Des déchirements dans la Légion

Mercredi 22 décembre 2010 — Dernier ajout samedi 23 novembre 2019

L’article qui suit traite de la crise qui secoue actuellement la Légion du Christ en Espagne. A la suite de cet article, je me permets de publier un commentaire impressionnant qu’un ami de ce site m’a fait parvenir.

par Alejandro Gutiérrez - 8/11/2010

Les Légionnaires du Christ essuient une perte importante : la famille Oriol, qui avait jadis permis à Marcial Maciel d’entrer en relation avec les personnes les plus riches et puissantes d’Espagne et d’autres pays d’Europe, a commencé à se détacher des pratiques de cet ordre religieux. Pour le moment, le père Santiago Oriol a renoncé à ses charges de directeur du collège Everest et de supérieur de la communauté de Torrelodones, à Madrid. « Je vois et j’entends des choses que je ne peux pas accepter », a-t-il affirmé.

MADRID. Le prêtre légionnaire Santiago Oriol a annoncé dans la soirée du 27 octobre dernier qu’après y avoir passé 33 ans, il allait quitter la congrégation fondée par Marcial Maciel.

Avec sa démission, Santiago Oriol abandonne également la direction du collège Everest, de Pozuelo de Alarcón, dont il était à la tête depuis vingt ans, ainsi que sa charge de supérieur de la communauté de Torrelodones, à Madrid.

La sortie du père Oriol est une fracture au sein de la congrégation religieuse polémique, parce que ce dernier fait partie d’une famille espagnole très riche, de grande lignée, qui lui a ouvert des portes en Espagne, et de là, dans d’autres pays d’Europe.

Depuis les années 40, et pendant plusieurs décennies, le nom d’Oriol permettait aux légionnaires d’entrer dans les somptueuses résidences de milliardaires, qui devenaient par la suite des bienfaiteurs de l’œuvre du père Maciel, le fondateur accusé aujourd’hui d’avoir commis de nombreux crimes de pédophilie et d’avoir mené, selon les propos du Vatican, une « double vie ».

Le journaliste Alfonso Torres Robles, auteur de « la prodigieuse aventure des Légionnaires du Christ » considère que le renoncement du religieux « met à nue la véritable guerre de pouvoir qui règne aujourd’hui au sein des dirigeants de la Légion ». Dans une entrevue avec Proceso, il décrit ainsi le véritable rôle joué par la famille Oriol : « Dans le classement des sources de pouvoir et de financement qui ont permis à la Légion de se développer en Europe, je mettrais la famille Oriol à la première place ».

L’importance de la religion dans cette famille, dirigée jadis par le « patriarche » Ignacio Maria de Oriol y Urquijo, est tellement profonde, et ses liens avec la congrégation religieuse étaient tellement étroits, que quatre de leurs enfants – Alfonso, Santiago, Juan Pedro et Ignacio – sont devenus prêtres dans la Légion du Christ. Malen, une autre de leurs filles, est encore à l’heure actuelle la supérieure des consacrées du Regnum Christi, le bras séculier de la congrégation, et une autre de leur fille est religieuse cloîtrée dans un couvent de Carmélitaines Déchaussées.

Bien que Santiago soit le seul a avoir formalisé sa renonciation à la congrégation, l’appui et la présence de son frère de sang, Alfonso, au cours de la réunion avec les parents d’élèves, est « très symbolique », affirme une ancienne employée des collèges légionnaires, qui était au courant du processus de renoncement du prêtre.

Au cours de cette réunion, le père Alfonso a lu un communiqué dans lequel il énumère les raisons du père Santiago pour quitter la congrégation :

« Premièrement, parce qu’il ne peut plus croire en la Légion. Deuxièmement, parce qu’il n’a plus confiance en elle. Troisièmement, parce qu’il n’est pas d’accord avec la façon de vivre la charité dans la congrégation, dans laquelle tous ne sont pas traités de façon équitable, comme ils avaient toujours été traités avant. Et quatrièmement, parce qu’il s’oppose à la façon par laquelle la Légion gère son réseau financier, lequel est bâti sur de la spéculation économique, et parce que son incapacité d’adaptation est parvenue à son maximum. »

Dans une partie de son message, le père Santiago a affirmé : « Je ne me suis pas démené pendant ces vingt dernières années dans le Collège Everest pour entrer dans une entreprise, mais pour entrer dans une œuvre de Dieu ».

L’ancienne employée de la Légion explique que le père Oriol a été informé de première main sur les opérations financières « passées et présentes » du groupe Integer, la fondation qui gère la fortune des Légionnaires du Christ, que le vaticaniste Sandro Magister estime à 25 milliards d’euros.

Et d’ajouter : « Cette décision du père Santiago est une bouffée d’air frais au milieu des miasmes fétides qui émanent de la direction la Légion ».

La décision du père Oriol a été prise après la publication officielle de la lettre que le délégué pontifical, l’archevêque Velasio de Paulis, a envoyé à la Légion du Christ et au mouvement Regnum Christi, dans laquelle il a confirmé à leurs postes les dirigeants et supérieurs de la congrégation.

Dissimulations

Comme d’habitude chez les Légionnaires du Christ, la réponse de la congrégation devant la sortie de ce prêtre influent a consisté à minimiser les faits, malgré le scandale que cela a provoqué. Dans la matinée du 28 octobre, le directeur territorial de la Légion du Christ en Espagne, le père Jésus Maria Delgado, a fait parvenir aux parents d’élèves du Collège Everest une lettre dans laquelle il se dit attristé par la sortie du père Santiago, et leur promet que tout continuera normalement.

Sur le site internet du Trastevere, un blog spécialisé sur les questions religieuses et dirigé par le journaliste José Martinez de Velasco, auteur de « Les Légionnaires du Christ et les documents secrets des Légionnaires du Christ », a été reproduit un article publié le 30 octobre par le père Andreas Schöggl, membre de la Secrétairerie Générale des Légionnaires du Christ à Rome, intitulé « La vie continue pareille ? », dans lequel il s’emploie à minimiser l’impact causé par la sortie du père Santiago Oriol.

En commentant ce texte, Martinez de Velasco affirme : « Dans les anales de la Légion se trouvent des perles incroyables pour justifier l’injustifiable et dissimuler la réalité ».

De son côté, le journaliste Alfonso Torres Robles explique au reporter que cette décision revêt un très grand symbolisme, parce que « la famille Oriol a été d’une importance capitale dans l’implantation des Légionnaires du Christ en Espagne, et ensuite en Europe ».

Il fait valoir que la famille Oriol a non seulement apporté son soutien financier à la congrégation, mais que certains de ses membres y ont eu des responsabilités importantes, bien que Maciel ait toujours choisi des prêtres mexicains pour les postes de direction dans la congrégation.

La Légion a bénéficié de la gentillesse de cette famille, selon les affirmations de Torres : « La piété de la famille Oriol a laissé des traces dans les plus anciennes écoles religieuses des villes de Pozuelo de Alarcon y Majadahonda, situées dans les environs de Madrid. »

« Les terrains sur lesquels ont été bâtis une grande partie de ses centres éducatifs ont été offerts par la famille Oriol, anciens propriétaires d’immenses étendues de terrains, à l’ouest de la capitale espagnole. Dans cette région, la Légion et ses organismes satellites possèdent l’université Francisco de Vitoria et de nombreux collèges privés, ainsi que d’autres propriétés. »

De même, le journaliste mentionne qu’un autre membre de la famille, Íñigo de Oriol e Ybarra, ancien président de la compagnie d’électricité Iberdrola et actuel président de la Fondation Iberdrola, fait partie du Conseil Consultatif de l’Université Francisco de Vitoria, le navire principal de la congrégation en Espagne.

Tout comme Martinez de Velasco, Torres décrit la façon par laquelle Maciel, en arrivant en Espagne vers la fin des années 40, a su obtenir le soutien de la dictature de Francisco Franco, à travers son ministre des Affaires Extérieures, Alberto Martin Artajo.

En vertu de la méthode légionnaire « cultiver, demander, remercier », le fondateur des Légionnaires a manifesté son « attachement obsessionnel au pouvoir, aux familles de grandes lignées et aux groupes de patrons d’entreprise ayant réussi dans les affaires », explique Torres dans son livre.

Il ajoute que les Légionnaires ont pris contact avec Antonio Maria de Oriol y Urquijo, grand-père des prêtres Oriol, directeur de l’industrie électrique espagnole et propriétaire des trains TALGO. Leurs relations se sont étendues aux familles Ybarra, Urquijo, Diaz de Bustamante et Primo de Rivera, les premiers bienfaiteurs de la congrégation.

L’ancien légionnaire Patricio Cerda affirme que le vaste domaine de Cerro del Coto, là où se trouve le Centre de formation du Regnum Christi, à Madrid, a été donné par la famille Oriol en 1980.

« Charmeur de serpents »

Le 9 février 2009, après avoir appris que Maciel avait eu une fille avec l’une de ses maîtresses, le père Juan Pedro Oriol, qui menait son apostolat à Guadalajara, Jalisco, a publié un article dans le journal Reforma, intitulé « Je suis légionnaire du Christ ». Dans cet article, il parle de la douleur et de la déception que lui ont causé le fait de découvrir certains détails sur la « double vie » du fondateur de son ordre. En plus, il demande « pardon pour tant de souffrances » et pour « n’avoir pas cru les voix qui affirmaient ce qu’il n’aurait jamais pu imaginer ».

Juan Pedro et son frère Santiago ont été ordonné prêtres par Jean-Paul II en 1990.

Au cours de la réunion que Santiago Oriol a eu avec les parents d’élève du collège Everest, il ne s’est pas contenté de se référer à des questions religieuses ; il leur a enjoint d’exiger des comptes clairs sur les excédents économiques de l’institution éducative.

Bien qu’il ait essayé, dans son discours, d’être prudent et de ne « faire aucun reproche à quiconque à propos des réalités que nous vivons dans la congrégation », il a exposé les raisons de son choix :

« Ce que j’ai fait n’est pas un jeu, ce n’est pas une plaisanterie, et ce n’est pas une question banale. Il y a en effet des causes et des raisons qui ne datent pas des deux dernières semaines ou du mois dernier ; c’est quelque chose qui est apparu en son temps, au rythme de Dieu, depuis que j’ai découvert, en avril 2008, la réalité de la Légion ».

Il a révélé avoir été le témoin de scandales à l’intérieur de la congrégation : « Je vois et j’entends des choses que je ne peux pas supporter ». Après avoir annoncé qu’il allait intégrer le diocèse de Getafe, dans la banlieue sud de Madrid, Oriol a expliqué qu’il lui avait été difficile de prendre la décision de quitter la Légion, à laquelle il a appartenu depuis ses 18 ans. Il a ajouté qu’il avait fait ce pas sans se précipiter.

Il s’est référé à Maciel avec ironie : « L’instrument de Dieu… un homme fantastique, car sans cela il n’aurait jamais réussi à recruter toute la famille, un véritable charmeur de serpents. Et nous avons découvert (les scandales) par des personnes étrangères… Il se trouve qu’en ce qui me concerne, j’ai été recruté par ce monstre ».

Dans cette partie de son discours, Santiago Oriol a rappelé à l’auditoire que sa soeur Malen, consacrée dans le Regnum Christi, « fut celle qui a découvert le pot au roses » et que « ce qu’elle a souffert est indicible », à l’origine des scandales dans la congrégation et, particulièrement, à cause de la « double vie » de Marcial Maciel.

Un ancien légionnaire précise que Malen, comme « supérieure du Regnum Christi », a été l’une des consacrées qui a assisté Maciel pendant les derniers jours de sa vie, jusqu’à sa mort, le 30 janvier 2008, dans une résidence de Jacksonville, en Floride. A cette époque apparaissaient de nouvelles preuves sur la « double vie » du fondateur.

Le 12 avril dernier, Cronica, supplément du journal El Mundo, a publié l’information selon laquelle Ignacio Oriol, le frère de Santiago, avait été accusé par la direction des légionnaires d’avoir « perdu la tête », parce qu’il avait prévenu Maciel à propos d’un complot pour l’assassiner.

Le reportage, signé par Idota Sota, raconte qu’un jeune religieux colombien qui travaillait alors à la réception téléphonique de la direction générale des Légionnaires à Rome, via Aurelia Nova, a surpris des conversations entre Luis Garza, Evaristo Sada et Hector Guerra, alors directeur territorial en France, qui « lui firent suspecter l’existence d’un complot contre Maciel lui-même ».

Il ajoute : « Le jeune a profité d’une retraite spirituelle à Saragosse, avant de quitter la congrégation, pour transmettre au père Ignacio Oriol ce qu’il avait entendu. A son tour, ce dernier a prévenu le fondateur. »

« Cet événement, ainsi que d’autres épisodes qui permettaient de découvrir que Maciel avait mené une double vie ont commencé à plonger le père Ignacio dans une dépression qui l’a conduit à devoir se soumettre à un traitement psychologique pendant plusieurs années ».

Ceux qui ont connu le père Ignace à cette époque assurent qu’il avait toute sa tête et que c’était un homme sage, mais qu’il était submergé par une terrible dépression à cause de l’impact émotionnel terrible que tous ces faits avaient provoqués en lui et qui avaient ouvert les yeux à ses frères ».

Commentaire envoyé par un internaute, à propos de l’affaire Oriol :

Le Père Santiago est allé en pèlerinage a Medjugorje et a maintenant une dévotion particulière à la Sainte Vierge, Reine de la Paix. Tu peux déjà imaginer les attaques (consommées) de certains LC sectarisés « il est devenu fou » « la Vierge lui est apparue », etc.

Les explications du Père Santiago sont au contraire d’une grande noblesse et d’une grande sensibilité spirituelle, assez émouvante même. Très prudent et mesuré dans ses propos, il ne manque cependant pas d’être suffisamment explicite sur les raisons et les circonstances de son départ. Un désaveu inattendu (indirect toutefois, les motifs sont plus anciens et plus profonds, bien médités par ailleurs) à la dernière lettre du Délégué Pontifical qui aurait pu être écrite par Maciel lui-même en exagérant à peine. Je crois aussi que les caractéristiques de ce départ illustrent sur certains points comment serait une dissolution (qui personnellement me semble la solution la plus appropriée). Ce départ est une mini dissolution reproductible partout pour les LC qui en ont le courage et la force. La décision du Père Santiago Oriol est explicitement enracinée dans la foi et la dévotion à la Sainte Vierge.

Le départ du P. Santiago Oriol suscite beaucoup de réactions. Sa conférence aux parents d’élèves du collège LC qu’il dirigeait depuis vingt ans a eu beaucoup d’effet ; d’ailleurs, ce soir, la LC organise une conférence riposte avec le nouveau directeur, au même endroit, dans l’amphithéâtre de l’université LC. Ce départ est une vraie bombe. Quand j’ai passé l’information encore confidentielle au journaliste qui tient le blog Trastevere, pour lui cette nouvelle était tellement impensable qu’il croyait que je me trompais de nom et qu’en fait c’était l’aîné des Oriol qui allait partir (Ignacio). Celui-ci avait en effet découvert les multiples vies de MM depuis 2000-2001 (un des indices était qu’une famille avait vu Maciel à un concert à Salzbourg avec ses « Normas ») et la LC lui fit la vie impossible depuis. On nous disait à cette époque qu’il était devenu malade et qu’il avait perdu la tête. Même ses frères prêtres furent manipulés contre lui ; il tomba dans une grande dépression, fut même interné en clinique psychiatrique. Tout cela n’était que le résultat d’une chasse à l’homme commandée par Maciel. Aujourd’hui, le père Ignacio est heureux et soulagé de voir la vérité surgir et ne veut surtout pas quitter la LC : il veut voir depuis l’intérieur ce qui va se passer. Il ne se gêne pas de dire à tout le monde que la LC est un grand mensonge. D’une certaine façon, il est devenu intouchable et tant mieux.

Le lendemain de la conférence, la LC a interdit au P. Santiago de pénétrer dans le collège. Devant le scandale, la direction territoriale a fait transférer tous les appels du standard du collège vers la direction territoriale (le P. Santiago avait mis en cause la gestion opaque des comptes du collège, un des plus chers de Madrid, largement bénéficiaire —on parle de 2 millions d’euros par an— mais dont l’argent disparaît : difficulté pour payer les fournisseurs, installations très austères, pas de bibliothèque par exemple). On ne le laissa rentrer dans la maison dont il été encore supérieur la veille que pour récupérer ses affaires. Portable confisqué, compte messagerie bloqué. Je ne l’ai pas entendu dans l’enregistrement de sa conférence qui n’est pas de très bonne qualité, mais il semble qu’il a mentionné qu’on allait peut-être lui tirer un balle pour ce qu’il disait.

D’autres membres de la communauté du Père Oriol vont aussi ou ont déjà quitté la LC, un jeune prêtre et, semble-t-il, un consacré, qui était l’économe du collège.

La famille Oriol a été l’un des principaux bienfaiteurs de la LC en Espagne, aussi bien grâce à ses relations sociales (c’est une des grandes familles de la noblesse espagnole), politiques (militants carlistes un moment exilés en France, un ministre de la Justice sous Franco, kidnappé par le GRAPO) et industrielles (compagnie privée de trains Talgo, compagnie d’électricité Iberdrola) que par des dons conséquents (argent, terrains, maisons, notamment celles qu’occupent la communauté des consacrées à Madrid). Le P. Guerra, alors directeur territorial, essaya par tous les moyens, après la mort de la mère des frères Oriol (en 1998 ou 1999), d’obtenir l’héritage (largement multimillionnaire en euros) des quatre fils prêtres LC et de la fille consacrée. Le P. Santiago était disposé à tout donner tout de suite, mais heureusement, grâce à la prudence du P. Ignacio, ils firent un simple testament, facilement révocable.

Ces événements contrastent le contenu désespérant de la lettre du Délégué Pontificale du 19 octobre, ils ont ouvert les yeux de beaucoup de familles (qui ne faisaient encore confiance à la LC que parce que le P. Santiago y était encore) et suscitent un grand espoir (pour moi, c’est même une mini-dissolution et une preuve que la seule solution c’est la dissolution, avi partagé avec de nombreuses personnes, mais discuté par d’autres).

L’idée que la LC est une secte s’étend ici aussi, peu à peu, surtout à cause du comportement et de la communication très maladroite et de mauvaise foi du directeur territorial, le P. Jesús María Delgado. À Rome, le P. Andreas Schöggl (autrichien qui fait partie du secrétariat général de la LC) a répondu sur son blog avec une chanson de Julio Iglesias (la « vida sigue igual », fichier audio en streaming inclus !). Non, ce n’est pas une blague !!!!!!!!!

Quelques jours plus tard, il se rétracta, élimina le fichier audio et cita Saint Ignace (peut-être parce qu’il avait commencé à préparer les exercices spirituels qu’il va diriger à la DG le 7 novembre)… Trop tard, mais c’est la première rectification explicite des LC à ma connaissance. Étouffés pendant des années par des manigances à tous les niveaux, le surréalisme et l’absurdité intrinsèque de la mentalité LC font surface.