En réponse au message :
Les dérives du Père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la communauté St Jean
1) Votre étonnement témoigne d’une grande méconnaissance de ce qui se passe lors d’un viol : sidération, dédoublement (la victime pense que ce qu’elle vit n’est pas réel, tellement ce qui lui arrive dépasse tout ce qui est imaginable). La passivité de la victime n’est pas du tout signe d’une acceptation. 2) Quand un violeur comme le père Marie-Dominique Philippe est une personne vénérée et proche du Pape, la victime ne peut s’adresser à personne : l’entourage préférera penser qu’elle est une menteuse. 3) Dans le documentaire, il est précisé que cette femme a été violée par ce religieux dès ses premières années de consécration, c’était donc une très jeune fille, que l’éducation n’avait pas du tout préparée à se méfier d’un prêtre. Qu’ensuite elle soit devenue adulte n’y change rien : l’emprise était bien installée et elle n’a jamais pu prendre de distance -sauf bien après la mort du bourreau- étant totalement isolée dans sa détresse. 4) La rhétorique perverse du père Marie-Dominique Philippe consistait à justifier théologiquement ses viols : difficile pour une femme croyante qui, en plus, est face à son directeur spirituel de se défendre - le violeur suggérant qu’elle désobéit au Christ quand elle lui résiste. 5) Le violeur (comme d’autres prêtres du film) poussait l’abjection à commettre ses forfait tout en administrant le sacrement du pardon, il bénéficiait donc de toute la symbolique sacrée que lui conférait sa fonction. Une situation de pouvoir absolu…