Décès de Jacques Marin, prêtre aux multiples victimes

Mardi 15 octobre 2019

Cet ancien prêtre-ouvrier, qui eut un immense rayonnement au sein du Renouveau charismatique, est décédé le samedi 12 octobre à l’âge de 90 ans. Il laisse derrière lui au moins une douzaine de victimes d’agressions sexuelles.

Céline Hoyeau, le 14/10/2019

Après trente ans comme prêtre-ouvrier, le père Jacques Marin s’était mis au service de la communauté des Béatitudes où il prêchait des retraites et accompagnait des fidèles. Ce prédicateur du Renouveau charismatique était aussi, jusqu’en 2013, le prêtre garant du charisme de la communauté du Verbe de Vie, dont il avait accompagné la naissance. L’Emmanuel l’invitait également l’été à ses sessions de Paray-le-Monial. Décédé samedi 12 octobre à Châlons-en-Champagne, à l’âge de 90 ans, Jacques Marin ne recevra pourtant pas les hommages rendus aux grandes figures spirituelles.

Il s’est en effet rendu coupable pendant des années « d’abus multiples dans le cadre de la confession », révèle l’équipe épiscopale de la Mission de France dont il était membre, dans un communiqué informant de son décès. Le texte précise que des plaintes reçues à son encontre avaient conduit à un procès canonique (1) au terme duquel le ministère de la confession lui avait été retiré. La sentence, prononcée dans un décret du 20 mai 2016, avait été communiquée aux seules victimes à l’époque.

Suite de l’article sur le site de La Croix

Vos réactions

  • Sophie 5 novembre 2019 21:01

    De nombreux responsables de l’Emmanuel, des Béatitudes, du Verbe de Vie, connaissaient les pratiques peu recommandables du Père Jacques Marin et ils le couvraient car il faisait venir du monde, galvanisait son auditoire, servait la cause charismatique en perte de vitesse. La responsabilité de sa chute revient autant à ces responsables qu’au Père Jacques Marin lui même.

    • Si cela est le cas, et si il n’ y a pas eu de victime supplémentaire de par cette attitude, ces responsables ont probablement retardé et rendu impossible pour cause de décès la survenue d’ un procès, ce qui est préjudiciable pour les victimes. Les victimes se pensant seules à être abusées, par un prêtre porté aux nues, ont probablement eu plus de mal à porter plainte en justice, quand elles n’ ont pas été découragés par des discours sur la nécessité de pardon. Dans une autre affaire, nous apprenons aujourd’hui que les père Marie-Dominique Philippe et Thomas Philippe ont pu construire des communautés alors qu’ ils avaient déjà été condamné en 1956 et 1957 pour abus et complicité d’abus et que dans la communauté st Jean, 27 frères ont été à leur tour abuseurs. Comment est ce possible dans l’ Église du Christ Agapé ?

      • Tout est possible dans l’Eglise du Christ , Claire, le pire comme le meilleur Et comme le disait st THOMAS d’Aquin la dégradation du meilleur devient ce qu’il y a de pire…… Quant à la condamnation du père MD PHILIPPE j’aimerais en savoir un peu plus sur cette condamnation, car je découvre l’article comme vous. J’avoue ne pas du tout avoir confiance en la parole des frères de st Jean actuels et donc j’aimerais juger par moi même en lisant le texte en question. D’autre part, en manière du justice canonique je suis aussi extrêmement méfiante, lorsque je vois comment les choses sont jugées par l’Eglise. J’ai davantage confiance en la justice civile.

    • Décès de Jacques Marin, prêtre aux multiples victimes 6 novembre 2019 10:24, par Françoise

      Bonjour Sophie

      Il y a effectivement plusieurs niveaux de responsabilité criminelle dans cette affaire. Mais ce qui réellement pose problème, c’est que ces pratiques criminelles sont au cœur non seulement des communautés dérivantes sectaires mais du clergé. Ce n’est pas un crime qui ne concernerait que ces groupes dérivants sectaires. C’est un crime qui concerne l’ensemble du monde clérical.

      Il me semble que tant qu’on abordera pas la sacralisation cléricale jusque dans la sexualité (qui selon le clergé ne peut donc être réprimée ni punie au plan judiciaire puisque définie comme sacrée), on continuera d’empiler des témoignages de jeunes et moins jeunes abusés, violés par des clercs et des procès et des situations dramatiques. Ce qui n’a jamais été mis en cause ni en question au plan clérical est la dimension de contrôle et de domination physique, psychique, spirituelle et affective d’un clergé ou autorité considérée comme un clergé sur le reste des croyants.

      Le fait qu’un clergé puisse sans opposition, se rendre maître totalement et y compris au plan sexuel d’enfants, d’ados, d’adultes, devrait sérieusement interroger sur la volonté de contrôle totalitaire des individus, qui dépasse de très très loin la foi ou la transmission de la Parole de Dieu. Et qui constitue en réalité, l’origine de ces crimes.

      Comment un homme, une femme se réclamant de Dieu, peut vouloir complètement contrôler, dominer jusque dans son intimité un autre être humain, de préférence vulnérable ou rendu vulnérable du fait de failles personnelles, familiales, de handicap physique ou mental ou d’approches spirituelles complètement déviantes ?

      Et comment tout un clergé s’organise pour justifier ce type d’emprise totalitaire et criminelle ou du moins, protéger le plus possible ces pratiques criminelles ?

      Je crois que j’avais abordé un thème qui reste profondément tabou mais qu’il faudra je pense aborder très rapidement maintenant : celui de la sexualité sacrée.

      Et dans le cas d’espèce, il s’agit de sexualité sacrée masculine. C’est important de le préciser parce que là encore, il s’agit de poser sur la sexualité en général, l’idée que du simple fait qu’elle relève d’un homme religieux, la sexualité est sacrée, donc sainte, donc non criminelle.

      C’est du moins comme cela que notre clergé catholique romain voit les choses et c’est au nom de cette sexualité sacrée masculine qu’il autorise et protège les clercs et assimilés qui violent, abusent enfants, jeunes, femmes.

      Le prêtre est un homme jusqu’à présent, jamais une femme et vous savez pourquoi ? Parce que nous autres femmes avons des règles qui nous rendent aux yeux des hommes religieux, impures. Donc inaptes à célébrer l’eucharistie, à donner la Parole de Dieu. Les règles des femmes symbolisent (et on ne le dit jamais ou presque au sein de notre catholicisme alors que ça devrait être su) le péché originel. En effet, le clergé considère depuis l’époque juive, que seule Eve est pécheresse puisque c’est elle qui a mangé la pomme du serpent et l’a ensuite donné à Adam. C’est donc elle la principale responsable du péché originel selon le clergé. Le sang des règles est vu par le clergé comme le meurtre d’Adam. C’est pour ça que le clergé catholique romain refuse la prêtrise aux femmes et toute forme d’égalité hiérarchique au plan clérical.

      Dans le judaïsme traditionnel c’est pire puisque les femmes doivent chaque mois, à cause de leurs règles, se purifier dans un bain rituel durant une semaine. Et éviter de toucher les hommes comme la nourriture que les hommes doivent consommer. De la même façon, la sexualité dans le judaïsme traditionnel doit se faire à travers un drap pour ne pas polluer, salir l’homme, par définition, pur, alors que la femme est impure. La première prière de la journée d’un juif religieux est de remercier Dieu de ne pas l’avoir fait femme.

      Du fait de ces considérations, la femme est infériorisée par le clergé décideur toujours masculin. Le clergé féminin est toujours subalterne et toujours soumis et au service du clergé masculin. Et une femme par extension selon le clergé masculin doit être soumise sexuellement. Le clergé a toute autorité puisque à l’inverse des femmes, il est pur et sacré. Sa sexualité est donc pure et sacrée par définition.

      Vous voyez ainsi où se situe le problème originel. Les clercs se définissent parce qu’hommes et engagés au plan clérical comme purs et sacrés. Tout ce qu’ils accomplissent au nom de Dieu est donc selon eux, pur et sacré. Leur sexualité s’ils en ont une est donc aussi pure et sacrée comme ils se voient eux. La hiérarchie cléricale ne cesse de le leur répéter. C’est comme un mantra et s’il y a beaucoup de non-dits aussi sur ce sujet, c’est quelque chose que chaque homme engagé au plan clérical sait très rapidement durant sa formation. Et il sait qu’il sera toujours protégé par la hiérarchie par rapport à cela. Qu’il peut donc tout se permettre.

      Chaque clerc sait que la justice pénale ne concerne pas le clergé. Le clergé n’a de comptes à rendre que face à Dieu. Et Dieu est tellement instrumentalisé par le clergé, tellement réduit à l’état de marionnette à qui l’on fait dire tout et n’importe quoi au nom des intérêts cléricaux, qu’en réalité, le clergé considère son pouvoir comme sans limites.

      Comment, dans un tel cadre, dans un tel no-limites, un clerc peut ne pas dériver ? A partir du moment où cet homme est persuadé d’incarner un demi-dieu qui peut tout se permettre au nom de Dieu et qui au nom de cet état de demi-dieu sera toujours protégé par sa hiérarchie, comment voulez-vous que ça n’aboutisse pas à des crimes dont des crimes sexuels ?

      Ce qu’il faudra aborder de façon directe et franche et nette, c’est tout cela. C’est déjà refuser que le prêtre, que le clergé se définisse comme sacré ou à part de la société civile. Il doit relever de la même justice pénale, des mêmes droits et des mêmes devoirs. Sa dimension cléricale ne doit pas en faire un hors la loi. Ni un demi-dieu, ni un être qui peut tout se permettre envers un autre humain.

      Tant que le clergé sera vu comme un groupe de demi-dieux qui ont reçu une onction particulière et dont paroles et agissements ne peuvent venir que de Dieu, nous continuerons de voir affluer des victimes de ce clergé.

      Le clergé ne voudra jamais changer ce no-limites. Il y trouve trop d’intérêts. Trop de confort. C’est à nous les croyants et croyantes à le contraindre à changer et à se soumettre aux lois pénales et au fonctionnement social classique.

      Tant que nous lui accordons la liberté de contrôler complètement des individus et aussi de relever d’une justice pénale différente de celle qui vaut pour tout le monde, ces crimes continueront et pire, continueront d’entretenir le mythe d’une sexualité cléricale sacrée et intouchable.

      Donc par extension, tout crime sexuel commis par un homme disposant d’une autorité, restera quelque chose de « normal » socialement.

      Or un crime sexuel n’est pas acceptable. Quel qu’il soit et quel que soit son auteur. Un crime reste un crime. Qui doit relever de la même justice pénale pour tous. Et ne pas être correctionnalisé, c’est à dire ne pas devenir un simple délit. Le délit, c’est pour les voleurs de pommes. Le crime est relié au fait qu’une personne porte atteinte à l’intégrité physique, psychique, sexuelle, affective d’une autre. Quand on viole, abuse sexuellement d’une personne, on porte atteinte à son intégrité, à sa dignité, à son intimité, à son identité. C’est très grave. Ca ne peut pas être vu comme une broutille ni comme un vol.

      Que l’auteur soit un membre du clergé devrait constituer un facteur aggravant. Car de par sa formation, de par ses études religieuses, logiquement, un clerc devrait au contraire, prendre la mesure de ce qu’est le respect de l’intégrité et le respect de l’autre autant que de soi. Ce qui n’est hélas que très rarement le cas. Pourquoi ? Parce que le clergé se définit beaucoup plus dans le contrôle et la domination totalitaire finalement, que dans l’Amour Inconditionnel venant de Dieu.

      Et c’est bien là où le bât blesse.

      Marin comme ses collègues a été formé à se croire supérieur aux autres. Et à considérer sa sexualité comme sacrée parce que clerc masculin. C’est une croyance chevillée au corps clérical depuis les débuts de l’institution cléricale catholique romaine.

      Et le pire, c’est que la population a accepté ça. Au départ par la terreur et la force (du fait d’un pouvoir politique monarchique). Et plus tard, la population a accepté cela parce que l’on a toujours vu cela comme ça et qu’aucun gouvernement ou presque, n’a remis cela en cause et en question. Et qu’on retrouve cette croyance de sexualité, dans tous les corps institutionnels civils, militaires, religieux. Là où il y autorité masculine majoritaire, le viol, l’abus sexuel sont vus comme « inévitables et acceptables » d’une certaine façon. Ce n’est pas explicitement dit. Mais tout le monde le sait. Ca traverse l’inconscient collectif depuis des générations et des siècles.

      Est-ce que vraiment nous voulons continuer à fonctionner comme cela ? Non, bien sûr. Alors il va falloir destituer le clergé de cette croyance et de ce qu’il considère comme étant un privilège et un statut de demi-dieu. Lui ne le fera jamais. Son pouvoir repose sur l’abus, sur le crime en partie. La domination cléricale est par définition totalitaire. Donc elle englobe le crime sexuel et le pouvoir clérical est lié pour partie au crime sexuel. Ca ne diffère pas d’une autorité masculine dans la société civile. A partir du moment où un pouvoir n’est pas partagé pleinement et où la domination masculine est majoritaire, vous pouvez remarquer que le viol, l’abus sexuel sont inscrits comme quelque chose de normal et d’acceptable.

      Et c’est cela aussi qui est choquant et qui doit changer. Le corps humain est soit disant sacré, temple divin. Mais alors pourquoi y aurait-il des hommes qui pourraient en violer, abuser d’autres et ne seraient jamais punis pour cela, simplement parce qu’ils relèvent du clergé ? Cela voudrait-il dire que Dieu est favorable au viol, à l’abus sexuel ? Ca paraît quand même complètement tordu en terme de raisonnement, non ?

      Et pourtant, c’est quelque part le raisonnement que tient le clergé. Comme tout criminel sexuel disposant d’une autorité. Qu’elle soit familiale, professionnelle. Et c’est encore plus fort quand le criminel est un homme.

      Et c’est plus fort parce que l’homme se construit toujours sur l’idée que son sperme, sa sexualité est sacrée. Alors que la femme qui a ses règles sera toujours impure. C’est cela qu’il faudra également déconstruire comme mythe, comme croyance pour que les choses changent.

      La sexualité est sacrée pour tous et toutes du moment qu’il y a deux personnes adultes et amour véritable, respect de soi et de l’autre et consentement mutuel. Ce n’est pas une question de genre. Les règles des femmes ne les rendent pas impures du tout. Les règles manifestent simplement qu’elles peuvent éventuellement devenir mères et que ce sang peut servir à nourrir un embryon puis un foetus. Il faut sortir de l’idée que les règles c’est sale, c’est impur, ça mérite que les femmes courbent l’échine et la tête et se complexent vis à vis des hommes. Quel Dieu Amour peut considérer que les femmes sont inférieures aux hommes parce qu’elles ont 8 jours par mois une perte de sang ? Arrêtons ces bêtises . Le sperme d’un homme n’est en rien divin. Le sperme ne confère en rien aux hommes un pouvoir supérieur. Arrêtons ces bêtises. L’onction divine, Dieu la donne aux hommes, aux femmes, aux enfants, aux vieillards de façon égale. Il ne fait pas de distinction ni de hiérarchie.

      A partir de là, sortons d’une espèce de soumission comme quoi un clergé est sacré, que des hommes sont des demis dieux. Cessons de les entretenir comme tels. Et alors nous pourrons avoir une société un peu plus respectueuse et un peu moins criminelle.

  • Antoine 4 novembre 2019 01:36

    Gâchis, écœurement, vanité, désolation. Voilà une fin bien piètre pour un homme qui a goûter au poison de la gloriole. Le spiritualisme voilà le coupable !!! pour moi le père Marin à été celui qui m’a appris la prière et fait découvrir l’évangile. Mais aujourd’hui force et de constater que derrière cela un autre homme voulait vivre autrement. le piège certainement d’une institution séculaire, d’une éducation, de choix et d’illusions. Oui paix à son âme, mais surtout paix à toutes celles qui ont été meurtris par sa déviance et ses actes qui lui appartiennent. Quelle tristesse tout cela ! et quel déni pour certains, sans parler des propos effarant d’un certain AGAPE ! consternant !

    • « Mais aujourd’hui force et de constater que derrière cela un autre homme voulait vivre autrement » Qui a constaté quoi exactement ? Vous avez constaté quelque chose ? Quelles preuves de sa culpabilité ont été constatées ? Qui a t’il d’effarant dans mes propos ? Je dis que comme tout justifiables les prêtres et les religieux ont droit à la présomption d’innocence et au bénéfice du doute par rapport à des accusations d’abus sexuels et que donc lorsqu’il y a accusations ils ne sont pas d’emblée coupables…..

      • Bonjour Agapé, vous réclamez des précisions, mais lorsque les victimes qui se sont manifestées sont plus d’une dizaine, lorsque leur témoignage est précis (mains posées sur les seins, sur le sexe), nous pouvons légitimement leur accorder du crédit. Bien sûr un procès aurait été préférable, il a fallut tant de temps pour que les victimes puissent parler et se faire entendre. J’ai dû mal à comprendre votre position. Faire la vérité est nécessaire, et les victimes n’ont aucun bénéfice secondaire à s’ exposer en relatant des faits mensongers. C’est pour elles un chemin de vie de parler enfin. Ce n’ est pas être déloyal vis à vis des proches de Jacques Marin, vis à vis de ceux qui l’ ont aimé et ont reçu de lui, y compris une aide spirituelle ou humaine, de le reconnaitre.

        • Bonjour Claire, Afin de vous répondre j’ai consulté des définitions du terme « crédible ». Je lis :« Qui peut être cru, qui est vraisemblable… » Et comme synonyme de ce terme je trouve« plausible, vraisemblable, fiable…. » Est ce que cette crédibilité, ce caractère plausible et vraisemblable suffit pour déclarer quelqu’un de coupable ? Ce terme laisse une connotation d’incertitude. Et lorsqu’il y a une part d’incertitude, peut on décemment affirmer que quelqu’un est coupable ? En tout cas, le droit français donne toujours le bénéfice du doute à l’accusé. Evidemment un témoignage est important et doit être pris en compte, mais à mon sens il ne suffit pas. Et le nombre de témoignages n’est pas non plus une preuve de culpabilité. Il y a de nombreux exemples dans l’histoire, où des personnes qui avaient lancé des accusations en donnant des détails très précis ont reconnu par la suite avoir menti. Je vous invite à regarder le film « Les risques du métier » qui raconte, un fait réel : celui d’un instituteur accusé à tort de viol et d’abus sexuels sur un groupe d’adolescente de sa classe. La première, amoureuse de lui, avait fait croire à une agression sexuelle pour se venger de l’instituteur qui avait refusé ses avances. Apprenant que l’instituteur était en garde à vue, suite à ces accusations, une seconde jeune fille, enceinte d’un employé agricole travaillant pour son père a accusé l’instituteur de l’avoir violée ( ce qui justifiait sa grossesse). Apprenant cela, de très nombreuses autres élèves ont accusé ce malheureux, d’abus sexuel, parce qu’elles voulaient elles aussi, qu« il leur arrive quelque chose »( Je les cite). On pouvait dire, là aussi, que la parole s’était libérée, mais cette parole était mensongère. Cet instituteur a été emprisonné, son nom a été sali dans les journaux. Il a m^me failli avouer un crime qu’il n’avait pas commis, épuisé par ce lynchage. Si on s’en était tenu à ces témoignages déclarés « poignants » qui exprimaient une « immense souffrance » disait les journaux, il serait certainement resté derrière les barreaux. Vous dites « Bien sûr un procès aurait été préférable ». Je ne dirai pas procès, mais d’abord enquêté judiciaire. Car le procès, il se fait( malheureusement) il est avant tout médiatique et s’adresse à l’opinion publique. Ce procès se fait sans que l’on entende jamais, le parti de la défense et le point de vue de l’accusé. L’enquête judiciaire, n’est pas « préférable », elle est incontournable et indispensable pour révéler la culpabilité de quelqu’un. Accuser quelqu’un de viols ou d’abus sexuels est une chose trop grave pour qu’on le fasse en faisant l’impasse sur l’enquête judiciaire. L’éluder et médiatiser ce qu’on appelle « des révélations » sans enquête est tout bonnement scandaleux. Et aujourd’hui on se permet de juger des morts pour des faits remontant à plus de 30 ans pas dans le cadre d’une enquête judiciaire ( car c’est totalement illégal), mais dans le cadre de "commissions’. Comment peut on mener de telles procédures alors que l’on sait qu’il n’y aura pas d’entretien contradictoire ( à moins de faire parler les morts !!!!) J’ai appris que le père FINET, mort, je crois à dans les année 80, va faire l’objet d’une telle commission suite à de récentes accusations d’abus sexuel. Je crois que nous prenons hélas le chemin des Etats Unis, la fameuse affaire des abus sexuels de PHILADELPHIE a été faite avec des accusés dont une grandes partie étaient décédés ( et une grande partie des plaignants aussi d’ailleurs). Il me faudrait encore beaucoup de temps pour vous répondre. En tout cas, merci d’exprimer votre désaccord comme vous le faites, sans me faire de procès d’intention et sans diaboliser ma démarche. J’apprécie !

          • Quand aucune preuve n’est possible, il reste, même devant les tribunaux, la « conviction profonde ». Et lorsque j’écoute en particulier la victime prénommée Caroline, cette conviction que les abus ont existé est pour moi forte.

          • En ce qui concerne Jacques Marin, de plus, Agapé, l’ enquête était en cours et le décès de Jacques Marin est une source de déception pour les victimes qui attendaient cette confrontation, ces explications, une demande de pardon peut être. Excepté de façon très exeptionnelle, à 50 ans, on affabule pas sur ces événements là. C’est trop difficile, trop coûteux psychologiquement et financièrement. Et c’est bien que les victimes parlent, même après le décès de l’ agresseur.

            • Quelle enquête Claire ? Parlez vous d’une enquête judiciaire ? Je ne crois pas du tout qu’il n’est pas possible de d’affabuler après 50 ans , ce n’est pas une question d’age. La mythomanie est une maladie qui touche tous les ages. D’ailleurs je me méfie des théories sur les ages en cette matière, après l’affaire d’Outreau les psychiatres ont cessé ( et Ségolène Royal aussi) de dire que les enfants ne pouvaient pas mentir. Voilà ce que je pense des témoignages en général( et là je ne parle pas forcément des plaignantes du père MARIN) ; Certains témoignages sont véridiques, ils évoquent des faits d’abus ou d’agressions qui se sont réellement déroulés. Le fait de les évoquer est un moyen pour la victime d’affirmer une première distance avec son agresseur, de sortir d’un pacte de honte. D’autres témoignages ne sont pas forcément des mensonges, la personne peut avoir réellement souffert mais confond des éléments justement en raison de cette souffrance. Ce qui fait que leur témoignage peut être très fort et donner des frissons, parce qu’en fait les personnes sont sincères. D’autre part, des personnes très fragiles peuvent vivre avec leur père spirituel des situations de transfert . Et dans ce cas, ces témoignages peuvent être un moyen de garder un lien avec lui. D’autre part, être victime pour certaines peut être un moyen d’être reconnues médiatiquement. Vous souvenez vous de cette femme, qui avait affolé les médias en faisant croire qu’elle avait été victime d’agression antisémite dans un train ?Elle avait volontairement déchiré ses vêtements et inscrit des propos antisémites. Confrontée aux vidéo de la gare, elle avait reconnu avoir menti et sa famille a expliqué qu’elle souffrait de mythomanie. Je ne dis pas que les plaignantes du père MARIN sont dans ce cas et que ce sont des affabulatrices et des menteuses. Je veux dire que tout enquêteur sérieux a en tête ces hypothèses d’affabulation pour rester objectif dans la procédure et non réagir seulement dans l’émotion. Cela n’empêche pas qu’il doit aussi envisager la culpabilité de la personne accusée et prendre tous les moyens pour vérifier les choses. Donc je n’ai jamais dit qu’il fallait considérer le père MARIN est innocent des crimes dont on l’accuse. Je dis seulement qu’en l’absence des conclusions d’une enquête judiciaire on doit s’abstenir de le condamner médiatiquement et respecter sa présomption d’innocence. Ce que l’on n’a certainement pas fait pour lui et tant d’autres et c’est cela qui m’indigne non les témoignages.

  • 30 octobre 2019 01:08

    Que de réactions faussées par « l’affectivité » débridée de ce prêtre en confession ! Un prédicateur éminemment charismatique sans aucun garde-fous ni cadre ecclésial sérieux.

    On omet radicalement son manque de discernement spirituel puisqu’il était, de façon croissante, sous l’emprise d’un couple de « fondateurs » déviants et particulièrement dangereux.

    Trahison du secret de confession ; manipulation des consciences téléguidée par des « Gourous » avérés ; régulièrement envoyé comme dernier recours face aux engagés (ou adeptes) qui voulaient sortir d’une communauté charismatique aux déviances sectaires largement reconnues par l’Eglise après de multiples plaintes.

    Oui, ce prêtre aura fait des dégâts considérables car il n’y avait aucune hiérarchie saine pour le canaliser et le rappeler à l’ordre.

    Quant au « Charisme de guérison », cela je l’ai vu voilà plus de vingt ans et je l’ai même reconnu devant un évêque chargé d’une enquête canonique. Seulement un tel charisme n’est pas un don. Or le Père Marin, manipulé car fragile psychologiquement, se l’est approprié à des fins purement humaines et non spirituelles. Au fil du temps, la grâce a fait défaut jusqu’à s’éteindre.

    On ne s’approprie pas un charisme. La crainte de Dieu doit prévaloir en toute chose. Lorsque l’on recherche le pouvoir et la Gloire humaine, Dieu se retire et son Esprit Saint nous fuit.

    Ce fut le cas avec ce prêtre qui a gravement pêché par orgueil et manque d’obéissance.

    Que Dieu lui pardonne toutes les victimes et les vocations blessées, trahies. Car, in fine, il est lui aussi l’une des principales victimes du pseudo renouveau charismatique issu du protestantisme évangélique.

    Je prie pour lui et pour ses victimes.

    • Les articles de presse et les médias , évoquent des attouchements sexuels…….L’affectivité n’est pas de l’attouchement sexuel. Et ce n’est pas une faute morale ni un délit. C’est pour de l’affectivité qu’on salit ainsi la mémoire de ce prêtre.? C’est pire qu’au 19 eme siècle. Faut il que les prêtres reçoivent leurs ouailles derrière une armure et refusent tout contact physique , pour éviter toute accusation ? Car toute accusation d’un prêtre étant aujourd’hui interprétée comme culpabilité , la vie d’un prêtre ou d’un religieux peut être aujourd’hui brisée en raisons de gestes d’affection. Cela fait peur ! Et on s’étonne de la baisse des vocations ! Franchement qui peut avoir envie d’être prêtre aujourd’hui en entendant cela ?

      • À Agape,

        Soit vous êtes d’une mauvaise foi abyssale, soit vous devriez changer de prisme de lecture concernant le Père Marin. Un sujet que visiblement vous ne maîtrisez absolument pas !

        Vous n’avez aucune connaissance du fonctionnement d’une communauté dérivante et vous osez parler de « salir la mémoire » d’un Prêtre qui a largement contribué à de sérieuses dérives sectaires ?

        J’ai été au cœur du combat pour que la Vérité éclate au sein de l’Eglise. Un combat difficile et douloureux en raison de l’omerta mais avec, au final, la reconnaissance des déviances liées à un laxisme criminel au sein des instances ecclésiales. Et j’ai été aux premières loges concernant les dérives de ce prêtre ainsi que de celles d’un grand nombre de communautés dites « charismatiques ».

        A la fois complice et lâche, sans véritable discernement, il s’est illustré par de multiples abus non seulement physiques mais aussi spirituels et par la manipulation des consciences. Son statut de « Père spirituel » lui conférant une autorité abusive et exclusive sur les personnes.

        Votre défense d’un prêtre dont vous ne savez quasiment rien en fait, ajoutée à votre inculture évidente des réalités communautaires, est à la fois lamentable et pathétique.

        Cela dénote d’un profond déséquilibre dans une approche prudente et humble d’un sujet non maîtrisé ou bien d’une inversion accusatoire typique et d’une auto-défense personnelle suite à un traumatisme profond.

        Aucun respect des victimes et aucune légitimité pour les accuser de calomnies.

        Quoiqu’il en soit - et comme vous l’a signifié le fondateur de ce site il me semble - cela est grave. Par souci de Vérité et de Justice, je me devais de vous répondre, surtout pour les autres lecteurs de ce site.

        Ce sera ma dernière contribution sur « Le cas Marin ». Inutile d’épiloguer. Dieu seul jugera !

        • « Dieu jugera » dites vous, c’est pourtant vous qui vous permettez de juger depuis le début.., ce prêtre et ceux comme moi qui ne partagent pas votre avis……Vous vous positionnez en censeur et vous faites la liste des vices et pathologies de chacun……. Et ce n’est pas parce que vous êtes selon vous « au cœur de ce combat pour la Vérité » que ce que vous dites est vrai et que ce prêtre est coupable. Etre père spirituel, n’est pas un statut mais une vocation et une relation, et cela ne confère pas d’autorité abusive et exclusive sur les personnes. Ce qui donne une autorité abusive c’est le gout du pouvoir et le mépris des autres. La Vérité, vous n’en avez pas le monopole. Et méfiez vous des accusations abusives !

          • « Ce qui donne une autorité abusive c’est le gout du pouvoir et le mépris des autres ! » Bon, pour une fois nous sommes d’accord, Agape ! Ce mépris des autres(des victimes surtout) que vous véhiculez ici fait l’effet d’un pansement au sel mélangé à la moutarde sur une plaie béante.

            Au fait, vous voulez quoi au juste ? Des excuses collectives ? Que tout le monde, La Mission de France, ainsi que la Croix, les victimes et tous ceux qui ne sont pas englués dans le fanatisme comme vous, se confondent en excuses devant vous ? Qu’on vous disent que c’était une erreur de jugement, qu’on regrette du fond du cœur notre intension de tromper la société au sujet de ces faux saints -gourous ?

            Bravo à tous ceux qui ne tombe plus dans le piège en dialoguant avec vous, c’est franchement ahurissant.

      • Décès de Jacques Marin, prêtre aux multiples victimes 6 novembre 2019 10:56, par Françoise

        L’affectivité dans le Renouveau Charismatique est complètement dévoyée, manipulée à des fins de contrôle totalitaire dont le contrôle sexuel des personnes. Ca fait partie des bases du Renouveau Charismatique. C’est une religion de l’affectivité mise en scène et complètement dévoyée. Beaucoup de croyants en souffrance affective s’y laissent piéger en croyant mordicus qu’ils seront ainsi plus près de Dieu. Mais c’est une illusion. Qui les conduit à se mettre tout entiers sous la domination totalitaire et parfois sexuelle de clercs manipulateurs et pervers.

        Il s’agit au départ de manipulation mentale pour parvenir à faire croire que la sexualité d’un prêtre, d’un responsable communautaire est sacrée et que l’acte sexuel de ce prêtre, de ce responsable relève du divin et donc que la victime doit accepter cet acte sexuel comme s’il s’agissait de Dieu lui-même. Que dit le clerc à sa victime, à ses victimes ? Que son sperme est divin et qu’à travers lui, c’est le sperme de Dieu qui vient remplir la victime de grâces et de dons divers et variés. Le clerc criminel se divinise et divinise son sperme, sa sexualité. Et il le fait d’autant plus facilement qu’il a été éduqué selon le principe que sa fonction cléricale le met à part de la société et qu’il ne relève plus d’une quelconque justice pénale civile mais d’une justice divine. Autrement dit, qu’il n’a plus aucun compte à rendre en cas de dérives, de crimes. Il se voit et est entretenu comme omnipotent comme omniscient. La tentation de se rendre maître de nombre d’enfants, de femmes, d’hommes persuadés d’être face à une figure sainte, sacrée, est très forte. Marin est devenu une figure charismatique pour certaines communautés. Il avait une personnalité charismatique, il avait une certaine légitimité et proximité avec les croyants du fait d’avoir été prêtre-ouvrier ; et il a fini par croire qu’il était réellement un demi-dieu qui pouvait se permettre d’attenter à l’intégrité physique, sexuelle de différentes personnes sans que quiconque puisse s’opposer à cela. Il rapportait beaucoup d’argent et d’adeptes au clergé. Le clergé en retour protégeait Marin et lui permettait de vivre une sexualité sans limites. Le clergé a fait ça aussi avec Maciel et avec combien d’autres prêtres qui abusaient, violaient hommes, femmes, enfants ? Le clergé continue d’agir ainsi. Parce qu’il considère que le clergé masculin peut tout se permettre et que le crime sexuel n’en est pas vraiment un puisque le clergé a reçu une onction divine. Mais, parce que les victimes parlent, parce que la société civile ne veut plus que ces crimes passent sous silence et portent de plus en plus plainte contre le clergé, le clergé sent bien que le vent tourne et il est obligé peu à peu à sinon punir ses clercs criminels, au moins à les éloigner et à les mettre au vert jusqu’à leur mort, à ralentir les procédures judiciaires, ce qui a été fait pour Marin et ce qui est fait depuis des décennies par rapport à énormément de clercs criminels. Tout est fait en terme de système clérical pour que le moins de clercs possibles soient inquiétés au plan pénal et judiciaire.

        Marin est depuis longtemps poursuivi pour crimes sexuels. Ce n’est pas une procédure qui s’est enclenchée à son décès. Elle a été mise en place il y a des années et voilà des années que des victimes font le siège de différents évêchés pour que Marin soit jugé pour crimes sexuels. Hélas, il a été protégé par le clergé pour que ces procédures n’arrivent pas avant son décès. Différents évêques et diocèses ont permis cela. Par esprit de corps, et puis on ne tue pas la poule aux œufs d’or.

        C’est cela qui est reproché au clergé. D’avoir protégé un criminel sexuel et rendu la justice pénale inopérante avant son décès. Et ce qui est reproché à Marin n’est pas son affectivité mais des crimes sexuels.

  • agapé 29 octobre 2019 22:55

    « Un comportement affectif et relationnel corporel », c’est ce qui est reproché dans le décret qui retire au père MARIN la possibilité de confesser. Le décret considère cela comme une « erreur » qu’il est possible d’avoir pour l’exercice du charisme de guérison mais pas pour la confession. D’ailleurs si le droit de confesser lui a été retiré, je remarque que celui de la prière de guérison ne lui a pas été interdit. Le décret ne semble donc pas considérer les gestes du père MARIN comme étant de l’ordre de l’attouchement sexuel, sinon cela semblerait dire qu’il est possible de faire subir à quelqu’un des abus sexuels dans le cadre de la prière de guérison mais pas dans celui de la confession ( ce qui est totalement absurde). D’autre part pourquoi considérer comme « une erreur »le contact physique et l’affection ? Est ce que nous ne sommes pas là dans le puritanisme que j’évoquais plus haut , dans la méfiance par rapport à tout contact corporel ? Très paradoxalement, alors que nous vivons dans un monde à la sexualité débridée nous confondons la tendresse et l’érotisme…..C’est cela que je trouve très triste….

    .

  • Josette 29 octobre 2019 16:01

    J’aimerais honorer la mémoire du Père Jacques Marin qui par ses prières, son charisme de guérison, nous a beaucoup apportés, à moi à mon mari. Dieu se servait de lui pour aider les blessés par la vie, à aller mieux. Sans son intercession, nous nous serions séparés. Il priait beaucoup la Sainte Vierge, je suis sure que Dieu l’a accueilli dans son Sein, en pleine gloire. Merci Seigneur d’avoir mis sur ma route le Père Jacques et viens éclairer ceux qui le trainent dans la boue !!!!!!!!

  • 26 octobre 2019 13:42

    C’est assez surréaliste et triste à la fois, de voir des personnes telles qu’AGAPE, oser défendre un prêtre qu’elle ne connaît même pas.

    J’ai personnellement connu ce prêtre. J’ai vu (et subi) ses dérives graves en confession. Outre les gestes déplacés, les papouilles et caresses, il trahissait le for interne de ses ouailles et les manipulait.

    Depuis son décès, cette « vedette » du pseudo-renouveau charismatique voit son auréole écornée. Le voile se lève un peu.

    Encore tout récemment, un prêtre juge ecclésiastique m’a confirmé connaître personnellement une bonne demi-douzaine des victimes du Père Marin. Une Sœur dominicaine - qui elle aussi connaît le Dossier - m’a confirmé la gravité des faits qui lui sont reprochés.

    Bref, lorsque l’on ne connaît rien ou presque au cas d’un prêtre déviant, on la boucle et on respecte les victimes ! Agape a l’air d’une avocate du diable en lavant ipso facto ce prêtre de tous ses pêchés graves.

    Que Dieu, dans sa miséricorde, pardonne est une chose. Mais n’oublions jamais que Dieu est aussi JUSTICE !

    • Parce que tous ceux qui médiatisent ces accusations le connaissent évidemment……..

      • Il ne s’agit pas de « connaitre ». On parle des actes concrets, des délits même dont des personnes témoignent. Entre votre « connaissance » personnelle un peu abstraite, madame, et l’expérience concrète des attouchements physiques qu’a subi une victime il y a une légère différance…..

        • À lm, Bonjour.

          Je ne sais si vous vous adressez à moi en parlant de connaissance « un peu abstraite » du cas Jacques Marin mais bon, peu importe.

          J’ai « pratiqué » ce prêtre (pour employer un autre terme plus concret) pendant de nombreuses années au sein d’une communauté nouvelle pseudo-charismatique. Il était le confesseur exclusif des engagés.

          Rien à voir avec les multiples retraitants qui, ponctuellement, l’on côtoyé lors de retraites, sessions ou grands rassemblements. Il n’ont qu’une vision partielle, souvent illuminée ou affective du personnage à l’allure débonnaire.

          Quand on ne sait rien ou presque des dérives graves de certaines de ces communautés charismatiques où il prêchait et confessait - telle une Agape qui jette un voile pudique sur ses déviances sans rien connaître de l’intérieur d’une Vie communautaire semble-t-il - certains savent, expérimentalement, que le Père Marin n’avait rien d’un Saint et avait des comportements dérivants. Parfois graves.

          J’en ai personnellement fait les frais et ce à plusieurs reprises. Outre le fait de se coller physiquement à une pénitente et de la caresser (au bas mot), il était connu aussi par ses abus spirituels multiples (une autre forme de viol des consciences et de l’âme tout aussi grave sinon plus !).

          De multiples victimes - dont je suis - ont témoignés. L’édredon, soigneusement posé par certaines communautés charismatiques puissantes et malades ainsi que par la Mission de France à laquelle il appartenait, l’ont protégé jusqu’au bout.

          Non seulement le Père Marin n’avait pas la stature intellectuelle, l’équilibre, la sagesse et la droiture d’un vrai « Père spirituel » mais, en prime, il usait et abusait de son aura et de sa Gloire toute humaine pour jouir de privilèges et d’une quasi-impunité en confession.

          Son mépris ou dédain ouvertement affiché - et déclaré en interne - vis à vis de l’exemple des communautés dites anciennes ou traditionnelles ; ses critiques récurentes de l’episcopat Francais ; son refus d’obéissance lorsqu’il lui a été demandé d’arrêter de prêcher après une visite canonique, etc… en disent long sur l’orgueil spirituel dans lequel était tombé ce prêtre adulé par beaucoup trop de personnes de son vivant.

          Bref, seules les victimes (qui vont bien au-delà de la douzaine évoquées dans son procès canonique) savent, ont souffert et souffrent encore (en silence le plus souvent).

          Le respect des victimes est essentiel dans de tels cas graves d’abus physiques, psychologiques et spirituels avérés. Comprenne qui pourra.

          Bonne continuation à toutes et à tous !

    • « qu’AGAPE, oser défendre un prêtre qu’elle ne connaît même pas. » Qu’est ce qui vous permet de dire cela ? J’ai rencontré ce prêtre à plusieurs reprises et je connais des personnes qui l’ont côtoyé. Si je comprends bien, pour vous, seul ceux qui accusent connaissent vraiment ce prêtre, et les autres, n’ont que le droit de la « boucler ». Et comment se fait il que cette sœur dominicaine connaisse le dossier, alors qu’il y a un secret canonique que ni les juges ni les avocats ecclésiastiques n’ont le droit de divulguer ? Il leur est interdit ainsi qu’aux accusés de communiquer sur le contenu du dossier sous peine d’excommunication. Quant à la Justice divine,j’espère bien moi aussi ,qu’elle éclate le plus tôt possible !

  • agapé 18 octobre 2019 14:19

    Là où il est , le père Marin, n’a que faire des « hommages rendus aux grands spirituels », il est dans la communion divine et il partage sa gloire. Il a accompli son ministère par esprit de service et non pour la recherche des honneurs. Et la fin de sa vie aura surtout été un couronnement d’épine. Certains et certaines devront un jour rendre des compte pour cela…. Honte au journal « La Croix » et honte à la Mission de France ! Le décret qui est donné à lire dans les réseaux sociaux n’est pas une condamnation canonique pour abus sexuel. Alors pourquoi affirmer le contraire ?

    • Décès de Jacques Marin, prêtre aux multiples victimes 18 octobre 2019 20:49, par Xavier Léger

      Vous engagez votre responsabilité à travers vos propos, Agape.

      La simple prudence voudrait que vous preniez un minimum de recul et que vous vous exprimiez avec plus de retenue.

      Car si vous vous trompez, (SI VOUS VOUS TROMPEZ !!!) vous venez d’accuser des victimes, de leur cracher à la figure.

      C’est dans les victimes que se trouve le Christ. Vous n’avez aucune idée du calvaire qu’elles endurent depuis des années.

      Vous aussi, vous aurez un jour à rendre des comptes pour vos propos.

      • J’engage toujours ma responsabilité dans mes propos. Et vous, si vous vous trompez, vous avez accusé sans aucune prudence et sans un minimum de recul, un homme d’abus sexuel et sali sa mémoire.

      • Merci Xavier de défendre les victimes une énième fois ! J’ai moi même côtoyé Jacques Marin au Verbe de Vie durant quelques mois, toutes mes condoléances aux proches et à tous ceux qui ont appréciés ce prêtre.

        C’est que je voudrais dire concernant les propos d’Agape ; ils sont toujours aussi abusifs, certes, mais c’est une nécessité pour elle de se sentir en sécurité, protégée. Depuis des années Agape exprime sur ce site une solidarité extatique, même obsessionnelle pour les clercs fautifs. En la lisant j’avais fini par comprendre que cette forme de mépris envers ceux qui ne partagent pas son univers mental n’est rien d’autre que La Légitime Défense de sa part. Je lui conseillerait de lire la « Psychothérapie de Dieu » de Boris Cyrulnik, en espérant que cela (entre autre) puisse contribuer à une meilleure connaissance de soi et de l’autre.

        • J« ai lu le livre dont vous parlez et d’autres de l »auteur. Ce dernier comme tous les professionnels sérieux, s’est toujours méfié des analyses sauvages telles que les vôtres à mon égard. S’il est pathologique de penser que les prêtres, les religieux, autant que les autres, ont droit à la présomption d’innocence et au bénéfice du doute alors effectivement je vais très mal. S’il est pathologique d’être révolté en voyant que des mouvements d’Eglise comme la Mission de France, que des médias chrétiens ne sont pas capables de respecter ne serait ce qu’un temps de réserve au décès de quelqu’un, oui, effectivement, j’ai besoin d’une bonne camisole.

          • Décès de Jacques Marin, prêtre aux multiples victimes 19 octobre 2019 15:21, par Xavier Léger

            Le père Marin a eu le droit à la présomption d’innocence en son temps. Un peu trop, au goût des victimes qui n’ont pas obtenu justice de son vivant.

            Moi, je ne juge pas, je ne le connais pas, mais quand un journal comme La Croix - jadis peu enclins à délivrer ce type d’articles - s’engage, cela me semble crédible. Les témoignages doivent être suffisamment nombreux et forts.

            C’est important de respecter la liberté de la presse, vous ne croyez pas ?

            Quant à la présomption d’innocence, à vous entendre, il s’agirait plutôt d’une présomption de calomnie contre les personnes qui l’accusent…

            Vous n’avez pas honte ? Tous les accusateurs sont des calomniateurs… PAR PRINCIPE ?

            C’est ignominieux.

            • Non je n’ai pas honte. Et je n’ai pas dit que tous les accusateurs sont des calomniateurs . Je dis que tous les accusés ne sont pas d’emblée coupables lorsqu’ils sont l’objet d’une ou de nombreuses plaintes. Vous les traitez comme tels ainsi que l’ensemble des médias dont les médias catholiques( dont La Croix) Donc cela vous suffit que des témoignages « semblent crédibles » , pour participer à un lynchage médiatique ? Le verbe « sembler » exprime une part d’incertitude. Et comment, sans avoir la certitude absolue que quelqu’un est coupable, publier de tels articles qui ne laissent pas la moindre place à la contradiction ? La liberté d’expression des médias, que je respecte, ne m’empêchera jamais d’exercer la mienne, en disant ce que je pense du contenu de ces articles.

              • Décès de Jacques Marin, prêtre aux multiples victimes 19 octobre 2019 22:16, par Xavier Léger

                Devant chaque nouveau cas, chaque nouvelle affaire, nous essayons de rester objectif, d’évaluer la validité des témoignages, de rassembler un faisceau convergent d’indices.

                Personnellement, je refuse de publier quoi que ce soit sur ce site quand les éléments apportés ne sont pas suffisants.

                Un article de presse de La Croix, de la plume de Céline Hoyeau - qui a plutôt tendance à protéger l’Eglise, comme on a pu le voir sur de nombreux articles, cela NE PEUT PAS ETRE un tissu de calomnies. Vous croyez vraiment que La Croix publierait un tel article si le dossier n’était pas accablant ?

                Vous accusez sans avoir connaissance des dossiers, des accusations, de la probité des victimes. Un peu d’humilité madame. Vos accusations violentes blessent les victimes. Et elles n’ont pas besoin de cela.

                • Et par exemple, par rapport au père Marin, comment êtes vous resté objectif, comment avez vous évalué « la validité des témoignages » , quel faisceau convergent d’indice avez vous rassemblé ? Quelles sont vos sources. A quel autres témoignages contradictoires les avez vous confrontés ? Qu’a répondu le père Marin par rapport à ces accusations ? Vous supposez que La Croix a un dossier accablant. Comment avez vous vérifié ces suppositions ? C’est vous qui avez accusez sans preuve. Moi je ne fais qu’exprimer mon indignation par rapport à cela.

              • Vous n’avez pas dit que tous les accusateurs sont des calomniateurs ? Ah bon ? Pourtant depuis 2013 vous ne faites que ca, Agape ! Relisez vos textes, comme par exemple celui que vous avez posté après le documentaire d’Arte sur les religieuses abusées où vous nous proposiez « la célébration d’une messe de réparation pour tous les mensonges colportés par ce reportage ! »

                Je n’ai nullement besoin de faire des analyses sauvages sur vous, vos commentaires se suffissent à eux-mêmes !

            • Je n’ai fais aucune analyse vous concernant, Agape. Vos commentaires se suffisent à eux mêmes.

  • Sébastien 15 octobre 2019 15:00

    Que je sache, le jugement canonique n’a précisément PAS été communiqué aux plaignantes, ce qui n’est pas étonnant because (1) la règle du « secret pontifical » (2) l’unique page du jugement est une preuve éclatante de la partialité de l’évêque et du tribunal et de la « miséricorde » inouie dont ils ont fait preuve pour le prêtre.

    Le jugement est disponible ici : https://www.lenversdudecor.org/L-histoire-cachee-de-la-communaute-Le-Verbe-de-Vie.html

    On voit bien comme ils n’ont enquêté sur rien malgré le grand nombre de plaignantes et qu’ils ont mis ça sur le compte de l’âge. Infect !