Témoignage d’Ana Azanza : 19 ans sous l’emprise de l’Opus Dei…

Vendredi 29 janvier 2021

Pascal Hubert, avocat au barreau de Bruxelles, interview Ana Azanza, une enseignante de philosophie espagnole qui a vécu 19 ans au sein de l’Opus Dei, dont 4 ans en France.

Vos réactions

  • Françoise 1er décembre 2021 12:55

    Merci Ana pour le témoignage et merci pour les dernières informations sur la révolte des numéraires auxiliaires argentines portant plainte contre l’Opus Dei et le Vatican pour exploitation et réduction en esclavage. Ca rejoint le combat des femmes partout en Amérique du Sud, contre la violence.

    J’ai pu traduire cet article en français via google pour informer les lecteurs et lectrices francophones :

    https://www-ncronline-org.translate.goog/news/people/women-argentina-claim-labor-exploitation-opus-dei?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

    Comme je vous le disais par mail, il faudrait fédérer cette lutte avec celle de Catherine Tissier pour comprendre si en Argentine, l’OD a monté le même genre de bureau pour gérer les numéraires auxiliaires. En France c’est l’ACUT qui a été inquiétée au pénal, l’association originelle opusienne. Qui aujourd’hui finalement, joue le rôle de direction des numéraires auxiliaires, principalement des femmes. La division des responsabilités via des associations et des fondations est très importante à l’Opus Dei pour éviter que la secte n’apparaisse au pénal mais que seules soient jugées en cas de plainte, leurs associations, sans que les gens puissent faire le rapprochement d’avec l’OD. C’est très pervers mais systématique d’un pays à l’autre. On l’observe en Europe comme en Amérique du Sud.

    Et il est important que l’ensemble des croyants sachent cela, car ce type de modèle est progressivement adopté pour limiter la portée des condamnations en justice des groupes dérivants sectaires. Il est beaucoup plus avantageux que se soient des organisations apparemment sans rapport avec l’Opus Dei qui soient condamnées. Ainsi il n’y a pas d’enquête sur le fonctionnement global de ces sectes et leurs intérêts matériels, politiques, sectaires restent protégés.

    Ca fonctionne comme une partie d’échecs. Les groupes dérivants sectaires peuvent admettre que certaines de leurs officines vitrines soient inquiétées quand prises la main dans le pot de confiture. C’est pas grave du moment que la secte continue de tirer les marrons du feu. Quand ça devient trop problématique ou que ça touche des personnes centrales dans l’affaire, là on voit par exemple des jugements au pénal contredits en seconde instance. Pour maintenir une cohésion d’intérêts et éviter l’implosion.

    Tant que les anciens OD n’ont pas compris ça, non plus que les croyants en général, ces sectes, OD en tête, continueront de faire la pluie et le beau temps et pourront prendre comme prévu la direction générale du Vatican quand il n’y aura plus assez (et nous y arrivons à ce moment charnière), de hauts-clercs et de clercs pour opérer le renouvellement.

    La lutte donc doit pouvoir rassembler les informations pour les confronter et comprendre les ressorts identiques ou différents de fonctionnement d’un pays à l’autre. Tenir compte aussi du contexte politique, social.

    C’est de première importance dans la lutte pour la dignité, mais aussi pour dénoncer et faire juger les groupes dérivants sectaires pour différents crimes.

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