Actualité

Au début de l’année 1950, il avait déjà fait l’objet d’une enquête par Rome. Des religieuses de sa communauté l’accusaient d’être « très manipulateur » et d’« empêcher systématiquement les sœurs d’exercer leur liberté de conscience ». La théologienne et historienne de l’Eglise Alexandra von Teuffenbach vient de publier un article basé sur la consultation de nouveaux documents dans lequel apparaît également un cas d’abus sexuel.

Connu pour accueillir une jeunesse relativement privilégiée, le Foyer de Charité de Courset, dans le Boulonnais, est sali par les agissements qu’aurait commis son fondateur, le père Michel Tierny. Le prêtre, décédé en 2011, aurait commis des abus de toutes sortes.

Telle est la décision du Saint-Siège suite à l’inspection menée par trois délégués du Pape. Les problèmes qui ont surgi concerne l’exercice de l’autorité et dans des relations compliquée avec le successeur.

Beaucoup de chrétiens catholiques fervents n’ont pas pu recevoir la communion eucharistique pendant plusieurs semaines. Certains se sont crus abandonnés de Dieu, d’autres ont protesté parfois vigoureusement pour qu’on ne les prive pas davantage. Deux exemples de l’histoire de la spiritualité peuvent nous aider à relativiser et peut-être à tirer profit spirituel de cette situation.

Communiqué de presse du Père Modérateur Moïse Ndione et du Conseil International des Foyers de Charité

Publication des conclusions de la Commission de recherches pluridisciplinaire et indépendante sur le père Finet (1898-1990)

Dans le numéro 594, d’octobre 2019, « Golias Hebdo » avait publié tout un dossier sur la façon dont la Congrégation pour les religieux (Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique) s’y prenait pour spolier les biens des Congrégations de moniales en fin d’existence, au mépris des lois de la République. Nous venons d’apprendre, de façon certaine, grâce à des religieux scandalisés, quelle est la politique menée, actuellement, par cette Congrégation.

Le provincial de France des Dominicains a annoncé le 22 février dans un communiqué officiel qu’il créait deux groupes de travail interdisciplinaire pour mettre à jour d’une part l’historique de l’affaire Philippe-Vanier et d’autre part les dérives théologiques qui ont permis de créer un tel scandale. On ne peut que saluer cette initiative et encourager les experts à investiguer en profondeur.

Le pape François, en acceptant la démission du cardinal Philippe Barbarin, met fin à une insupportable tragi-comédie. Je l’en remercie vivement. Comme je ne suis pas tenu au langage diplomatique des communiqués officiels, je peux dire de façon simple ce que pensent nombre de concitoyens et de chrétiens : le pape dit Tintin à Barbarin.

L’ancienne présidente d’Irlande, Mary McAleese, a écrit au Pape François pour lui dire qu’elle quitterait l’Eglise catholique « s’il s’avérait que le Saint-Siège n’a rien fait pour protéger les membres de la communauté de L’Arche. »

Elle affirme que l’Eglise aurait du avertir les gens des « activités prédatrices connues » du fondateur de la communauté, Jean Vanier, et de son mentor, le prêtre dominicain Fr Thomas Philippe.

On connaissait les turpitudes du frère dominicain Thomas Philippe et le lien jamais démenti qu’entretenait avec lui le célèbre Jean Vanier dont l’œuvre en faveur des handicapés mentaux forçait l’admiration de tous.

Des religieuses abusées par des prêtres, par des évêques, voire par d’autres religieuses. Tel est le prochain Rubicon que l’Église catholique doit franchir, après les affaires de pédophilie cléricale. Et cette fois, il semble que le Saint-Siège soit disposé à agir. C’est en tout cas ce qu’a affirmé le cardinal Joao Braz de Aviz dans une interview au magazine Donne Chiesa mondo, une revue mensuelle publiée avec L’Osservatore Romano.

François a décidé de lever le secret pontifical, une obligation de silence absolu, dans le cas des affaires d’abus sexuels commis sur des mineurs.

Dans un livre publié à L’Harmattan, une ancienne religieuse raconte l’emprise psychologique et spirituelle dont elle estime avoir été victime de la part du fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem. Un récit pris très au sérieux par les « moines et moniales dans la ville », qui lancent un appel à témoignage, annonce à La Vie le prieur général, Frère Jean-Christophe Calmon.

Déterminés à affronter la crise que l’Église traverse jusque dans ses racines, une centaine de supérieurs de communautés religieuses se sont retrouvés avec des victimes et des psychothérapeutes, lundi 9 décembre à Paris. À l’initiative de la Corref, ils ont réfléchi aux ressorts de l’abus spirituel, aux moyens de le prévenir et d’aider les victimes à se reconstruire.

Schönborn prend ses distances vis-à-vis des analyses du Pape émérite selon lesquelles la cause des abus seraient liée à la crise de 1968. Il attaque ensuite l’ancien secrétaire d’Etat du Vatican, Angelo Sodano.

Le cardinal Barbarin quittera Lyon. C’est la remise importante que la bonne ville de Lyon a gagnée pour le blackfriday de ce 29 novembre 2019.

Je reviens du cinéma, moi qui y vais très rarement. C’est dire si j’étais motivée pour voir ce film-là, et je suis encore en état de choc tant il est fort, bien joué, prenant, implacable quant au mécanisme d’emprise subtilement décrit dans ces un peu plus de 90 minutes de réalisme, car on sent bien tout au long du film que ce n’est pas vraiment une fiction mais que le scénario est tristement possible dans une de ces « communautés nouvelles » qui ont fleuri ces dernières décennies.

Grâce à l’impulsion décisive de La Parole libérée, les abus sexuels en Eglise sont sortis de l’ombre et ils occuperont encore longtemps, qu’on le veuille ou non, la vie de l’Eglise catholique en France et ailleurs. Mais il existe une autre sorte d’abus, dont on tarde encore à prendre conscience, c’est l’abus spirituel.

Les collectifs de victime sont très critiques alors que les évêques réunis à Lourdes ont voté le principe d’une « somme forfaitaire » à verser à celles et ceux qui ont été abusés dans le passé par des clercs pédophiles et dont les affaires sont prescrites.

C’est sans doute le meilleur film jamais réalisé sur les dérives sectaires en contexte religieux. En signant ce film, Sarah Suco nous a fait un gros cadeau. Elle a donné la voix aux milliers de victimes des communautés déglinguées, qui peinent parfois à comprendre et à expliquer le mécanisme des abus psychologiques et spirituels, tant cet abus est insidieux, pervers, complexe. Le film montre toutes les étapes, depuis l’embrigadement jusqu’à la perte totale de liberté intérieure. Vous trouverez ci-dessous la liste des avant-premières, si vous souhaitez assister au film et participer à une rencontre avec la réalisatrice ou quelques uns des acteurs.

Camille, 12 ans, passionnée de cirque, est l’aînée d’une famille nombreuse. Un jour, ses parents intègrent une communauté religieuse basée sur le partage et la solidarité dans laquelle ils s’investissent pleinement. La jeune fille doit accepter un mode de vie qui remet en question ses envies et ses propres tourments. Peu à peu, l’embrigadement devient sectaire. Camille va devoir se battre pour affirmer sa liberté et sauver ses frères et sœurs.

Cet ancien prêtre-ouvrier, qui eut un immense rayonnement au sein du Renouveau charismatique, est décédé le samedi 12 octobre à l’âge de 90 ans. Il laisse derrière lui au moins une douzaine de victimes d’agressions sexuelles.

Le Conseil d’Administration de l’AVREF réuni à Paris le 5 octobre dernier s’inquiète fortement de la dissolution annoncée de la MIVILUDES par les Pouvoirs Publics. Voici leur communiqué de Presse.

(Melbourne) La justice australienne a confirmé mercredi en appel la condamnation du cardinal George Pell, naguère l’un des prélats les plus puissants du Vatican, pour viol et agressions sexuelles sur deux enfants de chœur dans les années 1990, un arrêt accueilli avec émotion par une victime.

Un nouveau scandale majeur secoue le Chili, et cette fois ce sont les jésuites qui sont atteints. Renato Poblete Barth, icône de la solidarité envers les pauvres (mort en 2010), est rattrapé par une dénonciation publique émanant d’une femme, Marcela Aranda Escobar, qui a subi de sa part, et de ses complices, d’effroyables outrages. L’enquête, menée par les jésuites, a découvert au moins 22 victimes sur une période de 48 ans. Que va-t-il encore rester de l’Église catholique au Chili ?

Suite au délibéré du Tribunal de Grande Instance de Caen qui a prononcé la relaxe du président de l’association Notre Dame Mère de la Lumière, l’association Tocsin a rédigé un résumé de toute l’affaire.

Mardi 2 octobre 2018, le tribunal de Caen (Calvados) a renvoyé le procès d’un médecin soupçonné de dérives sectaires au 22 janvier 2019. Explications.

Alberto Maalouf, médecin urgentiste à Caen (Calvados), a été jugé mardi 21 mai 2019 par le tribunal correctionnel. Il est soupçonné d’abus de faiblesse sur 19 personnes, en tant que président de l’association Notre-Dame mère de la Lumière.

Un homme de 30 ans, médecin urgentiste à Caen (Calvados), comparaît mardi 2 octobre 2018 devant le tribunal correctionnel pour abus de faiblesse et sujétion psychologique.

Il est partout dans les médias parce qu’il prône une révolution de l’Eglise dans son traitement des cas d’abus sexuels. Mais Monseigneur Luc Ravel a lui aussi son passé. Enquête.

La Conférence des évêques de France (CEF) met en garde contre les dérives sectaires qui se sont fait jour dans certaines communautés catholiques. Sa “Cellule pour les dérives sectaires au sein de l’Eglise catholique”, créée en novembre 2015, a déjà traité 163 cas.

Assurément une des scènes les plus pénibles du film de Francois Ozon, Grâce à Dieu, est celle de la prière du Notre Père, unissant en une seule supplication, criminel, victime et go-between : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». On fait difficilement pire, on se demande comment on peut, sans rire, se lever le matin pour faire un truc pareil.

Plusieurs femmes catholiques versaillaises ont créé une association d’aide aux victimes d’abus sexuels dans l’Église, baptisée « Comme une mère aimante », a-t-on appris auprès de la présidente de cette structure, Camille de Metz-Noblat.

En 2014, un an après avoir adressé notre « Appel de Lourdes » aux évêques de France, nous rédigions une lettre destinée au pape François et la faisions signer par plus de 40 personnes, victimes d’abus de pouvoir et de conscience dans des communautés religieuses, ainsi que quelques parents de victimes.

Yves Hamant l’a portée personnellement au Vatican le 15 décembre 2014, en deux versions, français et italien, et elle a été remise en mains propres au pape au début du mois de janvier 2015 par l’intermédiaire de deux cardinaux. Cette démarche avait été suggérée par l’un des deux, éminent théologien, qui en avait corrigé le texte. Cette lettre est restée sans réponse.

Le moment nous semble venu de verser son contenu au dossier des différentes propositions présentées par les uns et les autres face au tsunami qui submerge l’Eglise catholique et de la publier, pour la première fois.

Yves Hamant, Xavier Léger, Aymeri Suarez-Pazos

Le tribunal correctionnel de Lyon n’a donc pas suivi les réquisitions du Procureur qui, en janvier avait demandé l’acquittement pour le cardinal archevêque de Lyon. Si la condamnation reste symbolique – six mois de prison avec sursis – sa culpabilité n’en est pas moins retenue par les juges. Faisant suite aux deux classements sans suite des 1er août et 11 décembre 2016, elle a provoqué un vrai choc dans l’Eglise de France, à la mesure de la surprise occasionnée. Elle suit de quelques mois celle de Mgr Fort, ancien évêque d’Orléans, pour non dénonciation d’actes pédophiles.

« C’EST LE PEUPLE DE DIEU TOUT ENTIER QUI DOIT PRENDRE EN CHARGE SON EGLISE »

« En ce matin du 7 mars, nous apprenions la condamnation du cardinal Philippe Barbarin. C’était déjà une victoire pour les victimes qui se sentaient enfin reconnues dans leur action légitime. J’avais décidé de faire silence car la nouvelle se suffisait à elle-même. Le commentaire n’était pas nécessaire. Et puis à la mi-journée nous apprenons que le cardinal archevêque de Lyon présente sa démission au Pape François. Il me faut maintenant dire une parole, non pas pour me réjouir de cette issue mais pour montrer combien elle est dans la logique interne des évènements que nous vivons depuis plusieurs mois.

À l’automne 2018, le Sénat a créé une mission commune d’information sur les politiques publiques de prévention, de détection, d’organisation des signalements et de répression des infractions sexuelles susceptibles d’être commises par des personnes en contact avec des mineurs dans le cadre de l’exercice de leur métier ou de leurs fonctions. Mercredi 6 février 2019, le Sénat a reçu Isabelle de Gaulmyn, Catherine Bonnet, Soeur Véronique Margron, le Père Stéphane Joulain et le père Pierre Vignon.

Largement consacrée au dialogue avec l’islam, la conférence de presse du vol papal, de retour d’Abu Dhabi, mardi 5 février, a aussi porté sur les abus sexuels dont sont victimes les religieuses.

En faisant proclamer par l’un de ses défenseurs que « la douleur ne crée pas le droit », Mgr Barbarin a peut-être gagné comme citoyen, comme fonctionnaire de Dieu. Mais comme chrétien ?

Pour répondre aux critiques formulées à son endroit, notre ami Pierre Vignon a eu l’idée d’écrire une petite mise au point… décapante. Dans cet article, le prêtre drômois explicite les mêmes raisons qui ont poussé notre collectif à créer lenversdudecor.org. Merci Pierre, encore une fois, pour ton engagement dans cette cause bien ingrate auprès des victimes. Malgré ce que peuvent en penser certains, tu ne fais qu’assumer ta vocation baptismale de prophète. Et tant pis pour ceux qui ne le comprennent pas : toi, tu ne perds pas ta récompense.

Le père Regis Peyrard comparaît mardi pour agression sexuelle sur mineur devant le tribunal correctionnel de St Etienne. L’une de ses victimes, l’abbé Jean-Luc Souveton livre un témoignage accablant après 42 ans de silence. Il désigne son agresseur mais aussi « l’institution qui l’a produit ».

Un collectif d’anciens membres provenant de différentes communautés nouvelles s’adressent au Pape pour lui faire part de leurs souffrances. Notre amie italienne, Renata Patti, a lancé une pétition sur Change.org pour que vous puissiez apporter votre soutien à cette lettre.

Au lendemain de la réquisition du parquet d’Orléans d’un an de prison ferme à l’encontre de l’évêque André Fort pour des faits de non dénonciation d’agression sexuelle sur mineur, à la veille de l’Assemblée Plénière des évêques de France à Lourdes, censée accueillir pour la 1re fois la parole des victimes après plusieurs décennies d’omerta systématique, les 12 évêques de la Région Auvergne Rhône-Alpes ont courageusement destitué le père Pierre Vignon de ses fonctions de juge ecclésiastique, pour avoir, seul parmi ses pairs, demandé publiquement la démission de son archevêque, qui avait couvert et laissé dans leurs fonctions des prêtres auteurs de faits pédocriminels.

Samedi, pour leur rassemblement annuel, les évêques ont invité huit victimes de prêtres pédophiles. Signe d’une vraie prise de conscience ? Récit des coulisses mouvementées.

Après avoir demandé publiquement la démission du cardinal Barbarin, Vignon n’a pas été reconduit dans ses fonctions de juge ecclésiastique. Un très mauvais signal envoyé aux victimes.

Pierre Vignon, le prêtre qui a lancé en août la pétition (100 000 signatures) demandant la démission du cardinal Barbarin, est démis de ses fonctions de juge par les évêques.

Alors que le procès canonique du père Preynat pour agressions sexuelles a repris, et que le cardinal Barbarin doit comparaître en janvier pour non-dénonciation de ces crimes, l’ambiance est lourde au sein du diocèse de Lyon.

Un homme de 30 ans, médecin urgentiste à Caen (Calvados), comparaît mardi 2 octobre 2018 devant le tribunal correctionnel pour abus de faiblesse et sujétion psychologique.

Les révélations en cascade sur l´ampleur des abus sexuels dans l´Eglise aux Etats-Unis, en Allemagne ou encore aux Pays-Bas, suscitent un trouble profond chez les catholiques. KTO installe exceptionnellement son plateau à l´évêché de Fribourg pour découvrir l´expérience et les convictions de Mgr Charles Morerod, ferme et courageux dans la lutte contre les abus sexuels ces 6 dernières années. Dominicain, théologien et évêque de Lausanne, Genève et Fribourg depuis 2011, il est également président de la Conférence des évêques de Suisse.

Prêtre du diocèse de Saint-Flour (Cantal) depuis 1996, un homme de 64 ans, est soupçonné d’avoir abusé de quatre enfants d’une même fratrie. Ce vendredi 14 septembre, le suspect a été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs et placé en détention.

L’histoire d’une jeune femme de 23 ans devenue religieuse catholique…chez les sœurs contemplatives de St-Jean. Elle y restera onze années. Aujourd’hui, elle raconte dans son livre avoir été victime d’un crime que ni le droit pénal ni le droit de l’Église catholique ne reconnaissent : l’abus spirituel.

Je suis un homme plutôt nuancé dans ses propos et rarement bruyant dans l’expression de ses opinions. J’estime qu’il faut garder sa capacité d’indignation pour les rares choses qui en valent le coût.

Catherine Bonnet, 74 ans, pédopsychiatre et ancienne conseillère du pape sur la lutte contre la pédophilie, réagit après les déclarations du pape François.

Pour aider ceux et celles qui n’ont pas suivi toute l’affaire Preynat-Barbarin à y voir plus clair, nous vous proposons ci-dessous un petit résumé des principales allégations qui pèsent sur le cardinal de Lyon. Dans cette première partie, nous traitons exclusivement de l’affaire Preynat.

Suite à la pétition lancée il y a quelques jours pour demander au Cardinal Barbarin de présenter sa démission, le président de l’AVREF vient d’ajouter un petit texte qui explique comment la crise de la pédophilie dans l’Eglise se situe en réalité dans un phénomène plus large : celui des abus spirituels.

Le prêtre Pierre Vignon est l’auteur de la pétition demandant la démission du cardinal Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles.

INTERVIEW. Aymeri Suarez-Pazos, président de l’Avref, dénonce la complicité de toute une institution derrière les affaires de pédophilie au sein de l’Église.

En union avec un prêtre (matérialisant le fait que celle-ci est possible) et à titre personnel, nous, Aymeri Suarez-Pazos (président de l’AVREF - Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles) et François Devaux (président de LA PAROLE LIBEREE), vous proposons de soutenir cette digne et courageuse lettre ouverte, celle d’un appel à la responsabilité morale individuelle de ceux dont le destin marque l’histoire de l’homme.

Pour lire la lettre du père Vignon et participer à la pétition, suivez ce lien.

À l’initiative de la pétition demandant la démission du cardinal Barbarin, le père Pierre Vignon, prêtre au diocèse de Valence, est spécialisé depuis des années dans le suivi des cas d’abus sexuels dans l’Église et dans l’accompagnement des victimes.

Le père Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence, explique les raisons qui l’ont décidé à rédiger une pétition demandant la démission de l’archevêque de Lyon.

Dans une pétition en ligne, avec le soutien des associations de victimes d’abus sexuels, ce prêtre demande la démission du cardinal de Lyon.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE SUITE AU LANCEMENT DE LA PROCÉDURE JUDICIAIRE CONCERNANT NDML

L’association Tocsin a collecté de nombreux témoignages de personnes durablement blessées par des comportements au sein de l’association Notre-Dame Mère de la Lumière (NDML). Ces éléments ont été fournis aux autorités publiques et ecclésiales, Tocsin jouant ainsi son rôle d’alerte et de prévention, tout comme l’ADFI.

L’analyse de père Gilles Routhier, ecclésiologue, doyen de la faculté de théologie à l’université de Laval (Québec).

Nous sommes des victimes des thérapies déviantes du prêtre Tony Anatrella et avons accueilli de façon très positive, le courage de Mgr AUPETIT de sanctionner ce dernier, alors que depuis 2006, plusieurs cardinaux se sont succédés sans réagir, ils étaient pourtant informés des faits commis, y compris le président de la Conférence des Evêques de France.

ENTRETIEN. Le frère dominicain Philippe Lefebvre alertait l’Église sur le cas du prélat depuis 10 ans. Anatrella a été destitué par l’archevêque de Paris. Propos recueillis par Jérôme Cordelier

Une lettre écrite par des fidèles catholiques à Mgr Crépy (responsable de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie) circule depuis quelques jours sur Internet. Cette lettre exprime ce que de plus en plus de catholiques pensent aujourd’hui au sujet des scandales de pédophilie dans l’Eglise. Merci à ses auteurs de nous permettre de la partager sur notre site. Nous invitons les lecteurs de ce site à diffuser ce texte, et, pourquoi pas, à l’envoyer à leur propre évêque.

Le nouveau réseau international des associations de lutte contre la pédophilie dans l’Église (ECA) se réunit pour la première fois à partir de lundi 4 juin à Genève. José Andrès Murillo, l’un de ses fondateurs, qui a lui-même été victime d’un ancien prêtre au Chili, remettra dans quelques jours une lettre au pape avec des propositions pour lutter contre les abus dans l’Église.

Juan Carlos Cruz, après une conversation avec le Pape de « plus de deux heures et demie » a twitté (d’abord en espagnol puis en anglais) :

Il ajoute que cette réunion était « sincère, accueillante et extrêmement constructive ». James Hamilton est l’une des trois victimes de Karadima qui s’est rendue à Rome pour une réunion privée avec le pape François lors d’un séjour exceptionnel au Vatican.

Les trois victimes d’un prêtre pédophile chilien invitées plusieurs jours dans la résidence hôtelière du pape François ont commencé vendredi une série d’entretiens privés avec le souverain pontife.

A. Murillo : « Une pensée spéciale pour toutes les victimes, en particulier pour celles qui n’ont pas eu la force et se sont suicidées pour éliminer cette douleur de leur propre vie.” Le pape reçoit aujourd’hui James Hamilton et demain Juan Carlos Cruz.

Le principal dénonciateur des scandales d’abus sexuels clericaux au Chili est arrivé à Rome pour une audience avec le pape François et a déclaré mardi qu’il exhorterait le pape à se débarrasser des évêques et des cardinaux « toxiques » qui diffament et discréditent les survivants d’abus sexuels.

Dans une lettre aux évêques chiliens, rendue publique mercredi 11 avril, le pape François fait part de sa « douleur » et de sa « honte » pour les abus sexuels commis et reconnaît avoir commis « de graves erreurs dans l’évaluation et la perception de la situation ».

Un signalement a été effectué au parquet d’Orléans après le témoignage d’un habitant de Vannes qui accuse un prêtre d’actes pédophiles.

Un missionnaire recherché par la police pour des agressions sexuelles sur des enfants inuits a été caché pendant 16 ans en Belgique par les Oblats pendant qu’un mandat d’amener international pesait contre lui.

Le pire c’était ceux qui disaient : « Ah mais vous comprenez : Dieu lui a pardonné, il faudra bien que vous lui pardonniez ». C’est terrible comme expression ! Combien de victimes ont entendu ça ! C’est absolument insupportable ! Imposer le pardon !… dans l’Eglise on est un peu obsédé du pardon. Par exemple, l’année de la miséricorde a été terrible pour les victimes, parce qu’on avait de la miséricorde pour tout le monde… sauf pour elles.

Pourquoi les victimes ont tardé à parler ? Quelle est la mécanique du silence ? Témoigner, est-ce une libération ? Ces questions sont au cœur du documentaire de Sylvie Cozzolino, Le Silence Brisé, diffusé ce lundi 12 mars sur France 3.

La pédopsychiatre française Catherine Bonnet a conseillé pendant trois ans le pape François en siégeant au sein de la première commission anti-pédophilie, qui vient d’être renouvelée sans elle. Ses propositions concrètes, comme l’obligation de signalement, la fin de la prescription et du secret pontifical sont pour l’heure restées sans réponse, explique à l’AFP cette experte des questions d’abus sexuels.

Le manque de poigne du pape François face aux prêtres soupçonnés d’avoir commis ou caché des abus sexuels sur mineurs a assombri sa cinquième année de pontificat, cap qu’il franchira mardi sous le feu des critiques.

L’affaire de pédophilie au sein du diocèse de Nice ne se résumerait pas a une victime isolée, et pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires. C’est ce qu’a indiqué le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, lors d’une rencontre avec la presse ce lundi.

La justice italienne l’avait condamné à 7 ans et demi de prison (peine que le religieux a purgé). Le tribunal ecclésiastique de Gênes a cependant décidé de lui restituer son ministère de prêtre, considérant que ce dernier est innocent des accusations qui pèsent sur lui.

L’ancien curé de Wintzenheim Hubert Spitz vient d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Colmar pour agressions sexuelles sur quatre jeunes paroissiennes, dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, et pour avoir détourné quelque 120 000 €.

Cette formation, qui s’adresse à nos amis québécois, vise à éclairer les intervenants sur un sujet qui suscite plusieurs questionnements : les sectes religieuses et les communautés fermées. La formation fournit une définition générale de la secte, puis elle apporte des précisions, des nuances et des distinctions entre les divers types de groupes radicaux, notamment les sectes totalitaires. La formation permet aussi d’aborder les thèmes de la victimisation des enfants, de l’intervention et de l’accompagnement des familles ayant quitté ce type de milieu.

L’abbé Vincent Sterckeman, qui officie à la paroisse Saint-Pierre des Rives de l’Aa (Gravelines, Grand-Fort-Philippe et Saint-Georges-sur-l’Aa) depuis 2011, a été mis en examen pour viol, ce vendredi. L’affaire remonte à plus d’une dizaine d’années, à l’époque où il officiait à Nieppe, près d’Armentières.

Isaac Givovich, au nom des victimes qui ont dénoncé les cas d’abus sexuels commis par les Frères maristes au Chili, a remis le 23 février 2018 une lettre à la nonciature apostolique à Santiago. Ils veulent, eux aussi, être entendus par Mgr Charles Scicluna, l’envoyé spécial du pape François.

« La question est désormais posée de savoir si ces dysfonctionnements au plus haut niveau de la hiérarchie catholique sont uniquement liées aux résistances que rencontrerait le pape François dans sa détermination à lutter contre la pédophilie dans l’Eglise ou si lui-même, pour des raisons difficiles à cerner, n’en serait pas objectivement sinon le complice, du moins le spectateur résigné. »

Il profitait de la détresse de ses paroissiennes : un ancien prêtre de Valbonne (Alpes-Maritimes) a été condamné hier soir à deux ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis pour des agressions sexuelles sur plusieurs fidèles de sa paroisse, fragilisées par un deuil ou des difficultés.

Justice : Un ancien prêtre de 53 ans écope de huit ans et demi de prison pour avoir agressé sexuellement des enfants dans plusieurs pays. Il avait sévi en Suisse.

Il y a peu, le substitut de Mgr Charles Scicluna, le père Jordi Bertomeu, a reçu Mgr José Luis Ysern, le troisième évêque, après Alejandro Goic et Luis Gonzalez, à être écouté dans le cadre de la mission d’approfondissement du cas « Karadima-Barros » voulue par le pape François.

Mgr Charles Scicluna, envoyé par le pape au Chili pour y enquêter sur le cas d’un évêque accusé d’avoir couvert un prêtre pédophile, a été hospitalisé à Santiago mardi 20 février pour une opération chirurgicale.

Le pape a remanié ce samedi la commission contre la pédophilie du Vatican. La pédopsychiatre Catherine Bonnet avait présenté sa démission dès juin dernier. Elle s’en explique.

Le Vatican a pris la décision d’envoyer Charles Scicluna, archevêque de Malte et Président du Comité d’examen des recours en matière de delicta graviora (délits graves) au Chili afin d’entendre des témoignages relatifs à l’évêque d’Osorno, Mgr Juan Barros qui est soupçonné d’avoir protégé un prédateur sexuel : le père Fernando Karadima.

Le Pape François vient de renouveler le mandat de la Commission Pontificale pour la Protection des Mineurs, qui avait été laissé à l’abandon depuis deux mois, amenant certains survivants à se demander si la protection des enfants était vraiment une priorité absolue pour l’Église catholique.

Dans une interview avec la BBC, Cruz a insisté sur le fait que le pape avait connaissance des accusations contre l’évêque d’Osorno, Mgr Juan Barros.

Le pape François prétend que les membres du clergé accusés d’agressions sexuelles sur des mineurs ne bénéficient d’aucune clémence. Ce n’est pas vrai.

Pour lui, le poids du silence a été trop pesant, pendant de longues années. Victime d’actes pédophiles dans son enfance, un prêtre du diocèse de Luçon se désole de faire le constat qu’il n’est pas facile de savoir à quelle porte frapper pour ne pas rester englué dans les traumatismes. Soucieux d’autres victimes, de l’accompagnement dont elles ont besoin, il estime qu’il rend service à l’Église à laquelle il est fidèlement attaché en demandant publiquement qu’elle fasse des avancées significatives dans la prise en compte de leurs souffrances.

J’ai reçu récemment une question me demandant si la personne qui intervient sous le pseudo « Françoise » était la « community manager » du site, chargée de répondre systématiquement aux commentaires. En effet, depuis pas mal de temps elle intervient quasi à chaque fois qu’une personne poste un commentaire en lui répondant comme si elle était chargée de le faire.

Le tribunal de grande instance de Paris a examiné, le 22 janvier, l’assignation au civil de Mgr Jean-Michel di Falco, auquel un plaignant réclame plus de 500 000 € pour des abus sexuels sur mineur que l’évêque émérite de Gap a toujours niés.

Le scandale Karadima a ruiné la crédibilité de l’Église catholique au Chili et les commentaires du pontife ne risquent pas d’améliorer la situation.

Le pape François a fermement défendu un évêque chilien soupçonné d’avoir dissimulé les abus sexuels d’un prêtre.

Lors de sa dernière Assemblée Générale, la Fédération des Réseaux du Parvis a décidé de soutenir les laïques et les laïcs d’Osorrno. Elle a envoyé une lettre au cardinal Parolin qui, pour le moment n’a pas encore eu de réponse. Voici le contenu de cette lettre.

A l’occasion du voyage du souverain pontife au Chili et au Pérou cette semaine, les associations de plusieurs pays se réunissent ce lundi à Santiago. Objectif : créer, en juin, une ONG mondiale.

L’association La Parole libérée, à l’origine des révélations d’actes pédophiles qui ont secoué l’Église de France depuis 2015, a été pour la première fois reçue officiellement samedi à Paris par deux évêques chargés de ce dossier.

La visite du pape au Chili dans quelques jours ne fait pas le bonheur de tout le monde. Des associations impliquées dans la dénonciation des agressions sexuelles dans l’Eglise organisent un congrès qui rassemblera des militants du monde entier et qui se ouvrira ses portes le jour même de l’arrivée du pape sur le sol chilien. Et ce n’est pas tout. Ils ont également l’intention d’organiser des actes de protestation au cours de la visite papale.

Le père Thomas Doyle, qui a été un acteur de premier plan dans la crise des affaires d’abus sexuels commis par des prêtres aux Etats-Unis, vient de publier un témoignage personnel sur le cardinal Law, décédé il y a une dizaine de jours : on y apprend notamment que le Cardinal avait en fait été préparé mieux que quiconque à la problématique des abus sexuels…

Nous venons de vivre une séquence peu banale. Elle serait digne d’un roman d’Agatha Christie, si elle n’était pas si tragique. Le lundi 23 octobre en fin d’après-midi, le père Peyrous, membre de la communauté de l’Emmanuel et postulateur de la cause de béatification de Marthe Robin, commence la retraite prévue sur Marthe Robin au Foyer de Charité de Châteauneuf de Galaure, en y célébrant la messe.

Depuis quelques jours, une discussion houleuse a lieu entre les internautes qui suivent ce site. La discussion est apparue à la suite de l’article annonçant les mesures prises à l’égard du père Peyrous. Des bugs informatiques ont perturbé la discussion. Je me permets donc de reproduire dans un nouvel article l’ensemble des commentaires, dans un ordre chronologique.

Ancien recteur des sanctuaires de Paray-le-Monial, spécialiste en histoire de la spiritualité et en théologie spirituelle, postulateur de la cause en béatification de Marthe Robin, le père Bernard Peyrous, prêtre de la communauté de l’Emmanuel, 70 ans, a été démis de ses fonctions.

De nombreuses victimes des communautés à dérives sectaires souhaitent coucher sur le papier leur expérience. C’est un soutien souvent décisif pour se reconstruire et cela aide celles ou ceux qui lisent ces témoignages à ne pas tomber dans les mêmes pièges.

Un document de 34 pages proposant toute une série de propositions concrètes.

Elaboré à partir de nombreux témoignages, c’est le fruit d’un long travail de l’AVREF, association qui s’emploie depuis près de 20 ans à défendre les victimes de tels abus.

Lors du congrès de l’ICSA 2017, à Bordeaux, le père Pierre Vignon est intervenu pour présenter le livre « De l’emprise à la liberté », un ouvrage pluridisciplinaire et universitaire sur le sujet douloureux des dérives sectaires au sein de l’Eglise Catholique.

Dans une interview qu’il vient de donner, le cardinal João Braz de Aviz, préfet de la congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique (c’est-à-dire l’organisme de la curie chargé de tout ce qui concerne les moines, moniales, religieux et religieuses) a notamment répondu à une question à ce sujet.

Dans l’Évangile du jour, Jésus guérit une femme le jour du sabbat, provoquant l’indignation du chef de la Synagogue parce que, dit-il, la Loi du Seigneur a été violée. « Il n’est pas facile, a commenté le Pape, de cheminer dans la Loi du Seigneur », c’est « une grâce que nous devons demander ».

Le but est de mettre en lien des victimes d’une même personne pour leur permettre de s’entraider en communiquant et d’agir librement ensemble tout en préservant leurs vies privées. Vous pouvez lancer gratuitement une recherche en toute confidentialité et sans aucun engagement.

L’International Cultic Studies Association (ICSA) tiendra son Congrès international annuel 2017 à Bordeaux en France conjointement avec Info-Secte de Montréal et la Société Française de Recherche et d’Analyse de l’Emprise Mentale (SFRAEM). Le Congrès aura lieu du 29 juin au premier juillet 2017 (ateliers pré conférence le mercredi 28 juin). Le Congrès s’adresse aux besoins et aux intérêts des quatre groupes d’intérêt de l’ICSA, les anciens membres, les familles, les professionnels de la relation d’aide et les chercheurs.

On pensait l’affaire di Falco enterrée. Or, 14 ans après le classement des plaintes de deux anciens élèves contre l’évêque de Gap, l’affaire rebondit.

Quinze ans après une procédure pénale classée sans suite, un ancien élève de Monseigneur Di Falco l’assigne au civil pour des faits de viols présumés, qui se seraient déroulés entre 1972 et 1975.

Augustin Valencourt, le gourou présumé de l’association de prière Marie Porte du Ciel, n’est plus en détention. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Un prêtre catholique britannique, accusé par la justice de son pays d’abus sexuels sur des enfants, a été arrêté dimanche à l’aéroport londonien de Luton après une cavale de cinq ans.

La spécificité du processus d’emprise sectaire étant extrêmement complexe, les professionnels de la santé, de la justice et les travailleurs sociaux appelés à intervenir auprès des victimes de sectes étant mal informés, se sentent démunis face à cette aliénation particulière et difficile à cerner.

Sous le feu des projecteurs et des critiques ces dernières semaines, Mgr Stanislas Lalanne passe la main à la tête de la cellule dédiée à la lutte contre la pédophilie dans une Eglise catholique secouée par les affaires d’abus sexuels.

Yves Hamant, universitaire catholique, se bat pour défendre les victimes de manipulations mentales commises à l’intérieur de divers mouvements d’Église. Non sans peine.

Deux victimes présumées du prêtre d’Orléans mis en examen pour agression sexuelle sur mineur s’expriment pour la première fois. 23 ans après, ces deux hommes aujourd’hui âgés de 36 et 35 ans ont décidé de sortir du silence.

La publication de nouveaux noms de prêtres pédophiles par un diocèse américain, trente ans après les premiers scandales, montre combien le silence de l’institution catholique pèse encore sur les victimes, qui se sentent bien seules à combattre leurs agresseurs.

C’est maintenant seulement que le sujet de l’abus sexuel vient à l’ordre du jour de l’Église catholique. Des victimes s’organisent, des révélations et des plaintes se multiplient chaque jour. Un point particulièrement fort : La traditionaliste Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est elle aussi soupçonnée.

Le 25 avril dernier, Mgr Barbarin réunissait les prêtres du Rhône à Ecully pour évoquer les « affaires » en cours. Dans l’assistance, l’un d’eux s’est levé et a lu une lettre dans laquelle il explique avoir été victime d’un prêtre et d’un ancien séminariste voilà 40 ans. Voici le texte en exclusivité.

Les révélations sur des affaires de pédophilie dans l’Église se multiplient ces dernières semaines. Vendredi 29 avril, un religieux de la communauté Saint-Jean sera jugé pour abus sexuels. Une communauté qui a longtemps gardé le silence alors que plusieurs de ses membres ont eu affaire à la justice. Gabriella Blagoi est une femme brisée. Elle a pour la première fois décidé de témoigner du calvaire qu’elle a vécu à Bucarest, sa ville natale.

Alors que de nouvelles allégations d’abus sexuels à l’encontre de Mgr Tony Anatrella viennent d’être rendues publiques, nous publions ci-dessous la traduction d’un article d’Hendro Munsterman, enseignant et chercheur en théologie à l’Université Catholique de Lyon, publié en février 2016 sur le site GlobalPulse. Dans cet article, l’universitaire remet en cause la fiabilité de ce prêtre.

De nouvelles révélations viennent jeter le trouble sur une personnalité éminente de l’Eglise de France, le père Tony Anatrella, psychanalyste et membre de la commission pontificale sur la famille.Un laïc vivant en Rhône-Alpes a été victime de sa part d’attouchements sexuels en 2011.

Tony Anatrella est l’un des experts du Vatican sur l’homosexualité. Il a aussi rédigé une directive à l’intention des nouveaux évêques sur le signalement ou non des prêtres pédophiles. Par ailleurs psychothérapeute, ses méthodes ont fait l’objet d’accusations d’abus sexuels de ses anciens patients en 2006. L’affaire avait été classée sans suite. Aujourd’hui, un nouveau patient témoigne de ces méthodes troublantes.

Aujourd’hui aussi dans l’Église, comme hier, il y a des résistances aux surprises de l’Esprit face aux nouvelles situations, mais Il nous aide à les vaincre et à aller de l’avant, sûrs, sur la voie de Jésus : c’est ce que le Pape a dit lors de la Messe matinale à la Maison Sainte-Marthe.

Sur le site du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, on peut lire le billet de l’évêque auxiliaire, Mgr Alain de Raemy, à propos du film Spotlight. C’est comme cela qu’il fallait réagir : pas de justifications, pas de minimisation, pas de tentatives pour détourner l’attention sur d’autres institutions. Juste un peu d’humilité, et d’amour pour son prochain. Ses paroles sont celles d’un vrai pasteur. Elles m’ont fait du bien.

Très Saint Père,

Nous nous permettons de vous écrire au nom de l’Association « la parole libérée » (la vérité sur le groupe saint Luc) pour solliciter votre aide. Nous sommes une association qui regroupe les victimes d’un prêtre français pédophile le Père Bernard Preynat officiant dans le Diocèse de Lyon sous la responsabilité du Cardinal Barbarin. Nous nous sommes aperçus que beaucoup de personnes ont été complices par leur comportement et leur silence depuis les années 1970.

Beaucoup de paroles mais peu d’actes : trois ans après l’élection du pape François, les victimes de prêtres pédophiles se disent amères et déçues, estimant que l’Église a encore beaucoup à faire pour écarter et punir les coupables.

par Marco Politi, le 3 mars 2016
La question de la pédophilie risque de devenir une épine dans le pontificat de François. Bergoglio a suivi dans les premières années de son pontificat une ligne dure au sujet des abus sexuels. Peu de mois après son élection (en juillet 2013), il a inséré dans le code pénal de l’Etat du Vatican les délits contre les mineurs, soumettant à la juridiction pénale tous les membres de la Curie romaine et de l’administration du Saint-Siège.

« La parole libérée » est une association loi 1901 créée le 17 décembre 2015. Elle constitue un espace d’expression et de soutien aux victimes des actes de pédophilie qui se sont déroulés au sein du Groupe Saint Luc de 1970 à 1991. Les acteurs malheureux de cette période étaient des enfants, restés pour la plupart muets, incompris et seuls face au comportement déviant d’un prêtre à l’aura et au charisme trompeurs. Suite sur le site de l’association

La communauté fondée par Jean Vanier a rendu publics les résultats d’une enquête portant sur le dominicain Thomas Philippe qui joua un rôle important dans la genèse de l’Arche.

Dans une longue enquête, le site GlobalPost a suivi les trajectoires de cinq prêtres accusés d’abus sexuels sur des enfants aux États-Unis et en Europe. Plusieurs ont admis les faits, et dans certains cas, ils faisaient l’objet d’enquêtes criminelles, mais plutôt que de les mettre hors de nuire, la hiérarchie de l’Église catholique les a transférés dans des paroisses en Amérique Latine.

Le Vatican a annoncé, mercredi 10 juin, qu’une nouvelle section judiciaire va être créée au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi pour instruire les dénonciations de manquement au devoir professionnel des évêques devant les cas d’abus sexuels du clergé. Article d’Andreas Solaro à lire dans le journal La Croix.

Qu’y a-t-il de commun entre une poubelle, une tarte tatin, le sado-masochisme et une lapalissade ?

La réponse est simple : tous ces substantifs ont pour origine des patronymes.

Le Saint-Siège va mettre en place des procédures juridiques établissant les responsabilités des évêques et des supérieurs coupables d’avoir couvert ou omis de sanctionner des religieux, notamment des prêtres, ayant commis des actes de pédophilie, a annoncé mercredi le porte-parole du Vatican.

A lire, dans le journal La Croix, un article d’Antoine d’Abbundo sur ces employés qui refusent la corruption et les mensonges de leur compagnie… et qui, à cause de cela, subissent toutes formes de harcèlement. Suivre sa conscience et dénoncer l’iniquité, cela a toujours un prix. Parfois bien lourd. A quand un débat similaire au sein de l’Eglise Catholique ?

Si cette information, divulguée par le site espagnol periodistadigital.com, est avérée, cela risque de faire grincer des dents. Dans le cadre du processus de réformes de la curie romaine, le Pape François souhaiterait écarter les membres issus de mouvements et de congrégations « qui cherchent à obtenir des avantages particuliers au lieu de servir l’Eglise ».

Ceux qui privatisent la foi en se renfermant comme des élites qui méprisent les autres ne suivent pas la nouvelle route inaugurée par Jésus : c’est l’enseignement principal délivré par le Pape François ce matin dans son homélie quotidienne à la Chapelle Sainte-Marthe du Vatican.

Le 22 décembre 2014, dans un discours retentissant à la curie romaine, le pape François dénonçait « 15 maladies » affectant l’Église catholique, et en particulier ses instances de gouvernement. Des propos rafraichissants qui, comme beaucoup l’ont justement noté, ne sont pas sans rappeler les critiques de notre collectif à l’égard de certaines communautés.

Mgr Luis Quinteiro, évêque de Tui-Vigo (en Espagne), a signé le décret de dissolution de l’association « Ordre et Commandement de Saint Michel », fondée par Miguel Brujo, actuellement interné dans la prison de Teixeiro.

Le « clan des Romanones » : les bourreaux de Daniel. Tel est le titre de l’article écrit par le journaliste Jesús Bastante pour le site Religión Digital dans lequel il décrit la « secte » catholique, actuellement jugée pour des allégations d’agressions sexuelles sur mineurs. Quatre prêtres de cette communauté ont été conduits lundi dernier en prison, et quatre autres pourraient également être incarcérés dans les prochaines heures.

Le pape François a reçu en audience les participants au troisième Congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles dans la salle Clémentine du Palais Apostolique du Vatican. Ce congrès, parrainé et organisé par le Conseil Pontifical pour les Laïcs dans l’enceinte du Collège Pontifical Maria Mater Ecclesiae, avait pour thème « La joie de l’Evangile : une joie missionnaire… » (Cf. Evangelii gaudium, 21). Voici le discours que le pape leur a adressé lors de cette audience :

Communiqué de l’Association Française pour l’Information Scientifique (25/11/2014)
Une proposition de loi a été discutée au Sénat, visant à modifier le délai de prescription pour les agressions sexuelles commises sur des mineurs et s’appuyant sur l’affirmation que le caractère traumatisant de l’agression peut conduire à une prise de conscience ou à une révélation tardive d’un souvenir enfoui pendant plusieurs dizaines d’années.

Le pape François a mis en garde samedi les mouvements d’Eglise contre les manipulations des consciences, les invitant à éviter le « conditionnement » et à ne pas « se substituer à la liberté des personnes ».

Blanchiment, exercice illégal de la médecine, abus de confiance et même viol sont les inculpations retenues.

Communiqué par le collectif « Appel de Lourdes 2013 », 19 novembre 2014

Soucieux de s’inscrire dans l’élan missionnaire auquel le pape François appelle l’Église et qu’entend tout spécialement porter le troisième congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles, (qui aura lieu à Rome du 20 au 22 novembre chez les Légionnaires du Christ), notre collectif appelle à une réflexion sur l’éthique de l’évangélisation.

Nous venons d’apprendre avec douleur la mort de notre ami Olivier Le Gendre, écrivain catholique français, auteur des best-sellers Confession d’un cardinal (Lattès, 2007) et L’Espérance du cardinal (Lattès, 2011). Nos pensées vont à sa famille, à son épouse et à ses cinq enfants pour leur dire combien nous communions à leur tristesse.

L’homme vit « en lui le drame de ne pas accepter le salut de Dieu », parce qu’il voudrait « être sauvé à sa manière ». Et Jésus en vient même à pleurer à cause de cette « résistance » de l’homme, en reproposant toujours sa miséricorde et son pardon. Bref, nous pouvons dire « Sauve-nous Seigneur, mais à notre manière ! » a souligné le Pape François lors de la Messe célébrée vendredi 3 octobre dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

Voici la traduction de l’homélie prononcée lundi 7 juillet 2014 en espagnol par le pape François, durant la messe qu’il a célébrée pour un groupe de victimes d’abus sexuels de la part du clergé. « Je demande la grâce des pleurs de Jésus. La grâce que l’Eglise pleure et répare pour ses fils et ses filles qui ont trahi leur mission, qui ont abusé de personnes innocentes. »

Un groupe composé de victimes de pédophilie cléricale et de défenseurs des Droits de l’Homme a envoyé au pape François une lettre dans laquelle ils demandent que des actions concrètes soient prises pour que les prêtres coupables d’abus sexuels soient systématiquement livrés aux autorités civiles, et que ceux qui essayent de faire obstruction à la justice soient également punis. Ils exigent la destitution du cardinal Norberto Rivera (l’archevêque de Mexico), accusé d’avoir protégé plusieurs prêtres pédophiles notoires.

Le père Pablo Pérez, un prêtre récemment expulsé de la Légion du Christ pour avoir dénoncé ouvertement les mensonges de ses supérieurs, était l’invité d’une émission de télévision sur la chaîne mexicaine Canal 10 (en espagnol). Vous pouvez également lire ci-dessous l’historique de cette douloureuse affaire.

L’arrêt de la Cour d’Appel de Caen le 11 octobre 2013 est clair : la communauté des Béatitudes est une collectivité religieuse ; elle aurait dû affilier ses membres à la Cavimac bien avant 2000. […]

L’ancien prêtre catholique Alberto Athié (qui a été contraint par son évêque à quitter le sacerdoce pour avoir pris, dans les années 90 la défense des victimes du père Maciel) s’interroge sur le sens de la canonisation de Jean-Paul II, alors que le Comité des Droits de l’Enfant accuse ce même Pape d’avoir bafoué pendant des années la Convention internationale, pourtant ratifiée avec entrain en 1990.

Aux personnes qui abordent l’Église comme « des arrivistes », le Pape François suggère, s’ils veulent « faire de l’alpinisme », d’aller tout simplement ailleurs. De plus, le Pape critique avec force « ceux qui suivent Jésus pour l’argent, avec l’argent, en cherchant de profiter économiquement de la paroisse, du diocèse, de la communauté chrétienne, de l’hôpital, du collège ». Chaque époque de l’histoire de l’Église, du début à aujourd’hui, a ajouté le Pape, a connu de « véritables affairistes qui se sont fait plein d’argent ! Ils se présentaient comme des bienfaiteurs de l’Église, mais se faisaient plein d’argent et pas toujours propre ».

En réécoutant l’original de ce qui est transmis par Radio Vatican, à partir de la minute 4’28’’ de l’enregistrement, on entend que le pape François conclut ainsi son homélie de ce matin, mardi 6 mai, dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe…

Le journaliste d’investigation Jason Berry propose un article de fond sur la triste affaire du père Karadima, au Chili, et sur les réseaux de protection dont ce prêtre jouissait au sein de la hiérarchie catholique. Les faits, hélas, sont toujours les mêmes : de la part de l’agresseur : emprise et manipulation des consciences ; de la part des autorités de l’Eglise : prétention (et non présomption !) d’innocence, obstacle à la justice, minimisation des accusations, tentatives multiples pour faire taire les victimes…

Après trois jours de travail à la maison Sainte Marthe, les huit membres de la Commission pontificale pour la protection des mineurs ont rendu compte ce samedi midi de leur première rencontre. Ils ont échangé entre eux et avec d’autres institutions du Vatican, comme la Curie romaine, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ou la gendarmerie vaticane.

Chers amis catholiques,

Je n’aime pas jouer les rabats-joie. Hier, c’était votre fête, plus que la mienne. Tout au long de la semaine dernière, les médias du monde entier étaient tournés vers la ville éternelle, où le pape François, accompagné par le vieux pape Benoît, s’apprêtaient à canoniser deux papes : le pape progressiste Jean XXIII et le pape conservateur Jean-Paul II, dans une sorte de mariage entre les courants progressistes et conservateurs.

Maradiaga évoque des cas de cardinaux qui prétendent regretter d’avoir élu le pape François, et dénonce des médisances contre celui qu’on surnomme « le petit argentin »

« Jamais je n’aurais pu imaginer, il y a quelques années, que la canonisation de Jean-Paul II me laisserait aussi perplexe ». Voilà ce que m’a confié, il y a quelques semaines, l’un de mes anciens compagnons d’infortune à la Légion. Il n’était pas le premier, ni le dernier, à me partager de tels sentiments : Il y a encore deux jours, un autre ancien légionnaire m’écrivait ceci : « C’est un grand weekend pour le Vatican… mais un bien mauvais weekend pour les victimes ».

Le luxueux logement de presque 700 mètres carrés dans lequel l’ancien secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Bertone, désire emménager a suscité des débats dans le petit État confessionnel, situé dans le centre de Rome.

Lorsqu’on annonce l’Évangile, on va à la rencontre de persécutions. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe célébrée ce matin à la chapelle de la maison Sainte-Marthe. Le Souverain Pontife a répété qu’aujourd’hui, il y a plus de martyrs que dans les premiers temps de l’Église, et il a exhorté les fidèles à ne pas avoir peur des incompréhensions et des persécutions.

La province de Lyon a organisé jeudi 3 avril une formation aux dérives sectaires pour les canonistes, alors que le nouveau bureau créé par les évêques travaille déjà à plein régime.

Au cours des dernières années, les membres de notre collectif ont pu se rendre compte, avec consternation, que certains médias catholiques n’hésitaient pas à pratiquer eux-aussi la désinformation. Nous invitons donc tous les journalistes désireux d’être cohérents avec leurs convictions de lire avec attention le discours improvisé « dans langage du cœur » par le Saint Père.

La vice-présidente du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, Sara Oviedo, s’exprime sur la comparution du Saint Siège devant le comité et sur le rapport accusateur qui a été produit à la suite : Les représentants du Saint Siège ont refusé de jouer le jeu de la transparence.

Depuis sa création, cette banque est accusée de finances truquées, de blanchiment d’argent sale, de collusion avec la mafia et de bien d’autres malversations . Réputée pour sa gestion opaque, elle a pris le pouvoir sur l’immense fortune de l’Église au point qu’on la surnomme « La Banque de Dieu ».

Victimes de dérives sectaires dans l’Église, asseyez-vous et respirez calmement : L’article qui suit, publié le 31 janvier 2014 dans le journal Milenio, risque de vous donner la nausée : le Vatican est en train de reconnaitre que la sainteté d’un fondateur passe au second plan. Autrement dit : Si vous apportez des vocations et du fric à l’Église (quelques soient les moyens que vous utilisez), alors le Vatican vous accueillera les bras ouverts, et ne vous embêtera pas trop.

Les scandales dans l’Église arrivent lorsqu’il n’existe pas de rapport vivant avec Dieu et sa Parole : c’est en substance ce qu’a affirmé ce jeudi le Pape François dans son homélie de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican.

Quand la prophétie fait défaut dans l’Eglise, c’est la vie même de Dieu qui fait défaut, et le cléricalisme prévaut : voilà en substance l’idée centrale de l’homélie du Pape François ce lundi matin lors de la messe célébrée en la chapelle de la maison Sainte Marthe au Vatican. Le prophète, a affirmé le Pape en commentant les lectures du jour, est celui qui écoute les paroles de Dieu, sait voir le moment et se projeter aussi dans le futur. « Il a à l’intérieur de lui ces trois moments » : le passé, le présent et le futur.

Le conseil d’administration de l’Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles ( Avref) a nommé, samedi 14 décembre, Aymeri Suarez-Pazos comme nouveau président. Il en était jusque-là vice-président.

Au cours d’une discussion privée, un membre de notre collectif nous a offert un petit remake de la célèbre fable de La Fontaine « Le corbeau et le renard ». Trouvant sa production à la fois drôle et percutante, je la publie sur ce site, avec son aimable autorisation.

On m’a souvent reproché : ah, mais tu dis que tu vas écrire sur ce site, mais t’écris rien. C’est vrai. Ce qu’on dit là est vrai, même si personne encore ne me l’a dit. Donc, comme l’humour ne fait de mal à personne, encore moins à ceux qu’il embête, je vais embêter ces ceux-là.

Nous sommes heureux de vous partager le dernier Édito du bulletin de « Gamaliel 21 », écrit par sœur Chantal-Marie Sorlin (responsable du service Dérives sectaires à la Conférence des Évêques de France). Elle revient sur la réponse de Mgr Pontier à l’appel lancé par une quarantaine de personnes affectées par des dérives sectaires à l’intérieur même de l’Église.

L’année 2015 sera dédiée à la vie consacrée. Le pape François l’a annoncé ce vendredi matin, dans la salle du Synode au Vatican. Le Souverain Pontife s’est entretenu pendant trois heures avec les quelque 120 membres de l’Union des supérieurs majeurs.

« Tout d’abord, ne pas se laisser tromper par les faux messies et ne pas se laisser paralyser par la peur. Ensuite, vivre le temps de l’attente comme un temps du témoignage et de la persévérance ». Ce sont les suggestions faites par le Pape François « sur ce temps de l’attente du Seigneur dans lequel nous sommes », tirées de l’Evangile de ce dimanche et proposées à la foule immense présente pour l’Angélus Place Saint-Pierre, sous un beau soleil d’automne.

Avec quarante autres victimes de dérives sectaires au sein de différents mouvements d’Église et congrégations religieuses [1] ou leurs parents, nous nous sommes adressés à tous les évêques en France à l’approche de la réunion de leur assemblée plénière de Lourdes.

« Pécheurs oui, corrompus, non ». Le Pape François, au cours de la Messe célébrée ce matin, lundi 11 novembre, dans la chapelle de Sainte-Marthe, a parlé à nouveau de la corruption, plus encore, des corrompus dont la « double vie » les assimile « à une pourriture recouverte de peinture ».

Ce n’est pas sans une certaine émotion que nous publions aujourd’hui le discours que le pape François a prononcé le samedi 21 septembre 2013 lors de l’assemblée plénière du conseil pontifical des communications sociales, dénonçant sans ambages la tentation du « harcèlement spirituel » dans l’Église.

Lorsque vous sortez d’une communauté sectaire, qui vous a pris votre fric, votre temps et votre âme pendant 10 ou 20 ans, et que vous revenez dans le monde réel, le choc est parfois dur. Nous sommes heureux de présenter ici l’APRC, une association qui se bat pour défendre les droits des anciens religieux, séminaristes et prêtres.

Lors de son discours aux évêques d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAM), le pape François a condamné certaines dérives de l’institution ecclésiale. Un discours pour le moins prophétique…

Les évêques et les prêtres qui se laissent gagner par la tentation de l’argent et de la vanité du carriérisme, de bergers qu’ils sont se transforment en loups « qui mangent la chair de leurs brebis ». Le Pape François n’a pas fait dans la demie mesure pour stigmatiser le comportement de ceux qui – a-t-il dit en citant saint Augustin – « prennent la viande, pour la manger, à la brebis, profite d’elle ; font des négoces et sont attachés à l’argent ; deviennent avare et parfois même simoniaques. Ou profitent de la laine par vanité, pour s’en vanter ».

En 2007, Véronique Duborgel, ancienne surnuméraire, publiait un témoignage poignant retraçant ses treize années « dans l’enfer de l’Opus Dei ». Le jour même, la Prélature réagissait par la voix de sa Porte-Parole, Béatrice de la Coste afin de manifester sa compréhension pour le vécu de l’auteur et surtout pour minimiser l’impact de son témoignage. Aujourd’hui, Isabelle de Lovinfosse qui connait bien l’Opus Dei de l’intérieur, revient sur quelques éléments de ce communiqué de presse.

L’International Cultic Studies Association, dite ICSA (Association Internationale d’Etudes sur le Sectarisme) organise en juillet 2013 son congrès annuel à Trieste, en Italie. Les organisateurs de ce congrès proposent une session sur les dérives sectaires au sein de l’Eglise Catholique. Pour présenter cette session, l’ICSA a mis en ligne un site internet, en anglais. Nous offrons ci-dessous la traduction en français de cette présentation.

Lors de son homélie de lundi matin (22 mars 2013), le pape François a prononcé quelques paroles prophétiques à l’encontre des arrivistes qui défendent leurs intérêts personnels plutôt que le bien de l’Église. Saluons la vraie voix de l’évangile. Quel soulagement ! Quelle bouffée d’air frais !

Les dérives sectaires, dans l’Église, ont ceci en commun qu’elles transforment la bonne spiritualité en une sorte d’auto-contemplation narcissique. Ce texte lumineux, prononcé lors du dernier Conclave par le futur pape François, nous semble particulièrement prophétique. Puissiez-vous aller jusqu’au bout de votre intuition, Très Saint Père, et nettoyer l’Église de ces forces obscures qui derrière de somptueuses apparences, enferment l’Église dans une tour qu’ils ont dessinée à leur image et leur ressemblance !

Le problème des abus sexuels dans l’Eglise, c’est qu’en général ils ne laissent pas de traces visibles. Quand tous les gens, les parents, les autorités de l’Eglise sont dans le déni… la victime se voit obligée de porter, seule, sa souffrance. Ce film, qui est encore visible quelques jours sur le site Replay de France 2, est un véritable chef d’œuvre. Une œuvre salutaire, qui aidera, je l’espère, les responsables de l’Eglise à comprendre que le vrai scandale, c’est de vouloir étouffer le scandale !

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