Dimanche 7 juin 2015

Les secrets de l’esprit Johannique, enfin dévoilés.

Voici le témoignage terrifiant d’une ancienne oblate de la Communauté Saint Jean qui a été abusée, à partir du jour de ses 18 ans, par son accompagnateur spirituel. Ce dernier se référait à la doctrine de « l’amour d’amitié » du père Marie-Dominique Philippe pour justifier ses abus.

Communauté Saint Jean,
Mes amis, ma famille, mes frères et mes sœurs
Pourquoi traînez-vous votre lumière dans la boue ?

Pourquoi ?

Cri silencieux dans la nuit de la foi,
Hurlements emmurés d’une femme,
Et pourtant…

J’avais seize ans quand je vous ai rencontrés
Et, sans vous, je crois que je ne me serais pas relevée.
Epave de douleur, sur les rivages de mon enfance,
Votre lumière a rendu sens à mon existence.

L’amour d’amitié…
Source pour une âme assoiffée,
Ouverture vers des profondeurs insoupçonnées :
L’intelligence se fait pauvre pour découvrir ce qui est,
Dans un accueil où elle se laisse dépasser,
Par l’amour.

Plus de parole, juste le repos, visage posé sur le Cœur de Jésus,
Y a-t-il place plus douce que celle de Saint Jean ?
Etre le bien-aimé de l’Amour lui-même.

Quand il n’y a plus que l’essentiel :
L’intimité réelle avec Dieu,
Dans un vis-à-vis gratuit.

J’ai reçu de vous les perles de lumière les plus précieuses.
Pourquoi les jeter aux cochons ?
Pourquoi trahir ainsi un si grand Don ?
Et pourquoi faire régner ensuite le silence de la honte ?

Vous m’avez appris à être amoureuse de la vérité,
Pour y puiser les sources de ma liberté.
Laissez-moi aujourd’hui être votre disciple jusqu’au bout.
Je ne veux pas être complice, par mon silence, de ce qui vous détruit de l’intérieur, à partir des racines.

Voilà comment ça s’est passé pour moi :

« Tu veux tout donner ? C’est très grand. J’avais déjà saisi dans la prière que la vie contemplative était faite pour toi. »

« La vie contemplative ? Waouh ! »

« Oui, je pense que Dieu t’a choisie, pour la voie royale entre toutes, celle de la vie religieuse, celle du plus grand bonheur. Tu vas voir, tu vas aller de sommets en sommets, vers les sommets les plus hauts.

Il est bon pour toi de choisir à présent un père spirituel. C’est un lien unique et fidèle qui se crée avec un prêtre qui t’est particulièrement proche, pour qu’il te guide sur la voie qui est la tienne, avec la bienveillante fermeté d’un père. »

« Il n’y a qu’avec vous que je suis proche ainsi mon père. Vous êtes un vrai père pour moi, depuis deux ans. »

« Très bien. Laisse-moi alors te guider. Entre dans une grande docilité à l’Esprit-Saint pour te laisser transformer en fille de lumière. Commence déjà à faire de ta vie une vie d’adoration pour tout remettre entre les mains de Dieu. Nous allons nous voir une fois par semaine et tu viendras à la messe que je célèbre le matin à la chapelle. »

« Oui mon père. Merci mon père. »

Je planais déjà.

Dans les jours qui ont suivi, mon père spirituel a commencé à me révéler les secrets de l’esprit johannique qui nous plonge dans la plus grande des intimités avec Dieu.

« Lorsque deux âmes contemplatives sont unies dans un lien d’amour d’amitié, elles vivent du plus grand amour qui peut se vivre sur terre. Plus grand que celui des époux, dont l’amour est juste naturel. L’amour entre deux personnes qui donnent tout dans la vie religieuse, est un amour divin. Dans cet amour là peut se vivre une certaine tendresse. Le père (=fondateur) a écrit de très beaux textes à ce sujet. C’est un secret qui nous lie. Il n’est pas bon de le partager, car les autres peuvent ne pas comprendre. C’est un don de Dieu, d’une extrême délicatesse », dit-il en me prenant la main, incroyablement tendrement.
 

Je n’ai jamais reçu tant de douceur d’un homme.
Je suis bouleversée. Retournée.
Un petit doute plane ? Laisse-toi faire par ce saint homme.
Tout est vécu en Dieu.
Goûte à Sa Bonté et rends grâce.

Notre lien se renforce de jour en jour. Le père m’emmène voir un lieu qu’il chérit particulièrement. Il me prend dans ses bras. Il commence à me parler de lui, à me faire l’une ou l’autre confidence. Il me ramène chez moi, puis y reste pour un repas. Il m’invite, privilège suprême, à assister à une célébration eucharistique, avec juste lui et moi.

Petit à petit, il devient le centre de ma vie. Je suis comblée par notre lien. Je ne comprends pas pourquoi cet homme tellement surchargé et estimé peut accorder ce temps à ma petite personne. Je me sens profondément valorisée. Je suis enfin quelqu’un, je suis appréciée, j’ai de la valeur. Parce que j’ai touché le fond, Dieu m’accorde la grâce inouïe de toucher les sommets en un instant !

Il m’arrive de songer que c’est trop beau pour être vrai. Ah si seulement j’avais mesuré à quel point cette intuition-là était la plus juste !

Il me demande des services. Je me rends compte que je suis prête à accepter tout ce qu’il réclamera de moi, et plus encore. Je consacre ainsi une après-midi à classer des dossiers pour lui. Ce jour là, il vient tout près de moi, me caresse la joue, puis s’approche pour m’embrasser sur la bouche. Je refuse.

Il me dit que ce renoncement sera dur pour lui.

Tout se mélange dans mon cerveau. Les vérités s’entrechoquent. Les nœuds se resserrent dans l’effort que je fais pour les défaire. Puis plus rien ne fonctionne. Comme si, tout d’un coup, j’étais devenue stupide. Bug.

L’impossible ne peut pas être. Il n’est pas. Il ne s’est rien passé. Rien.
Et je reviens le voir. Régulièrement.
Il possède entre ses mains, mon cerveau, mon cœur, mon âme, mon esprit et mon corps.

Il prend et reprend mes mains que je retire trop timidement, pour les glisser sous son habit, puis sur ses fesses et se caresse.

« Il faut qu’on parle, père. »

Il me chuchote à l’oreille : « Non. Pas nous. On n’a plus besoin de mots. »

« Mais je ne sais pas si je veux… »

« Chut ! Dans l’amour d’amitié, on a les mêmes désirs. »

Tout l’enseignement du fondateur. La vérité. Qui suis-je pour y résister ? Je dois le vouloir. Docilité. Se laisser guider par plus grand que soi, dans la dépendance qui rend libre. Ne pas entrer dans l’esprit critique ; ça serait faire l’œuvre du Diviseur. L’amour dépasse l’intelligence. On n’a pas besoin d’autre chose que la pensée du père (=fondateur) : tout est dit par sa bouche. Tout lui vient directement du Saint Esprit. Il est comme Saint Jean, le disciple que Jésus aime et à qui Jésus dit tous les secrets de son Cœur.

Jésus proclamait que Saint Jean reviendrait à la fin des temps. Et c’est maintenant, à travers la communauté Saint Jean, pour apporter au monde les mystères les plus intimes du Père et préparer le retour imminent de Jésus. Peu peuvent comprendre. C’est un sommet. Je n’ai aucune raison de me plaindre de quoi que ce soit, je ne peux qu’être dans l’infinie reconnaissance pour toutes les grâces qui me sont données.

Quand un jour je parle à mon père spirituel de ce jeune homme qui m’aime d’un amour si beau et dont je suis en train de tomber amoureuse, il me met en garde. Je suis tentée. Cette relation humaine est peut-être un tremplin dont j’ai besoin maintenant pour me mener vers le Ciel, mais elle n’est que cela. Selon mon père spirituel, je dois dire à cet homme gentiment mais fermement de prendre distance pour ne pas entraver le dessein que Dieu a sur moi.

Quand un autre jour je lui parle d’une critique que j’ai entendue sur la communauté Saint Jean où règnerait trop d’affectivité, il se met en colère : « qui sont ces gens ? Ils ne peuvent pas comprendre. Ils sont du monde. Toi tu ne l’es déjà plus. Ils sèment le doute, comme le serpent. Ne fais pas comme Eve, ne les écoute même pas et le péché ne rentrera pas dans ton cœur. Sois dans l’abandon et la confiance, comme Marie. Même si elle ne comprenait pas tout, elle s’abandonnait à la volonté de Dieu. »

Lorsque je commence à souffrir de migraines violentes, il me dit que je dois être quelqu’un de vraiment très précieux aux yeux de Dieu pour que le Démon s’acharne ainsi sur moi.

Je deviens oblate. Seule, sans mes amis et ma famille qui ne comprennent pas tant d’extrémisme. Ils ne peuvent pas encore comprendre mais, qui sait, quand ils verront combien je suis heureuse, peut-être se rapprocheront-ils et finiront-ils même par s’engager aussi dans la communauté. Ce serait merveilleux. Je ne peux rien souhaiter de mieux à quiconque sur cette terre.

Peu après l’oblature, je commencerai à être dénudée, de plus en plus, et il y aura tout ce que je dois faire avec son sexe.

« Et la chasteté ? »

« Tu n’as donc pas encore compris ? L’amour d’amitié réclame de s’incarner, de se manifester dans les gestes. Tant qu’il n’y a pas pénétration, l’esprit de virginité demeure. N’aie crainte. Fais confiance. Le père (=fondateur) est au courant. Il sait combien j’ai souffert et souffre encore du célibat. Tu es celle qui me permet de vivre ma vie de prêtre dans le bonheur et la sainteté. Toute la fécondité apostolique qui est la mienne, je la dois un peu à notre relation ! »

« Il y a d’autres jeunes filles aussi avec qui vous avez ces gestes, non ? »

« Ne me dis pas que tu es habitée par l’esprit de jalousie !? »

« Mais si nous sommes si intimes physiquement, pourquoi ne partageons-nous plus de moments privilégiés ensemble ? Je ne connais presque rien de vous ? »

« Quoi ? Mais tu entends ce que tu réclames de moi ? Sais-tu que je suis prêtre et que je dois vivre donné à tous sans distinction et dans l’effacement le plus total de moi-même ? Ne me tente donc plus ainsi à sortir de ma vocation ! D’ailleurs, il est temps que tu songes sérieusement à ton entrée dans la vie religieuse (les religieuses sont pratiquement coupées du monde, mais pas des frères…) Les sœurs contemplatives pénètrent pleinement dans le mystère de Marie. Plus encore que les prêtres. Elles sont même à la source de la vie apostolique des frères. Par leur présence toute cachée et silencieuse, et leur vie uniquement donnée à la prière, elles portent les prêtres dans leur mission comme l’a fait Marie pour son fils Jésus. C’est d’elles que vient la fécondité de nos vies, en Marie. C’est un grand mystère que le père (=fondateur) est le seul à avoir mis en lumière jusqu’au bout. Le mystère le plus ultime de la femme, révélé pour notre époque, pour préparer le retour imminent du Christ. »

Un jour, je lui demande tout de même de m’assurer qu’il n’y a aucun péché dans nos agissements. Il me répond :
« N’as-tu pas remarqué que je célébrais la messe juste après ? Sais-tu que tout nous est pardonné à la célébration eucharistique ? Je lave mes mains de tout péché avant de toucher le Corps du Christ. Et tu sais bien que les péchés de la chair ne sont pas graves aux yeux de Dieu. Ce sont les péchés de l’esprit qui blessent notre Seigneur. Notre amour est pur puisqu’il est vécu en Dieu. Relis l’Evangile : Jésus aime particulièrement Marie-Madeleine, la prostituée, justement parce qu’elle peut recevoir pleinement son pardon. »

Ma sainteté, que dis-je, ma raison d’être, tient à ma capacité à me laisser prostituer par mon père spirituel. Bug.

J’ai pris 15 ans pour commencer à résoudre ce bug. 15 années pour assumer la souffrance de voir en ce héros de ma vie un si grand malade. Pour comprendre aussi que je n’étais pas victime de stupidité, mais plutôt de manipulation, d’emprise et de lavage de cerveau. Et encore aujourd’hui, plus d’un quart de siècle plus tard, je replonge dans le cauchemar parfois et je saisis encore plus profondément l’ampleur de la trahison. D’autres jeunes filles de mon époque sont encore sous emprise.

15 ans pour comprendre la rage de Jésus chassant les marchands du Temple et vociférant : « on ne fait pas de la maison de mon Père une maison de commerce ! » Puis il proclame que même si on détruit ce temple, il peut le reconstruire en trois jours, car c’est de son CORPS qu’il parlait. Et de rajouter plus tard à travers la bouche de Saint Paul : « votre corps est le Temple de l’Esprit-Saint. » Il est donc le premier lieu sacré de nos vies. Il n’est pas notre enveloppe, mais le cœur de notre personne. Le respect de Dieu commence par le respect du corps.

Père à l’envers. Quand l’amour se transforme insidieusement en rapport de pouvoir à l’insu même de la personne saccagée. Quand le don total devient la porte ouverte à l’emprise par un besoin narcissique aveugle et inassouvissable. Quand le secret sert à emmurer un corps encore trop vivant. Il a écrasé la fleur à peine éclose de mon corps, la flétrissant avant même qu’elle ne s’ouvre. Et mon cœur s’est rétréci dans la méfiance, anesthésié pour ne plus trop sentir. L’abus sexuel est un meurtre invisible.

Pourquoi attendre les 18 ans des jeunes filles et pourquoi éviter la pénétration sinon pour tenter de filer entre les mailles de la loi, et uniquement pour cela ? De nombreuses personnes sont saines dans la communauté, sans doute. J’y ai vécu de grandes amitiés authentiques. Mais les abus se conjuguent malheureusement dans un beaucoup trop vaste pluriel. Car la racine était déjà atteinte et elle a irrigué tout l’arbre.

La majorité des victimes sont certaines de bien faire en ne parlant pas. Car on nous demande une miséricorde sans faille et une discrétion absolue pour vivre prétendument de l’esprit johannique. Notre règle de vie nous enjoint de garder le secret sur toutes les affaires de la communauté (D28§2.15). On nous fait comprendre que le prêtre, de par son ordination, est pour l’éternité au-dessus du commun des mortels, jusque dans son être renouvelé en Jésus. Autrement dit, lui est déjà semblable à Jésus, il a Ses pensées, Ses paroles, Son comportement. Et on nous inculque que la communauté est au-dessus de l’Eglise, car à elle seule ont été livrés les mystères les plus profonds.

D’autres victimes se terrent dans la panique. Les troisièmes ont compris qu’elles souffrent encore plus en se battant qu’en tentant de vivre avec les dégâts physiques et psychologiques qu’elles portent déjà. « Ne pas rajouter un mal sur un mal » ! Et entre temps l’arbre continue à pourrir de l’intérieur, entraînant avec lui encore d’autres victimes, aujourd’hui. Il y a quelques semaines à peine encore une jeune fille est passée entre les mains d’un prédateur de grande envergure qui sévit depuis plus de 20 ans. Mais les parents veulent tourner la page ; c’est trop dur pour leur fille et pour eux. Ils ne savent pas ce qu’ils font et en même temps c’est tellement compréhensible.

Lorsque quelqu’un décide de parler, les moyens de pression sont suffocants. Ils m’ont mise parfois dans une détresse que je n’avais jamais connue. Ils utilisent tour à tour :

  • Le temps ; ils prient et discernent jusqu’à épuisement de la victime,
  • La simulation tout à fait hypocrite d’un sentiment d’horreur, de compréhension et de pitié,
  • La componction : « Oui, nous sommes tous de grands pécheurs ! »,
  • La contrition et demande pardon (pour avoir la paix et continuer),
  • Si la victime continue encore et toujours à se plaindre ; la relativisation ou le doute,
  • Puis la culpabilisation : « Comment pouvez-vous ainsi vouloir faire tant de mal à la communauté et à toute l’Eglise avec ? » ou « Vous faites l’œuvre du Diviseur ! »
  • Enfin, la menace ou la perversité : « Il ne vous a pas violenté que je sache ! Il y a donc eu faiblesse de votre part. Lui avez-vous d’abord demandé pardon pour cela ? »
  • Et dans le cas de ceux qui ne manipulent pas, la peur : « Si je fais quelque chose ils vont me faire la peau ».

Si la victime a le courage inouï d’aller parler aux évêques et de trahir ainsi sa communauté, elle découvre abasourdie que ce n’est pas mieux. Et si l’un d’eux se lève tout de même pour dire les choses telles qu’elles sont et condamner, le Vatican arrange l’affaire. Dans mon cas tout au moins, où la première victime de mon abuseur avait osé aller jusqu’à Rome, il y a une vingtaine d’années.

Autrement dit, le seul pouvoir qu’ont les victimes est de porter plainte dans le civil avant qu’il n’y ait prescription. Or l’endoctrinement préalable est suffisamment profond pour que ce ne soit pas possible pour elles. Durant de trop longues années, elles demeurent persuadées que, si elles procèderaient ainsi, elles pactiseraient avec le diable, ce qui ferait d’elles les véritables monstres. Et ainsi, la spirale infernale de la perversité se referme sur leur anéantissement.

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Vos réactions

  • 4 juillet 2015 17:47

    Ce témoignage , c’est quasiment mot pour mot ce que j’ai vécu. Dans la même communauté ! Avec un frère prieur de sa petite communauté ! C’est profondément révoltant. Et pire encore, après avoir vécu de telles pratiques, on n’est pas écouté par les responsables de l’Eglise en France comme au Vatican. C’est un contre témoignage ! Comment veut-on évangéliser en laissant faire ce type de pratiques ? Comment apporter le message de l’évangile en laissant les pervers de la communauté saint jean et bien d’autres faire n’importe quoi ? Comment l’Eglise peut elle prononcer le message du Christ en fermant les yeux sur des faits aussi sordides ? Voilà qui est plus que révoltant ! Jusqu’où faudra -t-il aller pour que les responsables réagissent ?

  • alexandre 8 juin 2015 12:21

    dans ces affaires les évêques et responsables de la communauté ont une responsabilité écrasante… une Eglise qui protège les prédateurs sexuels au plus haut niveau et cela alors que cela fait des années que l’Eglise proclame « tolérance zéro » en la matière : cela fait trembler de colère…

    Ces gens là n’ont aucune conscience morale… Quand on sait les dégâts irréversibles provoqués chez les victimes… des vies bousillées… des personnes complètement anéanties :

    Mais peu importe pourvu que l’on se protège entre soi… cela m’effraie et me dégoute…. ce serait une entreprise commerciale mais ils sont sensés représenter Jésus….

  • Dominique 7 juin 2015 23:51

    « La première victime de mon abuseur avait osé aller à Rome, il y a une vingtaine d’années ».

    Tout est ainsi dit sur la responsabilité vaticane et sur celle des évêques, dont celui d’Autun maintes fois alerté par des victimes, comme sur celle des responsables de la communauté st Jean, n’est-ce pas Messeigneurs ?

    Si l’abus fait trembler, la collaboration dans le silence fait hurler.

  • 7 juin 2015 19:12

    Eh ben… un vrai nid de prédateurs sexuels cette communauté st Jean. Compassion aux victimes et aux familles. Comment cela a pu perdurer des années sans que le vatican n’intervienne ?