Abus sexuels dans l’Eglise : le pape porte un coup à l’omerta dans l’Eglise

Lundi 30 décembre 2019 — Dernier ajout vendredi 3 janvier 2020

François a décidé de lever le secret pontifical, une obligation de silence absolu, dans le cas des affaires d’abus sexuels commis sur des mineurs.

Par Bernadette Sauvaget — 17 décembre 2019

A petits pas, le pape François renforce les dispositions pour lutter contre les abus sexuels dans l’Eglise qui provoquent depuis deux ans une crise mondiale dans le catholicisme. Le Vatican a annoncé, ce mardi, la levée du secret pontifical dans ce type d’affaires qui imposait un silence absolu sur les procédures canoniques (internes à l’Église).

Cette mesure prise par le pape était réclamée depuis longtemps par les associations de victimes. Selon le texte édicté par François, « le secret pontifical ne s’applique pas aux accusations, procès et décisions » dans les affaires d’abus sexuels commis contre des mineurs ou des personnes vulnérables. Dans les faits, cette décision met fin à l’opacité qui entourait les procédures et va permettre aux victimes d’être tenues au courant de l’avancée des dossiers.

Pas d’obligation de signalement à la justice civile

« Au XVIIIe siècle, un mur de silence avait été érigé avec l’instauration du secret pontifical. Tout ne s’est pas effondré mais c’est un coup porté à l’omerta dans l’Eglise catholique », estime Pierre Vignon, un prêtre lanceur d’alerte, interrogé par Libération.

« C’est un signe encourageant. La levée du secret pontifical va permettre de sortir de l’entre-soi, d’éviter les conflits d’intérêts que l’on voit souvent dans ce type d’affaires », estime, de son côté, Olivier Savignac, l’une des figures françaises de la lutte contre la pédophilie dans l’Eglise.

Cependant, les associations de victimes risquent d’être une nouvelle fois déçues par le pape François. Elles réclament toujours que le Vatican instaure une obligation de signalement à la justice civile des cas d’abus sexuels ; ce que les autorités de l’Église se refusent à faire, arguant que les législations sont variables d’un pays à l’autre et mettant en avant le risque que cela pourrait constituer dans des régimes dictatoriaux.

A petits pas, le pape François renforce les dispositions pour lutter contre les abus sexuels dans l’Eglise qui provoquent depuis deux ans une crise mondiale dans le catholicisme. Le Vatican a annoncé, ce mardi, la levée du secret pontifical dans ce type d’affaires qui imposait un silence absolu sur les procédures canoniques (internes à l’Église).

Cette mesure prise par le pape était réclamée depuis longtemps par les associations de victimes. Selon le texte édicté par François, « le secret pontifical ne s’applique pas aux accusations, procès et décisions » dans les affaires d’abus sexuels commis contre des mineurs ou des personnes vulnérables. Dans les faits, cette décision met fin à l’opacité qui entourait les procédures et va permettre aux victimes d’être tenues au courant de l’avancée des dossiers.

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