Une affaire met en évidence la complicité de la Fraternité dans les abus

Dimanche 28 juin 2020

Suite de l’article de Christine Niles, publié en français sur le site Churchmilitant.com, qui met en évidence le double jeu mené par les dirigeants de la FSSPX dans la gestion des crimes sexuels perpétrés au sein de cette organisation religieuse.

Par Christine Niles, le 24 juin 2020 Source : www.churchmilitant.com Le dernier communiqué de la Fraternité St Pie X (FSSPX) — le troisième depuis que Church Militant a publié son enquête détaillée sur les abus et leur dissimulation dans ses rangs — ne parvient pas à réfuter de manière objective les affaires révélées par notre travail.

Il y a beaucoup à critiquer dans le communiqué mais nous notons d’abord que la FSSPX affirme que notre exposé présente plusieurs cas d’abus en Europe « en utilisant principalement des comptes rendus tronqués tirés de journaux ou de blogs. »

La Fraternité devrait savoir que Church Militant est en contact direct avec des victimes et des témoins, que ce soit en Europe ou dans d’autres parties du monde. L’acuité de notre information vient directement des sources elles-mêmes, et pas simplement « de journaux ou de blogs. »

La FSSPX accuse Church Militant de vouloir lui faire un “procès médiatique.” Contrairement à ce qu’elle prétend, dans cette affaire — comme dans d’autres cas d’abus et de dissimulations qui ont eu lieu en Europe — il y a eu un vrai procès en Belgique. Le procureur du roi a non seulement accusé publiquement la FSSPX de complicité dans la mise en danger et les dommages causés aux enfants, mais il a insisté sur le fait que la Fraternité elle-même aurait dû être jugée.

“La Fraternité Saint-Pie X aurait dû se trouver sur le banc des accusés”, a déclaré le procureur Stéphane Lempereur en 2017 au dernier jour du procès de l’abbé Frédéric Abbet. Aujourd’hui convaincu de pédophilie, ce membre de la FSSPX a été condamné à la prison pour avoir abusé de garçons en 2010-2011 à l’École Notre Dame de la Fraternité à Bruxelles.

“Leur responsabilité est terriblement importante” a tonné le procureur du roi. “On ne peut pas tout le temps étouffer les affaires et laisser un prédateur auprès des enfants.”

Un article bruxellois de 2017 conclut : “L’entièreté du dossier a démontré un lourd dysfonctionnement au sein de la Fraternité St.-Pie X.”

La preuve la plus accablante a été utilisée contre l’abbé Benoît Wailliez, prêtre de la Fraternité, alors prieur de la chapelle où vivait Abbet, sous le même toit que l’école de la Fraternité. Un enregistrement datant de six ans plus tôt a été produit au tribunal. Wailliez a été appelé à témoigner et a dû révéler qu’il était au courant de la prédilection d’Abbet pour les garçons, mais n’avait pris aucune mesure pour l’éloigner des enfants.

Wailliez a été réprimandé pour avoir caché cette preuve audio, qui a servi à confirmer les allégations des victimes. Par cette omission, il a tenté de dissimuler sa propre complicité.

Cet enregistrement contient des passages dévastateurs pour Abbet. Il parle à Wailliez des allégations de 2005/2006, “J’ai été trouver Mgr Fellay. Depuis cette affaire de 2006, c’est comme si ça avait déclenché en moi, euh… j’ai des tentations.”

Plus loin dans l’enregistrement, ce qui peut ressembler à un aveu, au sujet d’un des trois jeunes de Bruxelles : “Il est possible qu’il se soit passé des choses.”

Selon la mère d’une des victimes d’Abbet, qui s’est adressée directement à Church Militant, Wailliez avait en fait confié à Abbet la responsabilité des dortoirs des garçons — ce qui revenait à lui donner non seulement un accès total et complet aux élèves, mais aussi autorité sur eux. Un rôle qu’il utilisait pour profiter sexuellement de ses victimes, dont certaines d’à peine six ans.

Pire encore, Abbet est arrivé à Bruxelles avec des antécédents connus d’allégation d’abus sur mineurs. Il lui avait été interdit pour 10 ans de se trouver auprès d’enfants — une interdiction sitôt portée, sitôt bafouée par le supérieur général de l’époque, Mgr Bernard Fellay.

Interdiction de 10 ans pour l’abbé Abbet

Un tribunal de la FSSPX en Suisse avait jugé Abbet en 2006 pour des allégations d’abus durant un camp de garçons auquel il avait participé en Valais l’année précédente, ainsi que pour des accusations d’abus du temps où Abbet était en Argentine. Cette procédure était le résultat de pressions de la FSSPX, qui avait réussi à convaincre les parents désemparés de la victime de ne pas contacter la presse et de « taire » l’affaire.

Cependant, le tribunal canonique a fini par acquitter Abbet. Les critiques ont qualifié ce procès de spectacle ; la sentence n’était pourtant pas une déclaration d’innocence. Le juge ecclésiastique a imposé à Abbet une interdiction d’approcher des enfants pendant 10 ans, demandant au supérieur général Mgr Bernard Fellay de ne pas permettre à Abbet, en aucune circonstance, de se trouver auprès d’enfants pendant au moins une décennie.

Qu’a fait Fellay ? Dans les deux mois qui ont suivi ce décret, Fellay annonçait l’affectation d’Abbet au prieuré de Bruxelles — dans la même enceinte et sous le même toit que l’école de la Fraternité, avec un couloir reliant les chambres des abbés aux dortoirs des garçons, un couloir qu’il allait bientôt utiliser pour se faufiler dans les lits des élèves et commettre ses abus.

« En 2006, [Abbet] avait été jugé canoniquement pour les faits de 2005 en Suisse et, en dépit de son acquittement, le juge ecclésiastique avait ordonné au supérieur général, Mgr Fellay, de le placer “pendant ladite période de dix ans dans des postes d’apostolat qui le préserveront de toute promiscuité cum pueris et adulescentibus [avec des enfants et adolescents]” (jugement canonique du 06.VI.2006) » d’après le communiqué de presse commun de trois associations de victimes.

Le communiqué précise : « Deux mois plus tard, Mgr Fellay nommait Frédéric Abbet à Bruxelles, sous le même toit qu’un pensionnat. »

La nomination a été annoncée en août, pour entrer en vigueur en septembre, Fellay envoyant Abbet vivre rue de la concorde à Bruxelles, un lieu qui associe le siège du district du Benelux, le prieuré de Bruxelles et le pensionnat (Notre-Dame de la Sainte Espérance).

Son affectation immédiatement après le décret canonique est attestée par une lettre du 3 septembre 2006, écrite par l’abbé Jürgen Wegner (maintenant supérieur du district des États-Unis), annonçant l’arrivée imminente de l’abbé Abbet dans la communauté.

Il reconnaît que cela lui permettra « de visiter plus fréquemment les autres prieurés et chapelles du district. » « Notre patience a été récompensée ! » écrit Wegner à l’annonce de l’arrivée du nouveau prêtre. « Cela me déchargera quelque peu, me permettant ainsi de visiter plus fréquemment les autres prieurés et chapelles du district. »

La complicité de l’abbé Jürgen Wegner dans les abus d’Abbet ne peut être ignorée. Supérieur de district du Benelux et prieur de Bruxelles à l’époque, Wegner a été prévenu des antécédents d’Abbet et était censé exercer un contrôle sur le prêtre.

Malgré cela, dès le premier jour, Wegner a permis à Abbet d’entendre les confessions des enfants, le laissant souvent seul pendant qu’il voyageait pour diverses tâches et missions.

Des associations de victimes condamnent la FSSPX

Une telle négligence criminelle de la part de FSSPX a tellement scandalisé des associations de victimes que trois d’entre elles ont publié conjointement une déclaration condamnant la Fraternité pour son traitement de l’affaire Abbet.

Contrairement à l’affirmation de la FSSPX selon laquelle elle « a pleinement coopéré avec les autorités » dans l’affaire Abbet (une affirmation réitérée il y a aussi quelques jours dans sa deuxième réponse à Church Militantdéclaration retirée depuis) […] voici son bilan en matière d’obstruction et de blocages pendant le procès :

Quand les familles des victimes belges ont appris par d’autres sources ce lourd passé [d’Abbet], la FSSPX a fait barrage de diverses manières : en refusant d’abord de les mettre en rapport avec la victime suisse et même de leur donner son identité, puis en leur imposant de passer par un avocat spécialement engagé à cette fin. Avocat d’un genre très particulier : fidèle de la chapelle genevoise de la FSSPX, il s’est comporté en affidé de Mgr Fellay plus qu’en homme de loi, traitant les familles belges avec un mépris extrême et faisant systématiquement obstacle à leur prise de contact avec la victime suisse. Nous ne voyons pas là de coopération avec la justice.

Le jugement final du tribunal condamne aussi le rôle de la FSSPX, qui a donné à Abbet accès aux enfants. Sa négligence coupable a été qualifiée d’attitude « criminogène » par les juges.

« Dans leur arrêt, les juges d’appel qualifient cette mise en contact avec des enfants de "criminogène" (article de La Capitale, 14.XII.2017). Ce n’est donc qu’en taisant soigneusement les avis de quatre magistrats, le procureur du roi et trois juges, que la Fraternité Saint-Pie X parvient à se donner le beau rôle. », expliquent les trois associations de victimes.

Church Militant a appris depuis qu’Abbet a demandé à purger sa peine de prison en Suisse plutôt qu’en Belgique, une requête accordée par le tribunal. Mais au lieu d’être incarcéré, Abbet erre librement dans la ville de Fully, en Valais, ayant quitté la Belgique avant sa condamnation.

La FSSPX a informé les familles des victimes qu’Abbet avait été exclu de ses rangs, mais elle n’a jamais répondu aux questions relatives à son lieu de résidence.

Nouvelles victimes, nouvelles suspicions

Depuis notre enquête Spotlight, non seulement Church Militant a été inondé de messages de soutien publics et privés, mais d’autres victimes nous ont contactés pour révéler de nouvelles allégations d’abus et de dissimulations. Ces victimes nous ont remerciés à profusion de leur avoir enfin donné une voix. Ils nous supplient de persévérer à dénoncer les abus et la manière dont ils sont restés étouffés dans les rangs de la Fraternité depuis trop longtemps.

Nous sommes déterminés à le faire.

La Fraternité elle-même admet qu’elle a été inondée d’appels, de courriels, de messages exigeant des comptes et que de nouvelles allégations ont fait surface contre la FSSPX. Dans un post sur la page Facebook de la FSSPX (un message qui a été supprimé mercredi sans explication), il est dit :

« Depuis vendredi, le district des États-Unis a reçu un grand nombre de courriels, d’appels téléphoniques et de publications sur les médias sociaux concernant son engagement à l’égard de la transparence, y compris des renseignements supplémentaires concernant des allégations d’abus », peut-on lire dans le billet. « Le district des États-Unis examine les renseignements dont il dispose afin de vérifier leur fiabilité, tout en collaborant avec les autorités juridiques compétentes pour vérifier les cas sur lesquels le district peut formuler des commentaires à ce stade. »

Un membre de la famille d’une victime d’un membre de la FSSPX en Europe a écrit à Church Militant :

La tactique mise en place par la FSSPX est Divide et regna [“diviser pour régner”]. Mais ça ne fonctionne plus : Les victimes savent utiliser Internet et les moyens de communication intercontinentaux. Les victimes et leurs proches dans le monde entier entrent enfin en contact les uns avec les autres (c’est une première). Comme le dit la devise nationale de la Belgique : « L’union fait la force » — ce qui correspond à la devise nationale de votre pays E pluribus unum [“Ensemble, tous ne font qu’un”].

À ce jour, la direction de la FSSPX n’a jamais reconnu le rôle qu’elle a joué dans la mise en danger des enfants : par la violation immédiate par Fellay de l’interdiction imposée par le tribunal ecclésiastique de la Fraternité à Abbet ; par les agissements de Wegner, qui a permis à Abbet d’entendre les confessions des enfants et son manque de surveillance ; que ce soit par la rétention de preuves incriminantes pendant six ans par Wailliez. Au lieu de cela, la Fraternité répète à qui veut l’entendre ce qu’elle a toujours affirmé depuis la condamnation de 2017 : « La Fraternité Saint-Pie X a pleinement coopéré avec les autorités. »

Le communiqué de presse des trois associations de victimes concernant l’affaire Abbet :

Après la récente condamnation en appel (le 13 décembre) du prêtre traditionaliste Frédéric Abbet pour faits de pédophilie en Belgique, la FSSPX (Fraternité sacerdotale Saint-Pie X) a publié un communiqué dans lequel elle s’auto-congratule pour son rôle dans cette affaire

L’AVREF (Aide aux Victimes des dérives de mouvements Religieux en Europe et à leurs Familles), l’association « La Parole Libérée », et le groupe SAPEC (Soutien aux Personnes Abusées dans une relation d’autorité religieuse) tiennent à rappeler quelques faits tous documentés.

Dans son réquisitoire, l’avocat général avait étrillé la Fraternité Saint-Pie X, allant jusqu’à à dire qu’elle "aurait dû se trouver sur le banc des accusés" (article de La Dernière Heure, 24.X.2017). Rappelons en effet que, si la FSSPX a fourni des éléments permettant la condamnation de l’abbé Frédéric Abbet, ce n’est qu’entre la première instance et l’appel qu’elle a pris ce parti. Lors de l’instruction, elle a fait de la rétention d’informations, en cachant le fait que Frédéric Abbet avait été mis en cause en Valais dès 2005 pour des faits similaires. L’AVREF possède à ce sujet des documents probants. Quand les familles des victimes belges ont appris par d’autres sources ce lourd passé, la FSSPX a fait barrage de diverses manières : en refusant d’abord de les mettre en rapport avec la victime suisse et même de leur donner son identité, puis en leur imposant de passer par un avocat spécialement engagé à cette fin. Avocat d’un genre très particulier : fidèle de la chapelle genevoise de la FSSPX, il s’est comporté en affidé de Mgr Fellay plus qu’en homme de loi, traitant les familles belges avec un mépris extrême et faisant systématiquement obstacle à leur prise de contact avec la victime suisse. Nous ne voyons pas là de coopération avec la justice.

Au contraire, la congrégation d’Écône a été mise en cause, et elle doit l’être, pour avoir placé l’abbé Frédéric Abbet sous le même toit que son pensionnat bruxellois, alors qu’elle le soupçonnait elle-même d’abus sexuels, suite à cette affaire de 2005. Dans leur arrêt, les juges d’appel qualifient cette mise en contact avec des enfants de "criminogène" (article de La Capitale, 14.XII.2017). Ce n’est donc qu’en taisant soigneusement les avis de quatre magistrats, le procureur du roi et trois juges, que la Fraternité Saint-Pie X parvient à se donner le beau rôle.

Les associations signataires notent encore la négligence caractérisée de l’abbé Benoît Wailliez, qui a été averti de manière spécifique et pressante par une mère d’élève du risque de pédophilie de la part de Frédéric Abbet et qui n’a pris strictement aucune mesure. L’AVREF possède une copie de cette déposition. Rappelons également que l’abbé Benoît Wailliez a attendu 6 ans pour produire un élément de preuve important, au cours d’une audience d’appel.

Enfin, les associations signataires précisent que la question n’est pas seulement que l’abbé Frédéric Abbet avait interdiction d’être en contact avec des enfants pendant 10 ans. En 2006, il avait été jugé canoniquement pour les faits de 2005 en Suisse et, en dépit de son acquittement, le juge ecclésiastique avait ordonné au supérieur général, Mgr Fellay, de le placer "pendant ladite période de dix ans dans des postes d’apostolat qui le préserveront de toute promiscuité cum pueris et adulescentibus [avec des enfants et adolescents]" (jugement canonique du 06.06.2006). Deux mois plus tard, Mgr Fellay nommait Frédéric Abbet à Bruxelles, sous le même toit qu’un pensionnat.

À présent, la Fraternité Saint-Pie X s’apprête à juger canoniquement l’abbé Frédéric Abbet pour la deuxième fois, cette fois avec mandat de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Les autorités vaticanes ont-elles conscience qu’elles font rendre la justice en leur nom par un évêque qui a foulé aux pieds un jugement canonique dont l’encre était à peine sèche ? Comment avoir confiance en une telle "justice" ? Il serait temps que les autorités romaines comprennent qu’elles risquent ainsi d’offenser encore un peu plus les victimes et de réduire à néant la crédibilité de ce qu’elles présentent comme leur "lutte" contre les abus sexuels.

En tout état de cause, l’AVREF, La parole libérée et le Groupe SAPEC se tiennent aux côtés des victimes et de leurs familles pour les conseiller, que ce soit psychologiquement ou dans les procédures, canoniques et civiles. Après cette lourde mise en cause de la FSSPX, il est inévitable que cette dernière assume ses responsabilités, pénales et civiles.

L’AVREF rappelle qu’elle a traité du cas Frédéric Abbet dans son "Livre Noir de la FSSPX" et elle annonce qu’elle publiera une version augmentée de ce Livre Noir en début 2018.

Le 10 janvier 2018

Aymeri Suarez-Pazos, Aide aux Victimes des dérives de mouvements Religieux en Europe et à leurs Familles (AVREF) – contact : 06 58 06 12 72

François Devaux, La Parole Libérée

Jacques Nuoffer, Groupe de Soutien aux Personnes abusées dans une relation d’autorité religieuse (Groupe SAPEC)

Le Livre Noir de la FSSPX (d’après les propres mots du porte-parole de district des États-Unis) est en lui-même une « véritable mine d’or » d’allégations d’abus. Il pourrait servir de point de départ à tout journaliste intrépide prêt à approfondir le sujet.

Voir en ligne : https://www.churchmilitant.com/news…

Vos réactions

  • Marie-Christine 30 juin 2020 22:16

    C’est absolument horrible. Je fréquentais jusqu’il y a peu un lieu de culte FSSPX dans les Yvelines et évoquer ces sujets y était tout simplement impensable. On y fait comme si ça n’existe pas, ou bien « pas chez nous ». Je me souviens avoir demandé à une paroissienne dont la soeur enseigne dans une école FSSPX s’il y avait un cours d’éducation à l’affectivité et une sensibilisation adaptée aux enfants à la problématique des abus et elle m’a fusillé du regard et a coupé court en disant que ce n’était pas nécessaire vu que ça ne pouvait pas arriver dans cette école. J’étais ipso facto cataloguée « contestataire ». Mais cet article prouve très clairement que ça existe bien dans la Fraternité et pire, que c’est couvert par la hiérarchie. Merci d’avoir publié cet article, je ne connaissais pas du tout Church Militant. Presque tous leurs articles sont malheureusement en anglais, langue que je maitrise mal, mais c’est logique vu qu’ils sont américains. Il n’ont publié pour l’instant que 3 articles en français sur la FSSPX, dont cette histoire un peu ancienne mais qui fait froid dans le dos https://www.churchmilitant.com/news/article/comment-la-fsspx-a-offert-a-un-predateur-sexuel-de-multiples-occasions En y réfléchissant, je me dis que le défaut principal dans la Fraternité est l’orgueil, le sentiment de supériorité, et que c’est ça qui les empêche de reconnaître leurs fautes et corriger le tir. Comment peut-on encore prétendre « ça n’existe pas chez nous » après des affaires pareilles ?