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Bethléem : retour aux fondamentaux

Le vendredi 16 janvier 2015

Merci Ami

Vos paroles sont tout a fait justes et les avovir reçu d’un inconnu a déclanché une catarsis diluvienne. Le condicionement dans lequel je me trouve ne me permets pas ni de m’identifier ni de raconter mon témoignage car même si je ne suis plus au monastére je vis encore dans un milieu de personnes qui y sont ou qui y ont leurs enfants et qui me regardent déjà d’un regard méfiant ou réprobateur.

Le rejet. Être rejetée. L’avoir été. Avoir toujours ce sentiment encrée en moi que je suis bien moins que les autres, surtout bien moins que les soeurs françaises car je n’avais pas leur finesse de language, leur intelligence pointue, leurs moeurs délicats. Être rejetée parce que je n’était pas d’accord et je croyais en mon immense naïveté qu’il y avait un désir de vérité et de vouloir obéir à Dieu et qu’il fallait le dire aux soeurs responsables qui semblaient ne pas le voir. Leurs silences, leurs mises à l’écart, leurs abandons et parfois même leurs trahisons méchantes ont abimé ce petit être chrétien qui voulait aimer en vérité et qui se trouvait devant des personnes qui représentait Dieu, qui avaient (commes elles l’ont toujours) l’appui des grands de l’Église. Qui je suis moi pour mettre en cause ce que d’autres applaudissent et encouragent ? Alors pour survivre il faut faire semblant que tout va bien car l’appel de Dieu demeure et que personne est là pour t’aider a faire les pas nécéssaires. Et on est en train de s’abimer et on le voit mais sans rien pouvoir faire. Tous les fondamentalismes d’ont on parle en ce moment nous empêchant de croire même à notre bon sens car même cela est un jugement personnel et qu’il nous est appris que l’obéissance est le choix « de renoncer à son propre jugement par plénitude de jugement ». Je pense que c’est Saint Jean Climaque qui l’a dit.

Oui je me sens bien moins que n’importe qui. Comme j’ai vu des soeurs de l’extreme Orient ou de l’Amerique latine, ou d’Espagne ou des pays de l’Est n’être pas valorisées non plus en ce qu’elles étaient, parce que ce n’était pas selon la sensibilité française. Oui je porte l’estigmate de n’être pas française et de n’avoir été presque connue au monastère que pour « la soeur ………enne » et que mon opinion n’avait pas de poids donc inférieure. Avez vous remarquez combien de monastères il y en a en dehors de France et combiens de soeurs prieures non françaises ou de culture non française il y en a ? Zero, a ma connaissance.

Avoir trouvé le témoignage de Fabio a été un cadeau, un reconfort dans ma détresse car pendant tant d’années je doutais de moi-même puisque des evêques me disaient que tout allait bien à Bethléem et qui pourtant c’étai de mon côté qu’il y avait l’erreur. La possibilité de pouvoir m’exprimer en français et avec des français en ce forum comme L’Anonyme est en train de m’aider énormement à retrouver mon dignité de personne égal aux autres même si je suis encore bien loin d’y croire pleinement.

Alors oui vous avez raison quand vous dites que les paroles de Mr.Léger m’ont atteint. Oui elles m’ont atteint car je ne crois pas que je peux confier à moi-même et qui s’il y a quelque chose qui ne vas pas c’est que c’est ma faute et que je dois en demander pardon. Vous me dites d’être moi-même. Soyez sûr que j’aimerais beaucoup pouvoir l’être mais je ne le sais pas, depuis des nombreuses années, ayant perdu l’identité au monastère et craignant consciament et inconsciemant des nouveaux rejets.

Je survis et j’essaye de trouver en cette survie le peu de paix qui me permet sourire quand je rencontre les autres qui n’ont aucune idée de ce que je vis et qui n’en croiraient pas d’ailleurs. Et cette survie est douce, très douce, comparée aux temps où je ne pensais qu’à mourrir et que je demandais la mort à Dieu comme d’autres demandent la vie de leurs enfants malades. Cette survie est bien douce comparée aux temps de la tentation aussi affreuse que séduisante d’aller me pendre avec une corde en une poutre du réféctoire.

Alors je vous demande de continuer ce chemin qu’on fait à la fois si loin les uns des autres et en même temps si proches par le partage des expériences vécues.

Pour finir j’éprouve le besoin de vous demander pardon et à M. Léger pour avoir sûrement été lourde par le poids de mes paroles mais je ne le fais pas en m’appuyant sur votre conseil que je remercie de tout cœur à nouveau.

L’Anonyme

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