George Weigel et le blanchiment de l’histoire

Mercredi 12 janvier 2011 — Dernier ajout samedi 23 novembre 2019

Voici la seconde partie de l’article de Jason Berry, dans lequel il s’attaque aux raisons qui, du côté du Vatican, ont permis à Maciel et à d’autres de prospérer en toute impunité. Jason Berry dénonce l’attitude paradoxale de George Weigel, le grand biographe de Jean-Paul II, lequel est devenu très critique vis-à-vis des évêques qu’il accuse d’avoir manqué à leur devoir, dans le traitement des affaires de pédophilie… et pourtant, apparait comme l’un des artisans de l’omerta sur ces questions pendant des années…

Par Jason Berry

George Weigel, biographe du pape Jean-Paul II et chef de file conservateur au Centre d’Ethique de Washington ainsi qu’au Centre de Politique Publique, est devenu récemment un critique de la Légion du Christ, après l’avoir soutenu pendant des années et avoir rejeté les plaintes et les accusations contre son fondateur, le père Marcial Maciel Degollado.

Parmi les conservateurs catholiques américains les plus célèbres qui ont défendu Maciel en dénigrant ses accusateurs, Weigel est le seul à avoir fait volte-face et à avoir demandé que des réformes urgentes soient faites dans la congrégation.

Cependant, il continue à sortir de son chemin, comme il l’a fait pendant des années, pour excuser Jean-Paul II de toute faute dans le scandale de la Légion. C’est Jean-Paul II, plus que n’importe qui d’autre, qui a soutenu Maciel et la Légion, et a donné à cette dernière la place qu’elle occupe dorénavant dans l’Eglise.

« J’ai été profondément impressionné par le travail de la Congrégation des Légionnaires du Christ aux Etats-Unis, au Mexique et à Rome, » écrivait Weigel sur l’un des sites Internet de la Légion en 2002. « Si le père Maciel et son charisme de fondateur doivent être jugés par les fruits de son travail, ces fruits sont en effet très impressionnants. » C’est en 1997 que pour la première fois des accusations contre Maciel ont été publiées. Dans l’article co-écrit par l’auteur de cet article dans le Hartford Courant, neuf hommes, interrogés aux Etats-Unis et au Mexique, ont accusé Maciel de les avoir agressé en Espagne et en Italie pendant les années 40, 50 et 60. Plusieurs d’entre eux affirmèrent que Maciel leur racontait qu’il avait reçu une permission spéciale du Pape Pie XII pour avoir des massages intimes afin de le soulager de ses douleurs physiques.

Plusieurs conservateurs catholiques américains, dont William Donohue, le président de la Ligue Catholique et Deal Hudson, un militant politique, ont défendu Maciel à cette époque. D’autres conservateurs ont offert leur soutien au fondateur de la Légion : le père Richard John Neuhaus, Mary Ann Glendon (ancienne ambassadrice des Etats-Unis près le Saint-Siège) ou encore Bill Bennett (chroniqueur politique à CNN). Glendon, aujourd’hui professeur de droit à Harvard, avait alors ricané devant ces « vieilles calomnies » et, dans une lettre datée du 23 mai 2002, avait affirmé que Maciel était un homme « d’une sainteté rayonnante ».

Un mois plus tard, Weigel apportait également son propre soutien. Ironie de l’histoire : ces deux prises de positions sont arrivées juste après la rencontre de Jean-Paul II avec les cardinaux américains à Rome, qui avaient été convoqués pour discuter de la crise des abus sexuels. Avec la couverture médiatique portée sur les abus sexuels de prêtres, les responsables de la Légion ont essayé de défendre la réputation de Maciel au milieu de la tourmente d’investigations.

La défense de Maciel par des conservateurs catholiques a apporté une couverture précieuse à Maciel, alors que la Légion se retournait contre ces hommes mexicains et espagnols qui s’étaient avancés pour raconter qu’ils avaient été abusés sexuellement par Maciel, alors qu’ils étaient adolescents.

Dire que Weigel, Glendon et Neuhaus – qui ont tous affirmé que l’innocence de Maciel était une « certitude morale » - ont été trompés, c’est aujourd’hui une évidence. Ils ont tous été influencés par le soutien personnel de Jean-Paul II à l’égard de Maciel.

Mais on peut quand même se demander pourquoi aucun de ces supporters n’a pris la peine de rencontrer les hommes qui ont accusé Maciel, et notamment Juan Vaca, le premier à sortir de l’ombre avec un document accablant qu’il avait envoyé à Paul VI en 1976, ou bien le père Felix Alarcon, ou encore l’un des six autres survivants, pour écouter ce qu’ils avaient à dire.

En 2006, le Pape Benoît XVI a banni Maciel de tout ministère actif.

Peu de temps après l’annonce de la double vie de Maciel (2 février 2009) et après le départ de la congrégation de plusieurs prêtres, Weigel a posé un certain nombre de questions à propos de la Légion dans un article publié sur le site Internet First Things, un journal conservateur appartenant à l’Institute on Religion and Public Life, basé à Washington.

Beaucoup de gens qui ont des amis parmi « les prêtres légionnaires savent depuis des années qu’il y a beaucoup de bien ici, comme il y en a parmi les membres fidèles du Regnum Christi », écrit Weigel. « Que faut-il faire pour sauver tout ce bien ? » Il en appelle à faire « un examen minutieux des racines jusqu’aux branches » ainsi « qu’une analyse très honnête de la culture de l’institution » par le Vatican. « La Légion pourra-t-elle se réformer de l’intérieur, après que les complices de la bande de Maciel aient été renvoyés ? »

Désinfecter le passé

Aujourd’hui, Weigel est devenu le principal porte-parole conservateur exigeant que la Légion se réforme. Pourtant, son désir de voir le Vatican intransigeant dans cette affaire est précédée par une longue liste d’excuses pour laver les erreurs de Jean-Paul II dans la crise des abus sexuels. Dans ses deux biographies du précédent pape, ainsi que dans un livre publié en 2002 « Le Courage d’être catholique : crises, réformes et avenir de l’Eglise », la façon par laquelle Weigel traite la crise des abus sexuel est gâchée par son aveuglement devant l’abondance des articles et des livres sur ce que le prêtre et sociologue Andrew M. Greeley appelait en 1992 : « le plus grand scandale dans l’histoire de la religion en Amérique. » Le premier volume de la biographie du pape, en 1999, évitait purement et simplement la question. Lorsque le scandale de Boston a obligé Jean-Paul II à s’intéresser à la question, Weigel a été appelé immédiatement à Rome, comme expert auprès du pape.

Weigel est l’un des rares écrivains ne travaillant pas pour la Légion à avoir pu s’entretenir avec Maciel. Après l’article de 1997, dans le Hartford Courant, Maciel évitait les journalistes et a même annulé un discours qu’il devait donner à Chicago, par peur de devoir affronter des journalistes. Dans le livre qu’il a publié en 2010 « Jean-Paul II : La fin et le commencement. La victoire de la liberté, les dernières années, son héritage. » Weigel affirme avoir interrogé Maciel le 19 février 1998, mais reste très silencieux quant au contenu de l’interview. Seul élément de cette entrevue : le fait que Jean-Paul II a été celui qui a sorti la Légion de l’impasse, en 1983, en approuvant les Constitutions de la Légion.

« Jean-Paul II a peut-être été mal servi par certains de ses associés et subordonnés qui auraient dû être plus vigilants sur les conséquences du culte de la personnalité de Maciel », écrit Weigel. « Les raisons pour lesquelles ces associés et subordonnées étaient sceptiques quant aux accusations feront l’objet d’investigations et de débats pendant des années. » Cela provient d’un écrivain qui a eu une dizaine d’interviews avec Jean-Paul II pour réaliser son livre de 1999, et qui a eu accès aux « associés » de la curie, plus que la plupart des journalistes travaillant au Vatican.

« Malgré les conséquences négatives sur la réputation de Jean-Paul II tirés un peu rapidement par quelques-uns de ses critiques », écrit Weigel, « ce qui s’est joué dans cette affaire scandaleuse, c’est une tromperie au service du mysterium iniquitatis » - le mystère du mal.

Et ainsi, nous sommes amenés à devoir croire que la plus grande autorité morale du siècle dernier a été trompée par « le mystère du mal. »

La politique du Vatican

Weigel efface toute référence au Secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Angelo Sodano, faisant pression sur le cardinal Joseph Ratzinger, pour cesser les poursuites contre Maciel de 1998 à 2004, ainsi que les sommes substantielles d’argent versées aussi bien à Sodano qu’au secrétaire du pape, l’archevêque Stanislaw Dziwisz. A propos de Dziwisz, l’un des défenseurs clés de Maciel, Weigel signale seulement que le prélat polonais « a pu se tromper sur certaines personnalités. » (Dziwisz a refusé de répondre aux questions du National Catholic Reporter).

Comment se fait-il que Jean-Paul II ait continué à faire les éloges de Maciel, pendant des années, après la plainte de 1998 déposée par les anciennes victimes légionnaires, auprès de la congrégation de la doctrine de la foi ? L’article de John L. Allen publié dans ce journal en 2004, rapportait que Jean-Paul II et ses proches conseillers ne croyaient tout simplement pas aux accusations. Et cependant, aucun des membres de ce groupe de personnes du Vatican n’a senti le devoir moral de parler à Vaca ou à l’un ou l’autre des sept autres anciens légionnaires mentionnés dans l’affaire.

Reporter la faute sur Maciel est facile aujourd’hui : il est mort. Pourquoi l’appareil juridique du Vatican a-t-il échoué ? Pourquoi Jean-Paul II n’a-t-il pas exigé une enquête sur Maciel ? Et l’autre question, plus mystérieuse : pourquoi ne s’est-il jamais confronté à cette crise, que Maciel personnifiait.

En 1999, une année après son interview avec Maciel, Weigel a publié une biographie du pape de 992 pages. Le livre « Témoin de l’espérance » raconte en détail la vie de Jean-Paul II : son enfance et son sacerdoce en Pologne, les heures sombres de l’occupation nazi, puis du communisme. Il retrace les évènements marquants de ce pontificat avec une analyse lucide, à la lumière de ses réflexions philosophiques, théologiques et politiques. Weigel attribue à Maciel d’avoir réussi à convaincre le président du Mexique d’accueillir Jean-Paul II à sa descente d’avion lors de son premier voyage en Amérique Latine, en 1979. Pas un seul mot quant aux accusations portées contre Maciel en 1997. Le livre ignore largement les affaires d’abus sexuels de prêtres qui ont ébranlé l’Amérique et l’Irlande dans les années 90 : les accusations qui ont fait tomber le père Bruce Ritter, fondateur de la Maison de l’Engagement (une œuvre de charité) ; la démission de l’Archevêque Robert Sanchez, de Santa Fe (New Mexico) accablé par les accusations de plusieurs jeunes femmes ; les 119 millions de dollars exigés par la justice américaine au diocèse de Dallas, en 1997, lequel a pourtant été un sujet de grandes discussions au sein de la Congrégation pour le Clergé, d’après l’ancien prêtre Christopher Kunze, qui travaillait à cette époque dans ce bureau. Tout cela ne constituait-il pas pourtant de réels sujets de préoccupation pour le pape ?

La biographie de Jonathan Kwitney « L’homme du siècle : la vie du pape Jean-Paul II », publié deux ans avant celle de Weigel, examine la question du scandale des abus d’une façon assez directe, reprochant le déni de Jean-Paul II. Ancien correspondant du journal Wall Street, maintenant décédé, Kwitney ne tarissait pas d’éloge pour décrire les réussites géopolitiques et le talent pastoral de Jean-Paul II, tout en gardant une attitude critique modérée concernant les positions du pape sur certaines questions internes à l’Eglise, comme le célibat ou l’ordination des femmes.

Weigel écrit en 1999, à propos de l’affaire des abus :

« Le recrutement pour les séminaires s’est effondré dans les pays développés, et les séminaires eux-mêmes ont souffert des conséquences désastreuses de l’après-concile Vatican II. La discipline au sein du clergé s’est affaiblie, et alors que des évidences statistiques ont démontré que les exactions de prêtres catholiques n’étaient pas plus graves que dans d’autres églises chrétiennes, ou dans le reste de la société, les scandales impliquant des prêtres ont été des maux en soi, et un nouvel obstacle pour recruter et réformer de l’intérieur le presbyterium. »

La question de savoir s’il y avait dans la prêtrise une plus grande proportion d’agresseurs d’enfants que dans d’autres églises chrétiennes ne faisait pas l’unanimité à cette époque. Comme d’ailleurs elle ne le fait toujours pas aujourd’hui. La source de « l’évidence » de Weigel provenait du livre de Philip Jenkins « Pédophiles et prêtres : anatomie d’une crise contemporaine », un ouvrage s’appuyant sur des sources secondaires plutôt que sur des documents de l’Eglise déterrés à l’occasion d’investigations. Jenkins soutenait que les scandales des années 90 était une construction médiatique, encouragée par des catholiques libéraux, notamment le père Tom Doyle, op, qui est devenu l’avocat des victimes d’abus sexuels de prêtres, et le père Andrew Greeley. La théorie de Jenkins s’est effondré avec la couverture médiatique qui a révélé en 2002 que des évêques avaient protégé des prêtres pédophiles dans plusieurs diocèses. Jenkins travaille comme un expert au service de diocèses confrontés à des cas d’abus sexuels. Selon son propre témoignage, il a avoué qu’il facturait ses services 450$ par heure.

Weigel insinue que Jean-Paul II n’aurait pas été correctement informé dans les années 90. Les nonces apostoliques basés à Washington et à Dublin auraient-ils censuré leurs propres messages diplomatiques ? En mars 1985, Doyle travaillait comme expert en Droit Canonique à l’ambassade du Vatican. « J’ai préparé un rapport détaillé de 42 pages, utilisant même des graphiques pour expliquer le problème », a-t-il affirmé au National Catholic Reporter. « Mon patron, le nonce apostolique, Mgr Pio Laghi, l’a signé. Le document a été transmis personnellement au pape par le cardinal John Krol, de Philadelphie. Je me souviens parfaitement de Laghi me disant à plusieurs reprises que « mes supérieurs à Rome » lui avaient ceci ou cela en réponse. Il y avait de nombreux échanges téléphoniques à ce sujet également. »

En 1989, les évêques américains ont envoyé des experts en droit canonique à Rome, afin d’obtenir des autorités la possibilité de défroquer des pédophiles sans avoir à passer par une longue procédure exigeant l’accord du pape. Jean-Paul II a refusé. Jonathan Kwitney explique que Jean-Paul II était mal à l’aise avec l’idée de juger des prêtres.

En avril 2002, alors que les articles du Boston Globe enflammaient la presse internationale avec des révélations dommageables pour le Vatican, Weigel était cité dans la presse comme étant un conseiller de Jean-Paul II. Jean-Paul II, dont la santé se détériorait à cause de la maladie de Parkinson, appela les cardinaux américains pour discuter avec eux de la crise. Plusieurs cardinaux haut-placés et experts en droit canonique défendaient l’attitude de discrétion de l’Eglise, accusant les médias pour leur anti-catholicisme. Plus tard au cours de l’année, Weigel publiait « Le Courage d’être catholique », et écrivait avec mépris à propos d’une bévue du cardinal Dario Castrillon Hoyos lors d’une conférence de presse : « Certains suggèrent que l’attitude rigide du cardinal pourrait être liée à ses ambitions papales. » Cependant, alors que Weigel réprimandait la curie, il remplissait les trous de sa biographie de 1999. Weigel accusait la bureaucratie du Vatican de ne pas avoir informé le pape. Bien que le Saint Siège possède un site web sophistiqué et un organe de presse diffusant quotidiennement les activités du pape par emails, Weigel écrit :

« L’Eglise aux Etats-Unis s’attendait à ce que le Vatican suive en temps réel la crise de 2002, à travers les informations que lui envoyait la nonciature de Washington. Mais ce n’était pas le cas. Tout simplement parce que le Vatican n’appartient pas à la culture Internet, et la transmission des informations de Washington était insuffisante. Cela a créé un fossé qui s’est élargi et approfondi pendant les trois premiers mois de la crise. »

Mais ce fossé n’avait rien à voir avec Internet ; Ce fossé n’avait cessé de se former depuis le moment où les évêques américains n’avaient pas obtenu la permission de Jean-Paul II de reconduire des prêtres pédophiles à l’état laïc. Pendant la dizaine de scandales qui ont suivi, Jean-Paul II est resté très silencieux, particulièrement au sujet de la démission du cardinal Hans Hermann Groër de Vienne, dont les transgressions sexuelles avec des jeunes avaient provoqué un scandale en Autriche. Jean-Paul II avait sorti Groër de l’obscurité pour en faire un archevêque.

Pour Weigel, « la crise » commence en 2002, une position très cohérente avec sa biographie de Jean-Paul II paru en 1999. Le livre de 2002 énumère une litanie de scandales, incluant même le cas de séminaristes gays dansant dans le séminaire nord-américain de Rome. Weigel dénonce la perte des repères traditionnels. Il n’épargne pas les évêques : « La mauvaise gouvernance des évêques est arrivé de plusieurs manières : des évêques trop indulgents à l’égard des abus sexuels ; des évêques qui ont sciemment déplacé des prêtres pédophiles d’une paroisse à l’autre… qui ont induit en erreur d’autres évêques au sujet de pédophiles reconnus ; des évêques qui ont d’abord vu la crise des abus sur les plans juridiques et financiers… des évêques qui n’ont pas été capables de nettoyer leurs séminaires. »

Jean-Paul II avait nommé la plupart de ces évêques. Le processus de vérification, auquel des laïcs ne pouvaient pas participer, éliminaient tous les candidats à l’épiscopat ayant pris position pour un assouplissement du célibat des prêtres ou pour l’ordination des femmes. La sous-culture gay - que Weigel méprise - avait conduit plusieurs milliers de prêtres à quitter le sacerdoce pour se marier, après l’Encyclique du Pape Paul VI de 1967, dans laquelle il avait décrit le célibat comme « le joyau étincelant » de l’Eglise.

Weigel fait fi de l’ensemble des travaux sur la vie sacerdotale qui ont été réalisés dans les années 70 et 80, par le père Greeley, le psychologue Eugene Kennedy, l’écrivain A.W. Richard Sipe, et le psychiatre Conrad Baars, lequel avait délivré un rapport au Vatican en 1971 intitulé : « Le rôle de l’Eglise dans l’origine, le traitement et la prévention des crises dans le sacerdoce. »

Weigel ignore l’ensemble des travaux scientifiques sur les symptômes de crise, voire les pathologies, dans la culture cléricale. « La racine la plus profonde de la mauvaise gouvernance épiscopale » écrit Weigel, « est théologique. (…) De trop nombreux évêques aux Etats-Unis ont vendu leur énorme patrimoine évangélique, pastoral et sacramentel pour le plat de lentille que représente les théories modernes de management. »

Version originale en langue anglaise sur le site du National Catholic Reporter

Voir en ligne : http://ncronline.org/news/accountab…