Abus sexuels dans l’Eglise : une association d’aide aux victimes créée à Versailles

Vendredi 15 mars 2019

Plusieurs femmes catholiques versaillaises ont créé une association d’aide aux victimes d’abus sexuels dans l’Église, baptisée « Comme une mère aimante », a-t-on appris auprès de la présidente de cette structure, Camille de Metz-Noblat.

« Le but premier est l’écoute et le soutien des victimes, mineures ou majeures, notamment dans leurs démarches » auprès des différentes juridictions, a déclaré à l’AFP Camille de Metz-Noblat, confirmant une information du journal La Croix. Elle a également pour but « de mettre en lien les personnes victimes qui le souhaitent », est-il souligné sur le site de cette association dont les statuts ont été officialisés début mars. Sept femmes, « toutes catholiques pratiquantes » et un homme en sont membres à ce stade.

A l’origine de cette association, la « grande solitude éprouvée dans les démarches » d’une amie, qui a porté plainte en décembre 2016 contre un ex-prêtre du diocèse pour abus sexuels. Camille de Metz-Noblat ajoute que l’association ne se limite pas à Versailles mais entend « travailler sur tout le territoire ». Déjà en lien avec des victimes de pédophilie accueillie à Lourdes par les évêques en novembre, elle salue le travail de La Parole libérée, l’association lyonnaise de victimes du père Preynat.

Voir en ligne : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/a…

Vos réactions

  • Françoise 17 mars 2019 21:33

    Bonsoir

    L’initiative est intéressante. Mais quelques détails m’interrogent. La dame est-elle de la même famille que l’évêque de Langres ? Parce que si c’est le cas, ça me paraît compliqué de défendre les victimes du clergé tout en ayant dans sa famille un parent proche au sein de l’institution cléricale impliquée dans les abus et crimes et surtout un évêque.

    Dans cette même famille, le milieu notarial que je connais bien et très vérolé par les groupes dérivants sectaires cathos ne me semble pas être une garantie très encourageante pour défendre des victimes du clergé. Non plus que le profil de la présidente liée à Whirlpool en poste de direction versant management (sachant les dégâts commis par l’entreprise, surtout pas dans la défense des plus fragiles).

    Le milieu versaillais me semble aussi poser un sacré problème de crédibilité, sachant sans mauvais préjugés, qu’il est quand même plus proche de l’intégrisme et de ces milieux cathos tradi et dérivants sectaires que dans une forme de résistance.

    Et quand je vois hardi tiens bon le Figaro et la Croix, liés tous deux à des réseaux cathos dérivants, faire le relais info…franchement, tout ça me fait plus penser à une association uniquement faite pour contrôler les victimes, protéger et informer le clergé, et tenter de faire de l’ombre à la Parole Libérée tout en surfant sur l’actualité.

    Ana connaît le même genre d’association en Espagne qui tente de faire croire qu’elle est du côté des victimes alors que le président est lié à l’OD. Du coup, je m’interroge. J’espère fortement me tromper pour que les victimes puissent disposer d’une antenne supplémentaire. Cependant, au regard de ce que j’ai pu déjà profiler sur la présidente, sa parenté et le contexte, le lieu et le milieu, j’ai des doutes certains sur l’asso. Après, chacun(e) voit midi à sa porte. Mais je préfère inciter les personnes à aller enquêter un peu sur cette dame et cette asso, voir qui vraiment tire les ficelles, plutôt que foncer tête baissée et ensuite souffrir encore plus.

    Si la Parole Libérée a pu réussir, c’est qu’elle n’était pas dans ces logiques de pouvoir ni de parenté cléricale. L’asso versaillaise semble être d’une toute autre nature. Je préfère donc prévenir plutôt que guérir.

    • Merci Françoise pour votre commentaire et Merci à toutes celles et ceux qui participent à libérer la parole ! Comme vous l’écrivez justement « mieux vaut prévenir que guérir ». J’ajoute cette Parole qui me travaille depuis hier : Père pardonne leur …..ils ne savent pas ce qu’ils font" !! Je crois qu’après 2000 ans de connaissances accumulées par celles et ceux, au sein et à la tête de l’église, qui choisissent de faire de longues études : théologiques,bibliques, sociologiques, philosophiques, anthropologiques, scientifiques….., qu’il est difficile d’admettre qu’ils ne savent pas ce qu’ils font et ce qui se faisait dans leur cercle de « bien-pensants » !!!… Ils se sont rendus coupables de se taire, en préférant, par peur, lâcheté ou même diabolisation , piétiner la vérité et entretenir la loi du silence. Pour le Pardon, il faut demander pardon d’un cœur sincère et accepter de pardonner !… L’Eglise pardonne-t-elle aux divorcés remariés ??? Et L’Eglise voudrait qu’on lui pardonne vite ?….

      • pour les femmes et les enfants des prêtres, obligés de vivre dans l’ombre
      • pour l’homosexualité débridée au Vatican…et aileurs
      • pour la pédophilie non dénoncée qui a fait tant de victimes et dont la vie est défigurée et broyée
      • pour les sévices corporels et psychologiques dans nombre d’instituts d’enseignement religieux et autres

      Il va falloir du temps pour que l’Eglise retrouve sa dignité, sa crédibilité, sa légitimité dans nos cœurs….et elle a un gros travail de ménage à faire en son sein pour comprendre et appliquer humblement et véritablement la Parole et la Foi de Jésus-Christ, sans tomber dans le fondamentalisme, la magie, le fétichisme, la soif de l’or…. ou toute autre perversion religieuse. Haut les cœurs !

    • Bonjour et merci Françoise ! J’ai eu un peu le même sentiment que vous que j’ai essayé d’étouffer et mettre sur mon compte de paranoïa personnelle. Ma première réaction était :« Wouh,oui, super, génial, megacool ! » Et puis, en cherchant un peu sur le profil de cette assos, je trouve que ça sent un peu…disons bizzarrrement ! :-))

      • Bonjour bonjour, Je fais partie de cette association et je ne me sens ni louche ni manipulée :-) c’est libre et justement ayant comme seules motivations notre foi et notre souci des victimes que nous nous sommes montées en association. Tout va bien, on juge l’arbre à ses fruits, priez pour que nous soyons toujours en tenue de service pour les moins entendus. Bien à vous,

        • Bonjour Madame, Vous venez de semer la graine donc un peu tôt plus juger l’arbre à ses fruits…

          Puis-je vous poser quelques questions au sujet de votre association ? 1)Que conseillez vous à tous ces survivants qui n’ont plus la foi suite aux abus et à qui l’Eglise catholique romaine donne de la nausée ? 2)Avez vous des compétences psychologiques nécessaires pour accompagner les victimes correctement ou ce sera encore une nième cellule d’écoute et de prière qui au final risque de faire plus de mal que du bien ? Personnellement, j’ai une très mauvaise expérience dans ce domaine. Et jusqu’à là l’église n’a rien fait pour réparer cela, au contraire. Dans les conditions actuelles refaire confiance à un groupe des biens pensants aux intentions pures du même genre me serai donc impossible. Mais je suis d’accord avec Francoise que l’idée elle même est bonne. Merci ! Avec mes sincères salutations, LM

        • Merci pour votre initiative. Je souhaite beaucoup de courage et d’efficacité à votre association. Je visite ce site, en silence, depuis longtemps : on y trouve des interventions de toute nature. Les personnes en difficulté auxquelles vous souhaitez venir en aide, sont généralement peu prolixes et peu sures d’elles … Je parle d’expérience … Bon courage !

        • Bonjour

          Le souci des victimes est déjà de pouvoir faire confiance après avoir été trahi(e)s gravement par l’institution cléricale. Et pouvoir être véritablement accompagnées, sécurisées sans redouter des fuites ou des récupérations. A priori, une association avec une parenté directe cléricale, laisse à penser qu’en matière de séparation stricte d’avec le milieu clérical et l’institution, ce n’est déjà pas le cas. Qu’il y a donc un risque de connexion et de lien, bien sûr non dits au départ. Ca pourrait ne pas gêner si nous étions en Suisse dans le diocèse de Fribourg. Et que le dit clergé aurait le parler vrai de Gabriel Ringlet et de Charles Morerod avec des actes forts posés vis à vis des victimes. Mais nous sommes à des années lumière de ce qui s’est fait et se fait encore en Suisse dans ce diocèse. J’ose espérer que la situation évoluera dans cette direction en France. Mais pour le moment, force est de constater que l’esprit de corps clérical domine face à des victimes culpabilisées, diabolisées, ridiculisées et dont certains groupes souhaitent instrumentaliser à leurs profits et la parole et l’image.

          Je ne sais pas si vous êtes victime ou accompagnante, mais essayez de comprendre si vous le pouvez qu’une relation de confiance pour se tisser doit garantir, surtout vis à vis de personnes violées, abusées sexuellement, garantir dans les faits, le contexte et la situation, une réelle séparation de lien et de fonctionnement d’avec les violeurs et abuseurs.

          Si ce n’est pas le cas, c’est une difficulté majeure. Le milieu versaillais rajoute d’autres difficultés liées à un microcosme très replié sur soi et sur une pratique religieuse extrêmement soumise vis à vis du clergé et d’un monde catholique versant plus du côté tradi et intégriste que progressiste.

          Essayer d’aider des victimes faites par le clergé dans un tel contexte, me paraît très hasardeux. Et m’étonnerait beaucoup qu’y soit professé le catholicisme détendu de Bruno de Stabenrath.

    • merci Françoise pour votre analyse pertinente comme toujours ! Il y a une association du même genre à Lyon mais je ne sais si c’ est la même que celle de Versailles…

      http://quelalumieresoit.org

      Merci de nous donner plus amples renseignements si vous connaissez cette nouvelle association venant en aide aux victimes.

      • Françoise, une femme versaillaise catholique mère de famille nombreuse est forcément suspecte à vos yeux ? Ce ne serait pas du délit de faciès ça ?

        • Non, pas du tout, Julien. Le catholicisme versaillais par contre, pour en connaître les expressions et les approches religieuses, est plutôt très copain avec les groupes dérivants sectaires et le clergé le plus réactionnaire. Prétendre aider des victimes du clergé avec cette approche me paraît pour le moins ambigu. Même chose concernant l’association lyonnaise dont me parlait Louise, qui semble très proche de la communauté de l’Emmanuel, avec des fondateurs et dirigeants dans les grandes familles lyonnaises et là encore embringués avec du clergé pas du tout progressiste et un entourage dérivant sectaire. J’analyse la situation par rapport aux stratégies et aux manœuvres de ces groupes et de leurs supporters vis à vis du scandale des crimes sexuels du clergé et comment ils montent leur contre-attaque pour affaiblir voire faire oublier la Parole Libérée et tirer profit de la situation et éventuellement des victimes qu’ils pensent pouvoir utiliser à la fois pour se redorer le blason mais aussi comme pigeons supplémentaires. Je ne suis pas dupe de ces entreprises que ces groupes ont déjà tenté dans d’autres circonstances. Si encore c’était la première fois…mais il y a eu des précédents. C’est ce qui me fait réagir.

          • Permettez moi de m’exprimer puisqu’il semble que vous parlez de moi. Je suis mère de famille, j’habite effectivement dans le diocèse de Versailles. Je vous assure, je n’ai jamais travaillé chez Whirlpool. ( attention aux homonymes !) J’ai la joie de m’occuper au foyer de mes 5 enfants. Je ne vois pas en quoi mon nom de famille pourrait vous révéler la nature de ce qui m’habite, ni mes motivations. Qu’un lien familial existe entre l’Evêque de Langres et la famille mon mari, c’est indéniable. Je ne vois pas en quoi ça nous rendrait moins libres. Pour le reste, je vous invite à lire notre charte qui révèle vraiment l’état d’esprit de notre association. Bien à vous, Camille de Metz-Noblat

            • Madame, « Laissez tomber » si j’ose dire.

              Cette « Françoise » est une anticléricaliste forcenée. Aucun dialogue sain, constructif et objectif n’est possible avec elle. J’ai fait moi-même l’objet de ses accusations fortuites, infondées et partisanes.

              Tout ce qui se rapproche de près ou de loin à la Tradition, au respect des enseignements fondamentaux de l’Eglise Catholique ou à la Foi dans les sacrements lui est suspicieux, voir insupportable. Connaissant bien le milieu Versaillais et le besoin cruel de soutien aux victimes, je ne peux que me réjouir de votre initiative et vous assure de mes prières. cordialement, Isabelle

              • Je pense que les victimes attendent surtout que les bourreaux eux-mêmes et leurs complices soient capables d’affronter leur responsabilités, (qui casse paie !) et pour qu’elles s’en sortent, elles ont besoin d’une structure compétente et adaptée pour prendre en charge leurs souffrances dans leur globalité. Dans ce contexte là, s’informer, vérifier au lieu de foncer tête baissée dès qu’une nouvelle association pointe son nez ,afin d’éviter ainsi des nouvelles déceptions et blessures, me parait tout à fait légitime. La confiance ne doit jamais être séparée du discernement. Parmi les victimes il n y a pas que celles qui ont pu sauvegarder leur foi. Moi je défends surtout celles qui ont donné leur vie à cette eglise en fondant leur amour pour elle sur l’estime, et pour qui est devenu impossible d’éprouver de l’estime à présent. Se méfier ne veut pas dire nier, mais être prudent. Il est bon de rester sur ses gardes tant qu’on n’a pas vu par soi-même les faits.

                Malheureusement je n’ai pas pu lire votre charte. A part quelques articles de presse où l’une de vous dit qu’elle a beaucoup changée depuis quelques années.. je ne trouve rien sur votre association. Dommage.

                Sinon, on peut être profondément croyant sans forcement passer par la Tradition Catholique et ses sacrements. Que vous ayez besoin de ce cadre particulier c’est votre affaire. De toute façon, que ce soient des « anticléricalises forcenées » ou des« pro-cléricalistes forcenées » le résultat est le même : dans les deux cas « aucun dialogue saint, constructif et objectif n’est possible. » Depuis que je viens sur ce forum je n’ai pas encore vu un seul débat constructif…

                • @lm, « Depuis que je viens sur ce forum je n’ai pas encore vu un seul débat constructif… ». Vous semblez être un brin masochiste si vous y revenez régulièrement. #Humour

                  ;-) Je dois l’être aussi puisque je vous réponds. Une chose est certaine à mon sens - que l’on soit en Eglise ou non -, l’accompagnement des victimes de l’institution (dont je suis) nécessite des interlocuteurs indépendants, non seulement formés spirituellement et humainement mais qui connaissent aussi les rouages internes de l’Eglise.

                  L’écoute est une chose, la compréhension en est une autre.

                  Toute association d’aide doit faire appel à des témoins directs d’abus (spirituels, psychologiques, matériels ou sexuels) sans quoi l’accueil et l’écoute sera un pansement de plus sur une plaie restée ouverte. Ecouter sans avoir expérimenté la trahison de l’Eglise sur bien des domaines ; la défiance, l’inertie et la lâcheté de certains clercs ou prélats ; les abus/ crimes de certains Responsables de communautés (essentiellement nouvelles) protégés trop longtemps par le Vatican est réducteur et dangereux. Cela peut heurter les victimes ou les inciter à la révolte. Je le comprends. La véritable empathie nécessite une expérience de vie, une Justice trop souvent galvaudée tant sur le plan civil qu’ecclésiastique, une reconnaissance et une réparation si les faits sont avérés.

                  En cela, l’ouvrage intitulé « Les risques de la vie religieuse » de Dom Dysmas de LASSUS (prieur de la Grande Chartreuse) et de ses collaborateurs, est essentiel pour l’accompagnement de certaines victimes. D’autres ouvrages sont très éclairants bien sûr. Tout dépend du parcours de chacun et du discernement apposé.

                  Espérons que cette association puisse faire un vrai travail de discernement, non pas uniquement au service de l’institution mais au service des victimes de cette institution en premier lieu. Là est la charité. Que Dieu accompagne chacun et chacune dans ce devoir de Vérité et de Charité.

              • Bonjour Isabelle

                Merci de ne pas raconter n’importe quoi. Je ne suis pas anti cléricale (et non anticléricaliste), simplement prudente au regard des situations de récupération et d’instrumentalisation des victimes. J’ai pleinement soutenu Pierre Vignon qui est prêtre, comme je soutiens Gabriel Ringlet et Charles Morerod qui sont également membres du clergé. Se sont leurs actes sur ces sujets douloureux qui m’ont donné confiance. Les belles paroles, les intentions ne suffisent pas face à la gravité des crimes perpétrés. Les victimes de viols et d’abus sexuels prennent perpète. Et ça les suit jusqu’à leur dernier souffle. Je suis malheureusement bien placée pour le savoir. Donc autant pouvoir faire confiance. Et la confiance n’est possible que si des actes forts, une absence d’ambiguïté s’opèrent. Sinon, c’est passer d’un abus, d’un viol à l’autre.

                Se prétendre indépendant des diocèses et du clergé avec un évêque en lien familial, ce n’est pas précisément ce qui s’appelle de l’indépendance. Et le milieu versaillais si observant et si cloisonné n’est pas précisément non plus, particulièrement distancé d’avec le monde clérical. Ce serait plutôt le contraire. Alors on pourrait espérer que ce soit une proximité d’avec un clergé progressiste, donc un peu plus ouvert sur ces questions. Mais là encore, c’est plutôt vers le clergé le plus obtus et le plus réfractaire sur ces sujets que se situe le milieu des croyants versaillais. Ca fait beaucoup d’obstacles à la compréhension et à l’aide réelle des victimes.

                On peut toujours croire au miracle, mais ça ne dispense pas d’une certaine prudence.

                • Je connais bon nombre de personnes victimes de l’institution - dont je suis - qui n’ont trouvé aucun soutien, discernement ou conseil auprès d’un Clergé dit « progressiste », bien au contraire.

                  L’accompagnement des personnes en souffrance, blessées ou trahies par certains membres de l’Eglise nécessite une qualité d’écoute et une relecture à la lumière du Christ. Cela suppose d’avoir une vie spirituelle très ancrée ainsi qu’un respect du cheminement de chacun (qui peut passer par un rejet de l’Eglise).

                  Rares sont les prêtres, archevêques ou cardinaux progressistes à pouvoir accompagner spirituellement et humainement des personnes blessées par l’institution. Au contraire, certains - directement concernés par des déviances graves au sein de leur diocèse - ont même sollicité mon aide pour discerner et gérer les crises et problématiques. Surréaliste lorsqu’on y pense !

                  Il y a fort heureusement, au sein du monde religieux plus traditionnel, des prêtres ou religieux nettement plus formés car priants et respectueux du fort interne. Chacun son choix mais, en terme de crédibilité et d’authenticité, le mien est fait depuis belle lurette.

                  • Bonjour Isabelle, Votre point de vue est respectable, mais ca reste une expérience de vie comme une autre, ce n’est pas la Vérité. Chaque personne représente Dieu et le monde selon son milieu de vie. Vous aimez peutetre des fraises, moi j’aime des baies d’argousier. Vous trouvez du réconfort auprès des traditionalistes, moi je choisi de ne plus laisser ma vie dépendre des vérités qui sont aux mains d’autres personnes. C’est à chacun de trouver son chemin et c’est bien ainsi, vous ne trouvez-pas ? ;-) Cordialement

                    • Bonsoir lm,

                      Bien, ce sera ma dernière intervention au sujet de la création de cette association versaillaise d’aide aux victimes.

                      Mon dernier message faisait écho aux affirmations plus que discutables de Françoise sur le côté soit-disant « obtus et réfractaire » des membres du clergé de ce diocèse et ses jugements arbitraires sur le milieu Versaillais « si observant et si cloisonné » (sic !).

                      S’il y a bien une notion de fermeture, d’étiquetage et de cloisonnement, c’est plutôt dans ce genre de propos truffés d’idées reçues et de raccourcis étriqués.

                      D’autre part, mes convictions, forgées sur une assez longue expérience personnelle, n’engagent que moi. Comme écrit précédemment : « Chacun son choix ! ». Vous aviez donc déjà la réponse à votre question. Bonne soirée.

            • Bonjour Madame

              Je découvre votre message aujourd’hui. Je vous réponds donc un peu tardivement Si vous ne voyez pas en quoi la parenté cléricale par alliance vous rendra moins libre, je n’ai pas l’impression que vous vous rendez compte que des victimes du clergé s’adresseront en confiance plus facilement à une association non directement reliée à l’institution plutôt qu’à une asso en lien avec un évêque. Certes, il y a des exceptions, notamment en Suisse où Mgr Morerod travaille aux côtés des victimes et n’hésite pas à véritablement mettre en cause et en question l’institution vis à vis des crimes cléricaux. Mais on est loin, très loin de cette configuration en France du côté des évêques. Tant dans le discours que dans les actes. C’est plutôt l’hypocrisie, le déni et l’application stricte de la politique décidée par Paul VI depuis 1965 à ce sujet, politique jamais remise en cause ni même expliquée aux croyants en refusant d’évoquer les internements de prêtres pédophiles et les traitements tentés par l’institut du Paraclet dans différents centres dont un en France. La charte constitue dans une association, le désir initial de l’association. On peut y mettre tout et son contraire. Après il y a l’application concrète. Qui peut différer légèrement, notamment du fait du contexte.

              Désolée pour la méprise sur votre homonyme. Peut-être une autre parenté ?

              Bonne continuation. Cordialement

              Françoise

      • Bonjour Louise,

        Allez lire les derniers articles du Figaro sur ces associations et tapez ensuite les noms des principaux représentants de l’asso lyonnaise dans votre moteur de recherche préféré. Vous trouverez des liens rapidement entre l’association et la Communauté de l’Emmanuel. Après, tirez les conclusions qui s’imposent à vous. J’ai essayé de vous répondre l’autre jour suite à votre demande mais le message n’a pas été publié. Donc je vous laisse faire vous-même les connexions et en tirer les leçons. Personnellement, je suis extrêmement dubitative vis à vis de ces créations associatives. J’aimerais me tromper mais j’y vois plus une démarche de récupération du monde catho identitaire. C’est le ressenti que j’en ai pour le moment en tout cas, au regard des éléments que je peux glaner et lire. A charge pour ces assos de donner des preuves qui me détrompent complètement (ce qui me ferait très plaisir) et réellement, apportent un mieux-être et une réelle aide aux victimes.