Enquête sur les frères Philippe : des années d’abus en toute impunité

Lundi 1er mars 2021

A lire dans le journal La Croix du 22 février 2021, une enquête époustouflante, signée Céline Hoyeau, sur les frères Thomas et Marie-Dominique Philippe. La journaliste a essayé de comprendre comment ces deux religieux ont pu reprendre leur ministère, fonder ou cofonder deux communautés majeures en France (Saint-Jean et l’Arche) et prospérer si longtemps en toute impunité dans l’Église.

Comment deux prêtres, frères de sang et frères prêcheurs, éminents théologiens, tous deux sanctionnés sévèrement par Rome durant les années 1950 dans une affaire trouble mêlant mystique et abus sexuels ont-ils pu, quarante ans plus tard, retrouver un rayonnement et une place telle dans l’Église qu’ils furent l’inspirateur, pour l’un, et le fondateur, pour l’autre, de deux communautés catholiques majeures et furent vénérés comme des saints jusqu’à leur mort ? C’est tout le mystère des frères Philippe.

Suite de l’article sur le site de La Croix

Vos réactions

  • agapé 15 avril 2021 18:12

    Le père MD PHILIPPE n’a pas été condamné pour abus sexuel par l’Eglise en 1950. Il s’est opposé verbalement dans sa congrégation aux discours qui la hiérarchie répandait sur son frère suite à la condamnation de ce dernier par le st office, suite à la condamnation de son frère, par le st office. Bref il a ouvert sa gueule. Et s’opposer au st office n’était pas admissible avant Vatican 2. Evidemment, certains frères dominicains se sont fait un plaisir de prévenir le St Office, du point de vue divergeant de MD PHILIPPE. Pour cela il a eu une sanction canonique : interdiction de prêcher des retraites et de confesser pendant plusieurs années. MD PHILIPPE ne s’en ai jamais caché. Tout ceux qui le connaissaient le savaient. Il est vraiment malhonnête d’affirmer qu’il a été condamné pour abus sexuel. Alors qu’il n’a fait qu’affirmer et assumer son point de vue quelles qu’en soient les conséquences. Une de ses soeurs supérieures d’un couvent dominicaines a perdu sa charge pour les mêmes raisons : s’étant opposée à ce qu’on disait sur son frère en disant « mon frère n’est pas comme cela ! » on a estimé qu’elle ne pouvait plus diriger sa communauté car trop divergeante par rapport aux décisions du St Office.

    • Désinformation sous pseudo 16 avril 2021 11:47, par Gosset Jean-Pierre

      L’article ne dit pas que MDP aurait commis des abus sexuels en 1950, il dit qu’il en a commis de nombreux au moins à partir de 1970. Votre intervention relève de la rubrique « certains osent tout » car, même si ce que vous dites est exact, ça ne change rien sur le fond : PDP fut un faible, sous l’influence de ses maîtres -son frère, sa sœur et Jean Vannier-, cofondateur de la FSSPX, abuseur sexuel au sein de la communauté de Saint Jean.

      • Désinformation sous pseudo 16 avril 2021 19:06, par agapé

        Relisez l’article , au début il dit que les pères Thomas et MD PHILIPPE ont été condamnés en 1950 pour abus sexuel . Ce qui est faux en ce qui concerne MD PHILIPPE.

        • Désinformation sous pseudo 18 avril 2021 00:14, par Anne

          Et alors, Agapè la bien nommée ? Qu’est-ce que cela change au fond du problème ?

          Je sais bien que vous prenez systématiquement, méthodiquement, depuis des années, la défense des prêtres abuseurs. J’ignore pourquoi et cela ne m’intéresse pas du tout. Vous avez l’occasion aujourd’hui de protester pour un problème de date et vous bondissez dessus, à l’affût comme vous l’êtes. Au fait vous y étiez, dans les années 50 ? Ou vous avez un accès privilégié aux dossiers confidentiels ?

          Mais peu importe, essayez de prendre en défaut l’article autant que vous le voulez, cela ne changera pas grand chose à l’affaire : les frères Philippe, Marie-Dominique comme Thomas, ont été de grands abuseurs sexuels et spirituels devant l’éternel, bien pervers, durant des années et ce, au nez et à la barbe de tous leurs naïfs admirateurs, qui ont préféré rester dans leur illusion mortifère et leur aveuglement plutôt qu’ouvrir les yeux sur les horreurs qu’ils faisaient subir à leurs victimes, dignes d’un film porno des plus sordides.

          Un monde vraiment enchanteur que celui de cette famille.

          • Désinformation sous pseudo 18 avril 2021 17:35, par agapé

            Vous avez raison après tout , Anne. Qu’est ce que cela change que MD PHILIPPE n’ait pas été condamné pour abus sexuel en 1950 ? Que cela soit vrai ou faux il faut proclamer partout que c’était un pervers, abuseur , bref un monstre comme son frère et comme toute sa famille. C’est la doxa devant laquelle vous vous prosternez tous et honnis soient ceux qui apportent un autre éclairage !!!!!!

            • Désinformation sous pseudo 18 avril 2021 23:22, par Anne

              Quel éclairage Agapé ? Vous savez quelque chose ? Vous savez que les victimes mentent ? Vous assistiez à ce qui s’est produit ?

              J’ai été baptisée, jeune, en 76 par ce « saint » Thomas Philippe, que tout le monde adulait et contre lequel il ne fallait surtout rien dire, rien de ses manies de se frotter à vous, de prendre votre main et de la monter contre son sexe, avec sa poigne de fer. Il vous faisait asseoir sur une chaise un peu plus basse que la sienne, tout contre lui d’un côté et son lit de l’autre, tout prêt à servir. La bouche édentée pleine de « Jésus » et « Marie ». Je me disais qu’il était peut-être gâteux. Je l’ai vu 2 fois, et n’ai cessé de regarder vers la sortie. Quant à mon parrain, son disciple puis successeur, grand admirateur de Marie-Do comme de Thomas, il avait pris les étranges manies de celui-ci, ce qui m’a conduite à rompre avec lui aussi. Bien m’en a pris (mais mal pour toutes les autres) puisqu’il y a quelques années il a été inquiété pour violences sexuelles et n’a même pas nié. Non, puisqu’il suivait tout simplement l’enseignement de ses pères sur l’union du Christ et de Marie (sic). Que du beau monde, vous dis-je.

              Quant à nager en eaux très troubles en prenant leur défense, vous en avez bien le droit. Sachez pourtant que vous n’êtes pas la seule : leur famille, physique comme spirituelle, s’en charge, et une foule de cathos bien-pensants, à l’image de Michel-Marie Zanotti et de ses videos scandaleuses.

              • Désinformation sous pseudo 19 avril 2021 12:40, par agapé

                Ce que je sais, je viens de vous le dire. Mais vous êtes totalement libre de ne pas me croire. Comme j’ai le droit de dire que des témoignages ne sont pas des preuves de culpabilité, y compris les vôtres. Certains le défendent( ils sont très rare) avec moi( Et je reconnais que je n’ai pas les compétences pour cela). Si l’Eglise avait nommé véritablement un avocat de la défense, je n’aurais pas eu besoin de le faire. . Et oui, tout accusé a droit à un avocat. Même dans les procès cadavériques du Moyen Age un avocat était désigné. Il faut croire qu’aujourd ’hui en accréditant ces procès post mortem sans le moindre souci du contradictoire, la justice de l’Eglise est moins équitable qu’au Moyen Age.

                • Désinformation sous pseudo 19 avril 2021 15:32, par Anne

                  Agapé,

                  Très peu à défendre les frères Philippe et les prêtres abuseurs en général, c’est vous qui le dites.

                  Toute l’Église les a défendus jusqu’à ces dernières années, au détriment des victimes, en se moquant éperdument de détruire leur vie. Elles n’ont pas d’importance à ses yeux. Et vous savez, je suppose, parfaitement pourquoi les « procès » ont malheureusement lieu pour la plupart post-mortem. D’une part parce que si les victimes osaient parler, elles n’étaient non seulement pas écoutées, mais culpabilisées et rejetées, et cela jusqu’à l’action de la Parole libérée qui ne sera jamais assez remerciée. C’est d’ailleurs encore très loin d’être gagné pour elles. D’autre part parce qu’il faut des dizaines d’années à une victime d’abus pour comprendre ce qui s’est passé, c’est une constante, et qu’il est plus facile de se défaire de l’emprise d’un mort que de celle d’un vivant. On peut le déplorer, mais c’est ainsi.

                  De plus n’oubliez pas que si ces hommes ne peuvent plus se défendre, ils ne peuvent plus non plus être condamnés, ce qui est bien dommage. Ils s’en sont tirés à bon compte, leurs victimes non.

                  Enfin, vous faites bien d’évoquer le Moyen Age : l’Eglise en est encore à des temps féodaux, comme sur tant d’autres sujets, en ce qui concerne la prise en considération des victimes, terme qui n’apparaît même pas dans le Droit Canon, qui ne parle que de « complices » !

                  Mais je sais que vous dire tout cela ou souffler dans un violon, c’est la même chose. Votre discours et vos mots mêmes ne varient pas d’un iota depuis des années. Vous continuez votre travail de sape, lentement et imperturbablement. Au nom de Dieu et de la Vérité probablement.

                  • Désinformation sous pseudo 20 avril 2021 12:39, par Gosset Jean-Pierre

                    Je suis d’accord sauf sur la confusion de l’institution avec l’Eglise. 1 et 1 sont deux, pas 1. Et je comprends de moins en moins qu’on ne sache pas combien de clercs et de religieux(ses) quittent leur état.

        • Désinformation sous pseudo 18 avril 2021 10:01, par Gosset Jean-Pierre

          Relisant le tout début de l’article, je lis « Comment deux prêtres, frères de sang et frères prêcheurs, éminents théologiens, tous deux sanctionnés sévèrement par Rome durant les années 1950 dans une affaire trouble mêlant mystique et abus sexuels ont-ils pu, quarante ans plus tard, retrouver un rayonnement et une place telle dans l’Église … ». Je ne lis pas que MDP est accusé par cet article d’abus sexuel en 1950 et maintiens donc que, fusse à votre insu, vous êtes dans la désinformation et le négationnisme puisque, quand bien même vous eussiez eu raison sur la forme, votre remarque est sans objet sur le fond.

          • Désinformation sous pseudo 18 avril 2021 21:17, par Marie-Christine

            Exact !

            Si Thomas Philippe a bien été condamné dans les années 50 pour une mystique hallucinante justifiant les agressions sexuelles dont il s’était déjà rendu coupable, son frère MD Philippe et sa sœur C. Philippe ont été condamnés « dans une affaire trouble- celle de leur frère donc !- mêlant mystique et abus sexuels ». Par consequent, il n’est jamais écrit qu’ils auraient été reconnus comme des abuseurs dans ces années la. MD Philippe a cependant prouvé abondamment qu’il l’était dans les années ultérieures avec des justifications théologiques, elles aussi bien « déviantes », et donc peut être déjà à cette époque. Seules les archives sont à même de le déterminer.

            Par ailleurs, à propos du St office, Thomas Philipe, avait lui même auparavant été chargé par Rome de mettre au pas des confrères dominicains, théologiens de renom : tâche dont il s’est acquitté avec zèle.

            Remarquons quand même les progrès remarquables faits par notre égérie des frères Philippe. Ils sont bien des abuseurs ! Mais, pour l’un, pas officiellement dans les années 50… Ca change tout en effet…

            • Désinformation sous pseudo 19 avril 2021 13:28, par agapé

              Je réagissais à ce qui est écrit en présentation de l’enquête :« La Croix a enquêté pour tenter de comprendre comment les frères Thomas et Marie-Dominique Philippe, condamnés dans les années 1950 par Rome pour des abus sexuels, ont pu reprendre leur ministère….." Or, comme je l’ai dit plus haut , le père MD PHILIPPE n’a pas reçu de sanction de Rome pour abus sexuel en 1950. Et il n’en a jamais reçu pour ce motif de toute manière. D’autre part, sœur Marie Cécile n’a pas eu de sanction canonique du Saint Office , elle a été exclue de sa charge par son ordre pour n’avoir pas voulu cautionner verbalement ce qui se disait sur Thomas PHILIPPE( notamment par les dominicains) après la condamnation de ce dernier. Le père CHENU , théologien de renom , a été mis à l’index par Rome suite à une thèse qui donnait une place importante à l’histoire. C’est le père Thomas PHILIPPE qui avait été désigné par son ordre pour réajuster les choses , le père Chenu ayant perdu sa chaire d’enseignement. Cela a valu au père Thomas PHILIPPE le ressentiment d’un grand nombre de dominicains qui appréciaient le père CHENU , ressentiment qui s’est aussi déployé contre les autres membres de sa famille à savoir MD PHILIPPE, le père DEHAU et soeur Marie Cécile. Ressentiment qui s’est d’autant plus développé lorsque ces derniers ont soutenu leur frère après sa condamnation. Ressentiment qui dure encore aujourd’hui. La condamnation du père Thomas PHILIPPE est intervenue après l’affaire du père CHENU.

              • Désinformation sous pseudo 19 avril 2021 15:54, par Marie-Christine

                Vous jouez sur les mots avec une habileté perverse qui montre que la vérité vous importe peu, tout en prétendant le contraire…

                Vous insinuez que Thomas Philippe a été condamné à tort par vengeance. Par conséquent, les victimes qu’il aurait faites ultérieurement, avec les mêmes justifications mystiques et qui ignoraient tout de sa première condamnation, ont elles aussi été embrigadées dans cette vengeance qui dure jusqu’à aujourd’hui. Rien que ça !

                MD Philippe et C.Philippe se sont montrés solidaires de leur frère : ce qui, après tout, peut humainement se comprendre dans une « affaire d’abus sexuels « . Thomas Philippe a bien eu un procès ecclésiastique dans les formes, avec donc la possibilité de se défendre, à l’issue duquel il a bien été condamné. Il y en a donc au moins un qui a pu se défendre.

                MD Philippe a été reconnu officiellement coupables d’abus sexuels, comme Jean Vannier etc…après sa mort. Parce que, étant donné l’aura de ces personnages, leur réputation de sainteté, les appuis dont ils ont joui à Rome, il a fallu beaucoup de temps pour que les victimes parlent, que les enquêtes soient diligentées et que les dites victimes soient crues. Si on suivait les mêmes procédés que vous, on pourrait même aller jusqu’à insinuer qu’on a préféré attendre leur mort. Et c’est un processus dont la lenteur est bien connue maintenant.

                Et on ne voit guère pourquoi, dans tous ces cas, absolument toutes les victimes et témoins auraient menti, toutes les autorités ecclésiales auraient eu intérêt à déboulonner ces figures tellement vénérées de leur vivant.

                Par ailleurs, d’autres prédateurs ont bien été condamnés de leur vivant ( T de Roucy, T. Anatrella etc… après avoir eu toute possibilité de se défendre )

                De toute façon, à force d’user de tous les arguments et artifices possibles pour défendre toujours et encore les prédateurs, vos interventions sont totalement « démonétisées « 

                • Désinformation sous pseudo 20 avril 2021 19:30, par agapé

                  Ah non, je ne veux pas insinuer que le père Thomas a été condamné par vengeance. Il a effectivement été condamné par Rome pour une affaire de moeurs . Je n’en sais pas beaucoup plus et on ne nous en dit pas beaucoup plus. Ensuite comment les nombreux dominicains qui le détestaient ont utilisé cela. Comment ceux ( les rares essentiellement ceux qui l’ont soutenu ont été considérés par eux c’est autre chose. Comment cette histoire est aujourd’hui utilisée par ces mêmes dominicains pour assouvir leur haine Par rapport à MD PHILIPPE la petite musique c’était : « Il est comme son frère, un abuseur ». Effectivement il est très difficile de s’apercevoir qu’on a été sous emprise, et de porter plainte. Et il se peut que l’agresseur soit mort avant que la victime ait pu faire ce travail. Cependant faut il pour autant considérer que ces témoignages sont forcément vrais, et que l’accusé est forcément coupable ? Si il faut faire une enquête pourquoi ne pas quand même considérer les droits de la défense et nommer une personne chargée de le défendre qui aurait elle aussi accès au dossier et aux archives ? Sans cela , le risque est de faire une enquête totalement à charge. Et oui, malheureusement un plaignant peut mentir dans ses accusations et ne pas être véritablement une victime. Pourquoi ? C’est que le cœur humain est bien complexe ; ; ; On peut déjà se mentir à soi même , on peut mentir par dépit par désir d’être reconnu, parce que le statut de victime dans des affaires très médiatisée peut donner le sentiment d’exister. Je dis que c’est possible, non que c’est toujours le cas mais qu’il faut examiner cela. Mais imaginer cette possibilité de mensonge est impossible actuellement. Car la parole de ces personnes est considérée comme sacrée, on a pas le droit de la remettre en question et de l’interroger. Il faut absolument les croire. C’est la nouvelle religion et idéologie. D’ailleurs je suis certaine que vous allez me traiter de tous les noms pour avoir ose imaginer qu’un plaignant pouvait mentir. En disant cela je commets le sacrilège suprême aujourd’hui et je serai excommuniée. D’ailleurs vous jugez déjà mon discours « pervers » et « démonisé » . C’est le jugement prononcé par tous les sectarismes, qui refusent un discours différent de celui qui représente pour eux, le Vérité.

                  . .

                  • Désinformation sous pseudo 21 avril 2021 00:33, par Marie-Christine

                    Vous êtes bien « gentille »… Mais je ne vois pas trop où vous voulez en venir…sinon à conforter votre défense des frères Philippe par tous les biais possibles.

                    T.Philippe a été condamné dans les années 50 pour une théorie mystique déviante qui légitimait ses agressions sexuelles, son frère MD Philippe, sa sœur C.Philippe, son oncle Dehau aussi dans cette affaire « d’abus sexuels « .

                    Ensuite, les deux frères Philippe, a l’écart des communautés dominicaines, ont été bien tranquilles et même vénères l’un comme co-fondateur de l’Arche, l’autre comme fondateur des frères et sœurs de St Jean, pendant des décennies ( avec leurs entrées au Vatican ) jusqu’à ce qu’après le décès de MD Philippe, la communauté St Jean, on ne sait pourquoi ?, peut être sous l’influence des Dominicains infiltrés dans ses rangs ou de leur jalousie ?, se mette soudain à incriminer son fondateur, que l’on se mette à examiner plus sérieusement, sans aucune raison ? sa doctrine « d’amour d’amitie « , que l’on s’avise du nombre d’ abus sexuels et spirituels en son sein, pourtant connus des autorités judiciaires et ecclésiales depuis des années. Et qu’il en soit de même pour T.Philippe, toujours tout aussi gratuitement bien sûr ?

                    Et, bien entendu, comme vous ne cessez de le répéter constamment, tous les témoignages recueillis, allant dans le même sens, ne sont pas crédibles parce qu’il est toujours possible qu’en l’occurrence tout le monde mente. Effectivement quand on est viole ou abusé, il est tout à fait fréquent que toutes les victimes et éventuels témoins mentent à l’unisson pour exister ?, pour se rendre intéressants ? On ne sait tellement la situation est à ce point enviable ? Mais on peut toujours trouver….

                    Plus sérieusement, vous seriez crédible et digne d’attention, si vous n’aviez pas systématiquement remis en cause, les uns après les autres, tous les cas cités. Ce qui dénote un parti pris bien irrationnel dont je conclue logiquement qu’il se moque du Vrai.

                  • Désinformation sous pseudo 21 avril 2021 00:34, par Damien

                    Agapé, ce que vous dites sur le fond est tout à fait recevable. La justice suppose le principe du contradictoire, sinon cela s’appelle du lynchage. Même pour un mort. D’ailleurs, quand on examine une cause de béatification, c’est à dire qu’on cherche à établir la vérité sur une personne décédée, ce principe du contradictoire est respecté : il y a un postulateur et un promoteur de justice (avocat du diable). Cela vaut aussi pour un M-D Philippe. L’article de La Croix respecte ce principe en donnant la parole à la nièce, Marie Sentis, dont je trouve pour ma part, car je les ai examinés, les arguments assez filandreux. Je suis aussi d’accord qu’il ne faut pas sacraliser la parole des victimes, et qu’on est en droit de l’éprouver. Cependant avec tact et sans la soupçonner de mensonge a priori, car je crois qu’en la matière les mensonges sont assez rares. Mais vous avez raison de rappeler qu’il peut exister des dénonciations fausses. Je signale le cas du père Leroy, directeur du Foyer de charité de Baye, accusé à tort par un couple qui avait fait courir le bruit qu’il se livrait à des attouchements sur leurs petits enfants et d’autres enfants de quatre famille différentes, avec force courriers envoyés au diocèse, aux associations et au procureur présentant le « témoignage » de leurs petits enfants. Bilan des courses : trois mois d’emprisonnement avec sursis et 500 € d’amende pour dénonciation calomnieuse pour chacun des accusateurs, assortis de l’obligation d’afficher la décision sur le panneau d’affichage public de la mairie de Baye. Un couple condamné pour « dénonciation calomnieuse » d’un prêtre Ce n’était pas volé, car un autre prêtre en est mort, le père Pierre-Yves Fumery, 38 ans, en octobre 2018 alors que le dossier, aux dires même de la gendarmerie qui menait l’enquête était vide de toute infraction pénale. Mais à côté il y a de vrais prédateurs ayant évolué en toute liberté et il est largement temps de faire la lumière sur leurs actes, et des victimes à la fois abusées et non écoutées, les deux constituant une grave injustice. Il est normal que le balancier aille aussi maintenant en leur faveur, ne trouvez-vous pas Agapé ?

                    • Désinformation sous pseudo 21 avril 2021 16:56, par Marie-Christine

                      Ce n’est pas une question de balancier mais de justice et de libération d’une parole qui, pendant des décennies, n’a pu être dite et encore moins écoutée. Bien sur qu’il existe des d’énonciation calomnieuses qui ont pu conduire certains au suicide. On ne va pas faire une comptabilité morbide. Mais combien de victimes se sont suicidees ou ont vu leur vie tout entière être détruite et qui resteront dans l’anonymat. Parlons en aussi !

                      Comme déjà dit, si Agape n’avait pas pris systématiquement le parti pris de tous les abuseurs, avec tous les « arguments » possibles, même les plus hasardeux. elle pourrait être crédible. Mais, comme dans tous les cas, dont un que je connais très bien et auquel de son propre aveu, elle ne connaissait rien, elle a doute que d’autres et moi même puissions dire la vérité. comme on voit aussi qu’ elle tord tout aussi systématiquement les objections que l’on pourrait lui faire, ne veut rien comprendre en fait objectant sans cesse sa propre expérience etc…etc.., il n’est pas difficile de saisir qu’elle se situe dans un combat idéologique ou la recherche du vrai n’a rien à voir, quoiqu’elle en dise.

                      Il suffit de lire sur ce blog toutes ses interventions parfois ahurissantes pour se faire une opinion du camp dans lequel elle se situe : celui de la nièce des frères Philippe, d’A Dumouch etc…Dans ce camp, on soupçonne, on nie quand on le peut en qualifiant MF Pesneau d’hystérique par exemple etc…etc…, on minimise quand on ne peut ou n’ose nier, on culpabilise.

                      Bref, tous les procédés imaginables, même les plus degueu…, sont permis. Quand on cherche sincèrement le vrai, on ne procède pas ainsi. C’est évident pour tout le monde sauf pour ces personnes prisonnières de leur mauvaise foi ou de leur déni.

                      Et je ne vois pas pourquoi il serait interdit, surtout pour des fondateurs et figures spirituelles importantes, d’enquêter sur leur vie puisque, de toute façon, des livres versant dans l’hagiographie, ont bien été, quant à eux, publies.A ce compte la, aucun historien ne pourra plus écrire la vie d’un mort.

                      • Désinformation sous pseudo 21 avril 2021 23:49, par Anne

                        Si l’Eglise avait écouté les victimes de ces prêtres, qui ont osé parler du vivant de ceux-ci, nous n’en serions pas là. Si ces victimes, ces milliers de victimes, avaient su qu’elles pouvaient peut-être s’adresser à la police et n’avaient pas vécu dans la honte et la culpabilité, minées par le grand secret et le déni de l’Eglise, nous n’en serions pas là. Nous n’en serions pas à ces insinuations vraiment révoltantes : et si elles mentaient ? Et si elles voulaient se rendre intéressantes ? Si ça les faisait jouir en somme de se voir dénigrées, suspectées, humiliées ?

                        Vous ne savez pas ce que vous dites, Agapé. Vous avez mis mon témoignage en doute, à moi aussi, sur un autre fil, alors que vous ignoriez tout du fondateur dont il était question et que, depuis, de nombreux témoignages ont confirmé mes dires et que Rome s’en est mêlé. Mais vous avez encore du pain sur la planche en perspective : rien n’est terminé concernant les abus sexuels et les affaires d’abus spirituels ne font que commencer à sortir. Il y aura encore beaucoup, beaucoup de prêtres abuseurs dont vous pourrez prendre la défense, sans les avoir jamais connus ni approchés.

                        • Désinformation sous pseudo 22 avril 2021 12:40, par agapé

                          On a le droit de douter , Anne. On a le droit de ne pas croire les gens sur parole. Cela s’appelle la liberté de penser. Aucune parole humaine n’est sacrée, ni la mienne ni la votre.

                          • Désinformation sous pseudo 23 avril 2021 10:14, par Anne

                            On a le droit de douter Agapé, c’est évident.

                            Ce qui est étrange et rend votre parole peu audible, c’est votre doute systématique, toujours en faveur des abusés et en défaveur des victimes, sans exception, sans réflexion, sans expérience. Vos deux seuls arguments, depuis des années sur l’Envers du decor, étant qu’ils sont morts et qu’on a le droit de douter. On pourra ainsi douter jusqu’à la fin des temps. Ça ne s’appelle pas du doute mais du parti pris.

                            Ils ne sont pas tous morts d’ailleurs, et beaucoup de ceux qui sont vivants reconnaissent les abus qu’ils ont commis : Preynat, le chantre des Béatitudes, Gilbert Adam mon parrain… Ils ont violé, parfois des enfants, mais tout cela par amour.

                            Et en continuant à distiller le doute - même si les faits se déroulaient sous vos yeux, vous douteriez puisque vous remplissez une mission -, vous contribuez à empêcher que les abus se reproduisent. Vous ne faites par ailleurs sur ce site aucun bien aux abuseurs et vous n’avez pas besoin de convaincre ceux qui les défendent. En revanche vous faites beaucoup de mal aux victimes (à celles qui ne mentent pas, il doit quand même y en avoir) en répandant, encore et encore du sel sur leurs plaies. Puisque vous savez qu’elles viennent sur ce site. Mais depuis le temps que cela vous est répété, il faut se rendre à l’évidence : vous n’en avez rien à faire.

                      • Désinformation sous pseudo 22 avril 2021 01:36, par Damien

                        Je ne cherche pas à opposer les victimes d’abuseurs aux victimes de fausses dénonciations, je dis qu’il ne faut pas ajouter des victimes à d’autres victimes en sacrifiant le principe du contradictoire dont procède l’établissement de toute vérité objective.

                        Là où il est M-D Philippe ne risque plus d’être atteint, sa famille peut l’être malgré tout. Il n’est pas si facile de se découvrir la nièce, le petit neveu ou le fils d’un abuseur, quand vous en aviez une image idéalisée fabriquée par d’autres. Je sais cela. M-F Pesneau, si cette lettre est authentiquement d’elle, en parle d’ailleurs à la nièce des Philippe : « Je pense à vos petits enfants, vous les impactez par ce déni, ce mensonge que vous entretenez en leur cachant la vérité, cette vérité peu supportable pour vous et vos proches ce que je peux comprendre, bien sûr. Mais en leur cachant la vérité, vous hypothéquez leur santé mentale, vous les empêchez d’assumer ce coté familial profondément malade et qui a fait beaucoup de mal ne serait-ce qu’ à vos tantes religieuses. »

                        https://mariedominiquephilippecom.f...

                        Que ce soit elle ou non qui l’ait écrit, je trouve cela profondément vrai. Ce souci de justice doit exister dans toute enquête historique à l’égard des victimes, mais aussi à l’égard de la famille, ne serait-ce que pour la faire sortir, le cas échéant, du déni qui l’empoisonne, afin que, pour reprendre une formule célèbre, les morts cessent de diriger les vivants .

                        • Désinformation sous pseudo 22 avril 2021 13:08, par Anne

                          Et que proposez-vous Damien ? Aucune caméra n’est venue filmer MD Philippe en action. De plus, j’ai appris par un supérieur jésuite que jusqu’à il y a seulement quelques années, les instituts religieux, et probablement les diocèses m’a-t-il dit, avaient une forte tendance à détruire régulièrement les dossiers, en commençant par les plus compromettants. Il s’en est aperçu en fouillant puisqu’il avait reçu cette terrible charge de rechercher les jésuites abuseurs et de « réparer » ce qui pouvait l’être pour leurs victimes lorsqu’elles étaient encore en vie. Et il en était arrivé à la conclusion que quand plusieurs personnes, parfois des dizaines de personnes, qui n’ont pas de lien entre elles et ignorent ce qu’ont dit les autres, racontent peu ou prou la même histoire, avec les mêmes détails, il n’y a à peu près aucune chance pour qu’elles mentent.

                          Que ce soit difficile pour tout le monde, victimes, famille, admirateurs, c’est l’évidence. Mais, encore une fois, si les abus ont pu aller si loin et durer si longtemps, c’est bien en raison de l’impossibilité de remettre en question la position, voire la nature « sacrée » du prêtre, comme de l’incroyable déni de l’Eglise et des fidèles à ce sujet. La première ne peut pas se permettre de perdre ce qui lui reste d’aura et de crédit et les seconds ne veulent pas perdre leurs illusions. La vérité reste le dernier souci de tout le monde. Comme le disait JM Sauvé, comment l’Eglise, avec un tel héritage (attention et secours portés au plus faible…) a-t-elle pu en arriver là ? Et comment peut-elle autant peiner à au moins remettre son système en question ?

                        • Désinformation sous pseudo 22 avril 2021 14:11, par Marie-Christine

                          Une enquête historique objective faite par des personnes neutres et honnêtes, rendue possible par l’ouverture des Archives. Oui, elle serait nécessaire.

                          Ceci étant, les enquêtes canoniques demandées par l’Eglise et aussi l’Arche ont déjà été menées. Et il s’est révélé qu’il y avait des témoignages « credibles et convergents « accusant les frères Philippe d’agressions sexuelles et d’abus spirituels. Bien entendu, on peut toujours dire que tous ces témoignages sont faux… Et comment donc établir un contradictoire dans ces affaires et juger sinon par une « intime conviction » possible par l’écoute de tous ces témoignages « crédibles et convergents « que les personnes-victimes et on les comprend, n’ont pas envie d’étaler sur la place publique ou même de faire connaître à leurs proches ? Seules certaines plus courageuses le font.

                          Le résultat officiel de ces enquêtes a été porté à la connaissance, et de la communauté St Jean, et de l’Arche qui en a tiré les conséquences que l’on sait.

                          Donc il ne reste plus pour la nièce des frères Philippe et tous ceux qui défendent leur innocence à trouver tous les « biais » et insinuations possibles, pour mettre systématiquement en doute la parole des témoins et victimes qu’elles n’ont pourtant pas elles même écoutée, sauf celle qui a été médiatisée.

                          Comme je le répète encore une fois, Agape a mis elle aussi systématiquement en doute ( et pas seulement dans le cas des frères Philippe ! ) mais dans absolument tous les cas cités ( même ceux dont elle ne connaissait absolument rien ! ), la véracité des témoignages écrits sur ce blog par des personnes qui n’ont pu parler ou être réellement écoutées ailleurs. Sous prétexte de recherche du « contradictoire « donc de recherche du vrai, le procède me semble cacher un but exactement contraire c’est à dire montrer que tous les témoignages sont douteux et, en dernière instance, pour qui sait bien lire, faux. D’ailleurs Agape se trahit en ce sens à de nombreuses reprises. C’est en réalité, sur un blog ou la parole des victimes peut enfin s’exprimer, d’une violence psychologique et d’une perversite inouïes !

                          Par ailleurs, MF Pesneau précise que cette lettre n’est pas d’elle car elle n’avait absolument aucune connaissance des prénoms des enfants de la nièce des frères Philippe. Mais on peut toujours objecter qu’elle ment sur ce point comme elle a menti sur tous les autres points et comme toutes les autres victimes ont elles aussi menti.

                          • Désinformation sous pseudo 22 avril 2021 17:53, par Damien

                            Je ne savais justement pas si M-F Pesneau l’avait écrite ou non, c’est pourquoi j’ai mis les précautions nécessaires, d’autant qu’elle est anonyme. J’aurais pu moi-même l’écrire  🙂 les noms des enfants sont de toute façon sur geneanet, même si la lettre supposait en 2015 une bonne connaissance de la famille. J’imagine mal quand même la nièce des Philippe l’écrire avant de la produire comme pièce à conviction ! C’est vraisemblablement le courrier d’une autre victime des agissements des oncles. Mon opinion sur l’affaire des deux dominicains est faite, en revanche sur l’affaire Finet, après avoir cru de bonne foi le rapport des Foyers de charité qui venait confirmer le témoignage de France-Culture, j’ai été pris d’un doute en entendant le P. Vignon le récuser. Sachant que Golias a mis le doigt sur des manœuvres internes aux Foyers autour de ce rapport. On voit bien la limite de ce genre d’enquête menée sans doute trop promptement et on peut comprendre l’émotion légitime de la famille Finet. On ne peut pas parvenir à une certitude raisonnable sans une enquête solide et sans que l’autre partie soit entendue, c’est la base du droit. Ce qui ne signifie pas, comme vous le dites très justement, alimenter le doute par des arguments spécieux qui ne visent qu’à discréditer les victimes sans autre forme de procès.

                            • Désinformation sous pseudo 23 avril 2021 13:43, par Marie-Christine

                              Damien,

                              Dans toute ces affaires d’agressions sexuelles qui n’ont pas bien sûr eu lieu au grand jour, il ne reste que la crédibilite de la parole des victimes à mesurer selon plusieurs critères : leur nombre, le fait qu’elles ne se connaissaient pas auparavant donc n’ont pu s’entendre, le fait qu’elles décrivent le même mode opératoire, l’intérêt qu’elles auraient eu éventuellement à mentir etc…C’est ce qu’on appelle des « temoignages convergents et crédibles « 

                              Je ne me prononce pas sur l’affaire Finet dont j’ignore tout à moins qu’il s’agisse d’une enquête indépendante des Foyers. Mais le témoignage d’un homme, le père Vignon, ( par définition meme le contraire d’une gamine possiblement agressee ), même sur Golias ou il a l’habitude d’écrire, les histoires autour de la gouvernance des Foyers, ou encore la position de la famille, n’entrent absolument pas, pour moi, en ligne de compte, dans tous ces cas d’agressions sexuelles.

                              Ce qui est plus important en l’occurrence serait la protestation des autres élèves ( petites filles ou adolescentes ) qui ont eu des rencontres avec le père Finet dans les mêmes circonstances.

                              Par ailleurs, ces abuseurs ( je ne dis pas que c’est le cas du Père Finet) ont eu une très bonne reputation, ont suscite vénération et admiration, ont pu faire beaucoup de bien à un grand nombre de gens, n’ont pas « agresse » tout le monde ( question de personnes et de circonstances ) et personne n’aurait pu imaginer un seul instant leur face plus sombre. D’où la difficulté des victimes justement à parler.

                              Par conséquent seule l’écoute des victimes potentielles, en fonction de critères déjà énoncés plus haut, peut entrer ici en ligne de compte.

                        • Désinformation sous pseudo 26 avril 2021 17:27, par Françoise

                          Damien

                          Dans l’affaire Philippe à la base, on parle d’une famille incestueuse. Qui démarre avec un jeune homme (qui rentrera ensuite en religion) qui inceste sa jeune soeur sur laquelle il a énormément d’emprise psycho-affective, avant de s’attaquer sexuellement aux fils de celle-ci. Jeunes qui vont ensuite récupérer cet inceste subi et en faire un fonctionnement idéologique et communautaire religieux, précisément à la mort de leur agresseur. Et malheureusement, ces deux victimes devenus agresseurs à leur tour ont été portés aux nues religieuses et médiatiques par tout un groupe clérical, social ultra réactionnaire. Comment voulez-vous que la famille puisse aussi tôt admettre la situation de déchéance brutale à la suite des plaintes, des dénonciations pour abus, agressions ? Ce n’est pas possible. Quand vous avez deux générations dans une même famille qui vit sous emprise incestueuse et ultra religieuse, ça demande bien au moins deux générations pour commencer à pouvoir ne serait-ce que s’autoriser à mettre en cause ce genre de fonctionnement abusif et criminel. D’autant plus que les agresseurs ont bénéficié d’un éclairage quasi sacré et international… La réaction de la nièce Philippe est donc logique. C’est celle du déni qui prévaut dans toute famille incestueuse de type toxique. Je vous renvoie à la lecture de l’excellent livre de Susan Forward : Parents toxiques, comment échapper à leur emprise. Tout y est décrit avec plusieurs cas de figure et variantes.

                          Une fois que vous avez compris la situation, vous comprenez les réactions de la famille Philippe, vous comprenez pourquoi les dénonciations d’abus, d’agressions leur sont si violentes et comment de par sa construction idéologique et sociale et religieuse, envisager leurs parents religieux criminels relève encore de l’impensé impensable.

                          Pour le réaliser, il faut du temps pour déconstruire le modèle abusif et toxique. Et ça ne se fait pas en une génération, la plupart du temps.

                          Donc dans cette affaire, je crains malheureusement une cristallisation tant du déni de cette famille que de l’incompréhension de ce déni par les victimes et leurs familles. Et si en niant les crimes encore sur cette génération, la famille parvient à faire oublier les victimes, elle le fera. Tant qu’il n’y aura pas un membre suffisamment rebelle et conscient de la situation toxique familiale et voulant sortir de ce déni et de ce conditionnement, rien ne pourra être possible en terme de prise de conscience. Et ce n’est surtout pas le clergé qui aidera à ça. Il n’y a strictement aucun intérêt.

                          Je le dis en tant qu’ancienne victime d’inceste dans une famille où il y avait plusieurs générations ayant incesté la suivante. Je suis la première à avoir contesté, dénoncé et brisé la répétition. Ce n’est surtout pas simple à faire et il faut pouvoir être suffisamment solide psychologiquement, être bien entouré, aidé, et d’un fort caractère pour l’acter concrètement et tenir cette position dans la durée. Parce que ce type de mise en cause est un facteur immédiat ou quasi immédiat d’exclusion familiale car relevant de la haute-trahison. Mais ça permet de libérer la famille de ce passé abusif et toxique aussi. De pouvoir expliquer pourquoi cet inceste et pourquoi ce besoin de contrôle et de domination.

                          Mais pour parvenir à ça, il faut du temps, se documenter sur l’histoire de la famille, comprendre les rôles de chacun, le comment du pourquoi. Sortir aussi d’un registre de haine pour entrer en empathie avec le système qui a permis et fabriqué les agressions et a poussé les victimes à reproduire ce qu’elles avaient subi. Il y a tout un travail de prises de conscience qui passe aussi par un volet thérapeutique psy. Ca ne se fait pas en un jour, ni en une année. C’est très long.

                          Personnellement, je prie pour qu’il y ait un jour un membre de cette famille qui ose faire cette démarche, s’extraire du système incestuel et incestueux qui verrouille la parole et maintient le déni. Ce qui permettra enfin d’aborder la situation criminelle (de plus en plus manifeste et déjà plus ou moins abordée par MD Philippe lui-même dans le livre d’entretien avec Marie-Christine Lafon) non sous l’angle de citadelle assiégée mais dans la compréhension des enjeux et des responsabilités dans l’histoire familiale et le système de conditionnement qui ont prévalu jusque là.

                          Le problème qui se pose actuellement, c’est comment pouvoir réparer les préjudices fait aux victimes quand le déni persiste autant ? Ca c’est la grande question et qui fait des victimes des frères Philippe à l’heure d’aujourd’hui, les grands sacrifiés au profit toujours du même système abusif et criminel familial. Et soutenu par le clergé le plus réactionnaire.

                          Logiquement, la communauté St Jean devrait être celle qui répare au plan judiciaire puisque les préjudices ont été un fait pas seulement de deux individus mais d’un système idéologique et communautaire fonctionnant comme une espèce de harem pour les deux fondateurs. En attendant qu’il y ait un déclic dans la famille Philippe de la dérive criminelle de grande ampleur de leurs oncles, ce serait déjà le minimum et aiderait les victimes à se reconstruire.

                          Le reste comme je le disais précédemment, demande du temps. Des prises de consciences successives, des membres suffisamment conscients de la toxicité familiale pour faire un dépôt thérapeutique auprès de victimologues bien formés sur les problématiques des familles incestueuses.

                          • Désinformation sous pseudo 26 avril 2021 18:51, par Damien

                            On sait que Thomas Dehau a eu une grande influence sur la vocation religieuse de ses neveux et nièces, mais quel début de preuve apportez-vous, Françoise, pour affirmer qu’il a eu une relation incestueuse avec sa sœur, puis avec ses neveux ? Vous parlez, je vous cite, d’une “situation criminelle de plus en plus manifeste et déjà plus ou moins abordée par MD Philippe lui-même dans le livre d’entretien avec Marie-Christine Lafon” On ne demande qu’à vous croire, mais pouvez-vous citer le passage de la biographie de M-D Philippe où cela apparaîtrait, même en filigrane ? Quelles sont vos autres sources ?

                            • Désinformation sous pseudo 27 avril 2021 01:23, par Françoise

                              Damien, puisque vous souhaitez du concret, je vais vous demander d’aller lire la partie récit de jeunesse que fait MD Philippe à Marie-Christine Lafon (1er tiers du livre) et de lire chez Susan Forward dans le livre que j’ai indiqué la partie : les parents dieux, les parents déficients et ce qui concerne le chapitre violences et abus sexuels. Ensuite vous mettez les mots analytiques de Mme Forward et le vocabulaire qu’elle décrit déployé par les familles et vous soulignez les mots que dit MD Philippe. Je vous assure que vous allez immédiatement comprendre qu’avec le vocabulaire qu’il emploie et les situations qu’il décrit, on est vraiment dans le profil de la famille incestueuse. Allez voir comment il parle de la relation de sa mère avec son frère, leur oncle agresseur. Comment le père des frères Philippe est analysé et vu par MD Philippe dans ce type de relation familiale. Comment il parle de sa relation à l’oncle avec lui et son frère. C’est criant. Pour moi qui ai vécu des situations comparables, ça fait immédiatement tilt. Je peux comprendre que pour quelqu’un d’extérieur à ce type de construction familiale, ce soit nébuleux. Mais faites le comparatif avec les deux livres, je vous assure que ça va vous faire un choc et que vous comprendrez pourquoi je dis que la famille Philippe est une famille incestueuse sur plusieurs générations.

                              Ensuite, on peut en reparler ensemble, vous me direz votre ressenti. Ca vous va comme ça ?

                              • Désinformation sous pseudo 27 avril 2021 13:53, par Damien

                                Françoise, je trouve curieux le procédé : vous me demandez à moi d’apporter la preuve de vos assertions en allant voir dans les ouvrages de Marie-Christine Lafont et de Susan Forward, ouvrages dont je ne dispose pas, contrairement à vous. Je ne suis pas en mesure de faire ce travail à votre place, et c’est à vous, il me semble, qu’incombe la charge d’argumenter votre point de vue. Cordialement.

                                • Désinformation sous pseudo 28 avril 2021 02:07, par Françoise

                                  Non, pourquoi curieux, Damien ? J’ai lu les deux livres. Se sont les deux sources bibliographiques solides, bien documentées, auxquelles je me réfère en plus de mon propre vécu de femme incestée dans l’enfance (ce qui me permet de reconnaître plus facilement d’autres familles et individus dans le même cas). Et que je vous propose d’aller lire. Pour vous faire une idée puisque vous n’accordez pas à ce que je dis de légitimité. Je n’ai pas à apporter de preuve puisque vous ne voulez pas faire l’effort de vous pencher sur la documentation que je cite. Lisez, sortez de vos préjugés, de vos peurs et après on en recause. Comme ça, vous pourrez juger sur pièces et pas sur mon discours à moi qui manifestement n’est pas de votre goût.

                                  Je me fiche complètement de vous convaincre. Je vous parle de deux bouquins sérieux, d’un vécu personnel également qui m’ont permis l’analyse que je pose. Si véritablement vous voulez savoir de quoi il retourne, vous allez à la bibliothèque, vous empruntez les livres si vous ne voulez pas vous les procurer à l’achat, vous cherchez les extraits sur Openéditions ou autres Persée, vous rencontrez d’autres victimes d’inceste qui vous parleront de la typologie de la famille incestueuse et là, vous vous faites votre idée. Vous êtes un grand garçon, non ? Je vais pas scanner les chapitres et vous tenir la main pour vous dire quoi penser sur quoi, ligne après ligne… Je vous donne déjà les références des chapitres à consulter (si peu que l’édition ne soit pas la même, je peux pas vous donner les numéros de pages mais déjà ça va limiter et circonscrire vos lectures à seulement certains chapitres). Je peux pas faire plus. Après, c’est à vous à vous faire une idée d’après les chapitres dont je vous ai parlé et les parties d’entretien que j’évoque. Et je ne le ferai pas à votre place. Ca n’aurait pas de sens.

                                  • Désinformation sous pseudo 29 avril 2021 14:50, par Damien

                                    L’article de Céline Hoyeau sur Thomas Dehau dit peut-être à mi-mot ce que vous dites en parlant d’ « une famille sous emprise spirituelle » et en relevant à son sujet qu’ « il est non seulement le frère, le parrain et le père spirituel d’Élisabeth Dehau, mais [qu’] il va devenir également l’éducateur principal de ses neveux aux côtés de sa sœur. » Le dossier complet de La Croix peut être lu ici De la même façon l’affirmation d’Etienne Fouilloux qui parle d’une « aura considérable, tant dans sa famille qu’auprès de ses dirigés. » Compte-tenu de la condamnation en 1956 du « patriarche secret » comme l’appelle Jean Vanier, on peut faire l’hypothèse que son emprise n’est pas restée seulement à un niveau spirituel sur les membres de sa famille.

                                    Le problème, Françoise, c’est que vous l’avanciez comme une certitude. Je conçois que votre expérience personnelle de l’inceste vous fasse repérer assez vite ce genre de situation chez d’autres familles, mais cela ne dispense pas d’une approche prudente. Car on pourrait a contrario vous faire grief de projeter votre vécu personnel sur la famille Philippe. Je vous invite à relire ce que Marie-Christine vous a répondu dans l’autre fil sur Marthe Robin. A l’extrême de ce type de positionnement subjectiviste on a celui d’une Marguerite Duras qui s’était convaincue de la culpabilité de la mère du petit Gregory en appliquant une grille de lecture caricaturalement féministe au fait-divers. On peut lire à ce propos l’article de Wikipedia : Sublime, forcément sublime Christine V. Vous n’allez pas aussi loin qu’elle dans ce travers puisque vous convoquez « deux ouvrages fort documentés ». Mais il ne suffit pas de les convoquer. C’est comme si je vous disais : « C’est vrai parce que je l’ai vécu, et puis c’est dans la Bible, cherchez bien, c’est au début ». C’est purement et simplement un argument d’autorité.

                                    Personne ne peut s’exempter de la rationalité commune qui est d’échanger des arguments avec son interlocuteur, interlocuteur qu’on n’est pas obligé de traiter avec la condescendance désagréable dont vous avez fait montre dans votre précédent message.

                                    • Désinformation sous pseudo 30 avril 2021 02:11, par Françoise

                                      Je vous demande d’aller voir deux bouquins avec les références des chapitres et vous me parlez d’un autre qui n’a strictement rien à voir. Damien, franchement…vous avez un souci de cohérence !

                                      Avant de me sauter à la gorge et de comparer mon propos à celui de Marguerite Duras sur une toute autre affaire (allons dans la caricature à la louche, ça mange pas de pain et un bon petit préjugé de derrière les fagots, c’est toujours ça de pris, hein ?), allez voir les livres et les passages que je cite.

                                      Je ne m’appuie pas sur ma seule expérience. Mais sur les dires aussi bien de MD Philippe lui-même, que rapporte Marie-Christine Lafon (dans un livre très courtisan par ailleurs de la famille Dehau-Philippe), mais aussi aux cas pratiques et analysés par Susan Forward.

                                      Pour quelqu’un vraiment curieux de comprendre le comment du pourquoi, j’aurais été vous, je serais allé consulter les dits passages car bien sûr que vous pouvez les trouver sur internet. Mais faut le vouloir, faire la démarche.

                                      Vous ne le faites pas comme si mes références bibliographiques sentaient le vomi et vous me ressortez des liens sur des articles, bouquins qui n’ont rien à voir et qui en plus, dépendent d’une analyse issue de la Croix, journal clérical de référence. Donc qui n’ira surtout pas dans une approche critique ouverte d’un membre du clergé. Céline Hoyeau dans son dernier bouquin, fait comme Isabelle de Gaulmyn précédemment. Elle ouvre le parapluie, les pincettes pour éviter de trop impliquer en terme de responsabilité, le clergé. Et elle s’en tient toujours à la légende cléricale sur les communautés dérivantes sectaires (vilain Vatican 2). Sinon, elles seraient virées manu militari du journal par la direction. Et c’est pas bon pour l’avancement ni l’édition de bouquins.

                                      Et vous ne le faites pas (aller consulter ma documentation -bien plus modeste en terme de pages que la Bible soit dit en passant) parce que vous avez peur de ce que vous allez découvrir. Donc vous préférez rester sur vos préjugés, votre déni plutôt que d’aller lire ce que je vous propose. Parce que ça n’entre pas dans vos critères ni vos idées. Ca vous mettrait trop en insécurité et en doute par rapport au clergé et à son discours.

                                      Qu’une psy analyse des comportements incestueux familiaux et les détaille avec des cas pratiques, des situations bien précises, en expliquant aussi le vocabulaire, vocabulaire qu’on retrouve chez MD Philippe dans le livre de Marie-Christine Lafon, ça ça vous fait flipper. C’est surtout pas ce que vous avez envie de constater.

                                      Mais ça vous ne l’avouerez jamais. Vous préférez donc m’accuser de projection et d’accusation gratuite et sans fondements. C’est tellement plus facile.

                                      Alors je comprends que vous en profitiez pour tenir le même discours que Marie-Christine à mon encontre. C’est terrible, cette mauvaise foi que vous avez. Je trouve ça énooooorme. Et le plus incroyable, c’est que vous ne nous épargnez pas les clichés. Là je dois dire, chapeau ! C’est du grand art, vraiment !

                                      Mais comme je n’aime pas rester sur une note triste ni conflictuelle, je vous laisse une petite chanson à méditer que vous pourrez fredonner et danser en famille. Loin de Marguerite Duras :

                      • Désinformation sous pseudo 22 avril 2021 12:32, par agapé

                        Marie Christine, vous donnez un bel exemple de votre sectarisme. Donc ce que vous prenez d’abord en compte n’est pas le contenu des propos , mais le camps auquel est censé appartenir celui qui parle. Ses propos sont pertinents si il est dans le bon camp ! Et moi, j’appartiendrai au camp de la famille PHILIPPE, ou DUMOUCH donc au clan de ceux qui ne sont pas dans la Vérité. Vous vous appartenez au camp du Vrai, et vous ne jugez pertinents que les discours de ceux qui lui appartiennent. Et bien parlez donc entre vous dans votre petit enclos !

                        • Désinformation sous pseudo 22 avril 2021 19:47, par Marie-Christine

                          Si, si, chère Agape, au contraire, je prends très au sérieux les propos que je lis et les vidéos que je visionne… Et je lis donc que la nièce des frères Philippe, dans sa quête éperdue, et n’hésitant pas devant toutes sortes d’amalgames , utilise de façon inexacte, un dossier qui n’a rien à voir avec celui de ses oncles ; dossier que je connais bien. Pas sérieux !

                          J’ai proteste sur son blog devant cet amalgame erroné : mon message n’est pas paru.

                          Je visionne aussi qu’A Dumouch vous cite. Quel honneur !

                          Mais, même en cherchant bien, je n’ai toujours pas compris quel est votre apport précis et décisif au dossier des frères Philippe en particulier ( et à tous les autres que vous vous êtes empressée de commenter ici et dont vous n’aviez pourtant absolument aucune connaissance) ?

                          Avouez qu’une telle obstination mettrait la puce à l’oreille de n’importe quel homme ( ou femme : ne soyons pas sectaire 🙂) dote d’ un minimum de bon sens et de raison.

                          Par conséquent, je reste dans mon « petit enclos « qui n’est d’ailleurs pas si petit que cela et continue à s’agrandir..

                          A propos, les enquêtes sur les frères Philippe continuent.

                          • Désinformation sous pseudo 23 avril 2021 13:00, par Anne

                            Oui, c’est étrange… Les réponses des personnes que Marie Philippe met en cause sur son site ne paraissent pas… Pas étonnant que tout le monde y soit en accord avec ses propos, ses interprétations et accusations. Quel monde que celui de cette Eglise-là !

                          • Désinformation sous pseudo 23 avril 2021 13:36, par agapé

                            Je préfèrerais que vous ne m’appeliez pas « ma chère » Etant donné le reste de votre discours à mon égard, cela sonne un peu faux. Je ne savais pas du tout que Mr DUMOUCH me citait. Et je ne sais pas ce qu’il cite exactement. Mon niveau de connaissance par rapport aux différents dossiers cités ici est inégal. Très souvent ce qui me choque , c’est la démarche qui est toujours la même : on informe d’une accusation contre un religieux, clerc, ou congrégation et on commente ces accusations comme si d’emblée elles étaient vraies. Donc que je connaisse ou non les dossiers cela provoque toujours chez moi la même réaction( la différence est peut être dans l’intensité plus que dans la nature de ma réaction.) Cela m’attriste et me révolte. D’ailleurs ce site n’est pas le seul à réagir ainsi, tous les médis cathos fonctionnent ainsi avec la complicité des responsables religieux. Honnêtement, je ne sais pas pourquoi cela me tient tellement à cœur. Je n’aime pas l’injustice, j’ai toujours été ainsi. Et surtout je ne crois pas que cette injustice, puisse apporter Justice à ceux qui ont subi abus et agressions. C’est pour moi un grand gâchis que cautionne et qu’approuve l’Eglise, qui pousse au suicide des prêtres, qui détruit la réputation des morts, qui lance des rumeurs dont certains ne se remettront jamais. Toutes ces peines n’apporteront rien à la prévention contre la pédophilie et aux abus dans l’Eglise. Je n’y peux rien si mon attitude vous semble louche. Je vous parait « obstinée » et cela est pour vous le signe d’un parti pris. Parti pris de quoi en fait ? Si c’est de la présomption d’innocence, et du droit à la contradiction, c’est vrai, je suis de parti pris. C’est celui d’une justice équitable. De l’exercice du droit de tout justiciable. Mais défendre la présomption d’innocence , le principe contradictoire, ne veut pas dire qu’on pense que tous les accusés sont innocents et qu’on veut le prouver à tout prix. Cela veut dire qu’on veut une procédure commune qui respecte les droits des plaignants et celui de la défense.

                            • Désinformation sous pseudo 24 avril 2021 13:55, par Marie-Christine

                              Agape,

                              Indéniablement votre sens de la justice est aussi développé que votre sens de l’humour😌

                              Plus sérieusement, n’avez vous pas compris, depuis des années et des années que vous intervenez sur ce blog, et toujours dans le même sens, que ce site est dédié en priorité à donner la parole à des victimes qui n’ont jamais pu parler ailleurs ? Quand des témoignages personnels de choses vécues, parfois extrêmement douloureuses qui n’ont pas eu de témoins, sont relatées ici, quand des personnes qui ont souffert trouvent enfin un lieu ou s’exprimer, parce que leurs dires n’ont jamais été pris en considération ailleurs ( ce qui est vraiment une injustice effroyable ), vous les soupçonnez immédiatement d’affabuler, d’interpréter, de comploter etc…etc….Donc vous faites passer tout le monde, sans aucune exception, du statut de victimes potentielles à celui de coupables de suicides, de calomnies etc… Ce n’est pas une réaction saine et normale en face de quelqu’un qui pourrait bien être une vraie victime.

                              J’en déduis donc que votre pseudo ( qui a changé d’ailleurs en cours de route ) est largement usurpé et que votre sens de la justice est très aléatoire.

                              La seule chose avec laquelle je serais en accord avec vous est que « vous ne savez pas pourquoi cela vous tient tellement à cœur » et que donc vous ne comprenez pas le mal que vous pouvez faire parce que vous avez besoin pour votre propre équilibre psychique ( la seule chose qui compte en réalité pour vous ) de vous identifier et d’idéaliser clergé et communautés religieuses . Ensuite il n’est pas difficile de rationaliser ce besoin d’identification en besoin de justice.

                              Donc je me permets de vous conseiller d’aller tenter d’eclaircir les causes inconscientes de votre obstination ailleurs pour votre propre bien ( la perte de certaines illusions est nécessaire pour acquérir vraie autonomie psychique et spirituelle ) et le bien des victimes potentielles ailleurs. Et si vous avez des réclamations à faire, il ne vous est pas interdit, dans votre lutte pour la justice, de vous adresser aux évêques, médias cathos etc…

              • Désinformation sous pseudo 19 avril 2021 18:30, par Damien

                C’est Rome qui en 1942 a désigné Thomas Philippe comme homme de confiance pour remplacer le P. Chenu (dont un écrit avait été mis à l’index), c’est Rome qui l’a sanctionné en 1956 de la peine la plus grave avant le renvoi de l’ordre dominicain et de l’état clérical : l’interdiction à vie d’exercer son ministère et de délivrer les sacrements. Eu égard à son état de délabrement psychologique, il aurait même bénéficié d’une certaine mansuétude de ses juges, ce qui ne retirait rien à la gravité des faits qui lui étaient reprochés comme l’avance le fr Michel Mallèvre o. p. dans cette émission de KTO (25/02/2020) à partir de 14:50

                Cela n’a strictement rien à voir avec le ressentiment de certains dominicains suite à l’affaire Chenu : c’est sur la base de témoignages de victimes qu’il a été jugé. Cf. le rapport de l’Arche : « Les archives dominicaines contiennent les déclarations des deux victimes du père Thomas Philippe qui ont donné l’alerte. » E. Fouilloux : « On le juge coupable des déviances mystico-morales dont il est accusé par certaines de ses dirigées. »

                Ses proches, sa sœur Cécile, son oncle Thomas Dehau et Jean Vanier ont peut-être été sanctionnés pour leur soutien affiché, mais ils l’ont aussi été pour avoir diffusé sa fausse doctrine (Cf. Etienne Fouilloux : « Mère Cécile et tous ceux qui ont diffusé les écrits du Père Thomas seront l’objet de sanctions ») voire mise en pratique sur des personnes consentantes ou non. Ce point est à éclaircir. Sur Cécile Philippe, je signale ce témoignage sur un forum : https://www.leforumcatholique.org/m... La personne qui s’exprime dit tenir ce témoignage de « source sûre » d’un religieux dominicain. Rien ne prouve que ce qui est dit là soit exact, nous sommes bien d’accord.

                La peine qui a frappé M-D Philippe en 1957 lui interdisant "de confesser, de diriger spirituellement des religieuses, de séjourner et de prêcher dans des monastères et d’enseigner la spiritualité« durant 2 ans peut paraître légère à côté de celle de son frère. Selon le communiqué de Saint-Jean il »avait été jugé gravement complice des agissements de son frère." Il y a là effectivement une certaine contradiction au niveau de la peine infligée. Et on ne sait pas non plus pourquoi il n’a pas été condamné en 1956 comme les autres, comme si son cas avait été disjoint. Les commissions de recherche devraient nous en apprendre plus dans les mois qui viennent, ce qui devrait mettre un terme aux tentatives de réécrire l’histoire en l’arrangeant à sa façon comme vous le faites.

  • Marie-Christine 3 avril 2021 17:16

    Dans la meme rubrique « certains osent tout «  ! , je vous recommande sur YouTube la vidéo du P. M.M Zanotti à propos de l’exhumation du corps du P.Thomas Philippe. Ton doucereux, culpabilisation des victimes car « nous sommes tous pecheurs « , atténuation des agressions sexuelles et viols de Thomas Philippe, manipulation de l’Evangile, appel au pardon ; tout y est.

  • Damien 2 mars 2021 19:49

    Dans la série, « certains osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît », je tombe sur cette page d’un blog pompeusement intitulé « Chercheur de vérité » de l’Association des amis du P. Marie-Dominique PHILIPPE : Clic

    A côté d’une lettre de l’abbé Marc-Antoine FONTELLE, Docteur en Théologie, en Droit canonique et en Droit, on trouve ceci :

    « Elisabeth DEHAU, maman des pères Marie-Dominique et Thomas PHILIPPE, souhaite intervenir dans la controverse concernant ses deux fils et leurs amis, Jean VANIER et le P. FINET. »

    accompagné d’un pdf daté du 15 juin 2020 : « Pour qui sonne le glas ? Des fondateurs dans la tourmente » signé par Elisabeth DEHAU. La mère des Philippe est née en 1878 et morte en 1968. Un témoin cadavérique cité à comparaître pour ce qui est qualifié de pseudo procès cadavérique ! Merci à « Chercheur de vérité » (sic) pour ce moment de franche rigolade. 😂 😂 😂