Le combat sans fin de Claire Maximova, ex-carmélite qui veut être reconnue victime de viol par l’Église

Mercredi 21 octobre 2020

Après la publication d’un livre dans lequel elle affirme avoir été violée par un prêtre lorsqu’elle était soeur au Carmel, Claire Maximova a été déboutée aussi bien au pénal que face à la justice canonique en 2019. Récit d’un combat harassant, dont elle dénonce les non-dits et zones d’ombre.

Nous l’avions rencontrée début 2019, à la sortie de son livre, La Tyrannie du Silence*. Dans ce récit poignant, Claire Maximova, ex-soeur carmélite, affirme avoir été violée pendant un an et demi par son prêtre référent, son « Frère », dans un Carmel en Aquitaine, au début des années 2010.

Leur relation de proximité aurait versé dans l’abus spirituel, puis physique. Dans des lettres, le prêtre en question lui demande « pardon » pour « l’avoir faite souffrir ». Il est finalement envoyé au Canada par sa hiérarchie, où il se trouve toujours.

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Vos réactions

  • marie 28 novembre 2020 21:13

    Bonjour ! Il se trouve que j’ai du lire ce témoignage (il paraît indispensable de le faire pour avoir le droit d’en écrire un commentaire). En outre je connais assez bien le contexte et les nombreuses personnes en question, bien reconnaissables même sous pseudo. Sans mettre en doute les faits elles-mêmes il s’ impose beaucoup de reserve quant à leur interprétation. Contrairement aux espoirs de l’auteur, ce livre ne temoigne pas en sa faveur. Pour quelqu’un d"avisé le problème devient évident dès les premières pages … Les nombreuses contradictions et zones d’ombre que présente ce texte ce n’est pas le plus inquiétant. Cette jeune femme, si pleine de bonne volonté presente un trouble sévère de dépendance affective du au fait d’être abandonnée avant sa naissance par son père. Les problèmes dans ces relations avec des hommes (et pas seulement) ont leur racines là et pas ailleurs. On vois assez bien que de l’un à l’autre ça va en s’ agravant…jusqu’au drame qui devait de toute façon arriver un jour, que ce soit avec l’un ou avec l’autre. Ce qui est inquiétant que non seulement elle ne se prend pas en charge et ne se remet en question à AUCUN moment, elle tourne dans un cercle vicieux en accusant toujours les autres - une illustration haute en couleurs de ce qu’on appelle le Triangle de Karpman. Certes, le comportement de ce malheureux prêtre, qui manifestement n’est pas à sa place est inadmissible, cependant on ne peut à aucun moment parler du phénomène d’emprise, qui obscurcit la conscience de la victime (ce qui n’est pas le cas ici) - c’est plutôt lui qui a eu fort à faire pour se degager d’elle et c’est dès le debut (la jeune femme ne comprend ni respecte la liberté de l’autre et parfois ne dédaigne pas à manipuler elle -même avec des motifs pseudo-spirituels). On ne peut non plus qualifier les faits de viol, qui est une notion précise dans la jurisprudence : la jeune femme explique de façon très…détaillée que le type en question était impuissant. Bref ! Impossible de tout commenter dans un simple message. Je rajouterais juste que plutôt que courir les tribunaux, ou elle obtiendra tout au plus pas gran’chose,elle emploierait bien mieux l’argent en trouvant un bon psychopraticien qui lui aidera se remettre debout dans la vie. Sinon le pronostic ne peut être enthousiaste, pour le moins qu’on puisse dire.

    • @ Marie

      Bonjour Marie, je vous remercie pour votre commentaire.

      J’ai souvent entendu des propos comme les vôtres. Attaquer la victime pour protéger l’institution me semble être une attitude indigne et profondément anti-chrétienne.

      Vous laissez entendre que Claire Maximova est en réalité celle qui porte la plus grande responsabilité dans le drame qu’elle a subi. Elle aurait donc allumé un pauvre prêtre et n’aurait donc pas le droit de se plaindre d’avoir été abusée sexuellement par ce dernier.

      Or, ce n’est absolument pas le cas. Et l’accuser d’être à la recherche d’un père me semble être un mauvais procès d’intention.

      Il faut d’abord remettre les choses dans leur contexte : elle vient d’un pays où elle a connu la misère et la faim. Elle a vécu pendant toute son enfance dans un univers clos, matérialiste et policier. La découverte de la foi et de la liturgie catholique va la saisir entièrement. Je trouve que cette partie de son témoignage est absolument magnifique. Un très beau témoignage.

      Elle part en France et rejoint « Jeunesse Lumière », une formation destinée à des jeunes désireux de donner une année de leur vie à l’évangélisation. Je connais un peu ce milieu très particulier, et je sais que cet environnement, en apparence extrêmement fervent, a tendance à inculquer une vision édulcorée et sensationnelle de la foi chrétienne. Quand elle rentre dans la vie religieuse, pour suivre l’exemple de Sainte Thérèse de Lisieux, qui avait bouleversé sa vie, elle est en réalité très peu structurée. Trop simple, trop généreuse, sans filtre. Elle est en réalité très immature (elle le reconnaît volontiers aujourd’hui), mais sa foi vive la guide.

      On est en droit d’attendre d’un prêtre bien formé qu’il sache accompagner correctement une jeune religieuse immature, qu’il sache mettre des distances… et pas qu’il profite de la fragilité évidente de cette jeune femme pour abuser sexuellement d’être.

      Concernant le phénomène d’emprise, je ne suis absolument pas d’accord avec vous. Le problème de l’emprise, c’est qu’il s’agit d’une phénomène invisible et sournois, un mécanisme tissé par le prédateur sur sa victime, et qui fonctionne encore mieux lorsque la victime n’a pas les outils pour se défendre.

      Ce qu’a fait cet homme est gravissime. Je connais suffisamment bien Claire pour me porter garant du fait que son intention première n’a jamais été d’obtenir quoi que ce soit pour elle, mais bien d’agir pour que cet homme – qui s’est rendu coupable d’un crime odieux – soit écarté de sa charge sacerdotale et religieuse. Cet homme est clairement déséquilibré et pervers, et n’a rien à faire dans le ministère !

      En ce qui me concerne, je trouve la démarche de Claire Maximova extrêmement courageuse, et je trouve que vous devriez avoir honte de porter de tels propos diffamatoires à son endroit.

      Xavier Léger

      • Bonjour Marie. Je trouve votre commentaire particulièrement méprisant et assez insoutenable, bien que cette façon de voir les choses soit, hélas, encore répandue.

        Claire M n’a jamais caché ses zones de fragilité. D’ailleurs, qui n’en a pas ? Moi, j’en ai. Vous en avez sans doute, et sans doute pas les mêmes puisqu’apparemment vous ne seriez pas entrée dans ce type de relations.

        Depuis quand faut-il avoir fait un long travail sur soi pour entrer dans une vie spirituelle, guidée forcément par un homme (eh oui, toujours le machisme de l’Eglise) ? Cet homme lui-même n’aurait-il pas dû maîtriser ses pulsions et se faire aider pour y arriver ? (Claire M ne l’a d’ailleurs jamais provoqué sur le plan sexuel, bien au contraire.) Si cet homme, qui ne s’était jamais fait soigner, et pourtant confessait, guidait, était maître des novices ou prieur si je me souviens bien - bref, avait charge d’âmes et de vies, était incapable de maîtriser son affectivité, ses pulsions… au moins ses supérieurs, au moins toute la hiérarchie auraient dû protéger la jeune femme.

        L’Eglise est vraiment en piteux état pour avoir ainsi oublié l’Evangile. Et il me semble qu’au lieu d’enfoncer encore cette jeune femme, alors sans repères, sans appuis, et personne éminemment « vulnérable » comme l’est par définition une religieuse - cela a été mis en lumière par la Ciase au fur et à mesure des auditions -, elle pourrait, si elle a été incapable de la soutenir à l’époque, au moins à présent reconnaître le mal immense qui a eté commis. Atteinte au corps, au psychisme et à l’âme, toutes choses dont Claire M n’avait vraiment, vraiment pas besoin. Et maintenant, on la nie en quelque sorte.

        Mais vous savez ce que c’est ? Il faut avant tout protéger le prêtre, à n’importe quel prix car, des prêtres on n’en a pas assez. Tandis que des jeunes femmes candides (bon, elle ne l’est plus), ça il y en a à la pelle. On en prend d’autres et on recommence.

        Personnellement, je remercie Claire M de mener ce rude combat qui a le mérite de déranger un tout petit peu ces messieurs enfermés dans leur fonctionnement institutionnel, leur vanité, le fameux « cléricalisme » (aidés en cela par tant de laïcs) au point d’avoir complètetement oublié qui ils servent.

      • Xavier, je reconnais tout à fait que mes propos ne sont pas faciles à recevoir. J’ai réfléchi pendant plus d’un an avant de prendre la parole et après avoir entendu l’avis des autres victimes, fort perplexes au sujet de ce livre. Il se trouve que je connais bien le pays et le contexte d’où vient CM (peut-être même mieux en étant plus âgée), qui diffère sur tout les point de l’Occident en général et de la France en particulier). Je connais aussi un bon nombre des abus de toutes sortes. Et si vous saviez ce que j’ai vécu moi-même….. Mais ce n’est pas le sujet. C’est juste pour dire que je n’ai suis pas moins consciente que vous de l"état où se trouve l’Église et l’institution, et je le dis haut et clair là où je peux : aujourd’hui on est arrivé au point où on ne peut plus compter sur les évêques, surtout en ceux qui concerne la vie consacrée. Je suis aussi sans illusion sur les communautés et les mouvements qui se nourissent dr l’enthousiasme émotionnel des jeunes et même si on peut y vivre des chpses qui sont bonnes (et même nécessaires) en elles-mêmes, ces milieux ne préparent pas de façon efficace à faire face aux défis de la vie (y compris de la vie intérieure). Je trouve aussi que les carmes polonais de la paroisse de CM étaient d’une imprudence sidérante, à peine croyable (à mon avis ce sont eux les premiers fautifs qui endossent une large part de responsabilité), en envoyant une jeune convertie à l’autre bout du monde et c’est alors qu’ils savaient que les tous les Varmels féminins ne se valent pas et que le Général de l’Ordre chantait sur tous les tons : « N’envoyez pas les jeunes en première formation ni les religieux (ses) isolés dans le contexte trpp différent de celui où ils ont vécu. Ça se termine très rarement bien, les nombreux exemples à l’appuie ». Si j’interviens aujourd’hui, ce n’est pas pour juger ou pour désigner au doigt qui est noir comme un demon et qui est blanc comme une colombe. Ce serait trop simpliste. J’ai voulu juste apporter un point de vue plus nuancé et sous un aspect différent, car je trouve que pour chercher ce qui est juste il est important à savoir faire les tri du fait de la complexité de la personne humaine. C’est pourquoi sans vouloir allumer une polémique je trouve utile de préciser mes propos. Dans mon message j’ai dis clair que le comportement dr ce prêtre est inadmissible et qu’il n’est pas à sa place (sous entendu - dans le sacerdoce).Je n’ai pas dis que CM a eu tort des porter plainte. C’est un autre aspect du sujet. J"ai voulu juste attirer attention que ce qui est arrivé à cette personne n’est pas le friit du hasard dans sa vie. Le trouble de dépendance affective n’rsy pas une faute morale, pour cela il ne s’ agit pas d’un procès d’intention (elle n’a pas cherché ou voulu ce qu’elle a subi) Nous sommes tous porteurs d’une problématique, telle ou autre, plus ou moins grave, plus ou moins consciente. Mais si nous ne sommes pas coupables de ce que nous avons du endosser ou subir par la faute de quelqu’un d’autre, nous sommes responsables qu’est ce qu’on en fait. Et ça ne concerne pas seulement les démarches juridiques, mais aussi un travail sur soi qui est irremplaçable. Pour être précise : un jeune prêtre de la paroisse, entrée fofolle et engagement (!) dans un enclos…hm ! étonnant, un dresseur des chiens, prêtres de N.D. de Vie ect.ect. Il y avait suffisamment des points peu banales qui sont comme les pousses d’une même plante, pour qu’un voyant rouge s’ allume, d’autant plus que les autres le lui disaient plus ou moins adroitement et conseillaient ce qui est juste : à quitter les milieu malsain et rompre les relations ambiguës. Mais paraissait toujours savoir mieux que personne…. A préciser que le porteur d’un trouble affectif sévère, s’ il n’attrape pas à temps le taureau par les cornes, finit le plus souvent victime d’un pervers (qu’il s’ agit d’un prêtre ou pas, balayeur ou PDG ). La vérité sur nous mêmes et parfois dure à decouvrir et à assumer, mais les seules démarches en justice (qui n’aboutissent d’ailleurs que très rarement) ne suffisent pas pour aborder et resoudre le problème, je dis - le problème en son entier). Peut-être nous trouverons-nous brutalement secoués par la découverte qui nous est ainsi imposée. Mais n’est-ce pas l’unique voie pour nous remettre sur le bon chemin ? !

        • @ Marie

          J’avoue alors ne pas très bien comprendre le sens de vos propos. Avez-vous des comptes à régler avec Claire ?

          Bien sûr que la réalité est complexe et que Claire s’est retrouvée dans une dépendance affective avec cet homme. Et après ?

          Encore une fois, j’ai l’impression que vous cherchez à noyer le poisson, à repousser le centre de gravité du problème sur Claire. Et au fait, qui vous dit qu’elle ne se soigne pas déjà ?

          Je vais vous dire une chose : c’est un problème que j’ai maintes fois rencontré, et que j’ai subi moi-même dans l’affaire des légionnaires du Christ. Combien de fois des gens m’ont dit et fait comprendre : « qu’il fallait que je pardonne. », « Que je devais me faire suivre pour traiter ma colère », etc. Comme si, au fond, le fond du problème, c’était moi… et pas cette communauté que je dénonçais ?

          Bien sûr qu’il est important de se faire accompagner, mais la clé de notre guérison passe d’abord et avant tout par la vérité et la justice.

          En ce qui me concerne, j’ai retrouvé la paix intérieure le jour où j’ai décidé de dénoncer toutes les horreurs que je portais sur la conscience. Si Claire se bat aujourd’hui, et a fait le choix de médiatiser son histoire, c’est parce que son agresseur bénéficie au sein de l’Eglise d’une absolue impunité et d’un réseau de protection absolument scandaleux. Ces Carmes, au final, fonctionnent comme une vraie mafia. N’a-t-elle pas le devoir de dénoncer cela ? N’est-ce pas même ce que le Bon Dieu peut attendre d’une fidèle catholique honnête et juste ?

          Heureusement qu’il y a des victimes qui, malgré leurs propres fragilités, arrivent à surpasser leur honte et leur culpabilité, pour agir. C’est en cela que leur engagement est héroïque : ils n’ont pas peur de se voir trainer dans la boue car ils considèrent la justice comme un bien supérieur à leur propre réputation.

          • A Marie et Xavier Le problème, dans ces histoires, toujours les mêmes, c’est que les responsabilités ne sont pas égales. Il s’agit en effet de jeunes femmes, (plus rarement de jeunes hommes), assez souvent sans repères, assez souvent aussi sans père, et qui reçoivent ou croient recevoir un appel. En face, c’esf toujours un homme ayant autorité, avec tout le poids de l’Eglise et de la tradition, plus âgé et ayant accès à la conscience, à toute l’intimité de la jeune femme et ayant donc barre sur sa vie.

            Je serais tentée de dire que dans ces tristes histoires, ce n’est pas seulement le prêtre qui n’est pas à sa place (très immature lui-même, y compris sexuellement) et qui abuse, c’est toute la hiérarchie derrière, qui le soutient mordicus en rejetant la personne « fauteuse de troubles » et en la niant.

            C’est ignoble, quelle que soit la personnalité et les torts de la jeune personne en question, qui se trouvait dès le départ - c’est l’institution qui produit cela - dans une relation totalement déséquilibrée.

            Il ne faut pas accepter cela, il faut l’expliquer et le dénoncer sans relâche, pour soi-même et pour les autres, afin que les choses aient une toute petite chance d’évoluer. Accepter de se dire victime et mettre les autorités en face de leurs responsabilités est de toute façon déjà une thérapie puisque cela redonne l’estime de soi-même.

            Quant aux blessures profondes de la victime, c’est en effet à elle de les prendre en charge mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que tout le monde a profité de ses faillles pour la manipuler, ce qui est indigne pour des hommes (et parfois femmes) soi-disant donnés à Dieu et au prochain et qui ont normalement plus de cartes en mains pour le comprendre, ainsi que l’immense force du groupe derrière eux.

  • Françoise 14 novembre 2020 01:40

    Ce qui me paraît évident, c’est que le crime de viol lorsqu’il s’exerce au sein d’une institution religieuse, s’inscrit dans le même profil que l’inceste intrafamilial. Puisque l’institution religieuse via l’ordre religieux, la communauté, se prétend être un espace familial et moral sécurisant tout en étant certainement, du fait de la subordination et de l’exercice extrême de domination qui s’y pratique (sous couvert d’ascèse et de sainteté), et d’autant plus sur les femmes en religion, un espace abusif et totalitaire.

    Si autrefois, il n’était pas possible de dénoncer viols, abus sexuels, tortures, prostitution, traite d’enfants, réduction en esclavage, embrigadement, humiliations, c’est chose possible aujourd’hui, y compris pour des femmes ayant été victimes de crimes et d’abus dans le cadre de leur vie religieuse. Et c’est très bien ainsi. Cela permet de comprendre que les religions en tant qu’institutions cléricales ne sont pas une création divine mais bien humaine, et où s’exercent autant d’abus et de crimes que dans le reste des activités et groupes humains. Que ces institutions cléricales relèvent donc du jugement pénal au même titre que le reste des institutions humaines. Qu’il n’y a pas d’exception.

    C’est difficile à admettre pour certains croyants qui réduisent la foi à une sacralisation cléricale assortie de servilité. Mais la démarche pénale vis à vis des crimes religieux est nécessaire pour que l’humanité puisse comprendre la dimension aliénante, criminelle et totalitaire qui peut se vivre et s’exercer parfois dans le clergé et les ordres religieux. En grande partie dans une perspective de domination et d’exploitation de l’individu (dans le cadre du travail ou d’un service sexuel) avec la justification souvent exaltée que cela est une grâce divine. C’est d’autant plus facile à imposer que la vie communautaire et cléricale prolonge une sorte d’infantilisation de l’individu, complètement dirigé de A à Z dans ce qu’il doit faire, penser, croire, au quotidien. Le clergé comme les communautés s’acharnent à repousser toujours plus les limites physiques, psychiques de leurs personnels. Au nom de Dieu la plupart du temps. Alors qu’il s’agit de justifier un pouvoir autoritaire bien humain et des intérêts particuliers.

    Dans le cas précis de l’institution romaine, le problème est qu’elle prétend se dissocier des criminels qui sévissent, tout en faisant toujours le maximum pour qu’ils ne soient ni dénoncés publiquement ni jugés au pénal. Il y avait eu entre 1947 et 1965, une tentative de créer des centres de traitement pour clercs et religieux criminels, financés par le Vatican (les Serviteurs du Paraclet sous la houlette du père Gerald Fitzgerald qui avait identifié la problématique criminelle et surtout la gravité et l’irréformabilité des clercs violeurs et abuseurs). Mais c’est Paul VI qui arrêtera cette expérience en trouvant plus commode de simplement déplacer d’une région ou d’un pays à l’autre les clercs criminels dénoncés sans pour autant les livrer à la justice ni cléricale ni pénale. Et c’est encore la politique pratiquée aujourd’hui en pareil cas, même si la vitrine vaticane qui s’affiche prétend que cela a changé.

    Les victimes de clercs violeurs sont donc en droit de mettre au pénal non seulement leur agresseur, mais aussi l’institution cléricale, partie prenante dans la dissimulation et la protection des agresseurs sexuels, tout autant que dans l’intimidation des victimes et de leur famille.

    Porter plainte contre une institution n’est pas facile. D’autant plus contre une institution dans laquelle on a cru et où l’on avait placé ses espoirs, ses idéaux. Mais c’est une démarche saine de justice, pour que le crime subi ne se perpétue pas sur d’autres. Car tant que l’institution ne sera pas inquiétée au plan pénal, elle continuera à protéger clercs et religieux criminels comme elle l’a toujours fait depuis les débuts de l’institution.

    Le viol, l’abus sexuel ont toujours fait partie des logiques de domination pour mieux soumettre les individus, d’autant plus jeunes, handicapés, en situation de dépendance et d’isolement. Pire, certains religieux et clercs considèrent ces crimes comme des privilèges liés à la fonction d’autorité religieuse et cléricale. Il est donc d’autant plus compliqué pour le Vatican d’attaquer ce que beaucoup de ses membres masculins principalement, considèrent comme des acquis et pas du tout comme des crimes.

    Claire Maximova ne pourra gagner sa lutte judiciaire qu’avec l’association internationale des victimes de clergés et religions. C’est une démarche globale citoyenne et internationale qu’il faut engager. Qui dépasse l’affaire criminelle la concernant.

    Ce n’est qu’ainsi qu’il pourra y avoir réussite et véritable changement politique sur ce chapitre précisément.

  • « C’est la honte au cœur que je reconnais le poids des souffrances inscrites à jamais dans le corps et le cœur de personnes victimes de violences sexuelles dans leur enfance au sein de notre Église », a déclaré Mgr François Jacolin dans ce long texte, qu’il a lu vendredi lors d’une conférence de presse vendredi, après avoir laissé la parole à plusieurs victimes.

    Ces vingt dernières années, des témoignages de victimes, évoquant des faits de pédophilie de grande ampleur au petit séminaire de Chavagnes-en-Pailler (Vendée), sont arrivés au diocèse, particulièrement après la parution en 2018 du livre de Jean-Pierre Sautreau « Une croix sur l’enfance ». Lors de cet acte de repentance, l’évêque a dénombré 65 victimes de violences sexuelles des années 1940 à aujourd’hui, dont 12 femmes. Trente-deux victimes ont été agressées au petit séminaire de Chavagnes ou lors de journées préparatoires de rentrée, entre les années 1956 et 1975. 43 agresseurs connus du diocèse

    Le diocèse fait état de 43 agresseurs connus du diocèse, dont 36 prêtres, 5 frères issus de congrégations religieuses et 2 laïcs (un instituteur et un moniteur). « Ces faits se déroulaient très souvent lorsque les enfants venaient se confesser, ce qui rend plus abominable encore l’abus sexuel », a déclaré l’évêque.

    Une plaque portant une longue déclaration de repentance à l’égard des victimes de pédophilie, formulée vendredi 23 octobre par l’évêque de Luçon (Vendée), sera posée dans la cathédrale de Luçon le 22 novembre lors d’une cérémonie religieuse, a annoncé le prélat à La Roche-sur-Yon.

    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/pedophilie-une-declaration-de-repentance-figurera-dans-la-cathedrale-de-lucon-20201023

    Une somme de cinq millions d’euros a été provisionnée, mais un appel aux dons est prévu pour alimenter le fonds.

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-roche-sur-yon-85000/abus-sexuels-dans-l-eglise-en-vendee-un-collectif-de-victimes-reagit-aux-annonces-6600535

  • Sébastien 31 octobre 2020 20:54

    @Suricate : vous ne le réalisez peut-être pas mais vos remarques confinent à l’odieux. Je vous conseillerais d’écouter ce que Jean-Marc Sauvé, qui connaît quand même le sujet, a à dire dans son interview à La Croix « L’abus sexuel sur des personnes majeures a sa perversité propre ». Il explique bien que ces abus sexuels sont toujours mêlés à des abus spirituels, souvent en confession. C’est comme ça que se développe une relation d’emprise qui fait que toutes les défenses tombent. De plus, beaucoup de ces religieuses sont entrées jeunes et naïves au couvent. Les clercs pervers ne sont pas fous, ils choisissent leurs victimes et les emprisonnent. Echapper devient ensuite très difficile. Surtout quand on s’expose de surcroît à des réactions comme les vôtres.

  • benoite 24 octobre 2020 15:25

    « Violée par l’Eglise » le terme est involontairement bien choisi. J’ai lu son livre. Le carme est tombé amoureux et il a cru que c’était réciproque. Ca ne l’était pas mais sa victime n’osait pas le dire car elle avait peur de « représailles », ayant tout abandonné pour le Carmel. Il l’a plaquée finalement, comme bien des religieux plaquent leurs conquêtes, torturés eux-mêmes par leurs voeux intenables, dégoûtés par tout ce qui peut leur rappeler leurs « chutes » (avant de rechuter, encore et encore, jusqu’à ce que jeunesse se passe complètement). C’est bien l’Eglise qui viole la conscience des religieuses, les empêche de parler, car elle les met sous sujétion. Pourquoi les religieuses se retrouvent-elles dans cette galère ? Parce qu’elles croient, en entrant dans une communauté, qu’elles y trouveront les valeurs évangéliques. Le décalage entre ce qu’on leur fait miroiter et la réalité, les sidère et les tétanise. Le flirt, le sexe entre un « frère et une soeur », d’aucuns pourraient le lire comme un inceste en plus d’une transgression des voeux (ceux-là qui croiraient en l’existence de sentiments fraternels entre religieux, ce qui n’est pas toujours évident). Et les religieuses ont perdu en « entrant » dans leur communauté les quelques appuis qui pourraient exister à l’extérieur. Pour dire qu’on part de loin, le prêtre dans cette affaire ne doit pas se remettre d’avoir appris que c’est la sidération et non pas sa séduction, qui avait opéré !

    • Je ne mets pas en doute le témoignage de cette dame (je ne lis pas ce genre de livres étalant sa vie privée), mais à sa place qu’aurions-nous fait ? Aurions laissé une seconde quelqu’un nous « entreprendre » sans notre consentement ? Et durant plus d’un an ?? En tout cas, jamais je n’aurais laissé ce type (ou autre) poser une seule patte sur moi. Cela ne tient pas la route, c’est évident.

      • Bien ! Mais si vous ne voulez pas lire ce livre ( donc aucune autobiographie dans laquelle quelqu’un étale nécessairement sa « vie privée « ), comment pouvez - vous donc juger, de façon aussi expéditive, que cela « ne tient pas la route « ?

        Que savez- vous alors des circonstances qui peuvent conduire quelqu’un seul, démuni, en grande détresse psychologique et spirituelle à accepter que l’on mette la main sur lui, d’abord psychologiquement puis physiquement ?

        L’emprise décrite par tant de livres et de témoignages que vous ne voulez pas lire existe pourtant. Et vous oubliez qu’il ne s’agit pas d’une relation égalitaire mais d’une relation ou l’un, en fonction de son statut de prêtre et de guide spirituel, a plus de responsabilités que l’autre…et ne doit pas se servir de ce statut pour faire de l’autre un objet à sa disposition, surtout en prétextant des motifs spirituels.

        • Ce que vous décrivez, n’est pas un appel de Dieu à être épouse du Christ. Mais ce sont des personnes ayant des problèmes psy, comme on les appelle, qui n’ont rien à faire dans une communauté religieuse. Bien entendu, ceux qui sont pervers et en profitent sont les pires crapules, surtout vis à vis de Dieu ; c’est l’enfer assuré pour eux s’ils ne font pas de profonds actes de repentance pour toutes leurs vies. Mais ce témoignage montre, que d’une fausse vocation lié à un pervers, on fait un amalgame de l’Eglise de Notre Seigneur, Eglise de la TSVM. Cette personne s’est donc laissée tripotée durant plus d’un an !! Vous vous seriez laissé faire ? Cela m’étonnerait.

          • A Suricate,

            En vous lisant, on comprend pourquoi les victimes de l’Eglise hésitent tant à témoigner.

            Vous faites un discernement à l’emporte piêces, vous posez un diagnostic arbitraire. Ce faisant, vous cataloguez, vous jugez et c’est plié. La vie est simple.

            Vraiment, l’Eglise et ses fidèles ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour commencer à sortir de leurs a priori et certitudes. Seule façon pourtant de se pencher enfin sur l’humain. Toutes ces réactions stéréotypées sont malheureusement un contre témoignage formidable de l’Evangile.

          • Il y aurait beaucoup de points à relever dans votre message.

            - d’abord la notion d’épouse du Christ, même si elle est traditionnelle, peut être discutée Car, alors, que sont les religieux ? Des époux de la Vierge Marie ?, comme l’ont cru certains pervers qui, eux n’ont plus, n’avaient rien à faire dans une communauté religieuse et y ont quand même prospéré pendant des décennies…

            • ensuite, si quelqu’un a des problèmes psy, comme vous dites, c’est à la communauté qui l’a accueillie de faire son travail de discernement et pas à la personne elle-même, qui en est bien incapable, surtout si elle a des « problèmes psy« .

            Par ailleurs, vous mettez les gens en enfer bien facilement ! Laissez donc Dieu juger ! C’est le culte à lui rendre si on est croyant : ne pas se mettre à sa place !

            - troisièmement, quand on n’est pas l’autre avec son passé, ses failles, ses blessures dues à son histoire personnelle, il est donc très facile de juger. C’est à mon avis, du pharisaïsme et non du christianisme ! Vous voyez le Christ accueillir, comme vous le faites, une personne malheureuse, sans même l’écouter ? Moi, je ne vois pas.

            Et la question ne se pose même pas de savoir si on se serait laissée faire ou non car justement on n’est pas l’autre. La même fin de non recevoir à été faite pendant très longtemps aux femmes violees ou battues :« A sa place, je ne me serais pas laissée faire.« 

            Enfin, comme chacun le sait, l’Eglise est composée de pêcheurs, et parfois de grands pecheurs. Alors si cette dernière, malgré les péchés ou délits ou crimes commis par les siens, n’est pas capable de les reconnaître, elle n’est plus digne de transmettre le message dont elle se revendique…et a à se convertir.

      • Chère intervenante (car vous êtes une femme semble-t-il) anonyme,

        Quant à vous, vous n’auriez jamais laissé ce type mettre la patte sur vous. CQFD : l’histoire de Claire Maximova ne tient pas la route.

        Mais qu’en savez-vous ?? D’une part vous dites vous-même n’avoir pas pris la peine de lire son témoignage. D’autre part, vous ne vous êtes pas trouvée à sa place. Vous n’avez certainement pas quitté votre famille, vos amis, votre pays, pour vous retrouver seule, sans aucun appui, avec au bout du compte pour unique repère un prêtre - car l’auteure croyait en Dieu et faisait confiance à ceux qui étaient chargés de la guider vers lui - incapable de la respecter autant que de se respecter lui-même.

        Documentez-vous avant d’assener vos certitudes et de poser un jugement aussi péremptoire. C’est beau d’avoir des certitudes telles que les vôtres ! Vous avez de la chance si votre vie se résume à : à moi ça n’arriverait jamais, je suis tranquille.

        Ce ne serait pas si grave au fond si le penser et l’écrire noir sur blanc comme vous le faites ne venait renforcer la souffrance de celle, de toutes celles qui ont peut-être déjà assez souffert sans que vous en rajoutiez avec votre mépris absolument gratuit.

        • J’assume ce que j’ai écrit malgré vos étonnements intempestifs, car il est écrit en tête de ce fil et donc, que vous approuvez tous : « Violée par l’Eglise » le terme est involontairement bien choisi."

          Vous assumez donc cette prétention qui affirme que l’Eglise a violé cette personne, donc en clair que Notre Seigneur Jésus-Christ et si Sainte Mère, la TSVM ont également violé cette dame. Point barre, c’est clair il me semble !! Oui des membres de l’Eglise sont responsables, mais cette dame n’est pas innocente non plus, car il faut tout de même une certaine volonté pour se laisser livrer à ces jeux pervers., dignes d’Asmodée.

          • Décidément, vous êtes expert en enfer et en démons. Pourquoi pas, si ça vous rassure d’y faire ainsi appel…

            L’Eglise n’est pas le Christ. C’est à force de sacraliser l’Eglise qu’on en oublie peu à peu le message du Christ, pour ne plus s’attacher qu’à la morale. Et que nous finissons par nous trouver devant une coquille vide.

            Marie n’est pas l’Eglise. L’Eglise est constituée de pécheurs appelés à devenir saints.

            Peut-être êtes-vous déjà dans la Jérusalem céleste, mais tout montre que ce n’est pas encore le cas. Espérons en tout cas que vous y trouverez un juge plus indulgent que vous ne l’êtes aujourd’hui.

            Pour ma part, je n’ai pas dû comprendre grand-chose aux paroles du Christ : « Aimez-vous comme je vous ai aimés ». C’est évidemment très difficile. C’est même impossible. Et c’est pourtant le seul enjeu qui vaille dans le christianisme.

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          • En fait, j’ai écrit « involontairement bien choisi » car ce titre m’a choquée comme vous, Suricate. Je l’ai rejeté d’abord. Puis j’ai réfléchi et, j’ai pris sur moi de l’assumer (bien qu’il ne soit pas de moi), d’assumer en tant que catholique ce qu’il implique.

            • Je vous remercie de votre éclaircissement, Benoite. Mais cela ne peut être laissé passer et encore approuvé par qui que que ce soit. C’est certes de la provocation (que je conçois et comprends face à ces scélératesses dans Notre Eglise), mais….on ne provoque jamais Dieu impunément, et surtout par sa Mère, Epouse et Fille, la TSVM. Car au final, c’est Notre Seigneur et sa Mère qui sont accusés dans cette provocation, mais vous aurez compris ma réaction outrée. S’il ne doit rester qu’une poignée de croyants à la Foi vive, brûlante, cela ne sera que l’accomplissement des prophéties données par NSJC Lui-même, mais demeurons fidèles à Dieu Trine, nos lampes toujours allumées en bon veilleurs.

            • Je me suis d’abord demandée d’où venait cette idée d’être violée par l’Eglise avant de comprendre qu’il s’agissait d’une lecture erronée du titre : être reconnue, par l’Eglise, victime de viol.

              Mais sous une forme ou sous une autre ce libellé reste inexact, parce qu’il repose sur une mauvaise compréhension de ce qu’est une Eglise.

              Eglise est un mot qui nous vient du grec, par le latin, et qui veut dire « assemblée ». Une Eglise est l’ensemble de ses fidèles, elle ne se limite pas à son clergé. L’Eglise n’est pas le Christ est sa mère, pas plus qu’elle se limite au pape, aux évêques et aux curés. Dire « Eglise » pour désigner des instances ecclésiales est un abus de langage, courant mais inexact, non pertinent.

              Maxima n’a pas été violée par l’ensemble des catholiques. Maxima est reconnue comme victime par certains catholiques. Ce qu’elle désire, c’est être reconnue de viol par les instances officielles de l’Eglise catholique romaine.

            • Erratum : j’ai écrit Maxima pour Claire Maximova !

              • En effet, il serait dommage de rajouter un abus de langage aux abus de pouvoir, de conscience et sexuels.

                Ceci dit « hiérarchie ecclésiale » signifiant « ordre sacré de l’Eglise », il y a vraiment du pain sur la planche….

                • J’avoue que par moment L’Envers du décor me donne des boutons. Jamais les victimes qui s’expriment - même si j’ai des réserves ici ou là -, mais celles et ceux qui leur font la leçon, ou leur façon de la faire. Là on critique l’expression « violée par l’Eglise » et on finit par ajouter, c’est incroyable de mettre ça sur le même plan, qu’il ne faudrait pas ajouter des « abus de langage » aux abus réels (de pouvoir et sexuels) ! On croit franchement rêver. L’expression en question (« violée par l’Eglise ») n’est pas abusive du tout, elle se comprend parfaitement. Tout le monde comprend que ce n’est pas le pape, ni l’archevêque de Paris, ni le Supérieur général des Carmes qui ont violé ou tenté de violer Claire M. . Mais quand c’est par un Père carme qui est aussi son confesseur (circonstance aggravante !), c’est bien à l’Eglise qui l’a accueillie, qui a accueilli son engagement à travers son représentant (ou la supérieure déléguée) qu’elle a donnée sa confiance, et par qui elle est en droit de se sentir trahie. C’est trop facile de mettre au début de la chaîne l’ Eglise avec un grand E qui vous a accueillie « avec joie » et d’attribuer le désastre au bout, quand il arrive, uniquement à ses mauvais serviteurs et servantes indignes. Qui les a nommés ? Au non de qui exercent-ils leurs fonctions et leurs responsabilités, sinon au nom de l’Eglise, pas seulement hiérarchique mais « mystique » ? Les mêmes qui sacralisent les prêtres sont prêts à tout pour faire oublier que c’est l’Eglise qui les « consacrés ».

                  Là, hier, on apprend les ignominies d’un cardinal McQuarrie, déjà renvoyé à l’état laïc, et le rapport du Vatican, courageux pourtant, ne trouve pas de vrai responsable de ses turpitudes pendant des décennies : CQFD !

                  Au sujet de CQFD, je voudrais dire aussi que je souris en lisant Mme ou Monsieur Suricate, avec ses sigles admirables qu’il me faut toujours retraduire pour les comprendre : le NSJC et la TSVM font partie de quelle marque de bagnoles (BMW ?) , de quelle chaîne de télé (BFM TV ou LCI ?), de quelle marque d’appareils ménagers ? Le nouveau Testament parle d’un certain Jésus et d’une certaine Marie, des noms qui parlent à tout le monde. Pas besoin de traduire. Mme ou Monsieur Suricate parle aussi de l’enfer. Mais c’est toujours de l’enfer pour les autres, bien sûr. Le grand théologien H. U. von Balthasar, qui n’était pas un furieux progressiste, a écrit naguère un joli petit livre à ce sujet…

                  Bon, j’arrête. On va croire que je médis, alors que je suis surtout fatigué.

                  • Merci monsieur Schlegel. Je n’aurais pu mieux exprimer ma pensée et mon indignation.

                    C’est moi qui ai écrit, en réponse aux messages précédents, qu’il serait en effet dommage de rajouter un abus de langage aux autres abus. Mais c’était ironique, tant je trouvais que ce pinaillage a propos de la définition exacte de l’Eglise était vain et éludait le vrai sujet : les abus dans l’Eglise. Sujet dramatique s’il en est et qu’on ne peut balayer à coups de discours mystico-gazeux. J’ai sans doute eu tort d’ailleurs d’ironiser, tout cela est si triste et si lamentable.

                    Je voulais rajouter qu’il se trouve que j’ai lu le livre de Claire Maximova et que je la connais personnellement. Ce n’est en aucun cas quelqu’un qui inspire la pitié. Elle est en colère et veut qu’on lui fasse justice. Elle a le courage de se battre pour elle-même et pour celles que des petits malins « pieux » passent leur temps à discréditer. Ça ne les grandit pas et ça ne grandit pas l’image de l’Eglise.