour que tout cela soit dénoncé et que ces pratiques criminelles et abusives, qui portent atteintes aux valeurs christiques, aux valeurs universelles aussi, cessent et soient punies.

    Les groupes religieux, les religions ne sont pas au-dessus des lois. Même s’ils tentent tout ce qui est possible pour l’être et pour persuader l’humanité qu’ils appartiennent à une caste ultra supérieure, donc qui doit restée impunie de ses crimes. Et même s’ils tentent de sacraliser des criminels pour tenter d’empêcher des poursuites pénales…Il y a des limites à l’imposture et au crime.

  • Marie helene EMINE 6 décembre 2017 16:48

    Bonjour Françoise. Votre « fougue », si je peux me permettre,est sympa..Vous ne manquez pas d informations interessantes,que pour ma part « je jette dans le COEUR MISERICORDIEUX DE DIEU. »LUI,SAIT,CONNAIT,SCRUTE LES REINS ET LES COEURS,les intentions profondes etc.. Précision : je connais bien le milieu médical psy ( d autres milieux aussi) mais peu le neuropsy.Je sais qd même que l étude des neurones permettent d avancer dans la recherche,les soins,les orientations..c est evident !Je ne crois pas superflu de beaucoup prier le St ESPRIT en tout et pour tout,pour tous et toutes..Il rechauffe ce qui est froid,redresse ce qui est tordu,Il éclaire,pacifie..« Je vous laisse MA PAIX,JE VS DONNE MA PAIX » Sa paix à LUI,pas celle du monde,La paix qui sort du COEUR TRANSPERCÉ de JESUS SUR LA CROIX..Ne séparons jamais la mort de ma Resurrection.. c est du qui perd ,gagne !Il faut mourir pour VIVRE.. deja mourir à soi même..et ce n est pas une mince affaire..demandons en la grâce les uns pour les autres.ça rejoint la grâce d humilité qui nous fait defaut à tous,sans exception..pas vrai ? Qu entendez vous par mystique ?pour moi,c est tres simple et je dirais vulgairement que c est une personne qui a les pieds bien sur terre,les mains dans les marmites,dans les pampers du bébé, et en même temps la tête au ciel !qui vit le concret de lIncarnation en Dieu !Marthe et Marie..rien à voir avec les levitations,les visions,les hallucinations,les voix etc..Ça existe,mais pour moi,ce ne sont pas des signes essentiels de mysticisme.. Je pense que vous faites allusion à Marthe ROBIN..je l a connais un peu,je l ai même rencontrée..sans plus..personnellement,je n ai rien à en penser ni à en dire.. En revanche,je connais bcp de gens pour lesquels Marthe a été un canal de la grâce hic et nunc.. Je sais aussi que les retraites en foyer de Charité,font du bien à un grand nombre..Ma connaissance est plus que limitée et comme je ne suis pas chargée de sa cause..je ne m encombre pas l esprit.. Que l eglise institutionnelle fasse des erreurs,c est évident.. elle est composée de vous et moi et les autres.. Il me semble que c est st François de Sales qui disait :« tant qu il y a des hommes,il y a de l hommerie » !Je connais quand même pas trop mal l histoire de l eglise.. les heures sombres et les lumineuses.. Que des ctés,des groupes utilisent des lobbies,c et depuis Adam et Eve.. vanitas vanitatis et omnia vanitas disait Bossuet !Je ne connais pas leurs intentions profondes..On juge un arbre à ses fruits..qd les bêbêtes qui rongent l arbre sont trop voraces,les fruits ne sont pas tous bons..et un jour ou l autre la lumiere se fait du moins partiellement.. on est jamais à l abri de canoniser ou assassiner ou les deux selon les temps,telles ou telles ctés,nouvelles,anciennes,modernes,vieillottes etc.. on est pas chargé de juger ( merci Mon Dieu)..La plupart du temps,on manque de connaissance,de recul,d objectivité..Ce qui nous appartient c est de savoir si ce groupe nous convient ou pas pour grandir dans l amour de Dieu et du prochain,sans oublier qu il n est pas parfait et nous non plus. Donc,il y aur des deceptions,des frusrations.. mais le Seigneur est tjrs là : « le Se7gneurcest mon Berger,je ne manque de rien »ps 22.. « je sais en qui j ai mis ma foi » dit st Paul.« Tout passe Dieu seul suffit demeure » Th d avila.. On ne peut pas etre anti sémite et chretien ! Le visage du cardinal Lustiger s illuminait en regardant Marie pendant le chant du Magnificat :« Il relève Israel,son serviteur ».. c est beau ? Françoise,en matière de canonisation,laissons le pape faire son boulot de pape ! Je préfère que ce soit lui que moi !! C et vrai que souvent on a envie de donner notre avis plus ou moins objectif,éclairé et éclairant,mais notre moi se pointe.. pour ma part,je sais que je suis à ma juste place,en cultivant mon petit lopin de terre où bon grain et ivraie se mélangent ! Ce pt lopin de terre ouvre vers l Infini..prier,offrir,me rejouir avec ceux qui sont dans la joie,pleurer avec ceux qui pleurent.. tout le monde et tout m interesse.. par la prière,la communion des saints,les sacrements.. j essaye d etre proche !.. Sur les petits lopins de terre,à ma dimension humaine (!), je peux prier le NOTRE PERE, avec tous,toutes. Quand des « trucs » nous revoltent ( et ça fourmille !),ne nous lassons pas de mendier LA GRÂCE DU PARDON« .. » LÀ OÚ EST L ESPRIT DU SEIGNEUR,LÀ EST LA LIBERTÉ« Th de Lisieux : »je vois avec bonheur qu en aimant Dieu le cœur ne perd pas sa tendresse naturelle,cette tendresse au contraire grandit en devenant plus pure et divine" Viens,sois ma lumière,ecrit mere teresa à Jesus

    Ps ! Je ne suis pas moniale mais ds le monde !  !

  • Françoise 6 décembre 2017 13:28

    Bonjour Marie-Hélène

    Si vous avez travaillé dans ce secteur médical de la neuropsychiatrie, je pense que vous savez qu’il est extrêmement difficile voire carrément impossible de pouvoir prétendre mystiques des personnes qui ont des pathologies neuropsy. Car ce type de maladie provoque régulièrement des visions, des hallucinations qui peuvent paraître réelles, rationnelles au malade mais qui ne sont en réalité que des manifestations pathologiques associées de la maladie.

    Comment démêler en ce cas ce qui relève de la mystique et ce qui relève de la pathologie ? C’est franchement ultra compliqué et totalement hasardeux. Si sur des mystiques ayant vécu avant 1900, il est difficile de pouvoir poser des diagnostics faute de connaissances sur le cerveau et ses maladies, on constate que les mystiques plus récents et modernes sur lesquels la médecine s’est penchée,ont été dans la plupart des cas, non reliés à une mystique réelle mais à des pathologies associées en lien avec une maladie neuropsy.

    L’Eglise institutionnelle s’est rarement fiée à la médecine sur le sujet, pour la bonne et simple raison qu’elle avait besoin d’instrumentaliser des gens pour servir des dogmes, des idéologies. Cette instrumentalisation s’est faite à toutes les époques dans une perspective de sacralisation du pouvoir institutionnel clérical temporel et matériel.

    Et cette instrumentalisation continue d’être faite par différents groupes de la Nouvelle Evangélisation. Ce type de mise en lumière, attire ainsi plus de gens sensibles au merveilleux, au sensationnel.

    Et malheureusement, ce qu’on peut constater, c’est que les groupes qui récupèrent et instrumentalisent ces malades, se servent d’eux pour se donner une dimension sacrée, intouchable et ensuite justifier des tas de comportements abusifs dans leurs communautés, comportements présentés comme étant inspirés par Dieu lui-même. Et ça, c’est inacceptable. Car ces crimes n’ont rien à voir avec Dieu, ni avec Jésus, ni avec Marie ni avec l’Esprit Saint.

    Effectivement, Dieu se fiche de la maladie. Il intervient quand il veut et avec qui il veut, comme il veut et où il veut. Nous sommes bien d’accord.

    Mais croyez-vous sincèrement que Dieu cautionne qu’un groupe de religieux et de laïcs utilise une femme très malade sur laquelle le groupe dispose depuis les années 30 jusqu’en 1981 d’une emprise totalitaire, financière, psychologique, religieuse, affective (jusqu’à être plus important affectivement pour elle que son frère biologique qui se suicide dans la grange à côté, sans qu’elle entende le coup de feu) ?

    J’ai beaucoup de mal à croire que Dieu accepte et légitime ce type d’abus, qui ne diffère pas des abus constatés dans les différentes communautés controversées dont il est question ici.

    Concernant Elizabeth, j’ai lu les différents ouvrages lui étant consacrés présentés par le carmel de Dijon. Merci pour la nouvelle référence. J’en prendrai connaissance.

    Actuellement, notre pape tente, comme JP2 dans les années 80, de faire béatifier Léon Dehon, prêtre français antisémite, fondateur des prêtres du Sacré Cœur. Il a beau tenter de faire croire que cette judéophobie chez Dehon était seulement le reflet des idéologies de son époque, je trouve particulièrement grave de tenter de faire béatifier un tel homme. Jésus était juif, sa mère, ses frères, ses disciples étaient juifs. Comment pouvoir donc tenir un discours antisémite quand on se réclame de Jésus et son message ? Quel signe cela envoie à nos frères et soeurs juifs, dont les ancêtres sont morts dans les fours crématoires et camps de concentration ?

    Quel signe ce type de béatification nous enverrait à nous croyants, qui espérions qu’avec Vatican 2, l’institution cléricale cesse son discours et ses positions antisémites ?

    http://www.tribunejuive.info/memoire/leon-dehon-1843-1925-pretre-francais-antisemite-beatifie

    http://www.lavie.fr/religion/judaisme/leon-dehon-un-saint-antisemite-26-06-2015-64589_19.php

    Si nous avions vu de telles idéologies et discours ressortir avec Mgr Williamson ces dernières années, si Dehon était finalement béatifié, ce serait appuyer, valider tous les discours et actions antisémites passés comme actuels. L’institution serait donc à ce titre totalement décrédibilisée. Et renvoyée à ses comportements criminels les plus atroces.

    Ceux qui avaient alerté le Vatican de l’antisémitisme de Dehon étaient des évêques, archevêques et cardinaux français. Il y a donc quand même, pour certains de nos hauts-clercs, encore un peu de conscience morale vis à vis de telles béatifications, aussi controversées. Mais si F1 décide de passer outre les avertissements, je crains le pire…

    Car la validation du discours antisémite de Dehon ouvrirait la voie aux béatifications ultra controversées de Pie XII et Aloïs Stepinac, en lien avec les massacres oustachis de 1941 à 1945 -bénis par le pape- et la protection constante des criminels tortionnaires en Amérique du Sud et en Espagne. Si beaucoup trop de catholiques romains ignorent ce chapitre noir de l’Histoire en général mais aussi de l’Histoire du Vatican, les communautés qui ont été massacrées (juifs, tziganes, orthodoxes) n’oublient pas. En plus du témoignage d’Egon Berger, deux tziganes, détenus enfants au camp d’extermination de Jasenovac, ont témoigné récemment des atrocités commises par des religieux catholiques romains dans ce camp et d’autres, avec la bénédiction papale.

    Je vous laisse découvrir, si vous ne connaissiez pas ces horreurs, les faits tels qu’ils se sont produits :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Crimes_de_l%27%C3%89tat_ind%C3%A9pendant_de_Croatie

    Vous comprendrez donc que face à des actes criminels aussi graves, il soit complètement ahurissant de vouloir béatifier et sanctifier Pie XII et Stepinac. Cela ne peut s’expliquer, comme pour Dehon, que par le poids de lobbies religieux et politiques, qui considèrent ces discours et actes génocidaires comme non criminels, relevant seulement de la volonté divine… On se demande alors en ce cas, quel dieu inspire et justifie des massacres et autant de discours violents à l’encontre de non catholiques romains ? De mon point de vue qui n’engage que moi, ce n’est pas Dieu tel qu’il m’a été enseigné en famille, au caté, à l’église et tel que je le pratique au quotidien qui peut valider et légitimer de telles horreurs. Ca n’a aucun sens.

  • Marie helene EMINE 5 décembre 2017 15:22

    Françoise,un oubli ! La sainteté n a rien avoir avec l etat de santé d une personne,ni son equilibre psychologique ! Vaut mieux chercher du côté de l humilité.. de l Evangile des Béatitudes.. ’ ce qu il y a de fou dans le monde,est sagesse de Dieu ! A Dieu la gloire !

  • Marie helene EMINE 5 décembre 2017 14:43

    Bonjour et merci Françoise.. Cela me fait plasir de vous savoir « amie » d Elizabeth de la TRINITÉ.Si cela vous tente de potasser encore plus sa doctrine,histoire de demander la grâce d en vivre un chouya,je vous signale un « pavé »:Eliza de la Trinité,l aventure mystique Sources,experience théologale,rayonnement..sous la direction de j.Clapier.Editions du carmel,Toulouse 2006.39 e ! C est un collectifqu on ne lit pas entre 2 stations de metro,pcq c est lourd.. mais c est nourrissant..Pour Noël ! Personnellement,je ne rentre pas dans les polémiques,du pourquoi et du comment des mises sur lea autels,ni dans celles des etats mentaux,psychologiques ( j ai pourtant bossé dans cette branche médicale !) Etc etc

    Je crois qu il y a un moment pour tout et que ld SEIGNEUR SE SERT DE TOUT ?? TEL PERSONNE FAIT UNE VRAIE RENCONTRE AVEC LUI AU TRAVERS DE MERE TRERESA !OU ST BENOIT !OU MARTHE ROBiN ou,ou,ou..WHY NOT ?Si cette personne porte des fruits de charité ainsi.. c est l essentiel..charismatiques,integristes ?Ce qui importe,à mon umble avis,c est d être fidèle à jesux Christ,chemin,Vérité et VIE et à L EGliSE,Son Corps..IL EST LATE ET nous les membres.A chacun de rencontrer le canal qui l aidera à « Etre une humanitè de surcroit »,à vivre et annoncer l Evangile.. en restant dans l Eglise. Apres quoi,libres à nous,d avoir des idèes persos et des opinions. C est evident !pour ma part,je ne sens pas utile,de les exposer..LA PAROLE DE DIEU EST VIVANTE.Je respecte toutes les formes d expression ! Gloire au PERE,GLOIRE AU FILS,GLOIRE AU ST ESPRIT..TRNINITÉ SAINTE GLOIRE À DIEU..La pub de tel ou tel couvent pour telle ou telle cause,m indiffère totalement..un couvent reste un moyen.. la fin,c est lAmour de Dieu et du prochain !

  • Françoise 5 décembre 2017 12:15

    Bonjour Marie-Hélène

    Elizabeth a été canonisée l’an dernier, en octobre 2016, pas cette année. C’est le carmel de Dijon qui a joué le rôle de lobby pour faire sa publicité après sa mort via différents livres. Sans doute pour obtenir l’équivalent de prestige et de recrutement dont avait bénéficié auparavant le carmel de Lisieux après la mort de Thérèse. Et il me semble me rappeler que le carmel de Dijon a obtenu durant quelques décennies, grâce au livre réédité plusieurs fois sur Elizabeth, quelques recrutements supplémentaires.

    Cependant, on peut dire que concernant Elizabeth et au regard de sa vie, elle fait partie des rares exceptions qui n’ont pas été béatifiées ni canonisées pour satisfaire des lobbies (en dehors de l’ordre du carmel), une emprise financière, faire valoir des dogmes, ou encore des groupes dérivants et sectaires. Cela est suffisamment rare ces dernières années pour être souligné.

    Et la maladie rare qui l’a tuée n’était pas une maladie neurologique, mais endocrinologique : la maladie d’Addison. Qui n’entraîne aucun délire mystique, ni stigmates ni inédie, donc prête beaucoup moins à récupération par des groupes communautaires misant tout sur les manifestations visionnaires. C’est d’ailleurs très amusant de voir qu’elle ne figure pas au panthéon des communautés charismatiques, ni des communautés réac catholiques habituelles alors qu’elle fut béatifiée par JP2 et canonisée par F1.

    En dehors de l’ordre du carmel et encore, essentiellement celui de Dijon et de quelques monastères et couvents bourguignons, il n’y a pas eu de promotion et diffusion ultra médiatique sur Elizabeth. Elle a donc été préservée d’instrumentalisation. Merci mon Dieu !

    J’ai lu les livres sur sa vie quand j’étais ado, au moment de la béatification faite par JP2 en 84, car il y avait des livres sur elle à la Lib’ de l’U de Dijon (librairie disparue il y a quelques années à cause de fonds d’investissement parisien et américain trop gourmands) où j’allais régulièrement chercher des livres avec famille et amies. Pour l’occasion, différentes rééditions avaient été faites. Et je me souviens encore des grands présentoirs avec en vitrine grand format, la photo noir et blanc d’Elizabeth jeune fille, au piano, magnifique, que vous pouvez retrouver facilement sur Wikipédia.

    Pour les curieux, voilà ce qu’est la maladie d’Addison :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_d%27Addison

    Et voici ce qu’est l’encéphalite léthargique épidémique dont a souffert Marthe Robin ainsi que la fièvre typhoïde (lorsqu’elle était toute petite, à 2 ans, et qui a laissé des séquelles intestinales chez elle toute sa vie) :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Enc%C3%A9phalite_l%C3%A9thargique

    http://www.medinfos.com/principales/fichiers/pm-inf-fietyphoides3.shtml

  • Marie helene EMINE 3 décembre 2017 15:04

    « Laissez vous RECONCILIER AVEC LE XST..IL VOUS MENERA VERiTÉ TOUTE ENTIÈRE ».. A L’ ecole l Elizabeth de La Trinité ( carmélite canonisée cette année) demandons les uns pour las autres d être« ENSEIGNABLES ».. Nous laisser enseignér par le Christ,SA PAROLE,SES SACREMENTS..Dans le sacrement de Réconciliation,nous sommes lavés par le SANG DU XST,Dans le sacrement de L Eucharistie.. nous le recevons.. IL EST EN NOUS..IL Y fait SA DEMEURE SI NOUS LE LUI DEMANDONS ET NOUS Y DISPOSONS.Je crois que c est Ste Thérèse d Avila ( reformatrice du carmel) qui disait:IL EST EN NS,ALLONS NS LE LAISSER SEUL ?"

  • Marie helene EMINE 2 décembre 2017 23:36

    « Soyez saints comme JE SUIS SAINT » ! Malades ou bien portants,victimes ou bourreaux,manipulés ou manipulateurs,le COEUR DE LA BONNE NOUVELLE,C EST LE REGARD DESUS sur chacun,chacune d’entre nous ! JESUS LE REGARDA ET L AIMA« ..Qui que nous soyions. LE XST nous REGARDE.. nous sommes nés POUR CONNAITRE DIEU..( un moyen simple mais efficace:LA PRIÉRE) Jean de la Croix,un saint du carmel,un grand amoureux de DIEU et donc des hommes : »celui qui dit aimer DIEU et qui n aime pas son frère,celui là est un menteur« ,écrit:POUR DIEU,REGARDER C ESt AIMER ».. « JE SUIS LE CHEMIN,LARITÉ LA VIE »,« JE SUIS LA LUMIERE DU MONDE,QUI ME SUIT NE MARCHERA PAS DANS LES TÉNÈBRES »..« QUI CROIT EN MOI A LA VIT ETERNELLE » .Marie,Etoile de la mer,prends nous tous sous ta maternelle protection , conduis nous à JESUS. GLOIRE AU PERE,AU FILS,AU ST ESPRIT..TRINITÉ SAINTE,GLOIRE À TOI..MERCI SEIGNEUR pour tout.. ce qui est bon,vient de TOI, ce qui est mauvais,Tu veux le transformer.. Merci d augmenter en nous,la foi,l espérance et la charité..

  • Françoise 2 décembre 2017 01:13

    Isabelle, vous confondez l’Eglise au sens large du terme et l’institution cléricale. Ce n’est absolument pas la même chose.

    L’institution cléricale n’a cessé de montrer des travers très graves, des crimes particulièrement atroces, à rebours total des évangiles et du message de Jésus. Cela s’est illustré à toutes les époques et dans des proportions telles, que ces crimes ont conduit les gens à se révolter contre ces abus, ces crimes. Et à les dénoncer.

    Nous arrivons actuellement à une douloureuse apogée criminelle institutionnelle avec prêtres pédophiles, prêtres et religieux, religieuses impliqués dans des affaires mafieuses financières, dans des trafics d’enfants, dans des tortures, du travail forcé, des humiliations quotidienne, mais aussi des groupes sectaires dérivants qui ont abîmé des tas et des tas de croyants. Pire, certains adeptes ont été assassinés par ces groupes avec le feu vert de certains hauts clercs. Simplement parce qu’ils avaient découvert l’envers du décor et qu’ils risquaient de dénoncer tout cela non seulement par voie médiatique, mais par voie judiciaire.

    A chaque fois, le Vatican prétend qu’il va s’occuper du problème déterré. Et qu’est-ce que l’on constate de façon concrète ? Une continuation des crimes, un déplacement des criminels qui vont faire d’autres victimes et le processus se fait dans toutes les communautés qui ont des comportements criminels. On peut donc parler d’une stratégie qui se fiche totalement des conséquences et qui se fonde uniquement sur le corporatisme, sur la satisfaction d’une impunité qui se veut hors lois judiciaires, hors lois humaines et dans une approche totalitaire.

    Cette réalité, que nous voyons devant les yeux tous les jours que Dieu fait, vous croyez qu’elle correspond à l’attitude christique et aux évangiles ? Vous croyez qu’elle respecte les croyants, vous croyez qu’elle fait plaisir et honore tant Jésus que Marie ?

    Personnellement, je ne le pense pas.

    Donc merci de ne pas inverser le problème et faire des confusions. Les crimes commis par clercs et groupes communautaires sont réels. Ce n’est pas moi qui les ai commis ni suscités. Par contre, je les dénonce et je prends le temps d’expliquer comment ils ont pu advenir et dans quel contexte historique, sociologique. Ca me paraît intéressant pour comprendre que ces agissements ne naissent pas de nulle part. Mais sont le résultat d’une volonté politique institutionnelle mais qui ne s’assume pas en tant que telle. Je conçois bien que quand je mets des informations historiques, sociologiques et que j’explique les liens, cela dérange. Et que certains aimeraient tellement que ce dont ils ont souffert, ne soit le fait que d’un esprit malade, totalement isolé de tel ou tel gourou. Alors que malheureusement, leurs souffrances sont dues à des stratégies institutionnelles dans un but d’emprise et de domination .

    Si vous cherchez l’hérésie, je crois que l’institution est mieux placée que moi pour nous la faire vivre, tout en continuant à se prévaloir de sainteté, de perfection et d’incarner les seuls représentants de Dieu sur terre.

  • Françoise 2 décembre 2017 00:14

    Bonsoir Eglantine

    Merci pour votre message. Se ne sont pas mes théories, se sont des diagnostics de médecins spécialisés, sérieux qui ont examiné différents « mystiques », qui ont déterminé la part pathologique psychiatrique et neurologique chez ces personnes et qui ont attesté que ces visions étaient liées à ces maladies bien précises.

    Chez Marthe il s’agit d’une encéphalite léthargique épidémique. Qui a sévi sur une période très brève du 20e siècle, avec des manifestations très déroutantes mais aussi très caractéristiques. Si vous allez voir ce qu’est cette maladie sur internet, vous verrez qu’elle occasionne des hallucinations, des visions, des réactions de dissociation, de confusion mentale. Ajoutez à cela la fièvre typhoïde à un âge très tendre, très mal soignée, cela aggrave les symptômes de l’encéphalite, même si les deux maladies n’ont rien à voir.

    Ca n’a rien de malveillant de parler de cette maladie neurologique qui a provoqué ses visions et symptômes mystiques. C’est juste replacer Marthe dans son vécu quotidien, qui, que vous le vouliez ou non, était celui d’une personne gravement malade.

    Ce qui vous dérange en réalité, c’est qu’en parlant de cela, j’abîme l’image idyllique, j’allais dire fantasmatique que vous avez d’elle et que vous voulez garder intacte.

    Vous parliez de projection me concernant mais je pense en réalité que vous parliez pour vous. C’est vous qui vous identifiez à Marthe. Pas moi. Et vous avez du mal à accepter la réalité concrète qui fait que Marthe était atteinte d’une maladie neurologique grave avec des pathologies associées psychiatriques, qui hélas, l’ont fait énormément souffrir toute sa vie. Elle a affronté cela du mieux qu’elle pouvait et avec les moyens du bord. Elle a essayé d’en faire quelque chose de positif. Je n’ai à ce sujet rien à redire.

    Le souci, c’est l’entourage autour d’elle. Qui a orienté et manipulé, intrigué pour en faire une sorte d’outil promotionnel d’un catholicisme réactionnaire, en la désignant unilatéralement comme mystique et l’utilisant comme telle, ce encore aujourd’hui. C’est cette instrumentalisation que je critique. Parce qu’elle fait partie de l’embrigadement religieux qui a fait rentrer beaucoup de jeunes cathos dans les groupes sectaires du Renouveau Charismatique avec toutes les conséquences désastreuses que l’on sait.

    Je critique également le manque d’intimité, le va et vient incessant, l’absence de relations personnelles en dehors du père Finet qui prend une dimension tyrannique et abusive après le décès des parents puis le suicide du frère (suicide qui pose de sacrées questions sur l’ambiance et sur le mépris de l’intimité de Marthe et son frère). Tout cet ensemble, fait que ce genre de contexte oppressif quotidien ne va pas du tout avec une mystique réelle (par définition libre de toute pathologie et de tout entrisme).

    C’est le seul jugement que je porte sur le sujet parce que le contexte est véritablement oppressif. Il suffit pour cela de lire les biographies, et d’aller consulter le site officiel la concernant.

    Maintenant, j’ai bien conscience que pour des personnes éprises de merveilleux, j’abîme l’idole, la légende. Remettre Marthe dans un contexte réel, poser sociologiquement, médicalement les choses, ôte beaucoup de lyrisme et de romantisme à l’histoire. Personnellement, je n’ai pas besoin de merveilleux et de mystique pour croire en Dieu, prier quotidiennement, communier, avoir une vie spirituelle. Mais c’est peut-être votre cas ?

    Il n’y a pas de compulsion à éduquer. Je ne fais qu’informer. J’informe sur des situations, pathologies concrètes, vérifiables facilement (et sur sites et documentations sérieuses, précises) et qui diffèrent des légendes dorées véhiculées par différents interlocuteurs, issus soit du clergé soit d’idéologues cathos réactionnaires, qui vous ont abusés durant des années et vous ont amenés dans les griffes de ces communautés dérivantes.

    Ce type d’information que vous n’irez jamais chercher, je peux vous la fournir grâce à mes recherches. Et donc compléter les infos qui sont déjà connues et décrites ici comme étant l’envers du décor de ces communautés. Marthe est un des éléments clés pour comprendre comment à partir d’une manipulation cléricale sur une famille et une personne malade en particulier, des groupes, des individus vont réussir progressivement à manipuler des croyants, une partie du clergé et les pousser dans un catholicisme de plus en plus sectaire, dérivant, identitaire et réactionnaire dans des formules communautaires abusives et pour certaines criminelles.

    Soit disant dans un but spirituel et mystique. Mais en réalité, bien matériel et politique. Et ce type de catholicisme va considérablement abîmer les croyants qui vont s’y laisser prendre. Mais ce qui m’attriste le plus, c’est que malgré toutes ces souffrances endurées parfois de longues années, certains croyants rescapés de l’enfer de ces communautés, n’arrivent toujours pas à entrer en critique ni voir la manipulation où elle se trouve. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peur de l’abandon ? Peur de se retrouver isolés dans leur cercle social, familial s’ils osaient consulter certains documents ? C’est dans l’ordre du possible sans être certain non plus.

    J’espère juste qu’un jour, cette situation évoluera et qu’affronter les réalités, y compris les plus sordides, ne les effraiera plus. Mais les aidera à vraiment sortir de l’emprise des gourous qui leur ont fait du mal.

    Quant aux mystiques d’aujourd’hui, celles et ceux que je vois récupérés par les Béatitudes et l’Emmanuel ont vite montré leurs limites en la matière par différentes actions en contradiction avec les préceptes évangéliques qu’ils prétendent observer.

    Allez regarder d’un peu plus près l’histoire d’Yvonne Beauvais. Au delà du récit de Laurentin. Si les papes ont évité de la béatifier tant ses manifestations relevaient de l’illuminisme, ce n’est pas pour rien.

    Pour conclure : je travaille depuis 10 ans avec des médecins, neurologues, psychiatres, infirmières principalement. Et j’ai énormément appris à leur contact. Je continue d’en apprendre régulièrement car j’échange énormément avec eux sur ces sujets en plus de dessin et de peinture (je leur donne des cours chaque semaine). Le fait d’avoir créé une exposition sur une maladie neurologique à multiples formes, l’épilepsie, m’a permis aussi de rencontrer de grands professeurs, neurologues et épileptologues. De quoi m’informer de façon précise sur les maladies neurologiques.

    Ce que j’explique est lié en partie à ce que j’ai appris via ces spécialistes. Et que j’ai pu me faire confirmer par les neuropsychiatres avec lesquels je travaille également et qui en voient des cas de malades avec des délires mystiques…de façon très régulière, en urgence psy, notamment et en pavillons fermés quand ils sont en phase aigüe…

  • BEUGNIOT michel 25 novembre 2017 12:03

    Le père Peyrous a eu une relation charnelle avec un femme, il doit être puni. Mais que des prêtres aient une relation charnelle avec des mineurs, alors là rien ne se passe. Cette histoire ma rappelle l’abbé Pierre qui avait confessé publiquement (quel courage) avoir eu lui aussi une relation charnelle avec une femme . Père Peyrous, comme l’abbé Pierre, vous ne serez jamais canonisé, mais qu’importe. Je vous aime beaucoup, suis avec intérêt vos vidéos et votre action concernant la canonisation de Marthe Robin, dont vous parlez si bien. Tenez bon, nous vous aimons.

  • Emine Marie Hélène 14 novembre 2017 22:55

    « Priez sans cesse ».. En toutes choses rendons grâce a Dieu..TOUT CONCOURT AU BIEN DE CEUX QUI AIMENT DIEU..Nous pourrions prier les uns pour les autres ,dans la louange,l adoration,l intercession,l oraison,le chapelet,l esprit des Béatitudes. Marie,toujours présente et discrète nous souffle :« faites ce QU IL VOUS DIRA ».. Fiat,magnificat,stabat..Nos anges gardiens ne demandent qu à nous aider à vivre cette communion spirituelle. « Dans le silence et l Espérance sera notre force »( règle du Carmel) Qu elle soit notre règle à tous,toutes ! Le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien !Prions.. MHélène

  • Florence 9 novembre 2017 21:34

    Bonsoir,

    Je découvre cette affaire du Père Peyrous. Cette hiérarchie catholique qui veut laver plus blanc que blanc me choque. Au civil, aucun problème : un homme majeur qui a une relation sexuelle avec une femme majeure, c’est du quotidien qui ne concerne personne et qui ne saurait être qualifier de viol. Alors, qu’a fait le père Peyrous de si sacandaleux ? Il a craqué ? Ben oui, ça arrive. Et avec une femme mûre qui est médecin qui plus est !. Soit, ce prêtre de renom a (il le reconnait) transgressé la discipline de l’Eglise. Mais cette femme mûre majeure, comment pouvait elle ne pas être consentante, hein ? Il y en a assez de cette posture des femmes aujourd’hui qui n’assument leur part d’ambivalence et de responsabilité dans ces dits abus sexuels dont elles se déclarent victimes, a postériori. C’est tout à fait dans la ligne de « balance ton porc » des comédiennes. C’est à la mode. Mais toutes les femmes sont-elles vraiment les victimes qu’elles prétendent être ? Les viols existent, bien sûr. Et hautement condamnables. Mais là, ce n’est pas un viol. Donc, pourquoi cet acharnement ? Et nos pasteurs tombent dans cette mode mondaine. Et tombent à bras raccourcis sur un prêtre magnifique, qui est tombé par faiblesse plus que par perversité, c’est ce que je veux croire. Elle est où leur miséricorde dont ils nous rabattent les oreilles ? Ont-ils lu l’Evangile (les épis de blé mangés un jour de sabbat) où Jésus couvre les fautes de ses disciples qui transgressent la loi ? Marre de ces pasteurs qui ne pratiquent pas ce qu’ils professent… Ce prêtre m’a beaucoup apporté et je lui en suis très reconnaissante. Et puis il ne faut surout pas faire le jeu du diable en s’offusquant. Et justement en ce temps de procès de béatification de Marthe Robin, cette mystique exceptionnelle, il y a fort à penser que Satan redoute considérablement la proclamation d’une telle reconnaissance de sainteté car il va perdre beaucoup d’emprise sur les gens… L’enjeu est si lourd pour lui.

    Bonne réfexion à vous, moi je prie pour ce prêtre qui est trainé dans la boue abusivement et avec lâcheté par ses « propres » supérieurs et pour cette femme qui ferait bien d’assumer les responsabilités qu’elle a dans cette affaire…. En demandant au ciel des VRAIS bergers selon son cœur, cad courageux et miséricordieux !

  • 5 novembre 2017 06:24

    Un clin d’œil à tous ceux et celles qui aiment Marthe Robin pour sa simplicité, son amour infini de Dieu et son humanité. ;-)

    Le tout raconté avec l’humour et l’accent québécois par le Père André Daigneault qui est responsable du Foyer de Charité Villa Châteauneuf de Sutton (Québec), ce qui ne gâche rien. Savoureux !

    Partie 1/ https://www.youtube.com/watch?v=gkYswDaLMyY Partie 2/ https://www.youtube.com/watch?v=DDEznpqlNNc

    Allez, bon dimanche à tous ! ^^

  • Isabelle 3 novembre 2017 02:49

    Et voilà ! Tous les corbeaux ou les pies jacassantes se ruent déjà sur la « proie ». Comme cela est prévisible et terriblement pathétique. :(

    Nulle envie de polémiquer sur la responsabilité (partiellement avouée par le Père Peyrous et dont nous n’avons aucun détail d’ailleurs), ni sur ceux et celles qui accablent les nouvelles Communautés et leurs prêtres, cela fait partie de ce que l’on appelle le jugement à charge ! Un lynchage médiatique fera toujours se frotter les mains de ceux qui mènent la danse de l’acharnement contre une Eglise défaillante, certes, mais toujours vivante ne l’oublions jamais.

    Y a-t’il eu procès civil, pénal ou ecclésiastique et verdict rendu ? Que nenni. On est dans une permanente chasse aux sorcières au sein de l’Eglise. La présomption d’innocence ? Que nenni aussi. La parole d’un Evêque prévaut ainsi que celle de médias plus que controversés tels LA CROIX et qui font Foi de « Parole d’Evangile » (sic !). Je préfère rester prudente connaissant un peu ’L’envers du décor’ en Eglise ! ^^

    Cela n’enlève rien aux accusations qui pèsent sur le père Peyrous ni à leur véracité mais avouons que venant de Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux et « grand ami » de la Franc-maçonnerie - qui participa d’ailleurs à une tenue blanche fermée -, cela peut prêter à un recul, voir à la méfiance. Ceci étant, le Père Peyrous a été sur la tangente depuis pas mal d’années question théologie et progressisme avec son apologie des valeurs Franc-maçonniques telles que les droits de l’hommes et leurs dramatiques conséquences pour l’église. Cela n’a rien à voir avec les charges actuelles qui pèsent sur lui mais la portée est beaucoup plus grave à mon sens. (Cf. Vidéo ci-jointe à partir de la minute 31:00 pour les intéressées). http://www.ktotv.com/video/00138291/marthe-robin-une-vie-si-fragile-mais-si-feconde

    Le péché contre la chair est à remettre à la « justice civile, pénale ou ecclésiastique », selon le degré d’implication au sein de l’Eglise et non à la vindicte populaire. Le péché contre l’Esprit par contre est à remettre entre celle de Dieu.

    Qui sommes-nous pour juger et condamner un prêtre sans preuves tangibles ?

    • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 11:09, par Françoise

      Les droits humains fondamentaux ne sont pas une création maçonnique, mais une lente quête humaine non achevée à ce jour, d’individus de toutes conditions, de tous genres, âges, pour sortir de l’arbitraire, de situations abusives, criminelles, discriminatoires et totalitaires.

      Ce qui m’amuse dans votre message, Isabelle, c’est que vous considérez que les droits humains fondamentaux sont une catastrophe pour l’Eglise. Vous reconnaissez donc implicitement que l’institution cléricale romaine est bâtie et fondée non sur le respect des individus mais sur la domination et l’exploitation des individus. Donc à rebours de tout respect humain.

      Bizarre fonctionnement pour une institution qui se réclame de Jésus et du message évangélique…

      Ce n’est pas l’appartenance à la franc-maçonnerie qui autorise les crimes sexuels. Vous avez des tas de criminels sexuels qui n’appartiennent pas à la franc-maçonnerie mais qui sont obsédés par un désir de domination absolue des individus. Et ce désir passe chez certains par le crime sexuel, qui est pour eux la forme ultime de domination, celle aussi qui les fait le plus jouir mentalement et leur donnera le plus de bouffées de toute-puissance et une bonne montée d’adrénaline à laquelle les plus retors deviennent accros, comme à une drogue et de fait, pour retrouver ces sensations fortes, pareil à un vertige, multiplient les victimes.

      Au sein de l’institution cléricale catholique romaine, vous avez tout un tas d’hommes qui sont fascinés par le pouvoir, la domination et qui ont trouvé commode d’y ajouter la domination sexuelle par le viol, l’abus, les attouchements, le harcèlement. Pensant qu’ils sont intouchables de par leur appartenance à une certaine coterie et hiérarchie, sachant que ce crime est en quelque sorte structurel quand il s’agit de pédophilie, ils sont tout surpris de se retrouver dénoncés par leurs victimes, même longtemps après.

      Ces hommes de Dieu criminels ont sans doute minoré le changement sociétal qui s’est opéré ces dernières décennies, où les victimes de crimes sexuels sont progressivement sorties du silence, et se sont constituées en associations, ont commencé à se porter partie civile contre leurs tortionnaires, ont porté plainte, demandé des comptes à la justice.

      Dans le nombre, de plus en plus de victimes femmes. Mais aussi depuis quelques années, de plus en plus de victimes hommes, de handicapés, abusés, violés par le clergé durant leur enfance, leur prime jeunesse.

      Ce mouvement sociétal de révélation et de refus du crime sexuel se voit aussi dans la société non catholique, et même des francs maçons se font épingler : voir l’affaire DSK du Carlton. L’impunité des cercles de pouvoir a tendance sérieusement à se réduire à peau de chagrin au fur et à mesure du temps et des luttes individuelles et collectives de victimes, de leur prise de parole publique également et des procès engagés. L’avènement des droits internationaux de l’enfant en 1989 a permis aussi ce changement, même si ces droits sont régulièrement bafoués. Au moins législativement, théoriquement, l’enfant dispose d’une reconnaissance non en tant qu’objet ou affabulateur mais comme sujet à part entière. Dans les affaires de crimes sexuels (inceste, pédophilie), de nombreuses associations ont travaillé pour expliquer que jamais l’enfant n’est consentant sexuellement face à un adulte. Qu’il faut que la honte change de camp, que les criminels soient traduits en justice et paient pour leurs crimes. En France, deux enfants par classe scolaire (de la maternelle au lycée) sont violés, abusés chaque année, soit dans le cadre familial, soit par des proches ou parfois par des personnes ayant autorité (profs, éducateurs ou carrément religieux). Ce n’est pas possible de continuer ainsi. Comme il n’est plus possible que la prescription soit maintenue sur ce type de crime qui a des répercutions dans toute la vie des victimes et à différents niveaux : santé physique, relations sociales, amoureuses, parentalité, équilibre psychique, affectif. J’en parle en connaissance de cause.

  • 1er novembre 2017 12:18

    Complément au message précédent : Ce prêtre dit devoir sa vocation à Marthe Robin. Frère Ephraïm et quelques autres en disaient autant … C’est infernal, à la fin.

    • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 1er novembre 2017 17:53, par Frère Alèthos

      Voici une petite recension… https://www.martherobin.com/son-heritage/les-communautes-liees-avec-marthe-robin/

      Par pudeur, ils ont enlevé frère Ephraïm

    • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 2 novembre 2017 11:23, par Françoise

      Personnellement, je ne suis pas étonnée. Le cas Marthe Robin m’a toujours laissée très dubitative…relevant plus pour moi de la manipulation, et regroupant finalement autour d’elle pas mal d’autres manipulateurs avides de pouvoir. Dont les œuvres communautaires finissent par être confondues publiquement, forcément. Il n’y a pas de communauté, groupe de la Nouvelle Evangélisation qui n’est pas touché par des scandales, crimes, manipulations, dérives. Ce n’est surtout pas un hasard.

      • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 2 novembre 2017 13:52, par Louise

        Merci Françoise , tout à fait d’accord avec vous sur les conseils donnés par Marthe Robin….discernement ne relevant pas de l’Esprit Saint !

        Pour terminer avec le cas MMZS il vient de prendre la tête d’une communauté à Paris « Les Auxiliaires laïcs consacrés » sur la butte Montmartre avec l’autorisation de Mgr Pontier… A suivre…..

        http://www.le-site-de.com/auxiliaires-du-coeur-de-jesus-paris_258821.html

        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 3 novembre 2017 00:08, par Françoise

          Ce dont vous m’informez est en réalité très logique, Louise. L’épiscopat français sous la houlette de Barbarin, lié à divers groupes dérivants et intégristes à tendance sectaire, Opus Dei en tête, ne peut qu’entraîner l’épiscopat dans ce genre de démarche, plaçant différents individus dérivants à des hauts postes pour achever la vampirisation de paroisses et diocèses et continuer d’installer une idéologie d’avant Vatican 2. Si Mgr Pontier ne paraît pas idéologiquement proche de ces manœuvres et placements, a-t-il réellement le pouvoir clérical et hiérarchique pour s’y opposer et ne pas céder à la pression barbarinesque et vaticane ? Je crains que non. Surtout quand les individus sont soutenus par des lobbies communautaires et religieux très en vue médiatiquement et religieusement. Quand j’observe les rassemblements lourdais de l’épiscopat, j’ai l’impression à chaque fois, d’un rassemblement de clercs en parade, sans aucun pouvoir, juste celui d’obéir à Barbarin, le doigt sur la couture de la soutane, d’avoir un devoir de réserve et de soutenir sans condition les intérêts matériels de l’institution quoi qu’il arrive.

          Comment voulez-vous que dans de telles conditions, puissent s’exprimer une contestation et une révolte face aux crimes et abus commis ? C’est structurellement de l’ordre de l’utopie. Si malaise il y a chez certains, il passe très vite. Car seule compte la perpétuation du système monarchique absolu et d’impunité criminelle totale. Et pour cela, tout est bon. Y compris des alliances avec d’autres manipulateurs et communautés criminelles.

          Di Falco n’a jamais été destitué, pour le moment Anatrella non plus. Sorkine ne le sera pas plus. Car chacun perpétue l’impunité, le système à sa façon. Et c’est là tout ce qui compte aux yeux de l’institution. Les victimes passent en pertes et profits. La manipulation des esprits et des individus, passe pour une vérité de foi, une illumination divine.

          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 6 novembre 2017 16:04, par lautier

            Vous citez le père Zanetti Zorkine dans le même message que le père Peyrous. Où est le lien ? pourquoi serait il destitué ??? merci

            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 7 novembre 2017 11:47, par Louise

              @ Lautier

              le père ZS est cité au sujet de Marthe Robin quand il est allé la voir pour savoir si il devait continuer dans le show- bizz à Paris.. LISEZ l’article !

              Depuis, le père MDP lui avait conseillé de rester à Paris , puis il est devenu prêtre à Marseille qu’il a quitté en 2014 pour retrouver les chemins des studios d’enregistrements le temps d’un CD et une émission de TV.

              Il n’a aucune paroisse à Paris et il commente l’Evangile sur une télé canadienne « la victoire de l’amour » et aussi à radio Notre Dame tous les matins.

              On peut se demander à ce stade que devient sa fonction de prêtre alors que l’Eglise manque cruellement de prêtres !

      • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 2 novembre 2017 22:35, par Michel

        Pour vous Françoise Marthe Robin aurait été plus une manipulatrice !n’attirant par conséquence que des manipulateurs avides de pouvoir, argent, plaisirs … ? Pour moi les communautés dont la naissance a été encouragée par Marthe sont devenues déviantes pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la grâce de conseil de Marthe !

        Pour moi la naïveté de Marthe rejoint la naïveté de Dieu qui nous fait confiance la grâce est offerte gratuitement malgré les risques énormes de chutes diverses et de manipulations voir pire !

        Ces communautés nouvelles paraissent plus déviantes que celles d’autrefois car avant on cachait et on lavait naturellement son linge sale en famille ! Perso j’ai reçu beaucoup de Marthe et je garde entière confiance en Dieu comme en elle.

        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 3 novembre 2017 12:28, par agapé

          Merci Michel pour votre témoignage, Effectivement, Marthe avait un don de discernement notament à propos des vocations de chacun. Cela n’enlève pas la liberté de la personne à suivre ou non le Christ jusqu’au bout… Jésus Christ avait choisi Judas comme apôtre, mais ce dernier avait la liberté de le trahir. Donc, les fautes de ceux qu’elle a rencontrés et conseillés ne remettent pas en question la véracité de son témoignage. Concernant le père Bernard PEYROUS, je suis assez sidérée de cette nouvelle et de la manière dont elle nous est transmise. Le communiqué dit que ce dernier reconnait les faits…..J’aimerais savoir ce qu’il a reconnu exactement. Me rendant souvent à Paray le Monial, j’ai eu à de nombreuses reprises l’occasion de le rencontrer. Plusieurs de mes amies ont bénéficié de son accompagnement……Donc je suis un peu sous le choc et je ne sais que penser.

        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 3 novembre 2017 23:06, par Françoise

          Bonjour Michel

          Oui, je pense que pour une bonne part, Marthe a participé à une immense escroquerie pseudo mystique, orchestrée par l’entourage religieux autour d’elle et dont elle était l’actrice principale, en échange d’une prise en charge totale médicale, sociale sur des décennies, dépense et entretien qu’il aurait été impossible à sa famille d’agriculteurs d’assumer financièrement.

          Ceci étant, vous avez tout à fait le droit de voir les choses autrement pour votre cas personnel uniquement. Mais pensez un peu aux millions de victimes en lien avec cette femme à la fois utilisée par une partie du clergé, manipulée et manipulant elle-même…

          Difficile quant à moi, d’y voir quoi que ce soit de saint et de sain.

          Les autres ordres religieux ont connu certaines dérives mais elles ont été davantage cachées parce que le niveau d’information était bien plus faible auprès des populations et que les populations étaient très peu éduquées jusque dans les années 60. Il était donc facile en menaçant un peu les victimes de leur imposer silence. Regardez pourtant depuis 20 ans comment des hommes et des femmes de près de 80, 90 ans parfois, se révoltent et révèlent les abus des colonies pénitentiaires cathos, dénoncent les viols, les vols de bébés en couvent prison, les humiliations, les meurtres, la maltraitance, le travail forcé, l’exploitation, l’utilisation comme cobayes pour des industries pharmaceutiques qui payaient ces institutions pénitentiaires religieuses…Ces personnes âgées victimes, souvent croyantes, ont attendu de pouvoir être sûres d’être entendues, et reconnues dans leurs souffrances au plan public, pénal aussi, pour dénoncer la violence cléricale de certains ordres religieux traditionnels mais aussi de l’institution cléricale dans son ensemble.

          On peut donc dire que c’est le niveau d’éducation des individus, le niveau d’information, le changement sociétal qui a permis que même des ordres anciens soient enfin contestés pour leurs crimes et révélés pour les atrocités commises. La loi du silence tenait plus à l’ignorance, à l’intimidation et au poids politique et social qu’avait l’Eglise durant très longtemps et qui lui assurait cette impunité perpétuelle, lui permettant aussi d’opérer un déni profond, qu’à une réelle exemplarité morale.

          Ces abus criminels ont toujours été décrits par de nombreux écrivains, philosophes depuis des siècles, personnalités qui en avaient été témoins, quelquefois victimes ou bien dont certains proches avaient été victimes. Ces crimes ne datent donc pas d’hier et ne sont pas l’exclusivité des communautés catho intégristes récentes. C’est évident. Et je suis bien d’accord avec vous sur ce chapitre.

          Mais dire cela n’enlève pas pour autant l’insupportable et le nombre de crimes commis par ces communautés de la Nouvelle Evangélisation, le nombre exponentiel de victimes et l’ampleur que prend la catastrophe spirituelle. Avec le soutien plein et entier de nos épiscopats et du Vatican, complices, promoteurs et protecteurs de ces groupes criminels, présentés en plus comme la crème de la crème du catholicisme.

          On croit rêver…quand il s’agit en réalité d’un cauchemar bien réel. Et dont il faut sortir en appelant un chat un chat et non plus, en cherchant des excuses ou des circonstances atténuantes aux uns et aux autres.

          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 10:57, par agapé

            « Oui, je pense que pour une bonne part, Marthe a participé à une immense escroquerie pseudo mystique, orchestrée par l’entourage religieux autour d’elle et dont elle était l’actrice principale, en échange d’une prise en charge totale médicale, sociale sur des décennies, dépense et entretien qu’il aurait été impossible à sa famille d’agriculteurs d’assumer financièrement. »

            Votre conviction personnelle vous suffit pour tenir de tels propos infamants. Marthe Robin était une femme gravement malade qui a voulu faire de sa vie telle quelle était , celle d’une handicapée clouée dans son lit, un tremplin pour se donner à l’amour de Dieu. Par là , à tous ceux qui vivent un lourd handicap, elle donne le témoignage qu’aucune vie n’est inutile et qu’elle peut rayonner quand elle choisit de « croire en l’amour »…. Ce que vous appelez une escroquerie est un martyr d’Espérance. Ce que vous appelez « pseudo-mystique » chez Marthe, c’est son entrée dans le Mystère de Dieu, en se donnant à Lui telle qu’elle était. C’est tout simplement la vie chrétienne. Mais vos yeux et vos oreilles sont trop bouchés par votre idéologie pour le comprendre.

            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 14:51, par Françoise

              Le souci, Agapé, c’est que je ne m’appuie sur aucune idéologie, simplement sur du vécu personnel. Je suis passée très jeune par une maladie très invalidante, très dure physiquement et moralement, je suis restée un bon moment en fauteuil roulant, suis souvent allée aux urgences à un âge où j’aurais dû péter le feu et faire des tas de trucs formidables avec copains et copines, et j’ai vu comment cela peut pousser au désespoir et à se réfugier dans la religion pour survivre psychologiquement à ça. Je le vois encore chez un proche, atteint d’une maladie dégénérative et qui s’est complètement réfugié dans le religieux pour survivre. Donc je comprends les mécanismes de l’intérieur et je n’hésite pas à les mettre en lumière et à les partager. Parce que ça me paraît important pour l’édification de tous.

              Etre passé par de grandes souffrances physiques, mentales, morales permet ensuite quand on a fait tout un travail de réflexion et dépassement autour, de pouvoir décrypter ce qui se joue dans ces circonstances.

              Ensuite, le fait de connaître bien le milieu catholique observant et notamment le milieu catho aisé et ses objectifs de contre-révolution catho depuis Maurras et comment ces tentatives se sont incarnées via différents mouvements religieux, me permet de comprendre les stratégies qui ont présidé à la mort de Vatican 2, mort donnée par JP2 qui, d’une façon particulièrement perverse, a présenté à l’ensemble des catholiques ces mouvements dérivants comme le ferment direct de Vatican 2, alors que tous ces groupes étaient issus des idéologies et des stratégies de contre-révolution catholique, profondément opposés depuis toujours à Vatican 2. Et c’est bien ça l’horreur. Car les jeunes de ma génération qui ont cru à cela et qui ont plongé direct dans ces groupes, s’y sont investis dans un enthousiasme incroyable et s’y sont brisés affectivement, religieusement, psychologiquement et physiquement, ont été particulièrement abusés à la fois par ces mouvements et à la fois par le pape de l’époque. Et n’ont parfois toujours pas conscience jusqu’où c’est allé. Et d’où cela vient.

              Marthe n’est martyr de rien. Elle a eu une vie terrible de souffrance, comme d’autres femmes malades et handicapées. Elle a survécu et pu être en partie soignée et prise en charge par l’institution cléricale. Au moins matériellement, elle ne fut pas à charge pour sa famille. Mais elle a été aussi le jeu malgré elle, l’instrument d’une stratégie odieuse religieuse, qui se trouve être depuis quelques années, du fait du témoignage des victimes de ces groupes, dévoilée au grand jour.

              Et ça c’est triste. Triste d’avoir été instrumentalisée ainsi. Qu’elle ait instrumentalisé un peu aussi les autres dans ce contexte est très compréhensible. Une fois la machine enclenchée, comment l’arrêter ? Comment exister dans ces atroces douleurs, dans ces violentes crises, une fois être devenu le point de mire religieux et n’être reconnue que par ce biais ? C’est toute l’ambiguïté de la situation.

              Je suis triste pour Marthe. Pour tout ce qui l’a enchaînée par delà la maladie, la façon dont tout le monde l’a utilisée. J’ai énormément de compassion pour cette femme qui a cherché comme elle a pu, une porte de sortie, un moyen d’exister. Et dont des religieux et des laïcs qui ont bien compris le parti qu’ils pouvaient en tirer, ont fait via sa personne. C’est ça que je trouve le plus choquant, personnellement.

              Le pire étant que tout ce qu’elle a suscité, les individus qui se réclament d’elle, révèlent plus les années passent, de sombres à très sombres visages et multiples crimes. Et ont fait des millions de victimes.

              Tout cela est d’un triste achevé. Tout cela est navrant, mais finalement assez prévisible. On part d’une instrumentalisation du handicap, de la maladie, de la souffrance terrible d’une personne via la religion et cela génère, autorise les manipulateurs religieux à démultiplier le nombre de victimes via de nouvelles instrumentalisations religieuses.

              C’est là où l’on voit que la violence initiale si elle n’est pas dénoncée, génère d’autres violences encore plus graves, encore plus terribles et sans limites.

              • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 16:25, par agapé

                Vous avez été trés malade, vous connaissez le « milieu catholique » et cela vous donne le savoir pour dire que l’histoire de Marthe Robin est celle d’une immense escroquerie………….

                Si je comprends bien, de part votre expérience vous SAVEZ ! Et cela vous donne le droit d’accuser sans preuve !

                • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 21:36, par Françoise

                  Bonsoir Agapé,

                  Oui, de par mon expérience de vie (dont j’aurais préféré me passer mais que j’ai dû vivre hélas), j’ai un certain nombre de clés pour comprendre des situations lourdes, extrêmes.

                  Concernant Marthe Robin, sa maladie, son contexte personnel et familial, son entourage religieux, favorisaient une instrumentalisation religieuse à une époque où c’était encore largement possible sur un grand nombre de personnes et d’autant plus vivant une situation personnelle difficile, parce que l’Eglise au plan institutionnel et clérical possédait encore une grande emprise sur les individus. Si c’était aujourd’hui en France, ce serait plus compliqué. Parce que le niveau d’information, d’éducation, les prises de conscience des individus sont différents. Nous ne vivons plus dans la même société qu’à l’époque de la jeunesse de Marthe, quand elle est tombée gravement malade. Même en milieu rural.

                  La maladie de Marthe était si perturbante à tous niveaux, si handicapante, qu’il était fort naturel qu’avec une éducation et un sentiment religieux profond, elle se réfugie dans ce religieux pour tenter de survivre psychologiquement à ce qui lui tombait dessus, comme un véritable cataclysme.

                  C’est ce qui en a découlé, ce qu’en a fait son entourage religieux qui l’a tout à la fois aidée mais aussi piégée dans un rôle mystique, genre oracle de Delphes. C’était à la fois un moyen d’exister pour elle mais aussi un moyen pour les religieux autour d’elle, d’influer et de susciter des communautés opposées à Vatican 2 idéologiquement, pour y piéger et y rééduquer une jeunesse catholique qui s’éloignait grandement de la pratique religieuse ou du moins, n’y était plus aussi soumise que ses aînés.

                  Concernant les preuves, de Muizon a montré qu’en réalité, Marthe s’alimentait un peu (les analyses faites à sa mort le démontraient par la présence de quasi selles dans ses intestins), se déplaçait, souvent de nuit (découverte des chaussons usés). Thurston démontre lui, que les personnes mystiques stigmatisées présentent les mêmes caractères pathologiques que les personnes souffrant d’hystérie…Tout cela fait de la légende religieuse autour de Marthe, en reprenant des analyse scientifiques, qu’il y a des probabilités importantes de mensonge de finesse (comme disait Pagnol) quant à la réalité mystique et notamment l’inédie présentée par les religieux concernant Marthe. L’hystérie liée à l’encéphalite pouvait aussi lui donner des hallucinations mystiques telles qu’en voient nombre de malades psychotiques durant des phases de crises. Idem pour les stigmates.

                  Ensuite, si l’on observe l’ensemble des personnalités qui ont gravité autour d’elle puis lancé ensuite des communautés sous l’influence de Marthe (en tout cas selon leurs dires), on peut observer que toutes partagent des caractères manipulateurs et sont liés à des familles pour certaines , très engagées par le passé dans des idéologies liées à l’Action Française, à l’OAS, à la contre-révolution catho maurassienne. Et l’on voit que toutes les communautés vont d’ailleurs inviter régulièrement des personnalités liées à ces idéologies puis promouvoir un catholicisme réactionnaire d’avant Vatican 2. Et c’est d’ailleurs pour cela que ces communautés seront mises en avant par JP2. Il était pour lui très important de favoriser et s’appuyer sur des personnalités opposées à Vatican 2. Même s’il a rompu avec la FSSPX, ce n’était pas idéologiquement que le problème se posait. Il se posait seulement en terme de pouvoir. Mgr Lefebvre se serait plié à l’autorité de JP2, il aurait été soutenu et encensé comme le reste des communautés de la Nouvelle Evangélisation.

                  Ce qui n’a pas empêché pour autant la FSSPX d’avoir exactement les mêmes dérives que les communautés de la Nouvelle Evangélisation. Mais la liberté de parole y fut un peu plus lente, eu égard à des milieux traditionnalistes, extrêmement réactionnaires et quasi autarciques. Cependant, les victimes qui ont témoigné depuis une bonne dizaine d’années, montrent bien les mêmes dérives, les mêmes abus, les mêmes idéologies aussi. C’est cela qui est frappant. Et pour revenir à Marthe,on sait que MD Philippe, grand ami de Mgr Lefebvre, a longtemps fait le lien entre le Vatican et la FSSPX. Et développait les mêmes idées de fond, la même opposition idéologique et religieuse à Vatican 2 que Marcel Lefebvre (de par une structure familiale qui luttait déjà au sein du mouvement de contre-révolution catho), même s’il a choisi de rester dans le conciliaire, du moins de s’en accommoder en ayant créé une communauté réactionnaire à l’intérieur. Exactement comme l’ont fait les gourous de l’Emmanuel, des Béatitudes et d’autres communautés.

                  Donc, quand on regarde l’historique des communautés, l’histoire et les idéologies religieuses réactionnaires des différents gourous et gourelles dont aujourd’hui différents hommes et femmes dénoncent les abus, les violences, les crimes, leur caractère manipulateur, on ne peut que comprendre que l’histoire Marthe Robin se terminerait mal. Et ferait des tas de victimes par delà déjà sa victime de départ, Marthe elle-même.

                  La manipulation démarre avec son instrumentalisation par des religieux anti Vatican 2 et se poursuit par son entremise auprès des futurs gourous des communautés dérivantes et aboutit aux victimes de ces groupes. Comme un effet domino.

                  Où est Dieu dans de telles dérives et de tels crimes ? On se le demande vraiment.

                  • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 23:05, par agapé

                    ’Concernant les preuves, de Muizon a montré qu’en réalité, Marthe s’alimentait un peu (les analyses faites à sa mort le démontraient par la présence de quasi selles dans ses intestins), se déplaçait, souvent de nuit (découverte des chaussons usés). Thurston démontre lui, que les personnes mystiques stigmatisées présentent les mêmes caractères pathologiques que les personnes souffrant d’hystérie…T" Preuve de quoi ? La seule chose que vous retenez de Marthe, ce sont les phénomènes surnaturels……Je remarque que les personnes qui l’ont vraiment connue évoquent surtout une femme joyeuse, une femme de prière attentive à tous. Les foyers de Charité sontt son œuvre principale. Les preuves dont vous parlez n’en sont pas : le fait qu’elle ait porté des chaussons usés à sa mort ne veut pas dire qu’elle se déplaçait pour marcher la nuit( c’était peut être des chaussons de sa jeunesse ou ceux de quelqu’un de son entourage). Et l’hystérie c’est la grande tarte à la crème, que Muizon n’avait vraiment pas inventée….. Et puis pourquoi aurait elle fait semblant d’etre paralysée et de ne pas s’alimenter ? Une hystérique ne fait pas semblant, Elle est bloquée par un phénomène inconscient mais elle ne simule pas.. Et puis d’autre part , vous êtes dans la contradiction : Vous dites qu’elle s’est livrée à une manipulation afin d’être prise en charge pour son handicap et en m^me temps qu’elle faisait semblant d’être handicapée….. Quant à l’oracle de Delphes, Marthe n’était pas une voyante et elle renvoyait ceux qui attendaient d’elle des prédictions de l’avenir. Et de toute manière, les phénomènes surnaturels sont seconds, m^me s’ils n’avaient pas existé le message de Marthe aurait eu une grande fécondité et comme je vous l’ai déjà dit, sa vie mystique était d’abord et avant tout une vie d’union au Christ, une vie chrétienne tout simplement. Au lieu d’élucubrer , vous devriez plutôt parler avec les gens tous simples qui l’ont rencontrée . Vous verrez qu’elle n’avait rien d’une yoggi. Mais il faudrait pour cela accepter de vous confronter à la réalité.

                    • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 5 novembre 2017 01:48, par Françoise

                      La pathologie de l’hystérie est complexe, Agapé. Elle comporte une part de simulations, mais aussi de réelles pathologies très graves qui se manifestent par cycles, par crises. Il y a donc des phases où l’on est paralysé, d’autres où on ne l’est plus, d’autres où l’on se met à saigner, à perdre la vue, à la retrouver, à avoir des abcès, des gangrènes, brutalement guéries on ne sait comment, puis qui réapparaissent. Donc les chaussons usés servaient lors des périodes dites de rémission. Mais dont Marthe ne pouvait parler évidemment. Comme elle ne pouvait pas parler de phases où elle pouvait manger un peu, ce qui aurait tué dans l’œuf le principe d’inédie, lié lui aussi à l’hystérie.

                      Vous avez des simulations aussi dans certaines psychoses comme la maniaco-dépression, avec des crises plus ou moins aigües et espacées. Ce n’est pas quelque chose de pleinement conscient. Ca fait simplement partie de la pathologie.

                      Posez la question à des psychiatres. Ils vous l’expliqueront encore mieux que moi et de façon plus détaillée et scientifique. C’est leur job.

                      Vous avez une autre femme du même profil pathologique, Thérèse Neumann, marquée par les mêmes symptômes, les mêmes comportements. Elle aussi relevant de l’hystérie avec des pathologies terribles tout au long de sa vie et des stigmates. Et de l’inédie également et des hallucinations, des visions mystiques. Inédie vérifiée partiellement durant 15 jours par des médecins. Mais qui ont conclu à une inédie et des stigmates non miraculeux, liés à la pathologie hystérique. Tout cela fonctionne ensemble. Il y eut aussi autour de Neumann, une instrumentalisation religieuse cléricale.

                      Une pathologie telle que l’hystérie ne veut pas dire pour autant que la personnalité est dépressive, bonnet de nuit ou chaotique dans son expression. Surtout quand à la base, la personne malade a bon caractère, qu’elle dispose d’une certaine vaillance, d’un entourage aimant et qu’elle a un ancrage sécurisant. Marthe disposait de tout ça. Et parce qu’elle avait un ancrage sécurisant familial et religieux, pourquoi n’aurait-elle pas eu de continuité joyeuse comme elle l’était avant la maladie ? Le fond de la personnalité n’est pas modifié par la maladie.

                      Quand une personne est très malade, avec des douleurs épouvantables, continuelles, des moments où elle est si mal qu’elle a très peur de mourir, il est logique qu’elle se raccroche à des choses qui la positivent, qui donnent sens à la souffrance endurée, aident à la sublimer en quelque sorte. Le religieux fait partie de ces garde-fous pour ne pas être complètement submergé. C’est un mécanisme de défense bien compréhensible dès lors qu’on a une culture religieuse familiale forte. Et qui peut être très aidant. Et nul doute que ce refuge dans le religieux aida considérablement Marthe, l’a soutenu toute sa vie. Elle a donné ainsi sens à sa vie et c’est très chouette. Mais le problème, c’est que tout ce qui dans la maladie va se colorer religieusement après confidence au clergé (inédie, stigmates, révélations-hallucinations) va la placer dans une situation où son vécu pathologique réel est instrumentalisé religieusement progressivement. Instrumentalisation d’autant plus facile que sa famille vit modestement et ne peut pas se permettre la prise en charge médicale et sanitaire que son état nécessite. Dans un tel contexte, on comprend la facilité de l’entreprise cléricale.

                      Les foyers de charité sont la vitrine. Une jolie vitrine où rien ne manque, tout semble parfait. C’est comme le papier brillant d’un bonbon. Ca attire, ça pétille, ça fait envie.

                      Le contexte et la façon dont Marthe, son histoire et ses pathologies furent utilisées par un clergé omniprésent autour d’elle, la légende qu’il a construite autour d’elle, comment ce clergé a géré financièrement, matériellement, médicalement Marthe et sur quelle base, sur quelle entente de départ, sur quelle durée, sur quel mode, n’est pas vraiment raconté. Et c’est logique. Ce serait comme si un prestidigitateur révélait ses trucs.

                      Ce qui par contre ressort progressivement, avec l’utilisation de Marthe par les principaux gourous des communautés dérivantes, c’est la majorité qui utilise ses prédictions comme des oracles mais aussi comme une justification personnelle divine presque directe. Leur activité de gourou démarre toujours selon leurs dires, par une sorte d’envoi en mission de Marthe. Et comme Marthe est sensée voir Jésus, recevoir des révélations particulières, forcément, c’est Dieu par son entremise à elle, qui les a nommés en quelque sorte pour relever la France, relever l’Eglise, incarner un renouveau spirituel, donc quelque part ils sont les saints des derniers temps annoncés par cette femme, etc, etc. On retrouve ce discours d’instrumentalisation et d’autojustification chez tous les gourous et gourelles des communautés actuelles dérivantes. Je l’ai constaté notamment aux Béatitudes quand j’étais adolescente via les cassettes d’enseignement d’Ephraïm, de Philippe Madre, de Jo Croissant l’épouse d’Ephraïm. J’ai constaté la même chose dans les discours de membres de l’Emmanuel et idem chez MD Philippe.

                      Et ça ne tient en rien du hasard. C’est aussi pour ça que je parle d’instrumentalisation. Marthe y a participé via sa pathologie et les manifestations pathologiques qu’elle a eu. Mais elle était loin de comprendre tous les tenants et aboutissants qui s’opéraient à l’arrière plan de ce qui lui arrivait, de ce que le clergé qui s’occupait d’elle fabriquait, et qui aboutissent aujourd’hui à des situations dérivantes dans des communautés qui ont plus fait pour désespérer et blesser la jeunesse catho depuis près de 40 ans que pour lui faire du bien.

                      Je vous laisse en lecture documentaire, une étude sur la soeur jumelle de Marthe Robin, Thérèse Neumann. Vous comprendrez peut-être un peu mieux la pathologie de Marthe, ses manifestations :

                      http://www.histoiredelafolie.fr/psychiatrie-neurologie/quelques-documents-sur-therese-neumann-la-stigmatisee-de-konnersreuth-par-paul-meignant-1930

                      • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 5 novembre 2017 15:11, par agapé

                        Vous avez décidé que l’histoire de Marthe est une histoire de manipulation et vous brodez tout votre scénario et théorie de complot clérical( en vous appuyant sur une science psychanalytique), Mais rien ne dit que Marthe ait été hystérique. Vous dites vous m^me que c’est une maladie compliquée, ce qui ne vous empêche pas, sans l’avoir rencontrée, sans l’avoir écoutée, sans être psy vous même de poser un diagnostic d’hysterie. Il se trouve que j’ai moi m^me travaillé en psychiatrie et qu’un psy honnête vous dira qu’on ne peut faire 1 diagnostic qu’en écoutant le sujet parlant, non en se référant seulement à des écrits sur son passé et à la description de ses symptômes.

                        Mais parce que vous imaginez tout cela, c’est Vrai.

                        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 5 novembre 2017 18:58, par Françoise

                          Je n’ai décidé de rien, Agapé. J’ai recensé les différents symptômes, les différentes manifestations neurologiques et les ai regroupés avec d’autres du même type, de la même teneur chez d’autres femmes présentant les mêmes caractéristiques. J’ai également élaboré le profil de départ, les origines familiales et les engagements idéologiques religieux des familles des gourous et gourelles de la Nouvelle Evangélisation qui se réclament de Marthe et se sont donnés, par son intermédiaire, un statut quasi divin, sacré, destiné à les poser en tant que demi-dieux inattaquables au sein de leurs communautés respectives. J’ai aussi observé d’où venaient ces manipulateurs, les objectifs religieux et politiques poursuivis par leurs familles et les leurs dans la continuité de leurs parents. Les faits concordent. Et l’instrumentalisation cléricale aussi. Elle est la même quel que soit le pays. L’affaire Neumann présente les mêmes caractéristiques.

                          Oui, il faut une observation clinique, vous avez raison pour déterminer la pathologie. Or, Marthe et son entourage l’ont toujours refusée, parce que ça ne changerait pas grand-chose, disait Marthe.

                          Mais en réalité, comme précédemment, le cas Thérèse Neumann en Allemagne avait été observé cliniquement et que les médecins avaient statué sur une pathologie psy et non sur une dimension mystique réelle, il fallait éviter que le problème se reproduise. Il en allait de la survie et de la réussite de la stratégie cléricale réactionnaire française mais aussi de l’image mystique de Marthe.

                          On avait eu aussi au début du 19e siècle le cas de Anna Katharina Emmerich, en Allemagne toujours. Là on est en présence d’une instrumentalisation poétique et artistique d’abord, avant qu’elle ne soit utilisée par l’Eglise (Emmerich fut béatifiée, je vous le donne en mille, par qui ? JP2). On est à l’époque d’Emmerich, en pleine période romantique en Allemagne. La dimension gothique, saint sulpicienne, liée à une vision religieuse morbide, où l’utilisation du martyr, de la souffrance, du sang, du fouet, des stigmates est maximale. On la retrouve dans les contes d’Andersen, on la retrouve dans la littérature en général, dans la poésie, dans la peinture aussi, dans la musique également. Il n’y a pas à l’époque d’étude scientifique sur les phénomènes stigmatiques, les visions, l’inédie. Ils peuvent donc être utilisés immédiatement comme manifestations mystiques.

                          Cependant la controverse existe déjà à cette époque, puisque tout le récit des visions-révélations mystiques d’Emmerich vient non pas d’Emmerich elle-même mais du poète Brentano. Difficile là aussi de démêler le vrai de la création artistique. Par la suite, Emmerich sera surtout considéré comme un récit romantique et poétique. Avant un déterrage et une béatification de la jeune femme par JP2. Si vous faites le tour des béatifications et sanctifications qu’il entame, on voit que tous les acteurs sont liés à une vision catholique réactionnaire et sacrificielle. Ca fait partie de l’image catholique qu’il souhaite faire ressortir, et qui fait partie intégrante de la mythologie et des croyances de l’intégrisme.

                          La dimension psychomagique, nous le savons tous et toutes, possède un fort pouvoir d’attraction populaire. Magie noire, blanche ou rouge, sorciers et sorcières, apparitions, tables qui tournent, tellurisme, magnétisme, lutin malin, bête du Gévaudan, croque-mitaine. N’importe quel manipulateur, qu’il soit religieux ou pas, le sait. Et voudra s’en servir pour justifier ses propres œuvres. Ca fait partie de la technique de domination mais aussi d’assujettissement. Et ça revient cycliquement dans leurs pratiques. Ephraïm avec sa multiplication des crèmes au chocolat, pour folklorique que ce fut, continua d’utiliser ce registre du merveilleux qui marchait si bien auprès de ses adeptes. Les offices de guérison, les retraites psycho-spirituelles rentrent dans le même cadre psychomagique.

                          On retrouve dans cette stratégie beaucoup de gourous et gourelles de la Nouvelle Evangélisation qui se sont réclamés de Marthe et sont allés la visiter régulièrement à Châteauneuf, et ont donné une coloration mystique à un problème essentiellement neurologique et psychiatrique. Ils se sont taillés via les manifestations neurologiques pathologiques de Marthe des dimensions sacrées pour justifier leur position personnelle et leur légitimité en tant que responsables communautaires. Devenus des figures incontournables du catholicisme, ils pouvaient dès lors prétendre à un pouvoir absolu et sacré et à un soutien du haut clergé, des postes pour eux et leurs proches très en vue au Vatican et au sein de la hiérarchie cléricale. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Ce qui a piégé combien de milliers de gens ne serait-ce qu’en France, mais aussi des milliers à l’étranger.

                          Malheureusement, ce genre d’escroquerie finit toujours par être dévoilée. Et c’est ce qui se passe actuellement, non seulement par les témoignages de victimes contre ces dirigeants communautaires manipulateurs, vivants ou morts ainsi que leurs méthodes d’assujettissement. Mais aussi via l’entreprise d’instrumentalisation de départ elle-même. Le principal artisan des tentatives de béatification de Marthe, révèle une nature abusive. Et ça ne fait pas les affaires de l’Emmanuel, qui cherche à se faire faire une prélature sur mesure actuellement via l’OD. Donc vite, un dégagé. Mais ce faisant, ça jette aussi un certain discrédit sur Marthe Robin et le lobby clérical et religieux autour d’elle. Si la controverse a toujours existé la concernant, elle devient plus forte à mesure que ses principaux promoteurs se dévoilent par des œuvres au noir.

                          On peut dire que massivement depuis les années 80, ce type d’instrumentalisation se fait plus rare au sein du catholicisme français. On l’observe cependant chez les groupes intégristes, notamment chez l’OD et la FSSPX. On a eu récemment l’affaire Vincent Lambert, mais il y eut aussi l’affaire Alexia Gonzalez Barros en Espagne, qui a donné lieu à un film terrible sur l’instrumentalisation religieuse et familiale, paru en 2008 ( au passage, merci, Ana de me l’avoir signalé) : Camino, de Javier Fesser.

                          Si l’instrumentalisation a parfaitement fonctionné en Espagne, parce qu’il s’agissait d’une enfant issue d’un milieu opusien déjà bien lobotomisé et dans une Espagne encore largement sous emprise idéologique cléricale à l’époque, la tentative d’instrumentalisation récente sur Vincent Lambert pose plus de problème car nous ne sommes plus à la même époque, de plus c’est un adulte et lui, ne partageait aucunement les idéologies de ses parents et s’en était éloigné via son mariage et sa vie personnelle. La tentative de récupération à la fois de la FSSPX et de l’OD via ses parents, illustre très bien les méthodes d’instrumentalisation et cette utilisation religieuse des individus dès lors qu’en situation de fragilité et de faiblesse. Cette instrumentalisation concernant Vincent Lambert fut d’ailleurs parfaitement dénoncée médiatiquement et par l’épouse de Vincent et quelques amis. Il y a 30 ans, ça n’aurait peut-être pas été le cas. Les temps changent. Les prises de conscience de supercheries, d’abus dans notre société se font lentement mais quand elle se font, elles permettent de comprendre les enjeux non pas de façade, mais ceux qui n’étaient pas dits, et qui ont été les principales motivations des artisans de ces instrumentalisations.

                          On a chez les charismatiques, deux affaires d’apparitions douteuses : l’île Bouchard et Medjugorje, qui alimentent depuis des années tout un commerce chez les Béatitudes, l’Emmanuel et semblent justifier à la fois les communautés mais aussi les dirigeants. La FSSPX a utilisé par le passé et continue d’utiliser Fatima et Garabandal. Ca fait partie de leur marotte. Ca leur permet de faire peur, d’intimider, d’impressionner. Faut les lire sur internet ou les entendre au téléphone, quand ils font du harcèlement téléphonique. Ca vaut son pesant de cacahuètes. J’en parle là aussi parce que j’ai vu et subi ce type de harcèlement avec anathèmes, menaces, ma soeur et ma mère également…Ces individus jouent sur la peur, la superstition (la leur et celle qu’il pense présente chez les autres). C’est une constante qu’on a aussi vu en France chez les groupes ultra cathos de la Manif Pour Tous lors des débats et de la mise en place de la loi pour le mariage homosexuel. La tirade « la colère de Dieu va s’abattre sur la France », fait partie désormais des plus connues et des plus emblématiques du réseau catho intégriste et dérivant.

                          Je travaille personnellement chaque semaine en milieu hospitalier avec comme élèves des psychiatres, des infirmières, des médecins, ce depuis 10 ans. J’ai aussi fait un travail personnel psy durant de longues années. Ces échanges réguliers, ces démarches, mon propre vécu personnel mais aussi les enquêtes menées sur des dérives religieuses et ce qui les sous-tend derrière idéologiquement, tout cela me donne depuis des années à penser les choses de cette façon et des clés de compréhension aussi de tous ces évènements.

                          Je n’oblige personne à penser de la même façon. Je donne juste l’analyse que j’ai faite de ces évènements, personnages et des liens de cause à effet que j’y vois au plan sociologique, historique, religieux et politique.

                          Je viens d’un milieu catholique où tout ce matériau mystico-merveilleux était considéré comme directement divin et vrai. Il n’y avait aucune contestation, aucune mise en doute de tout ça. J’ai été élevée dans cet état d’esprit, j’ai baigné dedans toute mon enfance et mon adolescence.

                          Il m’a fallu non seulement un éloignement de ce milieu, mais aussi des épreuves, des étapes de réflexion, de dénis aussi (c’est tellement plus confortable), de confrontation à des choses peu reluisantes dont le meurtre de mon père et le harcèlement subi de la part de l’OD, des recherches sur ces groupes communautaires, pour mesurer l’entourloupe énorme que constituait cette culture du merveilleux lié à une instrumentalisation de la misère, de la maladie, du handicap et qu’on retrouve de façon intense dans les milieux communautaires de la Nouvelle Evangélisation.

                          Ce que je dis aujourd’hui est le résultat de longues années où j’ai essayé de comprendre de quoi il retournait exactement et sous différents angles d’approche, par delà les apparences.

                          Plus j’avance dans mes enquêtes, plus je découvre des choses complètement sordides et plus aussi je fais de liens entre ces groupes communautaires déviants et des idéologies nauséabondes politiques et religieuses. Qui aboutissent à des dérives et des crimes de plus en plus graves.

                          Je n’ai jamais vu ce genre de chose quand j’ai enquêté autour de Joseph Wresinski, autour de soeur Emmanuelle par exemple, ou de l’abbé Pierre.

                          Parce que tout simplement, il n’y a pas matière à mystique ni merveilleux. Donc moins d’ instrumentalisation.

                          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 5 novembre 2017 21:45, par Xavier Léger

                            Françoise,

                            le problème, à mon humble avis, c’est que vous allez trop vite aux conclusions.

                            Cela me fait penser au principe du « mille-feuilles argumentatif » dont parle beaucoup le sociologue Gerald Bronner : Tous vos arguments contre la dimension surnaturelle de la vie de Marthe Robin ne permettent pas d’induire une conclusion aussi radicale. Et ce n’est pas un problème de déni (Le déni, d’ailleurs, peut se manifester dans les deux sens).

                            J’ajoute qu’à mon avis vous avez trop tendance à tout analyser sous un prisme idéologique, et partant un peu manichéen… Comme si toute l’histoire récente de l’Eglise n’était qu’un combat entre les bons (conciliaires) et les méchants (anti-conciliaires et réac). Je crois que c’est plus complexe que cela.

                            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 6 novembre 2017 01:22, par Françoise

                              Bonsoir Xavier

                              Je ne sais pas si au bout de 15 ans d’enquête, et la consultation de tas de documents différents, je vais trop vite en conclusions. Le faisceau informatif et les intérêts qui étaient ceux des gourous et gourelles dont nous déplorons, vous, moi et d’autres, les agissements et les comportements déviants, étaient bien trop puissants pour ne pas faire un abus de pouvoir sur une femme malade, dépendante, pauvre, qui prétendait avoir des visions mystiques. Cela avait déjà été fait plusieurs fois par le passé par les mêmes groupes ayant les mêmes idéologies, avec autant d’échecs que de succès. Il fallait donc bien tenter le coup. Et ce coup de poker a marché suffisamment pour justifier, légitimer religieusement et spirituellement les fondateurs de communautés déviantes, non ? Il leur permet aujourd’hui de pouvoir jouer dans la cour des grands du Vatican et même de tenter des OPA au sein de la haute hiérarchie cléricale, de partis politiques, de proposer des camps masculinistes, des séances de guérison psychospirituelles pour encore augmenter leur emprise.

                              La rivalité entre le camp conciliaire et le camp anticonciliaire est connue. Et elle a une histoire bien précise, que souvent une bonne partie des catholiques ignorent. Cela ne devrait pas leur être caché, de mon point de vue. Parce que le passé éclaire le présent. A l’heure où tous ces groupes n’ont même plus besoin de cacher leurs amitiés extrêmes droitistes et ultra libérales (et il n’y a pas de contradiction entre les deux quoi qu’on puisse en penser), leurs liens avec l’Action Française, l’OAS, Ichtus, des réseaux bancaires, des groupes d’assurances, des multinationales et des fondations douteuses, liens qu’ils avaient déjà par le passé avant même leur création au nom d’une restauration de la puissance originelle de l’Eglise et de la monarchie, au nom d’un combat contre la laïcité française, il me paraîtrait tout à fait grave de ne pas mentionner ces stratégies qui ont présidé à les remettre en selle avant même l’arrivée de JP2. Et qui ont permis de piéger combien de jeunes catholiques et leurs familles, en les persuadant au contraire que ces communautés, que ces pratiques émanaient de Vatican 2. Ca c’est certainement le pire mensonge qui a pu être fait par JP2 et les directions de ces communautés.

                              Pour le reste, il y eut à la mort de Marthe des examens qui permirent de comprendre que les choses n’étaient sans doute pas si mystiques que le clergé le prétendait. D’où finalement, un intérêt pour cette femme, restreint aux seuls communautés et groupes religieux liés aux intérêts des religieux qui prétendaient s’en réclamer idéologiquement et structurellement. Situation qui devrait poser question aussi.

                              Je conçois tout à fait qu’il soit difficile d’aller jusqu’à remettre en question et en cause les idéologies premières qui ont porté vers des groupes dérivants. Ce n’est pas naturel. C’est une démarche marginale et très dure, une sorte d’opération de contre-culture. Pour autant, cette démarche est nécessaire il me semble, pour aller au bout de l’analyse et de la compréhension du comment du pourquoi. Et ce n’est pas être manichéen. Seulement conscient(e) des enjeux, des stratégies et des motivations de certains groupes cléricaux et laïcs, en recherche de pouvoir et d’emprise et non en recherche de Dieu.

                              Je ne vois pas des gentils conciliaires et des affreux anti-conciliaires. Je vois des stratégies de pouvoir et d’abus, l’utilisation d’une dimension mystique, ésotérique, magique via des personnes en situation de faiblesse, de misère et de maladie, tout cela pour se justifier c et regagner du pouvoir. Ce qui n’est pas le cas dans des parcours de vie donnée, de façon authentique, non en se créant un personnage, mais en agissant dans un esprit de service, de justice et de partage.

                              Cette différence notable montre bien l’artificiel, la tartufferie et la véritable quête politique, idéologique menée par une partie du clergé et ses afficionados. Vous le savez encore mieux que moi, puisque vous l’avez constaté de l’intérieur au sein de la Légion du Christ via la comédie jouée par le père Maciel et qui se poursuit à travers ses successeurs. Ce malgré les visites canoniques et les pseudos réformes. Et si vous allez regarder les idéologies qui portent toujours la Légion du Christ, vous vous rendez compte que ces idéologies rejoignent celles de l’OD, des Béatitudes, de l’Emmanuel, du Chemin Néocatéchuménal, d’Ichtus, de la Cité Catholique de Jean Ousset. Et que les pratiques ont les mêmes dérives, les mêmes objectifs d’aliénation des individus.

                              Vous voyez bien que c’est le même creuset idéologique, les mêmes liens, les mêmes parentés. C’est facile de s’en rendre compte, il me semble. L’instrumentalisation, l’abus de faiblesse, comme l’abus de pouvoir constituent eux aussi la marque de ces groupes. Là aussi, c’est facile de s’en rendre compte.

                              A partir de ces constats d’habitudes, de comportements structurels, vous savez au fond du fond de vous-même, la capacité de nuisance illimitée de ces groupes, qui ne reculent devant rien et qui font feu de tout bois. Y compris d’ailleurs en utilisant leurs propres enfants. C’est dire si l’instrumentalisation fait partie intégrante de leur fonctionnement.

                              Après, on peut toujours raccrocher de la complexité et des contradictions. Ca fait partie de l’humanité, nous sommes bien d’accord. Mais si l’on veut essayer d’établir un profil complet de ces individus, en recoupant toutes les infos dont on peut disposer, on peut dire que la mule du pape est comme qui dirait chargée à bloc.

                              Très bonne soirée et bonne semaine !

                          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 5 novembre 2017 22:50, par agapé

                            La description très détaillée de vos investigations illustre mes propos : aucun psy digne de ce nom utiliserait un tel procédés pour émettre un diagnostic d’hystérie. Marthe ne s’est jamais soumise à une expertise psy ou à une psychothérapie, ce qui était tout à fait son droit. Elle n’avait rien à prouver et ne méritait pas ce procès en hystérie( autrefois on aurait peut être dit en sorcellerie).

                            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 6 novembre 2017 00:28, par Françoise

                              Justement, si elle n’avait rien eu à cacher, Marthe s’y serait soumise. Mais elle était tenue par le clergé qui la gérait, ce pour sa propre survie et son entretien, à ne rien en faire. Parce qu’il y avait déjà eu des précédents qui avaient ruiné les espérances cléricales…Il ne fallait donc pas prendre un tel risque.

                              • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 7 novembre 2017 19:17, par agapé

                                On fait une thérapie pour se soigner pas pour prouver quoique ce soit à quiconque. Elle n’a jamais voulu convaincre personne sur ses manifestations surnaturelles, ce n’est pas à cela qu’elle déployait son énergie. Qu’on le croit hystérique ou non cela n’était pas son problème.

                          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 26 novembre 2017 17:15, par jak78

                            Bonjour. Cette tribune remet à nouveau en question la « mouvance charismatique » de l’Eglise. Je lisais tel ou tel propos d’anciens participants à cette mouvance… Incontestablement, ce phénomène si sensationnel, dans les années 80, manifeste un véritable flou structurel. Et pas seulement de dérives personnels. On est en droit de s’interroger légitimement sur M. Robin et les communautés dites « issues » d’elle. Dans le procès de béatification de cette personne, il y a effectivement place à de vrais hésitations… Pour conclure, ccette « fascination » pour cette mouvance charismatique à tt de même quelque chose de regrettable, tant le sensationnel est devenu la mesure de la Foi… ce n’est pas vraiment le message de l’Évangile ! Et de fait, les méprises n’ont pas manqué pour de nombreuses victimes avérées…

                      • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 6 novembre 2017 10:22, par Bertrand

                        Chère Françoise,

                        Je vais régulièrement sur le site l’envers du décor, mais quand je vois une intervention de Françoise je ne lis plus. Je suis lassé de votre partialité constante.

                        Comme ancien membre d’une communauté nouvelle, je suis le premier à « chasser les pervers » et à dénoncer les disfonctionnements.

                        Mais chez vous le propos qui se prétend rationnel est en fait une idéologie qui tourne en rond.

                        Dans un texte de Bernanos, Frère Martin où Dieu « parle » à Martin Luther il dit que « l’Eglise n’a pas besoin de réformateur, mais de saint ». Il ajoute aussi « Dès le commencement, l’Église a été ce qu’elle est encore, ce qu’elle sera jusqu’au dernier jour, le scandale des esprits forts, la déception des esprits faibles, l’épreuve et la consolation des âmes intérieures, qui n’y cherchent que Dieu » Vous me semblez en permanence un esprit fort et un esprit faible qui a perdu la foi. Je respecte votre itinéraire personnel, mais la raison sans la foi est une autre forme d’enfermement que vous prétendez dénoncer.

                        « Amour et vérité se rencontrent. Justice et paix s’embrassent » dit le psaume 85. A vous lire on sent une justice pleine de colère et une vérité sans amour. Si Dieu est justice et miséricorde, il ne nous appelle pas à être un justicier sans merci.

                        Comme victime, un discours de dénonciation est compréhensible et légitime. Cependant sans recherche d’équilibre votre propos ne peut que conforter ceux qui sont dans le déni de la reconnaissance des victimes et des systèmes pervers. Les contraires sont du même genre. On dénonce violemment un déni pour s’aveugler sur le sien.

                        Amicalement

                        Bertrand

                        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 8 novembre 2017 01:01, par Françoise

                          Bonsoir Bertrand

                          Je crois que vous vous méprenez profondément. Il ne s’agit pas d’idéologie mais de constat d’observation jusque dans les recoins obscurs des communautés déviantes, dans ce qu’elles portent en elles depuis toujours mais qu’elles ne dévoilent surtout pas au grand jour, sauf depuis quelques années où elles ont l’impression d’avoir « gagné ». Tant au Vatican qu’au sein de notre épiscopat français, de nos médias catholiques. Et dans une certaine mesure, ces communautés ont raison de le croire puisque même les victimes de ces groupes, sont dans l’incapacité d’avoir saisi le fondement originel idéologique qui les a violentés. Personnellement je ne peux pas taire tout cela. Sinon, j’aurais l’impression de laisser à ces groupes l’opportunité de faire de nouvelles victimes qui continueront de ne pas comprendre vraiment pourquoi ce genre d’horreur leur est arrivé. Et cela, je ne le veux pas. Je veux que les personnes qui ont souffert comme vous, comme d’autres, comme moi aussi, puissent saisir que non seulement elles ont profondément souffert dans ces groupes du fait de personnalités perverses, manipulatrices mais que ces groupes dérivants étaient depuis toujours fondés sur la violence, la manipulation et la volonté de destruction, de discrimination, de répression. Et que c’est ce qui continue de les animer. Vous pouvez le voir aisément dans les rassemblements de ces groupes autour du FN à Béziers, à Paray le Monial, dans les camps masculinistes de l’Emmanuel, dans les retraites psycho spirituelles des Béatitudes…

                          Et ça ne vous fait toujours pas tilt ?

                          L’idéologie n’est pas de mon côté. Elle est du côté de vos anciens tortionnaires. Et elle fait du mal à des tas de gens depuis très longtemps. Parce qu’elle a toujours fonctionné de cette façon, en abusant les personnes et les manipulant. Et elle continuera parce qu’elle ne sait faire que cela. Sa raison d’être n’a rien avoir avec Dieu. Mais seulement avec un désir de destruction, mais aussi un désir immense de pouvoir et d’argent.

                          Dieu n’a rien à voir avec tout ça.

                  • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 23:24, par Xavier Léger

                    Françoise, je ne partage pas votre analyse. Marthe Robin a été suivie par une flopée de scientifiques, qui ont bien montré que les phénomènes vécus par Marthe dépassait le champ de la science.

                    En outre, votre grille de lecture me semble trop polarisante (pro-Vatican 2 vs anti-Vatican 2), peut-être aussi un peu trop idéologique. Je connais un bon nombre de prêtres, absolument pas hostiles au concile, qui étaient très proches de Marthe et des Foyers de Charité… (Certains d’entre eux, d’ailleurs, sont des fervents défenseurs de la cause que nous défendons à travers ce site.)

                    Le fait que certains fondateurs pervers aient été encouragés par Marthe Robin pose en effet question. Mais :

                    1) Est-ce qu’on est vraiment sûr que Marthe les a vraiment encouragé ? Après tout, on n’a que leurs propres témoignages…

                    2) Et même si Marthe les a encouragé, est-ce que cela signifie que ses encouragements étaient paroles d’Evangile ? On attendait de la petite Marthe qu’elle parle directement au nom de Dieu, comme si elle avait une ligne direct avec le Bon Dieu… mais je ne suis pas sûr que c’était le cas. C’était une femme qui vivait une aventure mystique unique, mais qui, pour répondre à ses interlocuteurs, raisonnait comme vous et moi.

                    • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 5 novembre 2017 00:35, par Françoise

                      Bonsoir Xavier

                      Pour moi et ça n’engage que moi, une partie du clergé français a tenté de récréer une Thérèse Neumann française en se basant sur les mêmes critères ou presque. Ma grille de lecture est en lien avec du vécu extrême mais aussi des enquêtes sur les idéologies portées par les gourous des communautés dérivantes liées à Marthe Robin. Vous avez effectivement raison de dire que celles et ceux qui se réclament d’elle, le disent sans qu’il soit possible au moins pour un certain nombre de le prouver. Cependant, on peut constater dans le creuset idéologique des années 60 où se polarisent un grand nombre d’opposants à Vatican 2 autour de Marthe Robin mais aussi dans des entreprises comme la Cité Catholique, Ichtus, l’OAS, l’implantation en France de différents groupes intégristes comme l’OD, la Légion du Christ qui sont dans une vision proche de la contre-révolution catholique de Maurras mais aussi proches de l’extrême droite au plan politique et anti Vatican 2 (y voyant une entreprise diabolique), on peut s’interroger sur l’instrumentalisation qui fut faite autour de Marthe Robin et sur sa personne dans une optique mystique destinée à justifier l’opposition religieuse et à construire une alternative réactionnaire. Alternative réactionnaire qui fut adoubée par JP2 et ses successeurs.

                      Car si vous reprenez les prophéties, l’utilisation de son image, l’exaltation du mysticisme manifesté par Marthe dans les différentes communautés dérivantes (j’ai des souvenirs très précis à ce sujet d’une cassette audio Diakonia produite par les Béatitudes en collaboration avec l’Emmanuel), on voit que c’est surtout le clergé qui va faire monter la sauce comme on dit, autour de cette femme très malade et handicapée une grande partie de sa vie. Si tout le clergé présent autour d’elle ne fut pas dérivant ni anti Vatican 2, les principaux gourous des groupes charismatiques français et réac type St Jean,, Béthléem, étaient liés à une opposition à Vatican 2 via des familles militantes de la contre-révolution catho des années 1900. Pas toujours assumée, mais néanmoins réelle. Et vous retrouvez cette même similitude idéologique réactionnaire religieuse, dans les mouvances dérivantes cathos étrangères. On peut citer les Focolari, l’Opus Dei, le Chemin Néocatéchuménal aussi.

                      Tous ces mouvements partagent une même idéologie religieuse réactionnaire liée à un rejet d’une séparation entre l’Eglise et l’Etat, d’une nostalgie de la monarchie, d’une tradition catholique empesée et corsetée qu’on va retrouver dans la contre révolution catholique maurrassienne et qui fera des petits à l’Action Française puis au fil des années dans différentes structures religieuses, militaires aussi. Et qu’on va retrouver très présente et très active dans une bonne partie des milieux bourgeois et nobles cathos en France et à l’étranger.

                      Tant qu’on ne fait pas l’étude sociologique, historique et les liens dans le temps, on ne comprend pas pourquoi on se retrouve brutalement avec des mouvances catholiques dérivantes et violentes et criminelles, semblant débarquées de nulle part. En réalité, ces groupes proviennent d’un milieu très particulier au plan social, religieux, idéologique. Et qui voulait sa revanche face à une société où le poids religieux régressait et où la domination religieuse et morale était supplantée par une morale laïque beaucoup moins étriquée et stigmatisante. Ces milieux ultra cathos ne supportaient pas que le Vatican d’une certaine façon, les lâche avec Vatican 2. Ils avaient l’impression d’y perdre privilèges, pouvoir, emprise. Et c’était inacceptable à leurs yeux. Donc pour reprendre la main, il fallait des outils, des moyens, des justifications.

                      Marthe joua à son insu en grande partie pour ces tristes sires, le rôle de totem, de justification idéologique ; elle fut un des outils du catholicisme le plus réactionnaire. Comme le fut Bernadette pour justifier le dogme de l’Immaculée Conception. On est dans le même principe stratégique. C’est toujours comme cela qu’a fonctionné le catholicisme identitaire pour se réimposer religieusement, socialement, politiquement aussi. Le mode opératoire ne change guère. Il a ses codes, ses procédures.

                      Je pense sincèrement que Marthe fut largement dépassée par l’ampleur de l’instrumentalisation faite par le clergé qui l’entourait. Et où se côtoyaient le pire et le meilleur. Elle a surnagé comme elle a pu, compte tenu de son état. Mais sa légende a surtout été créée par celles et ceux qui y avaient un intérêt.

                      C’est ce que je trouve alertant.

                      Après, ce n’est qu’une analyse personnelle. Mais au regard de ce que j’ai découvert, appris et de ce que j’ai pu observer, analyser, vivre, je vois un certaine cohérence entre l’histoire du catholicisme réactionnaire depuis les années 1900 avec la contre-révolution catholique et les dérives des communautés nouvelles. Il y a une filiation évidente et une stratégie qui se révèle et dans les idéologies de ces groupes et dans leurs pratiques et dans les idées portées par les familles des gourous, idées jamais remises en cause ni en question et au contraire exaltées au sein de leurs communautés respectives.

                  • En parlant d’hystérie, vous êtes extraordinaire Françoise, vous mêlez pèle mêle les francs maçons, JeanPaulII, l’OAS, la FSSPX, Maurras, les nouvelles communautés, des gourous, Vatican2 bien sûr, le père Zanetti Zorkine, Mgr Pontier, Mgr Barbarin, l’Opus Dei, cette pauvre Bernadette qui n’a rien demandé, quelques pédophiles & tout ça fait un bon roman, contactez Dan Brown, à défaut d’être heureuse dans la vie, vous serez forcément riche !!!

                    Qu’est ce qui trouve grâce à vos yeux finalement ? Qui êtes vous pour juger ainsi tout le monde & à tout và ?? Si vous ne trouvez pas joie, réconfort & espérance dans le christianisme, essayez le yoga & le boudhisme mais c’est irrationnel de tout associer.

                    Vous ne vous en rendez sans doute pas compte, mais même s’il y a des déviances bien condamnables dans le catholicisme romain, au même titre que dans tous les mouvements, & que votre message est louable & « entendable », vos accusations hystériques décridibilisent totalement votre discours !!!

                    Regardez seulement tout ce qui fait de bien, toutes les bonnes volontés que l’on rencontre dans l’Eglise, y compris dans les nouvelles communautés & vous trouverez sans doute un peu l’apaisement & la réconciliation avec le Christ & avec vous même qui vous fait si cruellement défaut ! Mais je vous en prie arrêtez de tout mélanger & de noyer sous votre flot de dénonciations, expertises & autres procès en sorcellerie toute l’Eglise !

                    On gagnerait davantage à louer l’action des nouvelles communautés qui ramènent beaucoup plus de jeunes qu’elles n’en pervertissent. Regardez l’Eglise aujourd’hui, elle mériterait d’être soutenue plutôt que jugée, je ne connais pas votre âge, mais je préfère cette nouvelle église imparfaite mais changeante, jeune & bouillante à l’église de mes parents, triste, sinistre & grisonnante sans espérance ! Mes enfants sont tellement heureux de se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans l’église, venez juste une fois à Paray le Monial & peut-être changerez vous votre discours…

                    ma grand mère m’a toujours dit que l’aigreur donnait mauvaise mine…

                    • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions..hystérie 8 novembre 2017 02:24, par Françoise

                      Bonsoir Clémence

                      J’associe ceux qui idéologiquement sont proches les uns des autres. Et utilisent la religion, la crédulité, le mysticisme pour manipuler les autres.

                      N’ayant jamais lu Dan Brown, trouvant son parti pris narratif ridicule et de gare, je serais bien en peine de contacter ce monsieur qui ne m’intéresse pas plus que sa prose.

                      Ce qui m’amuse par contre, c’est qu’à chaque fois que je touche un point sensible, qui pourtant est étayé historiquement et aujourd’hui se révèle de plus en plus politiquement et au plan criminel, forcément, Dan Brown ressort comme un lapin du chapeau d’un magicien. A croire que ce monsieur a laissé un souvenir de lecture impérissable…

                      Je ne m’appuie pas sur du roman mais sur de l’Histoire, des faits, des généalogies. Et des biographies précises des principaux promoteurs, relais et créateurs finalement des communautés dérivantes ici dénoncées. Il suffit à chacun de se pencher sincèrement et complètement sur leurs histoires personnelles pour tomber sur les mêmes documents que moi. Qui montrent ces liens idéologiques, ces façons de penser un catholicisme réactionnaire, ultra conservateur, limite intégriste et franchement de plus en plus sectaire et violent.

                      Mais je ne peux rien faire si vous ne voulez pas vous y pencher les uns comme les autres. Et surtout, si vous refusez d’entendre que ce fondement idéologique commun à tous les interlocuteurs et promoteurs de ces groupes participe à la violence que les victimes ont subie dans ces communautés.

                      Il n’y a pas d’aigreur chez moi. J’ai une vie heureuse de couple et de famille, un métier professoral passionnant. Par contre, j’ai toujours le souci, depuis ce qui est arrivé à mon père (assassiné par l’OD), que d’autres familles ne vivent pas les horreurs que nous avons subies durant des années. Et ne vivent pas la double voire la triple peine que ma soeur et moi avons assumées. Je voudrais pouvoir éviter cela à vous, à d’autres.

                      Personne ne mérite cela. Mon souci est de protéger en informant quand je peux le faire et en faisant de la prévention. C’est pourquoi j’interviens et informe ici.

                      Je pourrais tout à fait ne pas le faire et me dire après tout, qu’ils se débrouillent tout seuls. Je sais des choses, j’ai découvert des choses sur ce sujet, mais bon, s’ils veulent continuer de mariner dans ces atrocités et que ces groupes fassent d’autres victimes, c’est leur problème.

                      Seulement, je ne fonctionne pas comme ça. Pour moi, il est inacceptable que ces groupes fassent autant de mal et ma seule et unique façon de pouvoir contribuer à les arrêter, c’est d’enquêter et d’informer et déjà les victimes directes. Ca me paraît la base de la base.

                      C’est tout ce que je peux faire pour aider. Et je considère qu’il est de mon devoir moral, de le faire.

                      Après, j’ai conscience que je peux heurter par mon discours dans la mesure où une bonne partie des victimes n’a pas fait ce type de cheminement, certains n’ont pas complètement rompu le contact et le lien idéologique avec leur ancienne communauté (même si elle les a horriblement fait souffrir ainsi que leurs proches). Mais si je me tais sur mes découvertes, je serai alors complice de ces groupes mortifères pour qu’ils continuent de faire du mal à d’autres personnes. Et ça je ne peux pas l’envisager.

                      Alors voyez, pas d’aigreur du tout. Juste le souci d’épargner des souffrances et de nouvelles blessures à mes frères et soeurs dont je considère qu’ils ont déjà trop souffert.

                      C’est ma façon à moi d’être chrétienne, catho et en compassion. Je n’ai pas fondé ma foi sur l’institution cléricale, mais sur Jésus. C’est ce qui me permet de critiquer les dérives institutionnelles cléricales, ses manipulations, sans difficulté. Et il est important de pouvoir évoquer ces manipulations. Tant que cela reste tabou, non mis sur la table, on avancera pas et la violence structurelle de ces communautés dérivantes continuera de faire des victimes.

                      J’ai conscience que ça fait mal de toucher au fondement idéologique de ces groupes, à leur nature profonde. Surtout quand on vient de ce milieu et de ces idéologies. Mais c’est nécessaire. Pour justement, pouvoir par la suite dissocier réellement ce qui vient de Dieu et ce qui n’en est que contrefaçon et génère de la violence et des abus criminels.

                      On ne pourra avancer et véritablement sortir de ces violences, s’en prémunir, en faisant l’économie de ce travail critique.

                      D’où mes alertes informatives, mon travail d’enquête depuis tant d’années pour comprendre le comment du pourquoi. Après, chacun voit midi à sa porte. Et j’ai bien conscience qu’il faudra du temps pour penser et panser tout cela. En attendant il faut curer les écuries d’Augias. Et ne pas avoir peur d’aller voir ce qui se passe dans les coulisses de ces groupes cathos qui font tant de mal…C’est ce que j’essaie de faire.

                      • « D’où mes alertes informatives, mon travail d’enquête depuis tant d’années pour comprendre le comment du pourquoi ». Bonjour Françoise, n’avez-vous jamais pensé à écrire un livre où tout votre travail d’enquête serait exposé de façon organique ? Je crois que cela mériterait la peine. Cordialement Fabio

                        • « mon travail d’enquête depuis tant d’années… » 19 novembre 2017 23:18, par Françoise

                          Bonsoir Fabio

                          Je n’y ai jamais pensé. Pour moi (et ça n’engage que moi), l’exposition directe de faits, de documentation pratique auprès des personnes en souffrance ou elles-mêmes enquêtant sur ces problématiques, donc à qui ce travail d’enquête peut profiter vraiment et immédiatement, me paraît plus ciblé, plus efficace aussi.

                          Le bouquin, des tas de gens le lisent et puis finalement oublient. Dans un forum où les personnes échangent presque en direct et sont vraiment concernées par ces problématiques, ce travail fait sens. Du moins, je l’espère.

                          Ma démarche d’enquête est simple : qui, quoi, où, comment et pourquoi.

                          Elle part du contexte personnel et familial autour de l’OD (meurtre de mon père par l’OD), s’est élargie aux autres mouvances cathos dérivantes, à l’institution cléricale catholique romaine, leurs liens avec les monarchies et l’extrême droite, dans une perspective historique à la fois religieuse, politique, sociologique, anthropologique, judiciaire.

                          Mes outils :

                          Des essais historiques, sociologiques, anthropologiques, des sites d’infos spécialisés (Cairn, Persée, Presses Universitaires notamment mais aussi des sites gouvernementaux judiciaires, histoire des sciences sociales, sites d’historiens spécialisés sur certains domaines et certaines périodes historiques), des sites d’associations de victimes francophones mais aussi étrangères, des sites d’avocats d’associations de victimes, des ouvrages de politologues spécialisés, l’UNADFI, l’AVREF, le CCMM, la MIVILUDES, la Ligue des Droits de l’Homme, le site de Muriel Salmona sur la mémoire traumatique, le National Catholic Reporter, le site de Patrick Doyle, celui de Betty Clermont, le réseau Crimino Corpus de Philippe Poisson, certaines sources antifascistes (qui font état chaque année d’une cartographie actualisée de l’extrême droite française et d’infos peu publiées sur l’extrême droite sauf sur des ouvrages de politologues), les travaux de Pierre Avvanzino (sociologue suisse), le livre témoignage de la suissesse Louisette Buchard Molteni, celui du couple français Michelena, de Solveig Ely, de différents anciens opusiens français et étrangers, différents documentaires sur ces sujets d’Arte, des articles de presse généraliste (toutes tendances confondues), mais aussi de la presse catho comme la Croix, la Vie, Témoignage Chrétien, Pélerin, Golias. La presse locale parfois aussi peut renseigner et donner quelques pistes supplémentaires. Je consulte également certains sites ministériels, des sites de presse internationaux. J’avais indiqué également ici même, les travaux de Gregory Chambat et sa collègue Laurence de Cock (enseignants en histoire) sur ce qui concerne le réseau Espérance Banlieues et qui rassemble différentes communautés cathos dérivantes alliées à l’extrême droite.

                          A noter que depuis que Xavier m’a mise en contact avec Ana Azanza, ancienne numéraire espagnole de l’OD, j’enrichis énormément mes connaissances et nous pouvons croiser nos informations, nos recherches, nos questionnements. C’est d’une richesse et d’un intérêt extraordinaires. Je la remercie énormément pour nos échanges. Et je remercie Xavier d’avoir permis cette rencontre.

                          Je consulte également, spécifiquement pour la veille informatique et le repérage des projets identitaires, intégristes et partenariats douteux : les sites de Civitas, Salon Beige, l’Emmanuel, la Fondation de Service Politique, Genethique, Alliance Vita, Contribuables et Associés, les 4vérités, la Fondation Lejeune, le forum de Docteur Angelique, mais aussi différents sites d’extrême droite comme Valeurs Actuelles, Spectacle du Monde, Novo-press, Boulevard Voltaire, Ichtus, certains sites royalistes et contre-révolutionnaires, Famille Chrétienne, l’ECLJ de Gregor Puppinck, Causeur, Koz, mais aussi l’ICCRS et des sites cathos intégristes schismatiques (Porte Latine, etc).

                          Ensuite, avec tout ça, il devient facile de constater que ces groupes communautaires cathos dérivants qui sévissent pas seulement en France mais aussi à l’étranger, fonctionnent par réplication et importation de recettes, retraites, méthodes qui sont déjà utilisées à l’étranger et ont piégé pas mal de catholiques. L’OD est la plus caricaturale dans ce type de procédure. Et très facilement reconnaissable. Coïncidence magnifique, j’ai pu trouver des travaux de thèse très pointus sur les activités opusiennes et ses méthodologies employées sur le réseau éducatif notamment, partout dans le monde.

                          Je précise que ce travail d’enquête n’aurait jamais pris cette ampleur de recherche sans quatre paramètres :

                          • les révélations fournies par différentes victimes catholiques liées à différentes communautés dérivantes depuis le début des années 2000 (internet, articles de presse et livres, émissions télé, procès judiciaires), ainsi que la prise de paroles de victimes plus anciennes de couvents prisons, de colonies pénitentiaires et de prêtres pédophiles (en France, en Irlande, en Suisse notamment).
                          • un travail thérapeutique psy personnel sur plusieurs années avec une démarche jungienne (j’ai pu au travers de cette démarche psy, aborder des questions que je n’aurais jamais traité sans : à savoir la dynamique d’emprise de type perverse narcissique et la filiation culturelle de cette emprise via le modèle familial autant que le modèle religieux).
                          • la politisation nationale et européenne de toutes ces communautés dérivantes et leur union dans la conquête politique (Sens Commun, ECLJ) mais aussi leur union religieuse identitaire et intégriste dans un lobbying intense au Vatican notamment par le biais de demandes de béatifications particulières, de demandes de prélatures personnelles.
                          • les divulgations de victimes de prêtres pédophiles aux US comme en Europe.

                          Ma motivation principale :

                          • éviter que des catholiques se fassent avoir comme mon paternel (qui en a payé le prix de sa vie) et que cela pollue leur vie durablement voire gâche leur existence et celle de leur famille (descendants et ascendants).

                          Et motivation secondaire : que l’assassinat de mon père serve par delà mon enquête et mes interventions, à informer les gens et à les protéger de manipulateurs pseudo-religieux et surtout pervers narcissiques en lien avec des groupes politiques douteux et extrémistes.

                          En gros, c’est faire d’un mal un bien.

                          J’ai toujours fonctionné comme ça dans ma vie. Toute expérience violente et négative qui m’arrive, j’essaie d’en tirer les leçons et d’en faire du positif pour mon édification personnelle d’abord, et si je peux ensuite, également en faire profiter les autres. Je fais la même chose avec des expériences positives et heureuses.

                          Je suis prof de dessin-peinture et d’arts appliqués et dans mon travail professoral, j’essaie de donner un max d’infos professionnelles artistiques, de trucs pros techniques, d’histoire de l’art, même à des néophytes. Ca leur permet d’avancer plus vite techniquement, graphiquement, de disposer d’une culture artistique étendue, d’être aussi plus autonomes pour créer. Le savoir pour moi est fait pour être partagé à tous, sans discriminations et quel que soit le domaine.

                          Il me semble que c’est comme ça qu’une société humaine peut avancer et devenir plus égalitaire, plus libre et plus fraternelle, et qu’elle peut mieux construire une société ouverte, altruiste et résister aux violences de toutes sortes, être plus à même de protéger les plus fragiles.

                          C’est une démarche qui me parait cohérente avec la foi, la spiritualité qui me porte au quotidien depuis l’enfance.

                          Voilà, Fabio. Il me semble que ça résume bien ce que je fais et pourquoi. Nul besoin d’un bouquin qui ne dirait pas grand-chose de plus.

                          Cordialement Françoise

                  • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 10 novembre 2017 18:05, par ced

                    Françoise, avec vos arguments et votre désir ardent visiblement de tout expliquer rationnellement, vous pouvez contester l’intégralité du christianisme. de la Crucifixion à la Résurrection en passant par tous les miracles et apparitions, rien ne trouvera grâce à vos yeux. J’y vois une espèce d’amertume intense liée à vous souffrances. ce qui peut se comprendre. Cela étant, d’autres maldes et handicapés n’ont pas du tout votre avis. La souffrance ne vous donne pas le droit de tout nier aveuglément

                    • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 12 novembre 2017 12:55, par Françoise

                      Bonjour Ced

                      Sans vouloir expliquer tout rationnellement (même la science dure ne le peut pas), il y a quand même des questions à se poser dont celle-ci :

                      Pourquoi l’extrémisme religieux quelle que soit la religion, utilise et instrumentalise des individus en situation de maladie, de handicap ou de détresse, pour en faire des martyrs pour faire accepter sa propre violence sans aucune discussion possible ? Pourquoi cette instrumentalisation n’existe pas au sein d’une pratique religieuse classique ?

                      Parce que cette instrumentalisation dont je parle existe aussi dans les courants extrémistes et intégristes d’autres religions. Le catholicisme romain extrémiste ne détient pas le monopole de ce genre d’abus. Ce qui me pose souci, c’est que dans le cadre du catholicisme, on n’ose pas présenter cette dimension abusive comme liée à l’extrémisme religieux. Alors qu’on devrait. Parce que vous pouvez aller voir plein d’exemples de personnalités catholiques classiques, elles n’ont pas besoin de ce genre d’instrumentalisation pour justifier ni leurs actions ni leur spiritualité. Alors que l’intégrisme, si. Ca fait même partie de ses bases incontournables.

                      Aucun malade chronique, aucun handicapé physique, mental n’a sollicité sa maladie, son problème physique ou mental. Il ou elle doit pourtant le supporter. Et chacun (e) trouve sa façon de pouvoir gérer la situation au quotidien et la surmonter. Je n’ai pas de problème avec ça.

                      Mais quand des personnes extérieures, non malades, s’occupent d’instrumentaliser de façon mystique ces maladies, handicaps et les personnes qui en souffrent pour justifier leur propre domination, il y a des questions à se poser sur leur opportunisme et sur la moralité de leur attitude.

                      Jésus n’a jamais agi ainsi. C’était pas le genre de la maison. Alors pourquoi des personnalités se réclamant de lui font ça en abusant des personnes malades ?

                      Et dire cela ne remet pas en cause ni en question le christianisme pour autant. Parce que le christianisme n’a rien à voir avec ce genre d’attitude manipulatrice et abusive.

                      Mes souffrances sont du passé. J’ai depuis un certain nombre d’années, construit une vie heureuse et épanouie, pleine de passions, de rires et d’affection. Mais je n’oublie pas pour autant celles et ceux qui ne pourront pas parvenir à dépasser ce qui leur est tombé dessus. Et qui n’ont pas fait jusqu’au bout un travail de conscientisation et de critique, parce qu’il existe un indépassable au plan psychologique, en lien avec une structure idéologique familiale et religieuse toxique, jamais remise en question. Situation qui prolonge et entretient l’emprise et la manipulation au-delà de la rupture avec le groupe dérivant sectaire. Et qui ne leur permet pas de faire le lien entre les violences et souffrances endurées et leur propre contexte initial.

                      C’est pour aider à avancer ces personnes qui ont souffert et souffrent toujours que j’écris ici et témoigne. Il m’a fallu des années et des années pour comprendre les tenants et les aboutissants du vécu religieux et familial. Parce que j’avais moi aussi, comme vous et bien d’autres, une culture religieuse et familiale proche de l’intégrisme, mais qui ne disait pas son nom. Et qui ne pouvait amener que des situations violentes et abusives tant au plan familial que religieux et idéologique. Donc il m’a fallu du temps pour réaliser et admettre que tout est lié. Une violence en entraîne et en justifie une autre et d’autres encore. Et Dieu n’a rien à voir avec ça. En tout cas Dieu tel que je le connais et l’aime n’a rien à voir avec ces pratiques abusives, violentes.

                      Donc il faut pouvoir dissocier ces pratiques abusives qui se prétendent mystiques, de Dieu et de la foi. Ce n’est sans doute pas facile car comme je l’écrivais plus haut dans la discussion, depuis JP2, le catholicisme le plus mis en avant est le catholicisme intégriste issu de ces mouvances dérivantes identitaires avec toute sa cohorte de faux mysticisme, de fausse spiritualité et de grande violence qui aboutit à une multiplication de personnes victimes et abusées spirituellement autant que physiquement et psychologiquement.

                      Donc il devient très difficile de voir le catholicisme réel, séparé de ce type de pratique abusive.

                      C’est aussi pourquoi j’ai d’abord interrogé pour moi-même ce qu’était réellement ce catholicisme dérivant et comment il avait complètement pris le pouvoir dans les consciences, les esprits. Si bien que lorsqu’il s’agit de pouvoir entrer en critique vis à vis de telles pratiques violentes, les croyants se trouvent en difficulté pour pouvoir le faire. Ayant peur d’entrer en critique avec le christianisme dans son ensemble. Alors qu’il s’agit d’entrer en critique avec l’intégrisme seulement.

                      Depuis quelques années, j’ai décidé d’interroger cela publiquement pour que d’autres catholiques et d’autant plus ceux qui ont souffert de différents abus spirituels, religieux puissent y réfléchir aussi. Je me suis aperçue que si l’on allait pas interroger ces abus jusque dans leur fondement manipulateur spirituel, finalement, on ne pouvait que permettre la poursuite des abus communautaires et aussi religieux. Et qu’il existait un risque de poursuivre également l’emprise avec ces structures simplement en évitant de s’interroger sur les proximités idéologiques entre nos structures familiales et idéologiques et celles portées par ces communautés dérivantes.

                      Pour info, je suis toujours profondément croyante et pratiquante. Mais j’ai appris à dissocier foi et religion, et d’autant plus dans ce qui relève des valeurs intégristes religieuses, que je considère profondément toxiques et destructrices justement d’une pratique religieuse sincère et d’une espérance spirituelle authentique.

                      • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 13 novembre 2017 08:17, par agapé

                        Marthe ROBIN n’avait rien d’une intégriste. Il suffit de prendre connaissance du contenu de son message et de son œuvre pour s’en apercevoir. Elle a anticipé Vatican II notamment pas rapport à la vocations des baptisés dans l’Eglise, à l’enseignement du catéchisme dont elle réprouvait le par cœur : type : question réponse. Et si vous allez faire une retraite dans un Foyer de Charité, je vous mets au défi de trouver quoique ce soit d’intégriste dans ce qui est prêché.

                        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 14 novembre 2017 08:56, par Françoise

                          Agapé bonjour

                          Saisissez-vous la différence entre des manipulateurs intégristes qui utilisent une personne pour leurs desseins d’argent, de pouvoir, leurs idéologies religieuses extrémistes et la personne elle-même qui n’est pas dans ces desseins mais qui n’a pas le discernement pour se rendre compte du rôle exact qu’on lui fait jouer ? A vous lire, je n’ai pas l’impression que vous faites la différence entre les deux.

                          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 14 novembre 2017 13:12, par agapé

                            « mais qui n’a pas le discernement pour se rendre compte du rôle exact qu’on lui fait jouer ? »" Qu’est ce qui vous fait dire qu’elle manquait de discernement, l’avez vous recontrée, avez vous parlé avec ceux qui l’ont connue de prés ? Qui concrètement mettez vous derrière le sujet :« on » ?

                            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 14 novembre 2017 23:32, par Françoise

                              Bonsoir Agapé

                              Je ne l’ai pas rencontrée (Marthe est morte j’étais encore une enfant et mon père à l’époque n’était pas encore très engagé dans ces réseaux) mais je constate que :

                              • Marthe a cessé l’école tôt parce que malade dès l’âge de 16 ans. Elle n’a donc pas pu entamer un parcours éducatif suffisant faisant émerger une dimension critique et un discernement. Son éducation scolaire n’a pas été poussée jusque là.

                              - L’encéphalite particulièrement invalidante et dure, psychologiquement, physiquement, évoluant par crises avec à chaque fois une dégradation physique supplémentaire, ne lui permettait pas de mesurer l’entourloupe intégriste du groupe autour d’elle dès 1928 (avec les premières visites des capucins) puis en 1936, qui sont tous liés à des idéologies maurrassiennes et engagés dans des idéologies d’extrême droite.

                              Enfermée et confinée chez elle comme elle l’était, elle n’était pas en mesure de découvrir tout cela. Elle ne s’appuyait que sur l’identité catholique, mais aussi sur la foi affichée de ses interlocuteurs,ce qui n’était pas un label suffisant pour savoir de quoi il retournait vraiment.

                              Et quand une personne est à ce point diminuée physiquement, que la maladie est aussi ravageuse et dure, elle rend particulièrement fragile et désarmée psychologiquement. 1928 fut une année bascule où les idéologies de l’Action Française inspirent en partie la création de l’Opus Dei en Espagne. Mais aussi où l’Action Française, désavouée par Pie XI, se cherche une nouvelle légitimité via des groupes comme la Cagoule mais aussi des figures intellectuelles régionalistes (attachées au mythe de la grande France royaliste), mais aussi des figures mystiques qui la remettraient en selle et en scène vis à vis de l’épiscopat. Les religieux proches de l’Action Française sont donc en pleine quête et reconquête. Marthe tombe à pic, si je puis dire.

                              - Son milieu familial défini par Bernard Peyrous lui-même comme frustre, peu instruit, ne pouvait lui être d’aucun secours pour empêcher cette instrumentalisation ou du moins la repousser, tâcher de la mettre en garde. Le contexte de l’époque entre 1928 et 1936 en France, vu du monde rural, ne permet pas non plus d’avoir une idée très nette des enjeux qui agitent une bonne partie du patronat et des milieux dits conservateurs en lien avec l’institution cléricale.

                              Ces trois aspects montrent la difficulté contextuelle et personnelle de Marthe pour pouvoir résister à une emprise religieuse qui lui permet par delà la maladie d’exister, de communiquer, de faire sens à ses souffrances, tout autant qu’elle l’oriente selon son propre agenda politico-religieux et ses besoins.

                              Le « on », englobe le groupe religieux et laïc qui dès 1928, comprend le parti qu’il y a à tirer de cette jeune femme de 26 ans, très malade et dont la maladie lui donne des hallucinations mystiques. Vous trouvez ensuite le père Finet dont les idées maurrassiennes apparaissent dans les biographies de Marthe Robin, notamment quand il s’inquiète en 1947 que la France soit « foutue » à cause des grèves ouvrières. Vous retrouvez ces mêmes considérations réactionnaires dans les milieux contre-révolutionnaires catholiques…Et vous trouvez bien sûr Guitton et MD Philippe qu’on ne présente plus sur ces idéologies. Puis le monde charismatique (en tête l’Emmanuel) qui prendra la succession du groupe initial et qui lui aussi est lié aux mêmes idéologies.

                              Paray est depuis devenu, sous leur houlette morale, intellectuelle, politique et religieuse, le centre névralgique d’une gigantesque pieuvre identitaire en lien avec cette instrumentalisation de Marthe Robin, qui va de l’exploitation religieuse, à l’exploitation commerciale et politique.

                              La LDH (Ligue des Droits de l’Homme) locale récemment l’expliquait et s’en inquiétait. Une conférence débat a été tenue à Paray (fin octobre) avec des responsables catholiques conciliaires, pour s’inquiéter des multiples dérives idéologiques, religieuses constatées sur place. Et idéologiquement, là encore, sont dénoncées les références constantes à une idéologie maurassienne, à un catholicisme identitaire lié à l’extrême droite et à la droite dure, vécu comme une contre-culture, et des dérives sectaires, une tentation totalitaire. Vous pouvez consulter la page Facebook de la LDH de Paray. Elle est explicite à ce sujet. Anne Soupa, intervenante de la conférence débat, a fait une analyse remarquable du glissement intégriste.

                              Et je reprendrai les qualificatifs et les explications de Matthieu Langaerd (ancien blogueur au journal la Vie), remarques qui au départ concernaient uniquement la communauté St Martin mais qui s’appliquent tout aussi bien à l’entourage idéologique autour de Marthe Robin comme à la communauté de l’Emmanuel et à un de ses idéologues, Bernard Peyrous :

                              http://www.lavie.fr/blog/matthieu-langaerd/?id=1511&annee=2015&mois=04

                              Bernard Peyrous qu’on retrouvait en janvier 2013 dans la fameuse grande réunion droite-extrême droite à Paray le Monial et des stratégies communes à adopter via la Manif Pour Tous et d’autres projets (Espérance Banlieues par exemple) …

                              • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 15 novembre 2017 10:50, par agapé

                                Quel mépris, Françoise, pour les milieux populaires !Alors d’après vous, lorsqu’on n’a pas été à l’école après 16 ans on n’est pas capable de discernement, et on se laisse manipulé. Il y a pourtant des personnes(ayant bac +10) qui sont tombées dans des sectes et qui ont été capables de croire n’importe quoi. D’autre part vos considérations très documentées de l’encéphalite, ne disent rien de la personne de Marthe ROBIN. Vous vous faites une idée de ce que sont les gens en fonction de leur maladie. Je trouve cela très dangereux, c’est une manière de na pas les laisser exister en dehors d’elle. C’est une manière de les stigmatiser. Quant à l’amalgame que vous faites entre differentes figures comme le père FINET, MD PHILIPPE, les charismatiques etc…..Ils représentent des courants spirituels que vous n’aimez pas. Et pour vous, tous les courants que vous n’aimez pas sont intégristes , c’est votre insulte suprême. Marthe, n’a fondé ni les Béatitudes ni la communauté st Jean. Son œuvre, c’est les Foyers de Charité. Allez les rencontrer et dites moi ensuite en quoi ils sont intégristes. L’intégrisme Catholique, renvoie à une définition . Les mots ont un sens ! Là, je sens que vous allez encore me faire une liste indigeste avec des explications pseudos historiques, disant qu’un tel a eu un lien avec un tel, qui était intégriste,donc qu’il est intégriste etc…. Enfin, ce qui me choque souvent dans votre discours, c’est la manière dont vous évoquez votre expérience spirituelle par rapport à celle des autres. Vous , vous avez la Foi qui vous rend heureuse et épanouie, les autres comme Marthe ROBIN, se sont réfugiés dans la religion pour supporter leur malheur. Je trouve cela assez condescendant de votre part. Et signe d’un orgueil spirituel assez remarquable.

                                • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 15 novembre 2017 18:04, par Luciole

                                  Pourquoi ne pas parler de Marthe Robin sur le sujet ouvert spécialement à cet effet ? On est bien loin du sujet.

                                • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 16 novembre 2017 08:58, par Françoise

                                  Bonjour Agapé

                                  Ce n’est pas le manque d’éducation scolaire en soi, ni la maladie en soi mais le cumul de plusieurs situations d’enfermement et d’exclusion qui favorisent l’abus de faiblesse, l’instrumentalisation.

                                  Et avec une grand-mère venant du même milieu agricole et encore moins scolarisée que Marthe, des élèves depuis plus de 10 ans, pour moitié venant de milieu populaire et une maladie chronique qui fut un temps invalidante, de quel mépris parlez-vous donc ?

                                  J’avais oublié un autre facteur qui se surajoute au reste, c’est de vivre à proximité d’un sanctuaire religieux qui accueille depuis le 17e siècle des pèlerinages royalistes, nationalistes, et qui célèbre Marguerite Marie comme mystique et voyante, cette dernière adepte d’un comportement doloriste et d’auto-mutilation. On comprend que les manipulateurs lui ont suggéré qu’elle était la nouvelle Marguerite Marie et participait par ses souffrances et sa maladie (que Dieu avait pu lui envoyer pour la mettre à l’épreuve), à la dévotion du Sacré Cœur et permettrait le retour de la monarchie et par extension la sauvegarde de la France telle que les contre-révolutionnaires la souhaitaient (c’est d’ailleurs très perceptible dans le discours et les écrits de Bernard Peyrous, qu’il s’agisse des écrits, des vidéos sur Marthe, sur le sanctuaire, que ses écrits sur le renouveau catholique tel qu’il l’entend).

                                  Sans les manifestations de visions mystiques, d’inédie et de stigmates liés à l’encéphalite, les religieux et idéologues contrerévolutionnaires se seraient-ils intéressés durablement à Marthe ? Je n’en suis personnellement pas sûre du tout. Se sont essentiellement ces symptômes qui sont longuement décrits (non comme pathologiques mais déclarés d’emblée mystiques) et servent à la présenter et à la promouvoir depuis les années 70 dans les cercles cathos identitaires, les communautés charismatiques et au-delà. C’est cette dimension qui est mise en avant. Les foyers de charité viennent bien après.

                                  L’intégrisme a effectivement des caractéristiques particulières :

                                  • exaltation du mysticisme
                                  • exaltation du dolorisme et du martyr, pratique de l’auto-mutilation et de mortifications
                                  • rejet du corps, de l’intimité
                                  • défiance vis à vis de toute pensée individuelle et d’émancipation personnelle
                                    - conviction de détenir la vérité, écrite souvent avec un grand V et la foi avec un grand F.
                                  • goût pour l’entre-soi, uniformité sociale
                                  • virilité offensive, monde sans femmes, paternalisme, antiféminisme, soumission, mépris de soi.
                                  • survalorisation de la doctrine catholique (dans une vision radicale et identitaire)
                                  • esthétisme et romantisme
                                  • désir de pureté / perfection alliée à une méfiance à l’égard des émotions et des sentiments
                                  • manipulation affective et spirituelle
                                  • fragmentation de la personnalité, clivages
                                  • service de la tradition catholique ( principalement dans son décorum et certaines idéologies, généralement les plus mystiques et radicales)
                                  • exigence implacable et autoritaire dans l’adoption des codes du groupe
                                  • christianisme musculaire fondé sur la violence et la recherche de domination, le dépassement de soi physique, spirituel, le no-limites.
                                  • abus multiples et répétés provoquant des situations de confusion, de dissociation, de dépersonnalisation, de dépression et des suicides chez les victimes cibles.

                                  Concernant MD Philippe, il réunit tous les critères. Vous retrouvez ce type de profil chez tous les gourous et gourelles des communautés controversées. Ce qui me permet de parler d’intégrisme les concernant. Concernant les autres personnalités, c’est l’idéologie contre-révolutionnaire qui les unit entre eux, ainsi que leur proximité idéologique avec l’extrême droite.Et qu’on retrouve toujours aujourd’hui avec leurs héritiers. Bernard Peyrous ne fait pas exception.

                                  Je me souviens avoir lu le petit livre de Guitton sur Marguerite Marie, avec ses vignettes illustrées, les envolées lyriques de la grandeur de la France par la monarchie, c’était quelque chose. Et vous retrouviez cela dans chaque biographie de saint dont il avait rédigé les textes.

                                  Enfin, je n’ai à aucun moment prétendu avoir la foi avec un grand F, ni la vérité et encore moins avec un grand V. Je me méfie profondément d’ailleurs du mot vérité dans la mesure où je considère qu’il n’est que subjectivité et concentré de croyances, par définition subjectives elles aussi.

                                  Je préfère m’appuyer sur la réalité, de faits, d’Histoire, de contexte économique, social et politique, religieux, psychologique, familial. Cela me paraît beaucoup plus rigoureux et pragmatique en terme d’approche.

                                  Et si je suis heureuse d’avoir construit une vie épanouie, d’avoir pu surmonter un passé ultra violent familial, une maladie chronique invalidante, je n’en tire aucun orgueil ni personnel ni spirituel.

                                  Se réfugier dans la religion pour supporter la maladie, la souffrance, je le comprends tout à fait et je ne le juge pas. Confronté à la maladie, au handicap, à une situation qui accule et fracasse, l’humain va trouver ses solutions personnelles pour échapper au désespoir et à l’anéantissement. Ca peut être l’art, la religion, la lecture, l’écriture…et des tas d’autres choses encore.

                                  Ce que je dénonce, c’est l’instrumentalisation religieuse, mystique, faite autour de certaines personnes malades par un entourage non malade, manipulateur et abusif. C’est cela qui me choque et plus encore quand je vois les idéologies qui servent de support à cette instrumentalisation. Ca s’appelle un abus de faiblesse et même si ça a pris du temps à être défini dans le code pénal, les termes sont clairs et décrivent exactement ce que j’expliquais plus haut :

                                  https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000020632131&cidTexte=LEGITEXT000006070719

                                  Si j’entends tout à fait votre colère que je dénonce les agissements de MD Philippe qui pour vous constitue une référence incontournable et un guide spirituel, malheureusement, cet homme a cumulé les comportements abusifs après avoir été lorsqu’il était enfant et jeune ado, abusé et manipulé par son oncle. Et ces comportements abusifs qu’il a intégrés positivement, puis à l’âge adulte reporté sur d’autres, continuent hélas de faire du dégât et des victimes.

                                  Voir que pour d’autres personnalités qui ont gravité autour de Marthe, travaillent encore à sa médiatisation, on est dans les mêmes comportements à plusieurs niveaux, encore avec l’exemple de Bernard Peyrous tout récent, c’est comprendre un peu mieux le problème de l’abus et de la manipulation dans son ensemble.

          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 11:08, par Isabelle

            « Oui, je pense que pour une bonne part, Marthe a participé à une immense escroquerie pseudo mystique, orchestrée par l’entourage religieux autour d’elle et dont elle était l’actrice principale, en échange d’une prise en charge totale médicale, sociale sur des décennies, dépense et entretien qu’il aurait été impossible à sa famille d’agriculteurs d’assumer financièrement. » Signé Françoise.

            Je suis peu étonnée par votre post Françoise mais, reprenant vos propos mots pour mots, « il ne m’est pas difficile quant à moi, d’y voir quoi que ce soit de saint et de sain ». Vos écrits sont à la fois pervertis et tendancieux concernant l’une des plus grandes mystiques de notre 21e siècle. « Cette femme a, à la fois utilisée par une partie du clergé, manipulée et manipulant elle-même », écrivez-vous sans sourciller et afin d’étayer vos écrits.

            Pour ceux qui ont étudié Marthe, ses écrits, ses souffrances physiques et mystiques et ses milliers de rencontres et témoignages qui corroborent la véracité de sa vie mystique, vos propos ne méritent aucune réponse à mon sens si non la prière et uniquement la prière.

            Puissiez-vous faire une vraie rencontre avec Marthe et avec le Christ miséricordieux. Je prierai pour vous, particulièrement via l’intercession de Marthe Robin et de la Vierge Marie.

            Je vous invite à vous rendre à Châteauneuf-de-Galaure où j’ai été prier à deux reprises dans sa petite chambre sombre mais Ô combien lumineuse. Je suis sûre qu’elle vous y attend. Aurez-vous le courage d’y aller ? Je prierai pour vous à cette intention. Isabelle

            http://www.foyer-chateauneuf.com/

            https://www.martherobin.com/sa-vie/une-grande-mystique-francaise/

            _

            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 13:57, par Françoise

              Pourriez-vous me dire en quoi mes propos sont pervertis et tendancieux, Isabelle ? Comprendre qu’une telle maladie a été une douleur si atroce, si enfermante qu’elle nécessita un refuge dans le religieux et que le monde religieux a instrumentalisé cette souffrance et l’a en quelque sorte monnayée auprès de la famille par des soins, un financement et par toute une stratégie destinée à organiser une contre-offensive religieuse contre Vatican 2, mais que cette entreprise n’a vraiment montré sa couleur et son origine idéologique que tardivement, au moment des premiers témoignages de victimes des communautés liées à cet évènement, c’est comprendre au contraire ce que l’immense douleur, le handicap peut générer. Et comment l’humain tente de s’en sortir et comment la maladie, le handicap peuvent être instrumentalisés par un entourage religieux qui souhaite une revanche idéologique qu’il n’a pu obtenir depuis l’époque Maurras…L’occasion fait le larron, dit-on…Et dans ce cas précis, c’est tout à fait ça.

              Je n’ai pas besoin d’aller à Châteauneuf pour comprendre la situation. Pour avoir vécu très jeune une maladie très handicapante dont je suis sortie par la suite parce que les traitements à mon époque, ont été plus performants, je sais jusqu’où le désespoir, la douleur, l’infirmité peut mener. Et comment, dans des circonstances particulières, un entourage ultra religieux peut tenter d’en tirer profit.

              On retrouve les mêmes stratégies avec Bernadette à Lourdes, déjà bien malade de la tuberculose, peu instruite scolairement et gavée de religion, et dans une très grande pauvreté dont elle souhaiterait sortir pour en sortir sa famille. Marthe comme Bernadette ont été dépassées par des stratégies religieuses qui ont instrumentalisé leur personne et leur souffrance, leur situation désespérée. On a le cas en Italie de Mama Rosa avec l’épisode San Damiano, on a aussi le cas très controversé de Padre Pio.

              A leur époque, ces personnes n’ont pas eu l’occasion de pouvoir se prémunir de l’instrumentalisation. Parce que l’époque ne s’y prêtait pas, leur situation personnelle et le niveau d’éducation et d’information général non plus.

              Aujourd’hui, nous avons les moyens de nous rendre compte de tout ça. Nous avons les outils informatifs et historiques, sociologiques, analytiques, le recul aussi, l’éducation suffisante pour nous rendre compte de tout ça. C’est un plus énorme par rapport au passé.

              Mais après, il faut vouloir comprendre les tenants et les aboutissants. C’est évident que si l’on reste dans une vision psycho-magique religieuse, qu’on ne veut pas voir ce qui s’est joué et qui a amené sur le devant de la scène catho romaine des communautés religieuses déviantes, manipulatrices et criminelles, issues des idéologies de la contre-révolution catho maurrassienne, portées par une bonne partie du clergé mais aussi par des groupes sociaux cathos de milieu aisé à très riche, on ne comprend absolument pas ce qui s’est passé ni se qui continue de se jouer aujourd’hui via ces communautés dérivantes, futures dirigeantes du Vatican, en perte de vitesse cléricale.

              Si on ne veut pas aller voir tout ça, on en reste à la version cléricale de l’évènement, à une version très affective aussi.

              Vous avez choisi de ne voir que la version officielle. J’ai une autre approche, plus froide. Parce que j’ai fait un travail de prise de conscience sur l’instrumentalisation de la pauvreté, de la maladie et du handicap, ce très jeune, à un âge où ce genre de préoccupation n’existe pas. Et pour avoir vu l’instrumentalisation religieuse dans ma propre famille via mon père surnuméraire, les manipulations, les systèmes de dépendance, enquêté sur les origines de ces dérives religieuses et leurs motivations idéologiques, politiques originelles, je ne peux absolument pas me placer sur le même registre que vous.

              J’aime beaucoup Marie, mais elle n’a rien à voir avec ça. Je pense même qu’elle doit être assez désolée d’avoir été autant instrumentalisée elle aussi au fil des siècles et du temps par le clergé, seulement pour des questions de pouvoir, de domination masculine.

              Il y a quelque chose que je trouve profondément pathétique et aussi terrifiant dans ces stratégies religieuses masculines. J’espère sincèrement qu’un jour on sortira de tout ça. Tout ça a fait trop de mal à tellement de personnes…

              • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 6 novembre 2017 06:56, par isabelle

                Bon, Françoise, je vais vous répondre sur deux points uniquement car, comme l’écrit très justement Xavier Léger, vous utilisez (et abusez) du « mille-feuille argumentatif » et je le trouve particulièrement indigeste, je ne vous le cacherai pas. Pardon d’avance à ceux qui liront ce post un peu long. Je n’aime pas les tartines mais là, je dois rectifier deux ou trois choses. Ce sera probablement ma dernière intervention, inutile de donner du « grain à moudre » indéfiniment. :D

                Personnellement, je vais être moins diplomate (ou délicate) que Xavier car je considère vos écrits nocifs pour certain(e)s personnes néophytes ou influençables tant ils sont orientés vers un unique but : nier la dimension surnaturelle dans la mystique chrétienne ; remettre en cause l’enseignement deux fois millénaire du Magistère sur les fondements du christianisme et niveler l’Eglise à une institution purement humaine, passablement corrompue, et qui instrumentalise ses saints ou mystiques comme on vendrait un paquet de lessive qui lave plus blanc que blanc. Bref, du bon marketing ! ^^ Ou bien un vieux fond de commerce encore rentable ! :) En prime, cette institution commet « crimes sur crimes » en abusant de la crédulité des non-rationalistes ou de ceux qui n’ont pas la capacité analytique pour éviter de mordre à l’hameçon de thèses psycho-spirituelles aliénantes et déviantes ! Enfin pour faire court, « un attrape-gogos » phénoménal. Effectivement, c’est très manichéen comme thèse à effet conclusif radical. ^^

                Argumenter avec vous me semble impossible car c’est un peu comme verser de l’eau dans le tonneau des Danaïdes. Il n’y a aucune nuance ou ouverture possible, aucune altérité dans l’échange. C’est comme un puit sans fond ou bien un dialogue de sourds tant vous êtes dans des affirmations totalement subjectives basées uniquement sur « vos enquêtes », « votre vécu traumatique », « vos analyses des événements » ou encore « votre long travail psy », arguments que vous considérez comme imparables face à la Foi mystico-planante ou à la psychomagie pseudo-divine en mode majeur. Vous détenez votre propre Vérité, point barre !

                Niveau psycho-rigidité ou accusations sommaires, voir primaires, vous m’amusez aussi un peu Françoise dans vos procès d’intention sans réels fondements sérieux. Sur les déviances, j’en connais un rayon et sur les abus aussi mais je reste fidèle à Dieu et à son Eglise, même souffrante, même défigurée, même raillée, telle son Maître !


                1/ Première réponse à votre affirmation : « Les droits humains fondamentaux ne sont pas une création maçonnique mais une lente quête humaine non achevée à ce jour ». Faux !

                La déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) adoptée le 26 août 1789 est une création purement maçonnique. Voici le témoignage du franc-maçon Bonnet, orateur du Convent du Grand Orient de France en 1904 : « C’est notre Frère trois points de La Fayette qui, le premier, a présenté le ’projet d’une déclaration des droits naturels de l’homme et du citoyen vivant en société’ pour en former le premier chapitre de la Constitution. Le 25 août 1789, la Constituante, dont plus de 3000 membres étaient Maçons, a définitivement adopté, presque mot pour mot, tel qu’il avait été longuement étudié en loge, le texte de l’immortelle déclaration des Droits de l’homme. A cette heure, décisive pour la civilisation, la Franc-Maçonnerie française a été la conscience universelle et, dans les diverses improvisations et initiatives des Constituants, elle n’a cessé d’apporter le résultat réfléchi des lentes élaborations de ses ateliers. » L’affirmation est suffisamment nette et explicite pour rendre superflu tout commentaire.

                Source : Léon de Poncins, La Franc-Maçonnerie d’après ses documents secrets, 1928, 5e édition, Diffusion de la Pensée française, Poitiers 1975, p. 99-100

                Rappelons que La Fayette était un Franc-maçon du Grand-Orient de France (l’œil au-dessus de la Déclaration des Droits de l’homme), et que « conseiller » du roi Louis XVI, il lui insuffla l’idée de la fuite de Varennes dont la Secte devait ensuite se servir pour accuser le roi de « trahison ».

                Il n’y eu pas que la Franc-Maçonnerie pour initier les « Droits de l’Homme » (constamment bafoués dans les grandes largeurs) mais cela serait trop long à développer ici. Lire l’article ci-après qui survole la question mais n’est pas sans intérêt pour ceux que cela intéresse.

                https://lebilan2.wordpress.com/2015/05/13/la-grande-imposture-des-droits-de-lhomme/

                2/ Deuxième réponse suite à votre question au sujet de Marthe Robin : « Pourriez-vous me dire en quoi mes propos sont pervertis et tendancieux Isabelle ? »

                Françoise, votre litanie sur l’instrumentalisation de la souffrance de Marthe, soit disant monnayée par le « monde religieux » à des fins calculatrices glauques et au non d’une « stratégie destinée à organiser une contre-offensive religieuse contre Vatican 2 » est tout bonnement risible, voir blasphématoire. Mais bon, vous affichez la couleur et mettez dans la foulée tous les mystiques reconnus ou presque par l’Eglise dans le même panier. Vous nous faites un « prix de gros » dirons-nous ! ;-)

                En quoi est-ce une pensée pervertie ? Car elle fait fi : • De tous ceux et celles qui ont connu (ou tout du moins étudié) ces mystiques à la lueur de l’Esprit-Saint • De tous ceux qui ont reçues des grâces intérieures ou physiques grâce à leur intercession et à l’offrande de leurs souffrances. • De tous ceux qui ne s’appuient pas uniquement sur leurs deux ou trois neurones pour percer un mystère : celui de la co-rédemption et de la valeur inestimable d’une souffrance offerte et consentie en union avec le Christ. Bref, de tous ceux qui croient que l’Amour de Dieu dépasse de très très loin nos pauvres intelligences humaines et qu’il aime et choisi souvent des âmes simples et pures pour porter ce trésor avec lui.

                Pour passer par la porte de la sagesse, il faut être petit ou se courber car elle est basse. Il est nécessaire d’avoir de l’humilité et une bonne dose de patience avant d’accepter sans comprendre. Je parle ici bien évidemment de Foi et de Foi pure. La Vierge Marie est le plus parfait exemple de cette humilité qui accepte sans tout comprendre.

                Isabelle

                • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 7 novembre 2017 21:50, par Ana Azanza

                  Bonsoir :

                  j’ai un peu suivi la polémique Marthe Robin j’ai lu et j’ai sa biographie, en effet, il y a des personnes qui reçoivent des dons extra, des mystiques, qui ont le pouvoir de discernement des âmes, qui vivent dans une autre dimension, et c’est souvent de « grands malades » et eternels malades. Cela a toujours existé partout, pas seulement dans l’église catholique. Je crois même du temps de druides et avant… Mais c’est toujours la même histoire : les dons que l’on reçoit, mystiques ou autres, ou pas mystiques du tout, seulement une grande intelligence par exemple, doivent ètre mis au service de l’humanité en général, pas au service exclusif de telle ou telle communauté, et encore moins pas au service d’un pouvoir quelconque. Et c’est là où le bât blesse. C’est tout à fait possible que MR soit une grande mystique, je n’en sais rien, qu’elle ait réçu des dons, c’est possible et je n’ai pas de raisons pour les mettre en question.

                  Mais ce genre de personnes, de même que le reste de croyants ou pas croyants, qui n’avons pas de tels dons mystiques et que n’avons pas cette intimité avec le divin doivent aussi faire attention, car les gens avides de pouvoir, par exemple l’Opus Dei que je connais mieux, peuvent tenter de s’en servir et je crois qu’ils s’en servent parfois.

                  Le mysticisme et la souffrance n’épargnent pas au mystique ce travail de discernement vis à vis des personnes qui viennent demander conseil, aide, appui, et peut être c’est cela qui est arrivé dans ce cas.

                  C’est dingue, mais même si une personne est très sainte elle continue à ètre un ètre humain parmi des êtres humains et elle doit faire face comme nous tous à la tromperie et à la mechanceté et à la manipulation. Peut être elle était très sainte mais elle a manqué d’intelligence ? c’est aussi possible, ou seulement elle a manqué de prudence. Ou elle n’avait pas les moyens d’arrêter les flots des gens qui arrivaient chez elle…Elle ne pouvait pas non plus contrôler ce que les gens faisaient quand ils sortaient de chez elle…

                  On m’a raconté des histoires un peu de « super-pouvoirs » de Plinio, le fondateur de ce mouvement brésilien controversé dont j’ai oublié le nom. Et j’ai compris d’après ce que l’on m’a raconté qu’il est bien possible que cet homme ait eu aussi des capacités « extra » pour voir ce qu’il y avait chez les âmes d’autrui, mais qu’il en faisait un spectacle. Il faisait le clown, il utilisait ses dons de l’esprit pour se donner en spectacle.

                  Je mets cet exemple non pour dire que MR faisait le pître, loin de là, mais pour dire que ce n’est pas tout d’avoir tel ou tel don, encore faut il bien l’employer : pour le salut, la santé, le bien ètre de toute personne bien intentionée qui en a besoin, pas au service des ambitieux, des sectaires, de ceux qui veulent ramener l’église à l’époque des croisades.

                  Le mysticisme et la souffrance ne nous enlève pas le travail de survivre chez des humains, « une sale espèce », même si c’est la mienne… :-)

                  Et j’ajoute que Françoise fait un travail de recherche « pas payable », du moins pour moi, je suis très reconnaissante avec elle, elle m’a donné pas mal d’informations sur l’histoire du catholicisme que j’ignorais, c’est un puits de savoir sur les histoires cachées de la religion qu’il ne faut pas négliger. Il faut seulement étudier, lire, voir, réflechir et ne pas avoir peur de trouver encore de la poussière et de saleté dans l’église catholique.

                  Bonne soirée à tous Amitiés Ana Azanza

                • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 8 novembre 2017 00:46, par Françoise

                  Bonsoir Isabelle

                  Je ne suis pas sûre que laisser comme argument d’autorité des liens sur un auteur antisémite, Léon de Poncins, collabo, formé par Darquier de Pellepoix (antisémite notoire français) soit judicieux pour appuyer votre démonstration. D’autant qu’il fit parti des idéologues de la contre-révolution catholique dans les années 30-40. Et justement, le complot judéo-maçonnique y compris dans les droits fondamentaux humains, fait partie depuis toujours du discours contre-révolutionnaire catholique, disponible encore aujourd’hui sur des blogs monarchistes et contre-révolutionnaires, mais aussi au sein de différents groupes dont l’OD. Donc sans le faire exprès du tout, vous me donnez raison.

                  Jean Guitton, Marie-Dominique Philippe sont issus également de ces idéologies et du pétainisme concernant Guitton, qui en fut un des principaux idéologues et défenseur. Or se sont ces deux hommes qui ont médiatisé Marthe Robin au-delà du père Finet. Avant les années 80, Marthe n’était connue qu’un cercle catholique très restreint, et restreint sur des idéologies identitaires, ultraconservatrices, contre-révolutionnaires et plutôt très très loin voire opposées à Vatican 2.

                  Marthe Robin commencera à être connue des catholiques dans leur ensemble à partir du moment où le renouveau charismatique dans les années 80, formé par Guitton et MD Philippe, s’occupera de médiatiser Marthe auprès des jeunes via l’Emmanuel et les Béatitudes principalement.

                  Et se sont des groupes qui en tant que communautés religieuses réactionnaires, utilisent le dolorisme, le corps souffrant pour dominer les individus, les fasciner aussi par le mysticisme (vrai ou falsifié peu leur importe, l’essentiel étant l’exaltation de la souffrance). Ce procédé fait partie des caractéristiques idéologiques de tout mouvement religieux réactionnaire, intégriste. Vous retrouvez ça dans toutes les religions. Mais ça ne constitue pas le commun de la pratique religieuse catholique, contrairement à ce que vous avancez.

                  Je sais bien qu’au sein de l’Opus Dei dont vous étiez membre, c’est une valeur incroyablement importante. Justement parce qu’il y a l’idée du martyr, de l’auto flagellation permanente dans un but de culpabilité permanente aussi, de honte, de mépris du corps, d’exaltation de la souffrance. Elément qu’on retrouve en Espagne depuis longtemps dans la secte des flagellants et qui conduit encore la dynamique de certaines processions des Rameaux et de la Passion en Espagne. Mais ce n’est pas le fond de la pratique religieuse catholique, loin de là. Ce le fut fin du Moyen Age et au 19e siècle pour des raisons de domination (par l’Inquisition d’une part, mais aussi d’autre part, par la reconquête des années 1830 et la contre-révolution maurrassienne), mais, heureusement, on ne peut pas réduire la pratique catholique à cela.

                  L’Eglise en tant qu’institution a régulièrement été agitée par des luttes de pouvoir. Et l’on peut dire que Vatican 2 fut pour un certain nombre de clercs épris de domination, de monarchie absolue et de fascisme, de racisme et d’antisémitisme, une réelle catastrophe. Le groupe animé par Guitton et MD Philippe, à la base des créations des communautés nouvelles, était de ceux-là. Et ils ont aidé à fonder ces communautés dérivantes qui font tant de mal sur des concepts ultra conservateurs et opposés à Vatican 2 tout en s’en réclamant en même temps. Les gens qu’ils ont recrutés, en se servant de Marthe Robin comme outil de fascination mystique, comme oracle de justification de leurs œuvres et de leurs personnes, étaient déjà pour une bonne part dans des idéologies proches des leurs. Et ils ont créé ces communautés dans un but de rééducation de la jeunesse catholique, selon des idéologies identitaires et répressives.

                  Arrive ce qui devait arriver : dérives autoritaires, crimes divers et variés, personnalités des fondateurs profondément abusives, maltraitances psychologiques, physiques dans ces communautés conçues comme des espaces de no-limites, d’irrespect permanent, de viol de l’intimité et de l’identité personnelle.

                  Bernard Peyrous impliqué actuellement dans une affaire d’abus sexuel est non seulement le successeur de Finet et Guitton pour tenter de faire canoniser Marthe Robin, mais aussi très engagé dans des luttes politiques d’extrême droite au côté de l’OD, de la FSSPX et d’autres groupes du même style liés à la contre-révolution catholique. On le retrouve donc dans les mêmes idéologies, les mêmes orientations réactionnaires religieuses.

                  Et si vous faites le tour de l’ensemble des communautés dérivantes, elles sont engagées dans les mêmes démarches. A l’identique des mouvements contre-révolutionnaires catholiques, opposés à Vatican 2.

                  Je ne fais que dévoiler, ce que tout un chacun ici devrait savoir sur ces communautés. Que non seulement elles ont blessé et continuent de blesser des croyants mais sont fondées sur une vision religieuse réactionnaire, antisémite, monarchiste légitimiste pour certains groupes et antidémocratiques. Et cette origine participe aussi des dérives qui s’y sont déroulées et continuent de s’y dérouler.

                  Et je suis toujours effarée de constater que peu de gens, y compris des victimes, ont le courage d’aller regarder cette réalité en face et je suis effarée de voir qu’ils continuent de ne pas faire le lien entre ces fondements originels communautaires et les souffrances qu’ils ont endurées des années et des années de la part de ces communautés.

                  On ne peut pas prétendre vouloir saisir pourquoi tant de souffrance si l’on n’essaie pas de comprendre ce qui a motivé les fondateurs à ces traitements violents, abusifs et ce qui idéologiquement les portait depuis leur enfance.

                  Je fais ce travail d’enquête et d’analyse depuis de longues années pour comprendre tout ça. Parce que cela me paraît très important. Sinon on ne traitera pas le problème dans son ensemble et ces communautés pourront continuer leur travail de sape et de destruction. Et c’est cela qui m’inquiète. Qu’ils y aient d’autres victimes de ces groupes malfaisants.

                  Informer de ce que j’ai découvert à ce sujet me paraît profondément éducatif et fraternel. Pour créer des prises de conscience sur la nature réelle de ce qui les uns ou les autres, idéologiquement, religieusement, nous a fait plonger dans ces groupes mortifères et nous a abîmés.

                  Ce n’est surtout pas une démarche facile. Parce que ça touche aux fondements idéologiques, à notre éducation familiale, à des valeurs qui nous ont été enseignées très tôt dans notre enfance et dont beaucoup n’ont jamais fait ni le deuil ni n’ont remis en cause ou en question.

                  Or se sont ces notions, ces valeurs que nous devons interroger, analyser et critiquer. Et ça, pour un grand nombre d’entre nous, c’est très très dur. Je pense que c’est même inacceptable pour certains. Dont vous, Isabelle. Sinon, vous n’auriez pas réagi aussi violemment.

                  Maintenant, malheureusement, ce que je dis est l’exacte réalité. Je n’invente rien. Vous pouvez vérifier très facilement les liens entre Guitton, MD Philippe, Bernard Peyrous, la plupart des dirigeants communautaires avec des idées ultra conservatrices, antisémites, contre-révolutionnaires, extrême droite. Avec le pétainisme mais aussi Maurras, l’Action Française, l’OAS, Ichtus. Tapez les mots-clés et vous accéderez à l’info.

                  Je vous laisse la citation de Guitton sur Vatican 2 :

                  « L’Eglise catholique est morte dès le premier jour du Concile Vatican II. Elle a fait place à l’Eglise oecuménique. Elle ne devrait plus s’appeler catholique mais oecuménique. »

                  Guitton fut inculpé en août 46 pour intelligence avec l’ennemi et aide à la propagande allemande. Ses « Fondements de la communauté française » sont un véritable programme politique pour le Gouvernement de Vichy, et s’il y eut un pétainiste convaincu en ce pays, entre 1940 et 1943-1944, ce fut bien lui. Il lui en resta toujours ces idées et il eut besoin d’un autre contre-révolutionnaire pour le soutenir lorsqu’il fut hué pour ces idéologies, lors de son accession à la Sorbonne en 1955, Philippe Ariès. Guitton est resté sur ces idéologies et elles ont servi ce qu’il a fait au plan religieux également. Il n’a donc jamais été ni progressiste, ni conciliaire mais réactionnaire et identitaire. Il ne pouvait donc servir Vatican 2 mais seulement la restauration intégriste d’avant Vatican 2.

                  Et voici l’alerte concernant la littérature complotiste et antisémite de Léon de Poncins :

                  https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/registre-relire-sans-avertissement-l-antisemitisme-a-portee-de-clic/61983

                  Je ne doute pas qu’à l’OD ce type de littérature plaise, mais elle constitue le fondement idéologique des pires périodes de notre histoire contemporaine qui ont justifié la Shoah, l’oppression la plus atroce des peuples. Ces écrits ne peuvent donc faire argument d’autorité.

      • Est-ce que la communauté de Jerusalem fait une « miraculeuse » exception parmi toutes les communautèes nouvelles ? pas des scandales, derives sectaires, …

  • 1er novembre 2017 12:12

    ça alors, je n’en reviens pas … C’est aussi lui qui a écrit le livre « des saints au XXe siècle » qui donne, entre autres, une version très idéale, très transformée, de la fondation de Bethléem.

    • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 4 novembre 2017 20:33, par Marie-Andrée

      Seigneur, je te confie le Père Bernard Peyrous ainsi que cette femme qui souffre. Toi seul Tu connais les cœurs.

      • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 8 novembre 2017 00:00, par Nicole

        Mon message sera volontairement très court car on finit par ne pas lire jusqu’au bout ceux qui sont trop longs et qui se répètent indéfiniment, exemple ceux de Françoise. Je suis incapable d’écrire de grandes théories sur le sujet. Mais la facilité avec laquelle vous démolissez tout, Françoise, m’impressionne d’une drôle de manière, sans doute pas celle que vous souhaiteriez. J’ose vous avouer que tout ce que vous exprimez vous est dicté tout simplement par Satan. Il n’y a que « le prince du mensonge » pour être aussi bavard et argumenté. Alors, je n’attache - personnellement - pas la moindre importance à ce que vous écrivez. J’ai connu d’une façon très proche, une intime de Marthe Robin. Elle n’est plus là pour la défendre. Mais j’imagine sa douleur si elle avait pu vous lire. De toutes façons, si Marthe est canonisée, vous ne pourrez pas accuser Rome de s’être fait abuser. Beaucoup de précautions sont prises pour qu’il n’y ait pas d’erreur. Alors, attendons en confiance.

        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 18 novembre 2017 11:59, par Marie-Agnès Leclercq

          Bonjour, Je suis complètement sidérée par tout ce qui se dit…Je connais bien le père Bernard Peyrous, et je garde de lui, le visage d’un homme de Foi et de prière , un très bon prédicateur pétri de la Parole de Dieu.. Oui, Satan fait son travail…il bousille ,et l’Eglise, et la petite Marthe pour laquelle le père Peyrous s’est donné, dans son travail pour la Cause de Béatification…Bien sûr, Dieu reconnaît les siens…Et il me semble que tout ce que l’on écrit et colporte ne peut venir de la Lumière…C’est l’heure de se taire, de prier …J’ai bien connu Marthe, elle dirait de sa petite voix :« On va prier… »

        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 18 novembre 2017 22:05, par Ana Azanza

          Quand on sait que le fondateur de l’Opus Dei a été canonisé ayant laissé tant de victimes et ayant dit de gros mensonges vraiment vous vous faîtes trop d’illusion à propos de canonisations romaines, maleheureusement.

          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 27 novembre 2017 02:35, par Lilas

            L’uniformité de l’ignorance de tous ceux et celles qui aboient sur Françoise me plonge dans une sorte d’hébétude. D’abord ouvrez un peu les yeux, instruisez vous, relisez l’histoire, regardez les faits, écoutez les victimes de ces « communautés merveilleuses » et seulement après revenez tirer les conclusions et « défendez » vos croyances basées sur vos propres ressentis, vos besoins, vos désirs, vos illusions… Ce n’est qu’à la lumière de la prise de conscience qui relie tous les êtres humains que l’on trouvera la vérité.

            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 28 novembre 2017 00:33, par bernard

              Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du mal. Amen

              • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 28 novembre 2017 12:30, par Lilas

                Vous avez de la chance, monsieur bernard, d’avoir encore « Votre Père ». Le mien a été tué par vos semblables qui croient toujours que la prière est une baguette magique à toutes leurs dérives ! Mon abuseur après ses actes aussi me demandait de réciter « Notre Père » avec lui…

                Notre Père, qui êtes au cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour. Pardonnez-nous nos nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation. Mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit il.

        • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 28 novembre 2017 16:11, par Françoise

          Bonjour Nicole

          Dénoncer des manœuvres frauduleuses et crimes de religieux ou d’organismes religieux dérivants voire sectaires, déclenche automatiquement de la part de supporters inconditionnels (laïcs ou religieux) des anathèmes. Ca fait pour moi partie du folklore, qui n’engage que leurs auteurs. Je vous renvoie donc vos références diaboliques et culpabilisantes. Elles vous appartiennent idéologiquement et religieusement.

          Sur le sujet des béatifications et canonisations, je voudrais préciser quelque chose :

          Si le Vatican canonise, béatifie, c’est depuis toujours, non pour valoriser l’exemplarité morale réelle d’une personne, mais pour favoriser politiquement des lobbies et leur accorder des postes cléricaux, financiers,de gestion au sein de l’épiscopat, mais aussi de la Curie. Dernièrement, la canonisation double de J23 et JP2, mettant à égalité les groupes conciliaires et les groupes identitaires, le démontrait de façon éclatante.

          Donc toute démarche de canonisation, de béatification ne veut strictement rien dire moralement parlant, malheureusement.

          Ceux qui tentent de faire pression pour béatifier et canoniser Marthe Robin, sont avant tout là pour assurer, consolider, augmenter leur position politique, financière, statutaire (la leur comme celle de leur groupe lobbyiste et concernant Marthe Robin, nous savons que le groupe en question est la communauté de l’Emmanuel) au sein du Vatican ; et par cette instrumentalisation-canonisation, l’Emmanuel comme d’autres communautés cathos dérivantes, pensent pouvoir empêcher des poursuites pénales contre divers membres de leurs groupes, du moins les rendre plus compliquées…

          Il s’agit donc pour ces groupes d’instrumentaliser Marthe Robin au service d’intérêts bien matériels et non spirituels (même si l’argument présenté officiellement est spirituel).

          En parcourant son histoire et les groupes qui l’ont promotionnée, je constate que Marthe a servi de marche-pied pour tout un tas de manipulateurs et d’intrigants. Cela démarre avec les capucins fin des années 20, puis avec le père Finet qui sera contesté de plus en plus, y compris par les Foyers de Charité. Et ça s’est poursuivi avec Jean Guitton qui avait besoin de se redonner une image crédible après ses errances pétainistes et sa condamnation, puis avec les différents gourous et gourelles du Renouveau Charismatique qui se sont réclamés d’elle et pourtant se sont révélés progressivement criminels et dénoncés comme tels. On en arrive à Bernard Peyrous (postulateur en béatification), désavoué lui aussi récemment pour des abus sur une femme. Il y a de quoi s’interroger sur cette succession de personnalités, toutes en lien et se réclamant de Marthe et se révélant pourtant au fil du temps, abusives ou du moins très opportunistes.

          Ces cinq dernières années, un certain Henri de Montalban associé à un polytechnicien, prêtre sur le tard, Yannick Bonnet, utilisait Marthe Robin et ses « prophéties » pour promouvoir politiquement un retour de la monarchie en France et vendre son bouquin édité aux éditions Chiré (les éditions royalistes chouans), avec le soutien politique d’Olivier Giscard d’Estaing.

          Autre forme d’instrumentalisation, dénoncée par Bernard Peyrous et les Foyers de Charité dans un article en avril 2014 sur le journal la Croix. (je vous mets l’article en lien)

          https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/France/Les-Foyers-de-Charite-desapprouvent-les-conferences-du-P.-Yannick-Bonnet-sur-Marthe-Robin-2014-04-11-1134890

          Cette dénonciation, justifiée au regard de la tentative de justification et de promotion commerciale de Montalban et Bonnet, tiendrait tout à fait la route si Bernard Peyrous n’avait pas procédé d’une façon similaire en instrumentalisant le sanctuaire, sa responsabilité de postulateur en béatification de Marthe lors d’une réunion essentiellement politique et pour partie royaliste en janvier 2013 avec une préparation en novembre 2012. J’ai passé récemment le document qui atteste de ces réunions politico-religieuses avec le programme détaillé des journées et les personnalités et groupes en présence.

          Ironie du sort, si je puis dire. Instrumentalisation politique et religieuse des deux côtés, donc.

          De ces deux évènements, je déduis deux choses :

          • L’instrumentalisation politique et commerciale de Marthe Robin se situe autant du côté de Bernard Peyrous, de l’Emmanuel, que de Montalban et Bonnet.

          Et ce que Bernard Peyrous ne dira pas, mais qui est essentiel pour comprendre l’opposition et la dénonciation faite en 2014 par lui-même et les Foyers de Charité contre les conférences de Bonnet et de Montalban :

          - Bonnet et de Montalban sont tous deux liés à la fondation Maria Valtorta.

          Pour information, Maria Valtorta est une autre femme malade instrumentalisée dans les mêmes proportions que Marthe Robin et prétendue mystique également, autour d’un livre sulfureux qui prétend réécrire l’évangile soit disant directement dicté à Maria Valtorta par Jésus lui-même.

          Conclusion :

          Nous assistons en réalité à des querelles de groupes rivaux et pourtant, d’appartenance royaliste et religieuse similaires qui défendent chacune leur égérie.

          Nous sommes face à une rivalité de médiatisation religieuse autour deux femmes proclamées arbitrairement mystiques, que ces deux groupes tentent de faire reconnaître comme saintes (en vue chacun de conquérir pouvoir, statuts et postes au Vatican et en politique). Ce jusqu’à la surenchère et via des tentatives de récupération, de part et d’autre (fut un temps où la communauté des Béatitudes utilisait Maria Valtorta au même titre que Marthe Robin et d’autres).

          Cette bataille rangée identitaire, politique et religieuse se révèle donc pathétique, terriblement matérialiste quand chacun prétend de façon grandiloquente, parler de spirituel et de sainteté et s’en réclamer.

          Il est fort possible que tout ce contexte vous ait échappé. C’est pourquoi je vous le livre afin que vous en ayez connaissance.

          Cela permet de comprendre que Marthe Robin comme Maria Valtorta représentent pour certains groupes religieux identitaires (liés à des groupes royalistes et extrême droitistes), des enjeux forts pour conquérir plus de pouvoir, d’argent, de statut et qu’ils s’affrontent régulièrement tout en agitant exactement les mêmes justifications, les mêmes idéologies et mobilisant les croyants autour des mêmes symboles mystiques.

          Personnellement, je trouve ces démarches profondément navrantes et sans rapport avec Dieu.

          Après, chacun voit midi à sa porte.

          • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 28 novembre 2017 22:20, par Xavier Léger

            « Si le Vatican canonise, béatifie, c’est depuis toujours, non pour valoriser l’exemplarité morale réelle d’une personne, mais pour favoriser politiquement des lobbies et leur accorder des postes cléricaux, financiers,de gestion au sein de l’épiscopat, mais aussi de la Curie »

            Rien que ça…

            Qu’il y ait eu des récupérations politiques ou des manœuvres pour obtenir la canonisation de tel ou tel fondateur, c’est certain… et tristement humain… Mais s’il vous plait : arrêtez vos généralisations. C’est complètement aberrant. Relisez la vie du curé d’Ars ou de Don Bosco.

            C’est vraiment dommage que vous ne soyez pas capable de voir le bien dans l’Eglise, malgré toutes les dérives qui l’affectent. Tout n’est pas pourri. Il n’y a pas que des monstres écumants et assoiffés de pouvoir.

            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 28 novembre 2017 23:42, par Françoise

              Xavier

              Si vous faites le tour des béatifications et canonisations, combien sont réellement non liées à des intérêts politiques et matériels du moment ? Faites le compte. Vous en trouverez extrêmement peu. Et cette marginalité s’est trouvée encore plus réduite depuis l’avènement de JP2. Je suis la première à le regretter. Ca ne s’est malheureusement pas arrangé avec ses successeurs. Vous comme moi et l’ensemble des croyants n’y pouvons rien. C’est une décision purement cléricale articulée autour de lobbies. Le seul hic est que la présentation de ces béatifications et canonisations est toujours de prétendre mettre en lumière et en valeur l’exemplarité morale de catholiques. Ce qui induit fortement en erreur les croyants étant donné les calculs politiques, financiers et statutaires qui président à ces décisions. Si Maciel n’avait pas été au dernier moment désavoué et confondu par ses crimes, vous savez je pense qu’il aurait été béatifié et canonisé par l’institution. Pour des raisons politiques, matérielles, parce que les Légionnaires représentent un lobby important au Vatican. Et au regard de ce poids politique, religieux qui gère en partie la communication média de l’institution, ses comportements criminels auraient été considérés comme de simples rumeurs malveillantes… C’est d’ailleurs sur ce contre argument de rumeurs, joint à une corruption de hauts clercs (à qui il payait des limousines et autres luxes) , son amitié avec JP2, qu’il a pu autant asseoir sa domination et l’importance lobbyiste des Légionnaires au Vatican. Vous savez tout ça mieux que moi.

              Regardez ce qui s’est passé pour Escriva de Balaguer. Faites le décompte des stratégies qui ont présidé à sa béatification et sanctification, le lobbying intensif : toutes ces démarches n’ont rien de spirituel au regard du personnage controversé, manipulateur qu’était Escriva mais de politique et matériel.

              Je ne donne que quelques exemples récents (on pourrait aussi parler de JP2 lui-même comme de Mère Térésa), mais qui illustrent bien la distance entre l’argument officiel présenté et l’opportunité politique et religieuse que présentent pour l’institution et les lobbies, ces personnalités controversées, rapidement béatifiées, sanctifiées pour consolider, protéger et justifier les positions statutaires, idéologiques et politiques de groupes, congrégations, etc au sein du Vatican et au sein des épiscopats.

              • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 29 novembre 2017 21:28, par Ana Azanza

                Merci de vos précisions Françoise oui, en effet il faut s’informer davantage et peut être la seule source que j’ai sur MR à la portée de la main n’est pas convenable.

                J’ai déjà lu quelques liens de tout ce que vous avez indiqué, c’est tout à fait possible la manipulation. J’ignorais les liens cléricals autour de son lit de malade…

                J’avoue que je ne me suis pas renseignée aussi profondément que vous et que cette histoire est lointaine et pour moi en tant que « pas française » n’est pas essentielle. En Espagne personne ne connaît MR.

                Par contre je sais bien que OD a triché pour obtenir la canonisation de son fondateur, on a rajouté à son CV des livres qu’il n’avait pas écrit mais qui sont en livrairie sous son nom, en français « Sillon » et « Forge ». Nous savons même les noms de personnes qui ont participé à cette écriture. On a inventé aussi des « rencontres » célestes du fondateur Escrivá avec la sainte Vierge, le démon…qu’on nous racontait en cachette un peu, cela faisait mystérieux, merveilleux, nous étions jeunes et friandes des histoires de l’au-delà. Ces communications supposées renforçaient notre croyance à la fausse vocations opusienne.

                Ces jours ci nous sommes en train d’examiner de photos de Escrivá avec le pape Paul VI, il semble qu’en fait c’est un copié - collé, on a mis sa tête sur le corps de quelqu’un d’autre, il fallait montrer qu’il avait été réçu par Paul VI lors du procès de canonisation, la realité faisait moche car il a dit des choses très dures sur ce Pape. Et ainsi de suite.

                Depuis JPII, les canonisations sont devenues une opération de publicité, tout et n’importe quoi est valable, le but c’est d’arriver à la sainteté, comme ça ce sera plus difficile de contester quoique ce soit à propos de l’OD ou de toute communauté sectaire

                Ici la photo controversée

                https://www.flickr.com/photos/opus-dei/13423956105 Les mains, la position des mains, le corps n’appartiennent pas à Escriva si on agrandit la photo on peut voir que la tête est copiée collée J’envoie un lien où quelqu’un qui connaît bien les agissements opusiens expose longuement son analyse de la photo en lien avec les audiences avec Paul VI d’après les sources opusiennes. Il semblerait que l’audience de la photo n’aurait pas eu lieu. http://sinmiedoalopusdei.blogspot.com.es/2017/11/fallecidos.html?showComment=1511842354227#c2892689732139566422 Amitiés à tous Ana Azanza

                • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 2 décembre 2017 10:05, par Françoise

                  Bonjour Ana

                  C’est tout à fait normal que vous n’ayez pas toutes les informations entre les mains. L’Espagne méconnaît en grande partie Marthe Robin parce que c’est essentiellement une affaire mystique française. Et circonscrite en terme de publicité aux communautés charismatiques, l’Emmanuel la première.

                  Il faut donc effectivement s’informer, dépasser le cadre hagiographique, exactement comme pour Escriva. Et aller consulter une documentation plus ancienne pour découvrir qui tire les ficelles et dans quel but.

                  Vous avez appris à faire cela, tout comme moi, et même mieux, car les biographies de Balaguer ont été toutes écrites par des opusiens et idéologues liés à l’OD. Et les manipulations qui ont présidé à sa béatification sont connues mais souvent peu révélées. Or, ce devrait être le cas pour montrer clairement comment des lobbies très influents au Vatican et au sein de nos différents épiscopats, s’arrangent pour faire béatifier, canoniser des personnalités controversées issues de leurs formations par la manipulation, de faux témoignages, de faux miracles.

                  J’avais découvert il y a un an ou deux, comment l’abbaye de Cîteaux et quelques soutiens intellectuels, tentent de faire béatifier et sanctifier Joseph Rey, le fondateur de la colonie pénitentiaire créée en 1860 alors que cette colonie pénitentiaire a été dénoncée et jugée au pénal en 1888 pour pédophilie et actes de torture sur jeunes garçons. Ce qui est terrible, c’est que le procès public ainsi que les faits de maltraitance sont accessibles par les archives des affaires judiciaires françaises (Enfants en Justice), qu’il y a des articles qui traitent du procès qui ont été publiés, mais l’abbaye s’efforce de toujours farouchement cacher et fortement relativiser cette énorme affaire criminelle qui a fait perdre l’utilité publique à l’institution et que l’état a fermé, les moines pédophiles ayant été jugés et emprisonnés pour leurs crimes. Cela m’avait d’autant plus heurtée que je connais bien l’abbaye depuis mon enfance. Apprendre ça m’a énormément blessée et atterrée, autant qu’une trahison.

                  J’ai constaté exactement les mêmes procédés pour des institutions équivalentes pour filles (couvents prisons). Avec un groupe de pression qui tente ces dernières années de rapidement faire béatifier les fondateurs, fondatrices, au moment où différentes victimes de couvents prisons (la dernière génération) commencent à dévoiler les maltraitances, abus, vols et ventes de bébés, violences des nonnes et à dénoncer les pactes de certains établissements avec des laboratoires pharmaceutiques qui utilisaient les fillettes comme cobayes…

                  En fait, cette précipitation de béatification, de sanctification au moment où l’institution cléricale romaine risque d’être discréditée et dévoilée dans des œuvres criminelles très graves et sordides, se répète à l’infini depuis JP2.

                  Je lisais récemment un article où l’on apprenait que Mère Térésa avait des intérêts financiers si puissants à l’IOR, qu’elle avait en quelque sorte acheté sa béatification puis sa sanctification. Cela a été révélé il y a une quinzaine sur le journal italien la Stampa, via la présentation du dernier livre de Gianluigi Nuzzi qui s’appelle « Péché Originel ». Un autre envers du décor qui montre un nouvel aspect bien sombre d’une religieuse portée aux nues durant une bonne partie de sa vie. L’ironie est que l’affaire sort deux mois après la sanctification. L’équipe cléricale qui a accordé la sanctification savait pourtant ces manœuvres financières depuis très longtemps. Elle ne pouvait les ignorer puisque ça touchait aux finances vaticanes. Elle est cependant passée outre. Effarant, non ? Et dire que Jésus avait précisé : on ne peut pas servir Dieu et l’argent…

                  Je ne sais pas si l’essai de Nuzzi est sorti en librairie en Espagne mais ici il est traduit en français et j’ai très envie de le lire. J’aime beaucoup Nuzzi. Avec Carmelo Abbate, il fait un excellent travail de recherche sur l’institution cléricale romaine.

                  Je regrette que ces deux hommes ne soient pas plus médiatisés en France ainsi que leurs ouvrages. Cela permettrait aux victimes de communautés dérivantes de découvrir des infos complémentaires sur les fonctionnements et dérives institutionnels, qui participent au maintien des violences et abus dans les communautés comme l’OD, la Légion du Christ, les communautés du Renouveau Charismatique, etc.

                  https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/documents-temoignages-et-essais-d-actualite/peche-originel

                  Amitiés, Ana, et bon week-end !

            • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 29 novembre 2017 17:24, par Isabelle

              Bonsoir Xavier,

              Il y a peu de temps, vous m’écriviez en point 6 : « Si Francoise se déchaîne c’est souvent parce qu’on l’a provoqué ou qu’on lui répond. Cessez de discuter VAINEMENT avec elle et elle cessera de vous répondre ».

              Je me permet de souligner, avec un petit clin d’œil sympathique, que vous semblez parfaitement mettre en pratique vos conseils en lui répondant (sic !). Les écrits de Francoise sont un condensé d’accusations sommaires, de propos hérétiques ou de divagations purement personnelles liées probablement à un trauma psychique profond.

              Discuter avec elle est impossible à moins d’adhérer à ses thèses viciées, voir dangereuses pour certains ou certaines. Sur ce point la, je vous rejoins, au moins sur celui-là ! ;-)

              • Comme c’est triste de voir que ce forum ne sert plus aux débats constructifs qui apprennent à réfléchir de manière juste,efficace et respectueuse !

              • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 29 novembre 2017 21:51, par Xavier Léger

                Un point pour vous Isabelle.

                Cependant, je vois que vous n’avez pas non plus respecté votre dernier engagement (celui de quitter ce site et de ne plus intervenir. Bon, sur ce point, je vous félicite, en fait).

                Elle est insupportable cette Françoise. Mais hélas, beaucoup d’éléments lui donnent raison. Ce sur quoi je ne suis pas d’accord, c’est la généralisation outrancière, et le fait de mettre les gens dans des cases. C’est une vision simpliste et trop idéologique. La réalité est bien différente.

                Quand on a connu ces groupes de l’intérieur, comme je l’ai fait pendant plusieurs années, on sait bien que les choses ne sont pas aussi simples.

                • Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions 29 novembre 2017 22:31, par Isabelle

                  Bah ! C’était trop tentant de souligner cette petite « contradiction » et je vois avec plaisir que vous l’avez pris au second degré. C’est bien. 😊

                  Sur Francoise, inutile de polémiquer ou argumenter. C’est peine perdue. Je ne vous rejoins pas sur le fait que « beaucoup » d’éléments lui donnent raison. Sur certains points, elle n’a effectivement pas tort mais son approche purement rationaliste et procédurière lui enlève une bonne part de crédibilité.

                  En effet, son analyse est totalement (ou presque) discréditée par une volonté farouche de mettre toutes les problématiques ou déviances de l’Eglise Catholique dans le même panier. Elle nie que l’Eglise est l’épouse du Christ, canal de grâces via les sacrements, et que la stigmatiser c’est crucifier le Christ doublement car c’est aussi attaquer Marie mère de l’Eglise.

                  Ceci dit, je peux comprendre la souffrance et l’indignation face à une institution défaillante puisque moi aussi j’ai vécu des années dans une Communauté aux dérives sectaires avérées. « Le Silence de l’Eglise », je l’ai expérimenté.

                  Cela ne doit pas pour autant justifier de jeter un discrédit sur l’ensemble du corps ecclesial qui est en fait le corps mystique du Christ, n’en déplaise à certaines (sic !). Bonne fin de Soirée. 😇