Mardi 29 mars 2016

Le père de Roucy ne reconnaît pas les décisions de la justice ecclésiastique

Le père de Roucy, fondateur de Points-Cœur, reconnu par l’Eglise coupable d’abus de pouvoir ecclésiastique, abus sexuel et absolution du complice, ne se sent pas engagé par les décisions de la justice ecclésiastique. C’est ce qu’il exprime dans un droit de réponse au Courrier picard publié le 24 mars 2016 à la suite d’un article qui lui avait été consacré dans ce journal le 7 mars 2016 sous le titre Le prêtre trublion sanctionné.

Par ailleurs, une association qui le soutient multiplie les attaques contre le tribunal ecclésiastique qui l’a jugé.

Rappelons que le père De Roucy a été suspendu a divinis par son évêque, Mgr Dominique Rey, pour refus d’obéissance et non à cause de sa condamnation officielle par l’Eglise.

Face à ce déni total et à cette nouvelle provocation, l’Eglise va-t-elle réagir ?

« Je suis victime, particulièrement depuis 2011, d’une campagne de dénigrement qui consiste à me faire passer pour un dissident ou un pervers. Points-Cœur est une œuvre humanitaire fondée comme une association en 1990 et reconnue par l’Église. Elle est considérée par bien des évêques dans le monde qui l’ont accueillie comme « faisant beaucoup de bien ».

Depuis ses débuts, la formation doctrinale de Points-Cœur est fondée sur les théologiens les plus recommandés par notre Église jusqu’à Jean Paul II et Benoit XVI, Sainte Thérèse ou Mère Teresa ! Elle n’a donc rien de « sectaire ». Les volontaires s’engagent pour 1 an et considèrent généralement leur passage comme un tremplin.

Sur les accusations personnelles à mon encontre que vous évoquez, je ferai remarquer que le centre américain de Points-Cœur est loin de présenter le « faste » et le « confort » décrits au rédacteur de l’article. C’est une ancienne ferme, chauffée au bois, à laquelle nous avons rajouté de nos mains un bâtiment d’accueil en bois pour les stagiaires, les membres ou amis de l’Œuvre.

Je n’ai jamais été condamné, ni même mis en examen, par la justice civile de mon pays pour le soi-disant délit dont on m’a accusé. Cette affaire, déclenchée par une unique dénonciation, a seulement fait l’objet d’une procédure de la justice ecclésiale, entièrement à charge. Cette procédure s’est surtout appliquée à tenter d’assécher, notamment sur le plan financier, une organisation en plein développement. »

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