Le cardinal De Paolis menace celles et ceux qui voudraient partir

Vendredi 17 février 2012 — Dernier ajout mercredi 20 novembre 2019

Le cardinal De Paolis a bien intégré toute la mentalité légionnaire. Dans ce discours, adressé aux membres consacrées du mouvement Regnum Christi, il s’exprime, à s’y méprendre, comme le père Maciel… sic.

« Ces derniers jours, au cours desquels nous avons vécu des moments de communion intense et de joie renouvelée en découvrant une fois de plus la beauté de la consécration, nous avons également eu la tristesse d’apprendre que certaines de nos soeurs ont demandé de quitter le Regnum Christi. Elles affirment être parvenues à cette décision après une période de plusieurs années de réflexion. Nous devons respecter leur décision. Je me permets d’exprimer l’espérance qu’aucunes d’entre elles ne laisse prendre par la tentation de faire du prosélytisme ou de persuader d’autres consacrées, qui restent fermes et qui désirent persévérer fidèles à leurs engagements.

De même qu’on exige le respect à l’égard de ceux qui choisissent d’abandonner cette œuvre, nous devons attendre le même respect à l’égard de celles – et elles sont la majorité – qui ont fait le choix de persévérer dans le Regnum Christi. Il faut cependant prendre conscience que celles qui ont décidé de partir ne peuvent plus rester à des postes de responsabilité et de guide, comme celui d’assistante territoriale ou celui de directrice. »

Extrait d’une lettre du cardinal Velasio De Paolis aux consacré(e)s du Regnum Christi, datée du 15 février 2012

Maintenant, je vous invite à lire ces deux paragraphes, issus d’un article de Michael Langone, qui est sans doute l’un des plus grands spécialistes au monde sur le phénomène sectaire :

Les dirigeants induisent des sentiments de honte ou de culpabilité, de façon à influencer et/ou manipuler les membres. Souvent, cela se fait à travers la pression des autres membres et des formes très subtiles de persuasion.

Les membres les plus loyaux (les « vrais croyants ») pensent qu’il n’y a pas de vraie vie en dehors du contexte du groupe. Ils croient qu’il n’y a pas d’autre voie, et craignent des représailles contre eux-mêmes ou d’autres membres, s’ils devaient quitter (ou même considérer la possibilité de quitter) le groupe.