En réponse au message :
Lapin surnuméraire fruit de l’abus spirituel
Merci Jean-Pierre G. pour votre contribution et le document transmis.
Je trouve très pertinent pour remettre « l’Eglise au milieu du village », dans le sens où la publication sur les abus spirituels donne une grille d’analyse construite. A la lecture du document, sans aucun doute, l’OD pratique les abus spirituels. La direction spirituelle que j’ai exercée, était faite avec « une grâce d’Etat » qui invitait à considérer que la volonté de Dieu s’exprimait : une démarche d’emprise. J’ai une certaine honte à avoir imposé celà à des personnes. Le document transmis indique que ce sont des abus quand les numéraires auxiliaires font l’objet de maltraitance professionnelle, comme l’a révélé le procès à « l’école Dosnon » à Couvrelles.
Moi-même, j’ai été victime de manipulation lors de mon adolescence pour devenir numéraire. L’OD multiplie ces dernières années des établissements scolaires et des clubs de jeunes, qui ne sont que des faux nez pour recruter des adolescents et adolescentes. A cet âge, la maturité est moins prononcée et la technique du « love bombing » plus efficace.
Une fois libérer de l’emprise après tant d’épreuves personnelles, il y a ce phénomène de ressenti comparable au viol. En tant que victime, vous ne savez pas vers qui partager cette détresse. L’OD cherche à vous isoler en vous expliquant que votre choix de quitter l’OD consiste à tourner le dos à Dieu (le saint fondateur parle de « realgar », que je ne peux traduire que par l’amertume de celui qui a quitté le jardin de l’Eden à la suite de sa faute). La moindre objection factuelle que vous rapportez n’est que le résultat d’une incompréhension, d’une faute ponctuelle et isolée, un témoignage à charge à contrebalancer par tant d’autres témoignages à décharges. En tant que victime, l’OD insiste pour isoler votre parole face à une Institution reconnue par l’Eglise, fondée par un Saint cannonisé en un temps record, auquel on prête une pensée de Docteur de l’Eglise (avec un fascicule de 999 maximes « Chemin ») qui a suffisamment bouleversé l’épiscopat pour qu’un tiers demande s béatification.
Face à ce comportement systémique de l’OD, que font nos bons pasteurs ? Est-ce que Jésus Christ a voulu une Eglise de dominants arborant des certitudes avec un sourire convenus ? Est-ce que Jésus a institué une charité condescendante ? Le pape François a cherché à ce que l’OD se recentre sur son charisme en se réformant. Les effets sont délétèrent.
Je partage votre observation : les prêtres sont des hommes. Jean-Paul II s’est fait berner entre autres par le père Maciel. Les Français tombent de haut en ce qui concerne l’abbé Pierre. Les exemples sont malheureusement multiples.
L’OD demande que la victime pardonne les erreurs et errements dont il aurait pu être victime. Le pardon est important, encore faut-il que l’OD corrige les comportements structurels et systématique d’abus de d’emprise. Que Dieu les pardonne … mais peuvent-ils demander pardon tellement l’OD est sûr de son bon droit et de sa transcendance divine ?
Jean-Pierre