Lundi 8 avril 2013 — Dernier ajout vendredi 10 mai 2013

Véronique Duborgel : Dans l’enfer de l’Opus Dei

Le livre de Véronique Duborgel, sorti en 2007, est un best-seller, qui a été traduit dans plusieurs langues. C’est le témoignage poignant d’une femme qui se retrouve embrigadée dans une mouvement qu’elle n’a pas choisi, qui a réponse à tout et qui réduit toute l’existence à un certain nombre de pratiques plus ou moins avilissantes. Trouvez l’Evangile là dedans ! La recension que nous présentons ici provient du site OpusLibre.

Ce livre est le premier témoignage français de l’intérieur de l’Opus Dei, qui ressemble beaucoup à une secte. Recrutée à 20 ans, presque à son insu, Véronique Duborgel y restera ensuite sous la pression de son mari et de son entourage, malgré son malaise croissant, l’organisation s’immisçant dans sa vie quotidienne et dans sa sphère privée. Un système de réprimandes sophistiqué, appelé " corrections fraternelles ", régit l’apparence et les fréquentations de chaque membre, tandis que l’Index, abandonné depuis longtemps par l’Eglise catholique, continue à être alimenté pour mettre en garde contre des films aussi subversifs que Germinal ! Rythmée par la réalisation quotidienne de " normes " à accomplir -une vingtaine de tâches chaque jour-, le recrutement de nouveaux membres -seul motif pour avoir des amis en dehors de l’œuvre- et la formation -qui ressemble parfois à de l’endoctrinement-, la vie dans cet univers clos sur lui-même ne laisse aucune marge de liberté et réclame une soumission totale. Lorsque Véronique Duborgel confie à deux prêtres différents de l’Opus Dei que son mari l’insulte et la frappe régulièrement, la réponse est là même : " C’est ta croix, porte-là ". Et puis, un jour, lors d’une conférence, un " haut gradé " compare la femme à un chien. C’est le déclic pour la surnuméraire, qui trouve le courage de rompre. Mais à quel prix !

Véronique Duborgel « Dans l’enfer de l’Opus Dei », Ed. Albin Michel Date de parution octobre 2007 248 pages Format 14 cm x 23 cm ISBN 2226180567

« L’Opus Dei, ce sont des chrétiens de façade »

Elle a été membre de cette institution catholique très conservatrice pendant 13 ans

Mère de neuf enfants (la dernière a 9 ans), Véronique Duborgel, 44 ans, a été membre de l’Opus Dei (NDLR « Œuvre de Dieu ») de 1983 à 1996. Après une longue procédure de divorce (son mari était aussi engagé dans la même organisation), cette mère de famille strasbourgeoise, aujourd’hui assistante maternelle, raconte, dans un livre qui vient de paraître* « l’enfer » qu’elle y a vécu. Inédit, ce témoignage sur les coulisses de l’Opus Dei jette une lumière crue sur les pratiques de cette institution catholique très conservatrice, régulièrement présentée comme une société secrète à l’influence occulte, dont beaucoup de gens ont découvert l’existence grâce au livre et au film « Da Vinci Code »…

A quelles obligations étiez-vous soumise en tant que membre de l’Opus Dei ?

Véronique Duborgel. Outre la messe quotidienne et le chapelet, je devais prier et méditer quarante minutes chaque jour. Chaque semaine, je participais au cercle, un enseignement d’une heure environ sur les vertus chrétiennes, qui se terminait par les prières et une confession. Tous les quinze jours, j’avais un entretien avec ma directrice spirituelle, avec qui je parlais aussi bien de ma vie spirituelle que de l’intimité de mon couple. Une fois, elle m’a même demandé d’aller me renseigner auprès d’une autre membre qui, bien que mariée depuis dix-huit mois, n’avait pas d’enfant, pour savoir si elle avait recours à la contraception, considérée comme un péché mortel par les opusiens. Évidemment, je n’en ai rien fait ! Quand j’ai dit à ma directrice spirituelle que mon mari me battait, elle m’a répondu : « C’est ta croix ! » Je me souviens aussi de sa formule : « Soyez un foyer lumineux et joyeux ! » Il m’a été demandé de porter des jupes ou des robes, car le pantalon est considéré comme provocant et anti-féminin ! On m’a aussi reproché de croiser les jambes à la messe.

Avez-vous pratiqué les mortifications corporelles que s’infligeraient les membres de l’Opus Dei : jeûne, flagellation, port du cilice (bracelet hérissé de pointes serré autour de la cuisse)… ?

Personnellement non et je ne sais pas si les surnuméraires (voir repères) le font Simplement, je ne devais pas prendre de goûter le samedi. En revanche, mon mari et moi donnions chaque mois l’équivalent de 400 € par virement bancaire à un centre culturel X, qui était en fait un centre de l’Œuvre. Sans compter les contributions plus élevées pour Noël Moi, je trouvais aberrant de faire un tel sacrifice car nous n’étions pas riches. On nous disait de considérer l’Opus Dei comme un enfant supplémentaire à charge. Mais l’Œuvre m’est revenue beaucoup plus cher que tous mes enfants réunis.

Pourquoi êtes-vous restée treize ans à l’Opus Dei ?

J’avais un engagement moral que je renouvelais chaque année en mars. Moi j’ai eu des doutes très vite. Mais mon mari, qui était professeur à l’université de Lausanne (Suisse), ne voulait pas que j’en sorte. Chaque année, lorsque je faisais part de mes doutes à ma directrice spirituelle, c’était le même refrain : « C’est Satan qui veut te posséder. » Finalement, en 1996, je n’ai pas renouvelé mon engagement. Ils m’ont relancée. La directrice nationale de Paris est spécialement venue à Strasbourg : pendant l’entretien qui a duré trois heures, elle essayait de me faire dire pourquoi je quittais l’Œuvre.

L’Opus Dei qualifie votre ouvrage de témoignage d’une « femme en souffrance ». Qu’en pensez-vous ?

Je ne suis pas souffrante du tout La souffrance, c’est lorsque j’étais dans l’Opus Dei. Bien sûr, j’ai des séquelles, on ne sort pas indemne de l’Œuvre. Aujourd’hui, je pense que ce sont des chrétiens de façade. Quand j’ai eu un cancer du sein, une amie a demandé si elle pouvait prier pour moi à la directrice du centre de Strasbourg. Celle-ci lui a répondu : « Non, on ne prie pas pour elle. Elle est sortie de l’Œuvre. » Ça m’a fait un choc. Ce n’est pas très chrétien !

Propos recueillis par Philippe Baverel

L’Œuvre n’engagera pas de poursuites

Véronique Duborgel est une « femme en souffrance ». Telle est la réaction de l’Opus Dei à la publication du témoignage de son ex-membre. « Nous compatissons à la souffrance exprimée dans cet ouvrage. Ça nous fait beaucoup de peine. Cette femme n’a pas été suffisamment entendue », déclare Béatrice de la Coste, porte-parole de l’Œuvre et professeur de français dans un collège parisien. Dans un communiqué publié le jour même de la sortie du livre, l’organisation affirme : « L’accompagnement spirituel est fondé sur la confiance, la compréhension mutuelle et le respect délicat de la liberté de chacun. C’est pourquoi il se limite à des conseils de vie chrétienne et évite radicalement de se transformer en consultation thérapeutique, en médiation conjugale. » L’Opus Dei précise qu’il n’engagera « en aucune façon » de poursuites contre ce livre et son auteur. « Nous n’allons pas attaquer quelqu’un qui souffre », assure Béatrice de la Coste. PH.B

REPERES ■ L’Opus Dei a été fondé en 1928 par le prêtre espagnol José Maria Escrivâ de Balaguer (mort en 1975 et canonisé en un temps record en 2002 par Jean-PaulII). L’organisation regroupe 85 000 membres dont 35 000 en Espagne, 1 000 en France, majoritairement issus de milieux privilégiés. Elle se donne pour mission de « réconcilier le monde avec Dieu ». ■ Ses membres appartiennent à deux catégories. Les surnuméraires constituent les trois quarts des troupes. Comme Véronique, ils peuvent se marier et mènent une vie professionnelle normale. Les numéraires représentent le reste des effectifs. Célibataires, ils ont fait vœu de pauvreté, chasteté et obéissance et vivent en communauté dans des foyers.

Le Parisien du 29 octobre 2007

Réponse d’Isabelle de Lovinfosse à Béatrice de la Coste ici : http://www.lenversdudecor.org/Nouvel-article,90.html

Vos réactions

  • Jean-Michel Cagnon 3 juillet 2018 18:43

    Je viens de lire ce livre. On reste confondu devant un tel témoignage. Comment l’auteure (au demeurant courageuse) a-t-elle pu mener une « double vie », d’adhésion à l’Opus et de dissimulation ? Elle n’en est pas sortie indemne, loin de là. Etre membre de l’Opus revient, semble-t-il, à accomplir des procédures quotidiennes en vue d’une « sanctification »… mais… où réside l’amour du prochain quand les journées se réduisent à la pratique de rites et que l’on n’a plus le temps de s’occuper des siens ?

    • Véronique Duborgel : Dans l’enfer de l’Opus Dei 12 juillet 2018 14:07, par Françoise

      Bonjour

      L’objectif de l’OD comme dans toute secte, est le contrôle permanent et totalitaire des adeptes. L’obligation de rites tout au long de la journée participe grandement à cela. Les obligations de confessions hebdomadaires (dans le cas de Véronique, c’était tous les 15 jours), de retraites régulières, de formations sont là aussi pour ça. Il y a aussi la surveillance entre adeptes. Dans un couple, si les deux personnes sont liées à l’OD, l’un doit surveiller l’autre et rapporter ce qui ne va pas dans le comportement du conjoint. Il n’y a donc pas de place pour des sentiments et une vie réellement privée mais une réelle suspicion est encouragée. Et l’usage de la violence chez les hommes est, sinon encouragée, du moins vue comme une attitude normale et saine vis à vis des femmes. Je peux en témoigner puisque mon père surnuméraire était violent envers ma mère et envers moi, ma soeur et était valorisé au sein de l’OD également pour cette violence.

      Une femme au sein de l’OD lorsqu’elle est en couple n’est considérée comme valable et légitime que si elle a 9 enfants. A partir de 9 enfants, elle accède à la sainteté selon l’OD, devient intouchable et l’OD considère qu’elle a rempli sa mission. Vous imaginez les grossesses successives, la fatigue, la violence, l’épuisement physique, mental, psychologique et affectif que ça représente ? Là aussi cela participe à l’oppression constante. Comment voulez-vous pouvoir fuir une secte lorsque vous êtes enceinte tous les ans pendant presque dix ans et submergée à la fois par les obligations familiales et religieuses ? Et quand se rajoute la violence conjugale et des rites quotidiens, comprenez que la situation devient juste infernale. Burn-out assuré. Hormis si comme l’opusienne Clara Gaymard Lejeune, vous pouvez vous échapper via une carrière professionnelle intéressante et suffisamment d’argent pour disposer de plusieurs gouvernantes, baby sitters, domestiques, puis payer des pensionnats pour enfants ultra riches pour éduquer à votre place ou quasiment vos 9 enfants. Ce qui n’était pas le cas de Véronique Duborgel, surnuméraire du bas de l’échelle opusienne.

      Véronique est au départ rentrée à l’OD parce qu’elle était amoureuse de son mari et que lui y était déjà. Elle l’a fait pour lui plaire, pas par conviction personnelle. Elle pensait être plus attirante et gagner un amour éternel tant spirituel que temporel. Ce qu’elle a vécu au sein de l’OD et de son couple a été exactement le contraire. Elle a été chosifiée par l’adhésion opusienne mais aussi par son mari et a vécu au fil des ans une véritable descente aux enfers. Mais il ne peut en être autrement. L’OD est une secte qui ne supporte pas l’intimité, qui va complètement détruire toute forme de lien et de confiance au plan personnel et sentimental : la seule famille, le seul lien c’est l’OD. Il n’y a rien d’autre en dehors. Et puis il y a une dimension financière très très importante. La plupart des femmes surnuméraires ne travaillent pas, parfois ne sont pas ou peu diplômées. Elles sont souvent entièrement dépendantes de leur mari. Et avec 9 enfants, comment voulez-vous pouvoir partir et vous extraire d’une vie familiale même complètement toxique quand il faudrait immédiatement être en capacité de trouver un travail, des aides et un logement pour 10 personnes ? C’est très très dur. Et puis il y a le risque que l’OD fasse pression pour que la femme perde l’autorité parentale sur les enfants. C’est une forme de chantage permanent qu’exercent régulièrement des hommes surnuméraires sur leurs épouses qui souhaiteraient divorcer pour violences et problèmes graves. Beaucoup de femmes renoncent dans ce genre de contexte ou attendent un héritage pour pouvoir partir, ou si elles ont travaillé avant de se marier, de pouvoir toucher un petit revenu de retraite, et que leurs enfants soient adultes, émancipés, pour partir.

      Véronique a réussi à partir relativement rapidement et avec ses enfants, mais il fallait qu’elle accepte de repartir de zéro. Ce qui n’est surtout pas facile. D’autant que la concernant, son mari s’étant mis en situation d’insolvabilité pour ne pas avoir à payer lors du divorce la pension alimentaire due (il était hors de question pour lui de gérer les 9 enfants), il lui fallait trouver le courage de rapidement faire une formation diplômante, puis retrouver du travail pour pouvoir assumer seule ses 9 enfants. Et ça demande une sacrée énergie et beaucoup de courage.

      Et il lui a fallu aussi conscientiser que pour l’OD comme pour son mari, elle ne représentait rien d’autre qu’une esclave (elle précise qu’à une conférence OD, un prêtre OD avait dit des femmes opusiennes qu’elles devaient être un tapis sur lequel tout le monde pouvait marcher ou un chien). Vous imaginez le niveau -30°C de l’estime de soi quand l’organisation catho sectaire assimile les femmes à un tapis sur lequel tout le monde peut marcher, ou à un chien qui doit se soumettre à tout ?

      Vous réalisez le travail thérapeutique psy pour se reconstruire après les violences vécues au plan conjugal et sectaire ? D’autant que Véronique a aussi eu un problème de cancer à affronter…Franchement, on ne peut qu’être admiratif par rapport au courage dont elle a fait preuve face à autant d’adversité, de souffrances et d’épreuves.

      D’après ce que j’ai su, Véronique Duborgel était en 2008 toujours en conflit juridique et judiciaire au plan financier avec son ex-mari, qui aurait quitté l’OD (l’OD n’admet aucun membre divorcé en son sein) mais qui devait toujours l’argent de la pension alimentaire non versé pendant des années alors qu’il aurait eu largement les moyens de payer cette somme, soutenu et financé grassement par un riche couple suisse ultra catho, couple lié à plusieurs affaires douteuses financières en Suisse (et liés à Points Cœurs, Vassula Ryden et plus globalement au Renouveau Charismatique en Suisse). En espérant que le succès du livre de Véronique et l’argent dégagé ait pu compenser un peu ces difficultés financières et ait pu l’aider à élever dignement ses enfants en complément de son salaire d’assistante maternelle et d’une aide sociale j’espère.

      Ce qui est effarant au-delà du récit, est que le mari de Véronique est finalement passé d’une secte à l’autre. Ce qui montre à quel point l’emprise sectaire peut faire du dégât durablement chez certaines personnes. Et que ce qui peut devenir source d’enseignement pour éviter d’y retomber pour certains anciens adeptes comme Véronique, se perpétue pour d’autres dans l’adhésion à d’autres sectes toutes aussi ravageuses et abusives (comme ce fut le cas pour son mari) : une fuite en avant pour certainement éviter de se confronter à l’angoisse originelle qui les a amenés à une adhésion sectaire. Et puis, dans le cas de l’ex-mari de Véronique, il y a aussi des motivations financières.

      Car derrière l’OD, les groupes du Renouveau Charismatique, vous avez une vraie mafia entretenue par des coopérateurs cadres ou dirigeants de multinationales. Et qui entretiennent avec l’institution cléricale mais aussi ces groupes dérivants sectaires, des liens douteux entre corruption, blanchiment d’argent sale et manipulations. Autour d’eux gravitent tout un tas d’illuminés et de pseudos mystiques qui vivent financièrement au crochet de ces cadres et dirigeants de banques et multinationales, coopérateurs de ces groupes, mécènes en partie de membres ultra conservateurs du clergé catholique romain et qui s’autoproclament prophètes, sages, etc…Ce qui est le cas de l’ex-mari de Véronique Duborgel qui d’après ses dires à elle, se prévaudrait d’être un prophète mystique rémunéré 6000 euros mensuels par son bienfaiteur suisse, à la tête d’une holding familiale suisse d’horlogerie et lié par alliance à la famille industrielle française Michelin (ayant un lourd passé avec l’extrême droite, notamment via le groupe la Cagoule, idéologie toujours d’actualité dans la famille et dans les idéologies véhiculées au sein du groupe).

      Pour comprendre ce type d’association, il faut remonter au milieu du 19e siècle au moment de la révolution industrielle à laquelle différentes grandes et riches familles catholiques bourgeoises vont adhérer, ainsi que de grandes familles nobles liées aux banques d’affaires. Et qui, comme les nobles de l’Ancien Régime, ne vont pas supporter qu’il y ait laïcisation de la société et sortie d’emprise religieuse. Et qui vont donc tout faire financièrement et religieusement pour maintenir pays à pays et par tous les moyens y compris par processus mafieux et criminel, une institution cléricale puissante et autoritaire au côté de pouvoir politique autoritaire aussi. Et ceci de génération en génération via des appartenances politiques droite dure et extrême droite, putchistes parfois. Ceci est valable en France comme à l’étranger.

      Concernant le mari de Véronique Duborgel, on voit qu’il est lié à l’extrême droite suisse depuis longtemps. Et que c’est d’abord de par cette appartenance jeunese qu’il est rentré à l’Opus Dei et y a agi, mais aussi a pu toujours dans ces idéologies, passer ensuite aux sectes charismatiques également soutenues par ces mêmes partis extrémistes.

      Claude Cantini, ancien infirmier psy puis historien suisse et militant de la LICRA (ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) cite dans son livre les Ultras, un livre (« Europe : l’hiver démographique ») coécrit dans les années 90 par le mari de Véronique avec d’autres surnuméraires opusiens dans la lignée idéologique de l’extrême droite suisse.

      https://books.google.fr/books?id=ffSkSOs3eEAC&pg=PA115&lpg=PA115&dq=michel+tricot+opus+dei&source=bl&ots=Io6_ioaRdX&sig=ESMbSmhvov3l1sGnnEcJwj2x9E0&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc1NTEh5ncAhXE1xQKHWFhBTYQ6AEIdTAN#v=onepage&q=michel%20tricot%20opus%20dei&f=false

      En France, l’extrême droite suisse peut compter sur différentes communautés dérivantes sectaires cathos, dont l’OD évidemment, mais aussi compter sur le GRECE d’Alain de Benoist qui fait le lien avec le Front National et d’autres mouvances d’extrême droite française.

      Un petit article rédigé par un journaliste du Nouvel Obs qui a rédigé la première biographie critique d’Alain Soral, mais aussi rédacteur du site Streetpress, Robin d’Angelo, illustre bien les liens nébuleux notamment entre l’Opus Dei et l’extrême droite suisse et française, et les affaires mafieuses et douteuses qui s’y rattachent :

      https://www.streetpress.com/sujet/1478533707-schaffhauser-agent-russe-de-marine-le-pen

      On retrouve d’ailleurs dans cet article le témoignage suisse d’un des auteurs surnuméraires opusiens suisses du fameux livre d’extrême-droite, cité par Claude Cantini, François de Siebenthal, cet homme (sorti lui aussi de l’OD) étant aussi copain de l’ex-mari de Véronique Duborgel.

      On se dit en découvrant tout ça que Véronique a bien fait de quitter l’OD et ces mafias autour…tant pour elle que ses enfants.